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Maria Valtorta et son œuvre

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EMV 164.4 · Tome 3, p. 34

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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(...) Je vous fais connaître comment on prie et ce qu’est la prière. C’est une conversation de fils à Père, d’esprit à Esprit de façon ouverte, chaleureuse, confiante, recueillie, franche. La prière est tout : aveu, connaissance de soi, pleurs sur soi, engagement envers nous-mêmes et envers Dieu, demande à Dieu, le tout aux pieds du Père. Elle ne peut se faire dans le vacarme, dans la distraction, à moins d’être des géants de la prière. D’ailleurs, même eux souffrent des chocs et des bruits du monde dans leurs heures de prière. Or vous n’êtes pas des géants, mais des pygmées.

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Voir l'annotation ci-dessous concernant les pygmées.

Annotation

Selon François-Michel Debroise, "ces qualificatifs ne sont pas anachroniques : les Grecs appelaient "Pygmées" des êtres, probablement fantastiques, hauts d'environ 70 cm et vivant aux alentours de l'Inde. Pline l’Ancien dans son Histoire naturelle, fait le récit d'une rencontre avec ces Pygmées. Aristote mentionne l'existence de tels êtres, supposés habiter dans des grottes souterraines.

Les colosses étaient des statues géantes anthropomorphes (par exemple : le colosse de Rhodes) dont il ne reste que celles de Memnon en Égypte."

EMV 165 · Tome 3, p. 35-43

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La vision s'ouvre sur des oiseaux attirés par la nourriture près des cavernes. Jésus leur donne des miettes de pain et un volatile un peu audacieux arrive même à prendre un morceau de fromage. Quand le repas est fini, le Christ va réveiller les autres apôtres. Certains sont déjà prêts, d'autres sont plus lents, Jean et Judas ont même du mal à se lever. Jésus va réveiller son préféré qui, encore bien endormi, le prend pour sa maman. Jésus s'en amuse et le réveille doucement en lui faisant un bisou sur la joue. Le disciple bien-aimé se réveille alors tout à fait, s'étonne de voir Jésus, puis révèle au Maître ce qu'il a vécu dans la grotte. Il n'est pas venu voir Jésus, le Fils de Dieu incarné, durant cette semaine de retraite, mais il est venu au Christ dans le "Feu qu'est l'Amour éternel de la très sainte Trinité". Après lui avoir raconté son expérience mystique, Jean demande de ne rien dire à ses compagnons. Jésus y consent et lui demande de s'apprêter pour qu'ils s'en aillent.

Les Douze sont changés par cette retraite : ils sont plus calmes, plus silencieux, et plus attentifs aussi aux paroles du Christ. L'âme a été reine ces derniers jours et les a fait grandir : ils ne sont plus des enfants, mais des adolescents spirituels.

Si Jésus restait avec eux, isolés du monde, il en ferait vite des grands saints, mais il doit revenir dans le monde pour accomplir la Volonté du Père. Le Maître aussi enverra ses apôtres à son tour.

Ceux-ci ne sont plus les disciples préférés, mais les apôtres, les chefs de son Eglise. Ils ne suffiront pas pour tout accomplir, aussi ils les associent aux disciples. Ils auront tous la même mission, mais leurs fonctions seront différentes. Tous ne seront pas parfait, l'esprit qui les anime ne sera pas non plus éternel, car le monde va les tenter et il faudra qu'ils se défendent contre les tentations et contre eux-mêmes.

A présent, le groupe quitte les gorges d'Arbel pour aller vers Tibériade quelques heures.

Jésus donne par ailleurs une courte dictée à Maria, où il signale que vingt siècles ont pu priver l'Evangile apostolique de certaines partie. Cela ne nuit pas à la doctrine, mais cela nuit à la facilité de comprendre l'Evangile apostolique.

EMV 165.11 · Tome 3, p. 43

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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165.11 Jésus dit :

« Tu vas mal et je te laisse tranquille. Je te fais seulement remarquer comment une seule phrase omise ou un mot mal retranscrit peut tout changer. Et toi qui écris, tu es vive et tu peux réparer l’erreur aussitôt. Réfléchis donc et comprends comment vingt siècles ont pu priver l’Evangile apostolique de certaines parties ; certes, cela ne nuit pas à la doctrine, mais à la facilité de comprendre l’Evangile apostolique. Cela explique bien des choses. Si nous remontons aux origines, nous y découvrons encore une fois une manœuvre du Désordre, et l’on en attribue aux fils du Désordre beaucoup d’autres. Tu vois comme il est facile de faire des erreurs de transcription… Petit Jean, sois bon aujourd’hui. Tu es une fleur brisée. Je passerai plus tard moi-même redresser ta tige. Pour aujourd’hui, les larmes de ta blessure me sont nécessaires. Dieu est avec toi. »

EMV 166 · Tome 3, p. 43-53

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus descend des gorges d'Arbel. Des hommes et des femmes l'attendent et Jésus accomplit des miracles pour récompenser leur foi. Puis, ils leur présentent les apôtres et disent qu'ils suffiront aux besoins des âmes, pendant que lui va en trouver d'autres qui sont encore plus malheureuses qu'eux. Effarés, les apôtres le suivent, mais Jésus les encourage à obéir et leur assure qu'ils ont incorporé sa Parole sans qu'ils ne s'en rendent compte. C'est en étant dépités qu'ils regardent partir le Maître, mais Thomas et Jacques d'Alphée encouragent à pratiquer à l'obéissance, et Matthieu encourage à dire une prière à la Sagesse plutôt que de se lamenter.

Dès que les Douze l'ont terminée, les gens le rejoignent et les houspillent de questions. Ils veulent notamment suivre la voie du Seigneur, alors qu'ils sont pareils à des petits-enfants. Simon le Zélote prend alors la parole et enjoint à s'examiner soi-même, en gardant la pierre de base qui constitue notre foi. Celle-ci est immuable, puisqu'elle est vient de Dieu. Ensuite, il faut examiner toutes les autres pierres pour voir si elles sont bonnes, mauvaises ou inutiles. Si elles sont mauvaises et qu'elles viennent de la sensualité, de la haine, de Satan, il faut les détruire ; si elles viennent de Dieu, il faut les garder, et reconstruire notre édifice spirituel avec elle. Il faut en somme démolir "pour reconstruire et pour monter en éprouvant la qualité de vos vieilles pierres au son de la voix de Dieu."

Jean embraie ensuite et il encourage les âmes à ne pas avoir peur de la voie de la sainteté, même si elles sont des enfants. Il existe des héros de la sainteté comme Jean-Baptiste, mais l'Agneau de Dieu sait que les âmes ne sont pas encore purifiées, alors il nous montre lui-même le chemin. Et son chemin, c'est l'amour.

Jean fait ainsi un long discours qui impressionne tous ceux qui sont présents.

Hermas et Etienne l'ont écouté et Etienne le bénit. Mais Jean est très humble et désigne Pierre comme leur chef (Simon de Jonas en reste d'ailleurs abasourdi). Lorsqu'Etienne demande à suivre le Christ, le frère d'André lui demande alors de s'examiner, de discerner, puis de venir au Seigneur. En attendant, il peut rester en leur compagnie pour voir leur mode de vie.

EMV 168.1-10 · Tome 3, p. 65-76

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Marie est seule à Nazareth. On frappe à la porte. C'est Aglaé qui demande pitié au nom de Jésus. Marie l'accueille aussitôt, mais la jeune femme est en larmes. Elle se considère comme une moins que rien, mais la Vierge la met en confiance et l'invite à parler.

Aglaé confesse alors toute sa vie. Elle parle de sa jeunesse, de ses parents, de son attirance pour les spectacles à Syracuse. Elle parle d'un patricien romain devant qui elle a dansé en étant quasiment dénudée. Elle avoue l'avoir suivi pour aller à Rome, où elle a mené une vie de débauche. Le patricien s'étant lassé, elle a survécu en exploitant ses talents de danse. Un maître de danse l'accueille, perfectionne son art, puis la lance dans le patriarcat corrompu de Rome. Finalement, on l'a amenée en Palestine, et son nouveau maître l'a conduite à Hébron où elle découvre qui est Jésus.

Elle fuit un peu plus tard et retrouve Jésus à la Belle-Eau. C'est la femme voilée. Mais bientôt, on s'en prend au Maître. Il doit s'en aller, et Aglaé, de son côté, l'attend, sauf qu'elle est repérée par des pharisiens. Elle s'en va en conséquence à Nazareth mais la Vierge n'est alors pas présente. Alors elle va à Capharnaüm, où on lui propose d'être l'amante du Christ, et elle n'ose pas se représenter au Seigneur de cette façon. La jeune femme va à Nazareth et lui avoue tout.

Marie est bouleversée par son récit, mais elle lui assure que tout commence pour cette âme repentie et l'accueille dans sa maison. La Vierge lui assure par ailleurs le pardon du Christ et dit qu'elle la confiera à une famille amie. En attendant, Aglaé logera à Nazareth.

EMV 169 · Tome 3, p. 76-85

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus monte sur les Cornes d'Hattin. Il y rejoint un village et y retrouve notamment ses disciples et ses apôtres qui le guettent. Ces derniers lui donnent des retours sur leur première prédication. Pierre met en avant ses deux cousins et surtout Jean ; le bien-aimé, de son côté, dit que Pierre a bien parlé.

Après qu'ils aient discuté un peu de cela, Jésus leur signale qu'il veut leur parler à eux seuls. Il est alors convenu d'attendre que les gens repartent chez eux avant que le Christ n'enseigne aux Douze et aux autres disciples. En attendant, le Maître s'en va prier, puis quand le soir vient, tous se rassemblent auprès de lui.

Jésus revient alors sur la prédication des autres et déclare que ceux qui ont le plus donné sont ceux qui se sont le plus oubliés, notamment grâce à l'union à Dieu. D'autres ont eu des scrupules et ont eu peur de mal faire. Jésus parle donc des conditions pour être le parfait disciple. Il explique que les apôtres et ceux qui le suivent qu'ils sont le sel de la terre et la lumière du monde. Enfin, le Sauveur enseigne que la lumière de Dieu doit resplendir en eux, et il avertit les prêtres qu'ils ne doivent pas perdre de vue leur mission. Malheur à ceux qui perdront la charité, malheur à ceux qui repousseront la Sagesse, malheur à ceux qui deviennent spirituellement morts, malheur à ceux qui corrompent le petit troupeau du Christ.

Le discours de Jésus s'arrête ici.

EMV 170 · Tome 3, p. 85-97

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Jésus est sur les Cornes d'Hattin. La foule est désormais présente, et le Christ commence à lui parler. On lui a demandé ce qu'est le Royaume de Dieu, ce qu'est Dieu, et comment conquérir le Ciel et Jésus leur a patiemment répondu, en les invitant notamment à suivre la Loi et à aimer. Puis, Jésus parle des dons que Dieu avait donné à Adam et Eve. Le Seigneur parle notamment de l'âme, des dons naturels de beauté, d'intégrité, d'intelligence et de volonté, ainsi que des dons moraux et de la soumission des sens et de la raison. Il évoque ensuite la grâce sanctifiante, qui est la "vie de l'âme" : Dieu se mire alors dans sa créature et il souhaite que nous soyons avec lui, au Ciel. D'ailleurs, Jésus parle bien de l'immortalité de âme et il énonce le fait qu'il va effacer la Faute qu'est le péché originel pour nous rendre la grâce.

Une seconde partie de son discours consiste à savoir comment conquérir le Ciel. Après avoir précisé qu'il existe la Loi, il encourage les âmes à ne pas regarder le chemin de la sainteté sous le jour de la menace ("malheur à moi si je ne fais pas ceci"), mais sous le jour de l'amour ("bienheureux serais-je si je fais ceci). Il en vient alors à énoncer les Béatitudes, et il les développe ensuite une par une, avant de clore son discours.

EMV 170.4 · Tome 3, p. 88-89

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Vous qui êtes savants, ne me jugez pas mal au fond de votre coeur ! Ne dites pas : “ C’est un fou ! C’est un menteur ! Il faut qu’il soit fou pour parler de la grâce en nous, puisque la Faute nous en a privés ; il ment quand il prétend que nous sommes déjà unis à Dieu. ” Oui, la Faute existe ; oui, la séparation existe. Mais devant la puissance du Rédempteur, la Faute, cette séparation cruelle survenue entre le Père et ses enfants, croulera comme une muraille ébranlée par le nouveau Samson. Déjà je l’ai saisie, je l’ébranle et elle vacille. Satan tremble de colère et d’impuissance, car il ne peut rien contre mon pouvoir et se voit arracher de nombreuses proies ; il se rend compte qu’il lui est plus difficile d’entraîner l’homme au péché. Car lorsque, par mon intermédiaire, je vous aurai amené à mon Père, et que grâce à l’effusion de mon sang et à ma douleur vous serez devenus purs et forts, la grâce reviendra en vous, vivante, vive, puissante et, si vous le voulez, vous serez des triomphateurs.

Dieu ne vous fait pas violence, ni sur le plan de votre pensée ni sur celui de votre sanctification. Vous êtes libres. Mais il vous rend la force. Il vous délivre de la domination de Satan. A vous de reprendre le joug infernal, ou de donner à votre âme des ailes d’ange. Tout dépend de vous pour me prendre comme frère afin que je vous guide et vous nourrisse d’une nourriture immortelle.

Détail

Jésus vient de parler de la grâce alors que la Faute n'a pas encore été lavée par le Rédempteur.

EMV 171 · Tome 3, p. 97-104

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Jésus est toujours sur les Cornes d'Hattin, il continue le sermon sur la montagne. En premier lieu, le Seigneur rappelle qu'il ne change pas d'un iota la Loi, parce que c'est Lui-même qui l'a donnée avec la très sainte Trinité. Cependant, le Christ vient la compléter, sans pour autant la surcharger comme le font les hommes.

Après avoir défini l'homme saint, le Christ continue en disant que celui qui suit l'un des plus petits commandements sera grand dans le Royaume des Cieux et que celui qui violera l'un des Commandements sera l'un des plus petits dans le Royaume céleste. Le Maître enjoint à ne pas avoir la justice des pharisiens et des scribes, et il enjoint encore les hommes à se méfier des faux prophètes.

Dans un second temps, Jésus revient sur l'amour du prochain et donne quelques traits qu'on retrouve dans l'Evangile : aimer et pardonner, tendre l'autre joue en pensant qu'il vaut mieux qu'il nous frappe plutôt qu'il ne s'en prenne à quelqu'un qui ne pourra la supporter, et ainsi de suite. Il invite à se montrer généreux, à donner notre tunique pour ne pas que notre frère commette un double vol si on cherche à nous dérober, quelque chose. Enfin, le Christ revient sur la parole : "Oeil pour oeil, dent pour dent" pour la remplacer par l'amour, et il nous encourage à être parfait comme notre Père céleste, à ne pas nous fâcher et à ne pas garder de la rancune contre le prochain, mais à nous réconcilier avec lui.

Quand le Maître termine son discours, Jésus parle de quelqu'un qui le hait, et qui n'ose pas demander le miracle. Le Seigneur accomplit quand même un prodige pour le guérir, mais quand ses apôtres l'interrogent, il leur déclare que les écailles sont tombées de ses yeux, et pas de son coeur.

EMV 172 · Tome 3, p. 104-115

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus parle du serment, du jeûne et de la prière. Dans son sermon, il s'arrête sur la difficulté de l'homme à être honnête et sur ses faux-serments : trop souvent, l'homme est parjure, et celui qui exige un serment n'a lui-même pas grande confiance envers le prochain. Quand on prononce un serment et qu'on jure quelque chose, en invoquant ce qui nous est le plus cher, on trompe notre prochain : on est voleur, sacrilège, traître et homicide. Or, on ne trompe pas Dieu qui est la Vérité même. Jésus encourage donc les hommes à ne pas prononcer de faux serments, comme dans l'Evangile, et il enjoint autrui à ne pas jurer sur les défunts, si sur la tête de notre famille, ni sur notre corps, qui appartient à Dieu. Que notre oui soit un oui et un non soit un non.

Ensuite, le Christ insiste sur la prière dite avec le coeur, où on cherche à ne pas se faire remarquer et où on n'est pas envahi par les scrupules. Il faut cesser de compter le nombre d'heures où on est en prière : c'est moins les prières sans âme qui comptent que les actions et les paroles dites avec amour. Jésus déclare ainsi qu'on peut tout faire en priant : qu'il s'agisse de réaliser un pain ou de faire notre travail, tant qu'on cherche à aimer en tout. Il faut aussi ne pas avoir peur de demander car Dieu est un Père qui veille sur nous et sur nos besoins.

Puis le Maître explique pourquoi Dieu peut ne pas exaucer notre prière. En effet, il peut nous refuser une grâce parce que cela nous ferait du mal à l'avenir. Parfois, donc, Dieu dit : "Je ne peux pas", parce que dans sa Sagesse, il voit que telle grâce, qui nous semble bonne maintenant, serait néfaste pour nous ensuite.

Enfin, Jésus applique ce qu'il dit sur la prière au jeûne : on ne doit pas s'afficher en public ni s'attrister, mais être joyeux et faire comme si on avait bien mangé. Cacher cet jeûne aux autres sera un acte d'héroïsme et Dieu nous récompensera de ne pas chercher les éloges des hommes. De plus, celui qui fait un jeûne par amour se nourrit d'amour.

Le Sauveur renvoie alors les gens qui écoutent et accueillent deux pauvres. L'un est Ismaël, un homme rejeté par sa fille qui veut faire sa dernière Pâques ; l'autre est femme du nom de Sarath qui est malade. Il guérit cette dernière et Jésus lui demande de veiller sur le vieillard. Le Christ interroge ensuite Simon le Zélote pour savoir s'il peut les confier à Lazare, puisqu'ils sont deux pauvres qui n'ont rien, et celui-ci le lui garantit. L'épisode se finit sur la scène du vieillard heureux d'adopter une nouvelle fille et de trouver un nouveau protecteur.