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Lieux dans L'Evangile tel qu'il m'a été révélé

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EMV 214 · Tome 3, p. 435-441

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Titre du chapitre : La mère de Judas se confie à la Mère de Jésus, arrivée à Kérioth avec Simon le Zélote.

Date de la vision : Mardi 10 juillet 1945

Calendrier : Dimanche 23 avril 28

Lieux (carte) : Kérioth. D'abord dans la maison de Marie, mère de Judas, à l'intérieur de la ville (214.1-4), puis dans la maison de campagne de la mère de Judas (EMV 214.5-8).

Cycle : Apostolat en Judée

Résumé : Jésus s'apprête à passer à table dans la maison de Marie de Kérioth. il souhaite que celle-ci reste avec eux et tous approuvent cette idée. Le Christ cherche à la mettre en relation avec Marie d'Alphée et Marie Salomé, et Marziam les aide en ce sens, car il déclare qu'il aime déjà bien la mère de Judas, puisqu'elle "s'appelle Marie, comme toutes les femmes qui sont bonnes". Pierre le taquine alors en lui demandant s'il aimera alors son épouse, Porphyrée, qui ne s'appelle pas ainsi, et Marziam lui promet de l'aimer beaucoup si elle est bonne. Simon de Jonas le lui confirme et parle plus longuement de son épouse, qui est silencieuse, chaste et paisible. Ensuite, c'est Judas qui raconte les événements de la journée, et il souhaite que les autres apôtres l'accompagnent pour qu'il ne soit pas le seul à briller. Jésus le tempère un peu mais le Maître se montre disponible pour guérir les malades.

La Vierge arrive sur ces faits avec Simon le Zélote, et elle fait connaissance avec Marie, la mère de Judas. Elle apporte également des nouvelles d'Elise, qui veut rejoindre les femmes disciples. En attendant, elle est avec Jeanne de Kouza, et Jésus dit qu'ils repasseront par Bet-Çur au retour.

La vision continue et Maria voit la Marie la Très Sainte avec Marie de Kérioth. Celle-ci avoue sa souffrance de ne pas pouvoir aller avec le groupe apostolique, puis elle lui demande ce qu'est Jésus pour Marie. Celle-ci répond qu'il est sa joie, et la pauvre Marie, à l'inverse, répond que Judas est sa douleur. Elle lui explique son comportement, avoue qu'elle préférerait le voir mort, plutôt que de le voir très mal vu de Dieu. Elle explique ses caprices, la mort de Joana, une jeune fille qui est morte de chagrin par la faute de son fils, et elle admet avoir été à deux doigts, l'an dernier, d'avouer la vérité sur Judas à Jésus. Alors elle demande l'opinion de Marie de Nazareth, et celle-ci admet que Judas n'a pas l'âme limpide de Jean, ni la douceur d'André, ni la fermeté de Matthieu. C'est un instable, mais elles prieront beaucoup pour lui, dit-elle. Seulement, Marie de Kérioth a peur de son fils, et elle supplie la Vierge de l'aider de ses prières, pour qu'il sache au moins réellement aimer Jésus plutôt que d'être un mauvais apôtre. Marie répond alors qu'elle doit prier le Seigneur d'agir pour le mieux, et qu'elle doit espérer, car les peines des mères sauvent leurs enfants...

Contenu du chapitre : 214.1 : Jésus est plein d’égards pour Marie mère de Judas. 214.2 : Pierre fait l'éloge de son épouse Porphyrée. 214.3 : Judas répartit l’évangélisation du pays entre les apôtres. Jésus lui conseille la douceur. 214.4 : Arrivée de Marie et du Zélote, restée plus longtemps auprès Élise. 214.5 : La mère de Judas ne peut suivre son fils comme le fait la Vierge Marie. 214.6 : Confrontation de deux maternités. La mère de Judas fond en larmes. Mon fils est ma douleur. 214.7 : Judas est un instable. J'ai tellement peur pour lui. Prie le Seigneur.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 76

EMV 214.4 · Tome 3, p. 437-438

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Citation

« Voici, mon Fils, la salutation d’Elise » dit Marie, qui remet à Jésus un petit rouleau qu’il ouvre et lit.

Il dit ensuite :

« Je le savais, j’en étais certain. Merci, Maman, pour Elise et pour moi. Tu es vraiment la santé des infirmes !

– Moi ? Toi, mon Fils, pas moi.

– Toi, et tu es ma plus grande aide. »

Puis il se tourne vers les apôtres et vers les femmes disciples :

« Elise écrit : “ Reviens, ma Paix. Je veux non seulement t’aimer mais te servir. ” Ainsi, nous avons relevé une femme de l’angoisse, de la mélancolie, et nous avons gagné en elle un disciple. Nous reviendrons, oui.

– Elle veut connaître aussi les femmes disciples. Elle reprend lentement, mais régulièrement. Pauvre chérie ! Elle a encore des moments de défaillance et de peur. N’est-ce pas, Simon ? Un jour, elle a voulu essayer de sortir avec moi, mais elle a vu un ami de son Daniel… et nous avons eu beaucoup de mal à calmer son chagrin. Mais Simon est si bon ! Puisqu’elle éprouve le désir de rentrer dans le monde, mais que le monde de Bet-çur est chargé de trop de souvenirs pour elle, il m’a suggéré d’appeler Jeanne. Et il est allé l’appeler lui-même. Elle était revenue à Béther après les fêtes, auprès de ses splendides roseraies de Judée. Simon dit qu’il lui semblait rêver en traversant ces collines couvertes de rosiers, il croyait être au paradis. Elle est venue aussitôt. Elle a pu comprendre une mère qui pleure ses fils et compatir à ses souffrances ! Elise s’est beaucoup attachée à elle et, moi, je suis venue. Jeanne veut la persuader de sortir de Bet-çur et de l’accompagner dans son château. Et elle y parviendra, car elle est douce comme une colombe, mais ferme comme du granit quand elle le veut.

– Nous irons à Bet-çur au retour, puis nous nous séparerons. Vous, les femmes disciples, vous resterez quelque temps avec Elise et Jeanne. Nous, nous parcourrons la Judée et nous nous retrouverons à Jérusalem pour la Pentecôte. »…

Annotation

Reviens, ma Paix. Je veux non seulement t’aimer mais te servir. Ces paroles font suite à la présence de Jésus dans l'EMV 208 et l'EMV 209. Marie est ensuite restée à Bet-Çur à partir de l'EMV 210.

Tu es ma plus grande aide. Jésus souhaite en effet que tout un chacun l'aide à sauver les pêcheurs et à répandre la Bonne Nouvelle dans les coeurs. Dans ce cas-, il s'agit d'un exemple de l'aide de Marie dans l'apostolat de Jésus.

EMV 215 · Tome 3, p. 442-449

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Titre du chapitre : Philippe et André parlent à Bet-Ginna. Guérison de la fille lunatique de l’aubergiste

Date de la vision : Mercredi 11 juillet 1945

Calendrier : Mercredi 3 mai 28

Lieux (carte) : Bet-Ginna

Cycle : Apostolat en Judée

Résumé : Marziam et les femmes disciples ne sont plus là. Jésus est avec les apôtres et ceux-ci ont peur de prêcher. Le Christ les réconforte en disant qu'il faut simplement dire ce qu'on pense et ce dont on est convaincu, car un homme convaincu convainc toujours. Ensuite, ils montent sur une montagne qui a un vaste panorama et qui permet de voir toute une série de lieux historiques. Jésus les commente puis envoie André et Philippe à Bet-Ginna. Ils marchent ainsi un peu au hasard jusqu'à une petite auberge. Un homme accourt pour leur demander s'ils veulent loger, et les deux apôtres acquiescent, en disant qu'il en faut un aussi pour le rabbi d'Israël, qui vient apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres. L'aubergiste est dubitatif quand on lui dit que Jésus est pauvre et bon, et il en parle avec des clients, qui accostent alors André et Philippe. Ils demandent d'où vient le Christ, et cela leur permet de parler du baptême, de témoigner encore. Ils répondent aux questions qu'on leur pose, et ils confirment qu'il n'y a rien de mauvais dans le Maître, mais qu'il prie pour nous, qu'il enseigne, qu'il accomplit des miracles, qu'il a même pouvoir sur la mort. Le cas de Naïm est ainsi évoqué, et l'hôtelier demande finalement s'il ne fait que des prodiges pour ses amis. Quand Philippe lui déclare qu'il agit ainsi pour tous ceux qui croient en lui, il est convaincue et parle de sa fille lunatique, possédée par un démon. Il demande sa guérison et André va donc trouver Jésus. Le Christ se présente et chasse l'esprit mauvais, ce qui émeut beaucoup l'homme. Comme remerciement, il leur offre à tous un logement.

Contenu du chapitre : 215.1 : Les apôtres ont peur d'aller prêcher. 215.2 : Jésus leur commente un panorama de villes historiques. 215.3 : Envoyés à Bet-Ginna, Philippe et d'André annoncent Jésus à un aubergiste et ses clients. 215.4 : Apôtres et clients s’échangent : Est-il un saint ou un démon ? Il est le Saint entre les saints. Il commande même à la mort. 215.5 : La fille de l'hôtelier est lunatique. Peut-il la guérir ? 215.6 : Vite, André va chercher Jésus qui lui fait constater qu’ils ont réussi leur mission. 215.7 : L'hôtelier supplie Jésus. Jésus exorcise la fille de Samuel.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 77

EMV 215.1 · Tome 3, p. 442

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215.1Je ne vois ni le retour à Bet-çur, ni les roseraies de Béther que j’ai tellement désiré voir. Jésus est seul avec les apôtres. Même Marziam n’est plus là. Il est certainement resté avec Marie et les femmes disciples. L’endroit est très montagneux, mais avec encore une végétation très riche de bois de conifères, ou plutôt de pins pignons, et l’odeur de la résine se répand partout, balsamique et vivifiante. Dans ces montagnes verdoyantes, Jésus chemine avec ses disciples, tournant le dos à l’orient.

J’entends que l’on parle d’Elise — qui a paru très changée et qui s’est décidée à suivre Jeanne dans son domaine de Béther —, et aussi de la bonté de Jeanne. Ils parlent également d’un nouveau déplacement à faire en direction des plaines fertiles qui précèdent la côte. Et les noms des gloires passées reviennent à la mémoire, donnant lieu à des récits, des questions, des explications et des discussions courtoises.

EMV 215.2 · Tome 3, p. 443-444

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Ils ont atteint le sommet de la montagne. Un vaste panorama s’ouvre à cet endroit, et il est beau de le regarder en se tenant à l’ombre des arbres touffus qui en couronnent la cime : c’est tout un enchevêtrement de chaînes de montagnes variées et ensoleillées qui vont en tous sens comme les lames pétrifiées d’un océan battu par des vents contraires ; puis, comme dans une baie tranquille, tout s’apaise dans une luminosité sans limite, prélude à une vaste plaine où s’élève, solitaire comme un phare à l’entrée d’un port, une petite montagne.

« Voici : ce pays qui s’étend ainsi sur la crête comme pour profiter pleinement du soleil, et où nous séjournerons, sert de pivot à tout un éventail de lieux historiques. Approchez : là (au nord), se trouve Gerimot. Vous souvenez-vous de Josué ? C’est le lieu de la défaite des rois qui voulurent assaillir le camp d’Israël, renforcé par son alliance avec les Gabaonites. Et, tout près, Bet-Shémesh, la cité sacerdotale de Juda, où les Philistins rendirent l’Arche avec l’offrande en or, imposée au peuple par les devins et les prêtres pour être libérés des fléaux qui tourmentaient les Philistins coupables. Et voilà là-bas Çoréa, en plein soleil, la patrie de Samson et, un peu plus à l’est, Timna, où il se maria et où il fit tant de prouesses, mais aussi de sottises. Et là, Azeqa et Soko, alors camp philistin. Plus bas encore, voici Zanuah, une des villes de Judée. Et ici – tournez-vous – voici la vallée du Térébinthe où David battit Goliath. Là, c’est Maqqeda, où Josué défit les Amorrites. Tournez-vous encore. Vous voyez cette montagne solitaire au milieu de la plaine qui appartenait autrefois aux Philistins ? Là se trouve Gat, patrie de Goliath et lieu de refuge pour David auprès d’Akish pour fuir la folle colère de Saül. Ce sage roi y feignit la folie, car le monde défend les fous contre les sages. Cet horizon ouvert, ce sont les plaines de la terre très fertile des Philistins. Nous irons par là jusqu’à Ramlé. Maintenant, entrons à Bet-Ginna. Toi, oui toi, Philippe, qui me regardes avec des yeux implorants, tu traverseras le village avec André. Pendant ce temps, nous resterons près de la fontaine ou sur la place du village.

– Oh ! Seigneur ! Ne nous y envoie pas seuls ! Viens, toi aussi ! Disent les deux apôtres d’un ton suppliant.

– Je vous ai dit d’y aller. L’obéissance vous aidera davantage que ma présence muette. »

Détail

Près de Bet-Ginna. Pour ce qui est de la défense de l'oeuvre, voir l'annotation avec les commentaires de Jean-François Lavère.

Annotation

Approchez : là (au nord), se trouve Gerimot. Vous souvenez-vous de Josué ? C’est le lieu de la défaite des rois qui voulurent assaillir le camp d’Israël, renforcé par son alliance avec les Gabaonites. Gerimot, Jarmout, Yarmouth : La description fournie est parfaitement cohérente avec les découvertes archéologiques récentes, qui ont permis de retrouver des traces de fortifications à Khirbit el Yarmuk, à 27 km à l'ouest-sud-ouest de Jérusalem, et à moins de deux kilomètres de Beth Shemesh. Pourtant à l'époque de Maria Valtorta, la localisation supposée était indiquée plus à l’est – Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta et l’Enigme Valtorta tome 1, page 101.     

C’est le lieu de la défaite des rois qui voulurent assaillir le camp d’Israël, renforcé par son alliance avec les Gabaonites Josué 10,1-14. : Adonisédec, roi de Jérusalem, apprit que Josué s’était emparé d’Haï et l’avait dévouée par anathème, qu’il avait traité Haï et son roi comme il avait traité Jéricho et son roi, et que les habitants de Gabaon, ayant fait la paix avec Israël, étaient au milieu d’eux. Il eut alors une grande crainte ; car Gabaon était une grande ville, comme une des villes royales, plus grande même qu’Haï, et tous ses hommes étaient vaillants. Adonisédec, roi de Jérusalem, envoya dire à Oham, roi d’Hébron, à Pharam, roi de Jérimoth, à Japhia, roi de Lachis, et à Dabir, roi d’Eglon : « Montez vers moi et venez à mon aide, afin que nous frappions Gabaon, car elle a fait la paix avec Josué et avec les enfants d’Israël. » Ainsi cinq rois des Amorrhéens, le roi de Jérusalem, le roi d’Hébron, le roi de Jérimoth, le roi de Lachis et le roi d’Eglon, se rassemblèrent et montèrent avec toutes leurs armées ; ils établirent leur camp près de Gabaon et l’assiégèrent. Les gens de Gabaon envoyèrent dire à Josué, au camp de Galgala : « Ne refuse pas ta main à tes serviteurs, hâte-toi de monter vers nous, délivre-nous, donne-nous du secours ; car tous les rois des Amorrhéens qui habitent la montagne se sont ligués contre nous. » Josué monta de Galgala, lui et tous les gens de guerre avec lui, et tous les vaillants guerriers. Yahweh dit à Josué : « Ne les crains point, car je les ai livrés entre tes mains, et pas un d’eux ne tiendra devant toi. » Josué vint sur eux subitement ; il avait monté de Galgala toute la nuit. Et Yahweh jeta sur eux le trouble devant Israël ; Israël leur infligea une grande défaite près de Gabaon, les poursuivit sur le chemin qui monte à Béthoron, et les battit jusqu’à Azéca et Macéda. Comme ils fuyaient devant Israël, à la descente de Béthoron, Yahweh fit tomber du ciel sur eux de grosses pierres jusqu’à Azéca, et ils moururent ; ceux qui moururent par les pierres de grêle furent plus nombreux que ceux qui furent tués par l’épée des enfants d’Israël. Alors Josué parla à Yahweh, le jour où Yahweh livra les Amorrhéens aux enfants d’Israël, et il dit à la vue d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi, lune, sur la vallée d’Ajalon ! Et le soleil s’arrêta, et la lune se tint immobile, jusqu’à ce que la nation se fut vengée de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Et le soleil s’arrêta au milieu du ciel, et ne se hâta point de se coucher, presque un jour entier. Il n’y eut pas, ni avant ni après, de jour comme celui-là, où Yahweh obéit à la voix d’un homme ; car Yahweh combattait pour Israël.  

Et, tout près, Bet-Shémesh, la cité sacerdotale de Juda, où les Philistins rendirent l’Arche avec l’offrande en or, imposée au peuple par les devins et les prêtres pour être libérés des fléaux qui tourmentaient les Philistins coupables. 1 Samuel 6,1-15 : L’arche de Yahweh fut sept mois dans le pays des Philistins. Et les Philistins appelèrent les prêtres et les devins et leur dirent : « Que ferons-nous de l’arche de Yahweh ? Faites-nous connaître comment nous devons la renvoyer en son lieu. » Ils répondirent : « Si vous renvoyez l’arche du Dieu d’Israël, ne la renvoyez pas à vide, mais ne manquez pas de lui faire une offrande de réparation ; vous guérirez alors et vous saurez pourquoi sa main ne s’est pas retirée de vous. Les Philistins dirent : « Quelle offrande de réparation lui feront-nous ? » Ils répondirent : « Cinq tumeurs d’or et cinq souris d’or, selon le nombre des princes des Philistins, car une même plaie a été sur vous et sur vos princes. Faites donc des figures de vos tumeurs et des figures de vos souris qui ravagent le pays, et donnez ainsi gloire au Dieu d’Israël : peut-être cessera-t-il d’appesantir sa main sur vous, sur vos dieux et sur votre pays. Pourquoi endurciriez-vous votre cœur, comme l’Égypte et Pharaon ont endurci le leur ? N’ont-il pas, lorsqu’il eut exercé ses châtiments sur eux, laissé partir les enfants d’Israël ? Maintenant donc faites un chariot neuf, et prenez deux vaches qui allaitent et qui n’aient point porté le joug ; attelez les vaches au chariot, et ramenez loin d’elles leurs petits à l’étable. Vous prendrez l’arche de Yahweh et vous la mettrez sur le chariot ; puis, ayant placé à côté d’elle, dans un coffret, les objets d’or que vous aurez donnés en offrande de réparation, vous la renverrez et elle s’en ira. Suivez-la du regard : si elle monte par le chemin de sa frontière, vers Beth-Samès, c’est Yahweh qui nous a fait ce grand mal ; sinon, nous saurons que ce n’est pas sa main qui nous a frappés, et que cela nous est arrivé par hasard. »

Ces gens firent ainsi ; ayant pris deux vaches qui allaitaient, ils les attelèrent au chariot et ils enfermèrent leurs petits dans l’étable. Ils mirent sur le chariot l’arche de Yahweh, et le coffret avec les souris d’or et les figures de leurs tumeurs. Les vaches prirent tout droit le chemin de Beth-Samès ; elles suivirent toujours la même route en marchant et en mugissant, sans se détourner ni à droite ni à gauche. Les princes des Philistins allèrent derrière elles jusqu’à la frontière de Beth-Samès. Les gens de Beth-Samès étaient à moissonner le blé dans la vallée. Levant les yeux, ils aperçurent l’arche, et se réjouirent en la voyant. Le chariot arriva dans le champ de Josué le Bethsamite et s’y arrêta. Il y avait là une grosse pierre. On fendit le bois du chariot et l’on offrit les vaches en holocauste à Yahweh. Les Lévites, après avoir descendu l’arche de Yahweh, et le coffret qui était auprès, renfermant les objets d’or, posèrent le tout sur la grosse pierre. Les gens de Beth-Samès offrirent en ce jour-là des holocaustes et des sacrifices à Yahweh.

Et voilà là-bas Çoréa, en plein soleil, la patrie de Samson. Saràa, Sar’a, Tsor’ah, Tsorea, Çoréa, Soréa. Cf. Juges 13,2 : Il y avait un homme de Saraa, de la famille des Danites, nommé Manué ; sa femme était stérile, et n’avait pas enfanté.

Et, un peu plus à l’est, Timna, où il se maria et où il fit tant de prouesses, mais aussi de sottises.  Timnata, Timnatha, Timna. D'après Maria Valtorta, Timnatah se situerait donc un peu à l'est de Saara, ce qui reste tout à fait compatible avec le contexte biblique Juges 13,1-6 | Juges 14,1-5 | Josué 15,10-57 | Josué 19,43 | 2 Chroniques 28,18. Ce qui inciterait à la rechercher à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Bethléem. (Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta).        

Où il se maria et où il fit tant de prouesses, mais aussi de sottises   Juges 14,1-20 : Samson descendit à Thamna, et il vit à Thamna une femme d’entre les filles des Philistins. Lorsqu’il fut remonté, il le déclara à son père et à sa mère, en disant : « J’ai vu à Thamna une femme d’entre les filles des Philistins ; prenez-la maintenant pour être ma femme. » Son père et sa mère lui dirent : « N’y a-t-il point de femme parmi les filles de tes frères et dans tout notre peuple, que tu ailles prendre une femme chez les Philistins, qui sont incirconcis ? » Et Samson dit à son père : « Prends celle-là pour moi, car elle me plaît. » Son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de Yahweh ; car il cherchait une occasion de querelle venant des Philistins. — En ce temps-là les Philistins dominaient sur Israël. Samson descendit avec son père et sa mère à Thamna. Lorsqu’ils arrivèrent aux vignes de Thamna, voici qu’un jeune lion rugissant vint à sa rencontre. L’Esprit de Yahweh saisit Samson ; et, sans avoir rien à la main, Samson déchira le lion comme on déchire un chevreau. Et il ne raconta pas à son père et à sa mère ce qu’il avait fait.

Il descendit et parla à la femme, et elle lui plut. Quelque temps après, s’étant rendu de nouveau à Thamna pour la prendre, il fit un détour pour voir le cadavre du lion, et voici qu’il y avait un essaim d’abeilles et du miel dans le corps du lion. Il en prit dans ses mains et en mangea chemin faisant ; et lorsqu’il fut arrivé près de son père et de sa mère, il leur en donna et ils en mangèrent ; mais il ne leur dit pas qu’il avait pris le miel dans le corps du lion. Le père de Samson descendit chez la femme ; et là, Samson donna un festin, car c’était la coutume des jeunes gens. Dès qu’on le vit, on invita trente compagnons pour être avec lui.

Samson leur dit : « Je vais vous proposer une énigme. Si vous me l’expliquez pendant les sept jours du festin et si vous la devinez, je vous donnerai trente tuniques et trente vêtements de rechange ; mais si vous me pouvez pas me l’expliquer, c’est vous qui me donnerez trente tuniques et trente vêtements de rechange. » Ils lui dirent : « Propose ton énigme, que nous l’entendions. » Il leur dit : « De celui qui mange est sorti ce qui se mange, du fort est sorti le doux. » Pendant trois jours, ils ne purent expliquer l’énigme. Le septième jour, ils dirent à la femme de Samson : « Persuade à ton mari de nous expliquer l’énigme ; sinon, nous te brûlerons, toi et la maison de ton père. C’est pour nous dépouiller que vous nous avez invités, sans doute ? » La femme de Samson pleurait auprès de lui et disait : « Tu n’as pour moi que de la haine, et tu me m’aimes pas. Tu as proposé une énigme aux fils de mon peuple, et tu ne me l’as pas expliquée ! » Il lui répondit : « Je ne l’ai expliquée ni à mon père ni à ma mère, et je te l’expliquerais ! » Elle pleura ainsi devant lui pendant les sept jours que dura le festin ; le septième jour, comme elle le tourmentait, il lui expliqua l’énigme, et elle l’expliqua aux enfants de son peuple. Les gens de la ville dirent à Samson, le septième jour, avant le coucher du soleil : « Quoi de plus doux que le miel, et quoi de plus fort que le lion ? » Et il leur dit : « Si vous n’aviez pas labouré avec ma génisse, vous n’auriez pas deviné mon énigme. »

L’Esprit de Yahweh le saisit, et il descendit à Ascalon. Il y tua trente hommes et, ayant pris leurs dépouilles, il donna les vêtements de rechange à ceux qui avaient expliqué l’énigme. Puis, enflammé de colère, il monta à la maison de son père. La femme de Samson fut donnée à l’un de ses compagnons qu’il s’était choisi pour ami.

Et là, Azeqa et Soko, alors camp philistin. 1 Samuel 17,1 : Les Philistins, ayant rassemblé leurs armées pour faire la guerre, se réunirent à Socho, qui appartient à Juda ; ils campèrent entre Socho et Azéca, à Ephès-Dommim.

Plus bas encore, voici Zanuah, une des villes de Judée. Szanoé, Zanuah, Zanoah, Zano’akh. Citée en Josué 15,56 : « Jezraël, Jucadam, Zanoé »  

Et ici – tournez-vous – voici la vallée du Térébinthe où David battit Goliath. Cf. 1 Samuel 17,2-54 : Saül et les hommes d’Israël se rassemblèrent aussi et campèrent dans la vallée de Térébinthe ; ils se rangèrent en bataille en face des Philistins. Les Philistins étaient postés sur la montagne d’un côté, et Israël était posté sur la montagne de l’autre côté : la vallée était entre eux. Alors sortit des camps des Philistins un champion ; il se nommait Goliath, il était de Geth, et sa taille était de six coudées et un palme. Un casque d’airain couvrait sa tête, et il portait une cuirasse à écailles ; et le poids de la cuirasse était de cinq mille sicles d’airain. Il avait aux pieds une chaussure d’airain et un javelot d’airain entre ses épaules. Le bois de sa lance était comme une ensouple de tisserand, et la pointe de sa lance pesait six cents sicles de fer ; celui qui portait son bouclier marchait devant lui. Goliath s’arrêta et, s’adressant aux bataillons d’Israël, il leur cria : « Pourquoi êtes-vous sortis pour vous ranger en bataille ? Ne suis-je pas le Philistin, et n’êtes-vous pas les esclaves de Saül ? Choisissez un homme qui descende contre moi. S’il l’emporte en se battant avec moi et qu’il me tue, nous vous serons assujettis ; mais si je l’emporte sur lui et que je le tue, vous nous serez assujettis et vous nous servirez. »

Le Philistin ajouta : « Je jette aujourd’hui ce défi à l’armée d’Israël : Donnez-moi un homme, et nous nous battrons ensemble. » En entendant ces paroles du Philistin, Saül et tout Israël furent effrayés et saisis d’une grande crainte. Or David était fils de cet Ephratéen de Bethléem de Juda nommé Isaï, qui avait huit fils ; cet homme, au temps de Saül, était vieux, avancé en âge. Les trois fils aînés d’Isaï étaient allés suivre Saül à la guerre ; et les noms de ces trois fils qui étaient allés à la guerre étaient Eliab l’aîné, Abinadab le second, et Samma le troisième. David était le plus jeune. Les trois aînés suivaient Saül, et David allait et venait d’auprès de Saül, pour paître les brebis de son père à Bethléem. Le Philistin s’avançait matin et soir, et il se présenta pendant quarante jours. Isaï dit à David, son fils : « Prends pour tes frères cet épha de grain rôti et ces dix pains, et cours au camp vers tes frères. Et ces dix fromages, porte-les au chef de leur millier. Tu visiteras tes frères pour voir s’ils se portent bien, et tu prendras d’eux un gage. Saül et eux, et tous les hommes d’Israël, sont dans la vallée de Térébinthe, faisant la guerre aux Philistins. »

David se leva de bon matin et, laissant les brebis à un gardien, il prit les provisions et partit, comme Isaï le lui avait commandé. Quand il arriva au campement, l’armée sortait du camp pour se ranger en bataille et on poussait des cris de guerre. Israélites et Philistins se rangèrent en ligne, troupe contre troupe. David déposa ses bagages entre les mains du gardien des bagages, et courut vers la troupe. Aussitôt arrivé, il demanda à ses frères comment ils se portaient. Pendant qu’il s’entretenait avec eux, voici que le champion, — il se nommait Goliath, le Philistin de Geth, — s’avança hors des rangs des Philistins, tenant les mêmes discours et David l’entendit. En voyant cet homme, tous ceux d’Israël se retirèrent devant lui, saisis d’une grande crainte. Un Israélite dit : « Voyez-vous cet homme qui s’avance ? C’est pour défier Israël qu’il s’avance. Celui qui le tuera, le roi le comblera de grandes richesses, il lui donnera sa fille et il affranchira de toute charge la maison de son père en Israël. » David dit aux hommes qui se tenaient près de lui : « Que fera-t-on à celui qui tuera ce Philistin et qui ôtera l’opprobre de dessus Israël ? Qui est donc ce Philistin, cet incirconcis, pour insulter les troupes du Dieu vivant ? » Le peuple lui répéta les mêmes paroles, en disant : « Voilà ce qu’on fera à celui qui le tuera. » Eliab, son frère aîné, l’entendit parler aux hommes, et la colère d’Eliab s’enflamma contre David, et il dit : « Pourquoi es-tu descendu, et à qui as-tu laissé ce petit nombre de brebis dans le désert ? Je connais ton orgueil et la malice de ton cœur ; c’est pour voir la bataille que tu es descendu. »

David répondit : « Qu’ai-je fait maintenant ? N’est-ce pas une simple parole ? » Et, se détournant de lui pour s’adresser à un autre, il tint le même langage ; et le peuple lui répondit comme la première fois. Lorsqu’on eut entendu les paroles prononcées par David, on les rapporta à Saül, qui le fit venir. David dit à Saül : « Que le cœur ne défaille à personne ! Ton serviteur ira combattre contre ce Philistin. » Saül dit à David : « Tu ne peux aller contre ce Philistin pour combattre avec lui, car tu es un enfant, et il est un homme de guerre depuis sa jeunesse. » David dit à Saül : « Lorsque ton serviteur faisait paître les brebis de son père, et qu’un lion ou un ours venait et enlevait une brebis du troupeau, je me mettais à sa poursuite, je le frappais et j’arrachais la brebis de sa gueule ; s’il se dressait contre moi, je le saisissais à la mâchoire, je le frappais et je le tuais. Ton serviteur a tué le lion comme l’ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l’un d’eux, car il a insulté les troupes du Dieu vivant. » David ajouta : « Yahweh qui m’a délivré du lion et de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. » Et Saül dit à David : « Va, et que Yahweh soit avec toi ! »

Saül fit revêtir David de ses habits, mit sur sa tête un casque d’airain et l’endossa d’une cuirasse ; puis David ceignit l’épée de Saül par-dessus son armure, et il essaya de marcher, car il n’avait jamais essayé d’armure. David dit à Saül : « Je ne puis marcher avec ces armes, je n’y suis point accoutumé. » Et, s’en étant débarrassé, David prit en main son bâton, choisit dans le torrent cinq cailloux polis et les mit dans son sac de berger, dans sa gibecière. Puis, sa fronde à la main, il s’avança vers le Philistin. Le Philistin s’approcha peu à peu de David, précédé de l’homme qui portait le bouclier. Le Philistin regarda, vit David et le méprisa, car il était très jeune, blond et beau de visage. Le Philistin dit à David : « Suis-je un chien, que tu viennes à moi avec un bâton ? » Et le Philistin maudit David par ses dieux. Et le Philistin dit à David : « Viens à moi, que je donne ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs. » David répondit au Philistin : « Tu viens à moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi je viens à toi au nom de Yahweh des armées, du Dieu des bataillons d’Israël, que tu as insulté. Aujourd’hui Yahweh te livrera entre mes mains, je te frapperai et j’enlèverai ta tête de dessus toi ; aujourd’hui je donnerai les cadavres de l’armée des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre ; et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu ; et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ou par la lance que Yahweh sauve, car à Yahweh appartient la guerre, et il vous a livrés entre nos mains. »

Le Philistin, s’étant levé, se mit en marche et s’avança au-devant de David, et David se hâta de courir, vers le front de la troupe, à la rencontre du Philistin. David mit la main dans sa gibecière, en retira une pierre et la lança avec sa fronde ; il frappa le Philistin au front, et la pierre s’enfonça dans son front, et il tomba le visage contre terre. Ainsi David, avec une fronde et une pierre, fut plus fort que le Philistin, il frappa à mort le Philistin. Et il n’y avait pas d’épée dans la main de David. David courut, s’arrêta près du Philistin et, s’étant saisi de son épée qu’il tira du fourreau, il le tua et lui coupa la tête avec elle. Voyant leur héros mort, les Philistins prirent la fuite. Et les hommes d’Israël et de Juda se levèrent, en poussant des cris, et poursuivirent les Philistins jusqu’à l’entrée de Geth et jusqu’aux portes d’Accaron. Les cadavres des Philistins jonchèrent le chemin de Saraïm jusqu’à Geth et jusqu’à Accaron. À leur retour de la poursuite des Philistins, les enfants d’Israël pillèrent leur camp. David prit la tête du Philistin et la fit porter à Jérusalem, et il mit dans sa tente les armes du Philistin.

Là, c’est Maqqeda, où Josué défit les Amorrites. Macéda, Makkedah, Maqqeda. Cf. Josué 10,10-41 | Josué 15,41.  Josué 10, 10-41 : Et Yahweh jeta sur eux le trouble devant Israël ; Israël leur infligea une grande défaite près de Gabaon, les poursuivit sur le chemin qui monte à Béthoron, et les battit jusqu’à Azéca et Macéda. Comme ils fuyaient devant Israël, à la descente de Béthoron, Yahweh fit tomber du ciel sur eux de grosses pierres jusqu’à Azéca, et ils moururent ; ceux qui moururent par les pierres de grêle furent plus nombreux que ceux qui furent tués par l’épée des enfants d’Israël. Alors Josué parla à Yahweh, le jour où Yahweh livra les Amorrhéens aux enfants d’Israël, et il dit à la vue d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi, lune, sur la vallée d’Ajalon ! Et le soleil s’arrêta, et la lune se tint immobile, jusqu’à ce que la nation se fut vengée de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Et le soleil s’arrêta au milieu du ciel, et ne se hâta point de se coucher, presque un jour entier. Il n’y eut pas, ni avant ni après, de jour comme celui-là, où Yahweh obéit à la voix d’un homme ; car Yahweh combattait pour Israël.   

Josué, et tout Israël avec lui, passa de Lebna à Lachis ; il établit son camp devant elle et l’attaqua. Et Yahweh livra Lachis entre les mains d’Israël, qui la prit le second jour, et la frappa du tranchant de l’épée, elle et tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, comme il avait fait pour Lebna. — Alors Horam, roi de Gaser, monta pour secourir Lachis ; Josué le battit, lui et son peuple, sans laisser échapper personne. Josué, et tout Israël avec lui, passa de Lachis à Eglon ; ils établirent leur camp devant elle et l’attaquèrent. Ils la prirent le même jour, et la frappèrent du tranchant de l’épée ; tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, Josué les dévoua par anathème ce jour-là, selon tout ce qu’il avait fait pour Lachis.

Josué, et tout Israël avec lui, monta d’Églon à Hébron, et ils l’attaquèrent. L’ayant prise, ils la frappèrent du tranchant de l’épée, elle, son roi, toutes les villes de sa dépendance et tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, sans laisser échapper personne, comme Josué avait fait pour Eglon ; et il la dévoua par anathème, avec tous les êtres vivants qui s’y trouvaient. Josué, et tout Israël avec lui, se tourna vers Dabir, et il l’attaqua. Il la prit, elle, son roi et toutes les villes de sa dépendance ; et ils les frappèrent du tranchant de l’épée, et ils dévouèrent par anathème tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, sans laisser échapper personne. Josué traita Dabir et son roi comme il avait traité Hébron, et comme il avait traité Lebna et son roi. Josué frappa tout le pays : la Montagne, le Négéb, le bas pays et les coteaux, avec tous leurs rois, sans laisser échapper personne, dévouant par anathème tout ce qui avait vie, comme l’avait ordonné Yahweh, le Dieu d’Israël. Josué les battit de Cadès-Barné à Gaza, et tout le pays de Gosen jusqu’à Gabaon.

Josué 15, 41 : Gideroth, Beth-Dagon, Naama et Macéda : seize ville et leurs villages.

Tournez-vous encore. Vous voyez cette montagne solitaire au milieu de la plaine qui appartenait autrefois aux Philistins ? Là se trouve Gat, patrie de Goliath et lieu de refuge pour David auprès d’Akish pour fuir la folle colère de Saül. Get, Gath, Tel es-Safieh. Plusieurs fois mentionnée dans la Bible (dont 1 Samuel 17,4). Le site fut identifié en 1887 mais c’est seulement en 2001 que des fouilles ont confirmé les hypothèses antérieures. La description de Maria Valtorta n’en est que plus remarquable (Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta).         

Là se trouve Gat, patrie de Goliath et lieu de refuge pour David auprès d’Akish pour fuir la folle colère de Saül. Cf. 1 Samuel 27,1-4 : David se dit à lui-même : « Je périrai un jour par la main de Saül ; il n’y a rien de mieux pour moi que de me réfugier promptement au pays des Philistins, afin que Saül renonce à me chercher encore dans tout le territoire d’Israël ; j’échapperai ainsi à sa main. » Et David s’étant levé, lui et les six cents hommes qui étaient avec lui, ils passèrent chez Achis, fils de Maoch, roi de Geth. David demeura auprès d’Achis, à Geth, lui et ses gens, chacun avec sa famille, et David avec ses deux femmes, Achinoam de Jezraël, et Abigaïl de Carmel, femme de Nabal. On annonça à Saül que David s’était enfui à Geth, et il ne recommença pas à le poursuivre.    

Cet horizon ouvert, ce sont les plaines de la terre très fertile des Philistins. Nous irons par là jusqu’à Ramlé. Ramlé, Ramla, Ramleh. Ramlé est présentée par les historiens comme la seule cité de Palestine fondée par les arabes, bâtie vers 705-715 par le calife Suleiman ibn Abed al-Malik. Le fait que le nom soit «cité par Jésus» semble indiquer une existence bien antérieure au 8e siècle (Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta).          

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Livre de Josué 10, 1-51 (Gérimot | Maggeda)

Jos 10,1-51 : Adonisédec, roi de Jérusalem, apprit que Josué s’était emparé d’Haï et l’avait dévouée par anathème, qu’il avait traité Haï et son roi comme il avait traité Jéricho et son roi, et que les habitants de Gabaon, ayant fait la paix avec Israël, étaient au milieu d’eux. Il eut alors une grande crainte ; car Gabaon était une grande ville, comme une des villes royales, plus grande même qu’Haï, et tous ses hommes étaient vaillants. Adonisédec, roi de Jérusalem, envoya dire à Oham, roi d’Hébron, à Pharam, roi de Jérimoth, à Japhia, roi de Lachis, et à Dabir, roi d’Eglon : « Montez vers moi et venez à mon aide, afin que nous frappions Gabaon, car elle a fait la paix avec Josué et avec les enfants d’Israël. » Ainsi cinq rois des Amorrhéens, le roi de Jérusalem, le roi d’Hébron, le roi de Jérimoth, le roi de Lachis et le roi d’Eglon, se rassemblèrent et montèrent avec toutes leurs armées ; ils établirent leur camp près de Gabaon et l’assiégèrent. Les gens de Gabaon envoyèrent dire à Josué, au camp de Galgala : « Ne refuse pas ta main à tes serviteurs, hâte-toi de monter vers nous, délivre-nous, donne-nous du secours ; car tous les rois des Amorrhéens qui habitent la montagne se sont ligués contre nous. » Josué monta de Galgala, lui et tous les gens de guerre avec lui, et tous les vaillants guerriers. Yahweh dit à Josué : « Ne les crains point, car je les ai livrés entre tes mains, et pas un d’eux ne tiendra devant toi. » Josué vint sur eux subitement ; il avait monté de Galgala toute la nuit. Et Yahweh jeta sur eux le trouble devant Israël ; Israël leur infligea une grande défaite près de Gabaon, les poursuivit sur le chemin qui monte à Béthoron, et les battit jusqu’à Azéca et Macéda. Comme ils fuyaient devant Israël, à la descente de Béthoron, Yahweh fit tomber du ciel sur eux de grosses pierres jusqu’à Azéca, et ils moururent ; ceux qui moururent par les pierres de grêle furent plus nombreux que ceux qui furent tués par l’épée des enfants d’Israël. Alors Josué parla à Yahweh, le jour où Yahweh livra les Amorrhéens aux enfants d’Israël, et il dit à la vue d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi, lune, sur la vallée d’Ajalon ! Et le soleil s’arrêta, et la lune se tint immobile, jusqu’à ce que la nation se fut vengée de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Et le soleil s’arrêta au milieu du ciel, et ne se hâta point de se coucher, presque un jour entier. Il n’y eut pas, ni avant ni après, de jour comme celui-là, où Yahweh obéit à la voix d’un homme ; car Yahweh combattait pour Israël.

Josué, et tout Israël avec lui, passa de Lebna à Lachis ; il établit son camp devant elle et l’attaqua. Et Yahweh livra Lachis entre les mains d’Israël, qui la prit le second jour, et la frappa du tranchant de l’épée, elle et tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, comme il avait fait pour Lebna. — Alors Horam, roi de Gaser, monta pour secourir Lachis ; Josué le battit, lui et son peuple, sans laisser échapper personne. Josué, et tout Israël avec lui, passa de Lachis à Eglon ; ils établirent leur camp devant elle et l’attaquèrent. Ils la prirent le même jour, et la frappèrent du tranchant de l’épée ; tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, Josué les dévoua par anathème ce jour-là, selon tout ce qu’il avait fait pour Lachis.

Josué, et tout Israël avec lui, monta d’Églon à Hébron, et ils l’attaquèrent. L’ayant prise, ils la frappèrent du tranchant de l’épée, elle, son roi, toutes les villes de sa dépendance et tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, sans laisser échapper personne, comme Josué avait fait pour Eglon ; et il la dévoua par anathème, avec tous les êtres vivants qui s’y trouvaient. Josué, et tout Israël avec lui, se tourna vers Dabir, et il l’attaqua. Il la prit, elle, son roi et toutes les villes de sa dépendance ; et ils les frappèrent du tranchant de l’épée, et ils dévouèrent par anathème tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, sans laisser échapper personne. Josué traita Dabir et son roi comme il avait traité Hébron, et comme il avait traité Lebna et son roi. Josué frappa tout le pays : la Montagne, le Négéb, le bas pays et les coteaux, avec tous leurs rois, sans laisser échapper personne, dévouant par anathème tout ce qui avait vie, comme l’avait ordonné Yahweh, le Dieu d’Israël. Josué les battit de Cadès-Barné à Gaza, et tout le pays de Gosen jusqu’à Gabaon.

Livre de Josué 15, 41 (Macéda)

Js 15, 41 : Gideroth, Beth-Dagon, Naama et Macéda : seize ville et leurs villages.

Livre de Josué 15, 56 (Zanuah)

Js 15,56 : « Jezraël, Jucadam, Zanoé »

Premier Livre de Samuel 6, 1-15 (Bet-Shémesh - L'Arche rendue par les Philistins)

1 S 6,1-15 : L’arche de Yahweh fut sept mois dans le pays des Philistins. Et les Philistins appelèrent les prêtres et les devins et leur dirent : « Que ferons-nous de l’arche de Yahweh ? Faites-nous connaître comment nous devons la renvoyer en son lieu. » Ils répondirent : « Si vous renvoyez l’arche du Dieu d’Israël, ne la renvoyez pas à vide, mais ne manquez pas de lui faire une offrande de réparation ; vous guérirez alors et vous saurez pourquoi sa main ne s’est pas retirée de vous. Les Philistins dirent : « Quelle offrande de réparation lui feront-nous ? » Ils répondirent : « Cinq tumeurs d’or et cinq souris d’or, selon le nombre des princes des Philistins, car une même plaie a été sur vous et sur vos princes. Faites donc des figures de vos tumeurs et des figures de vos souris qui ravagent le pays, et donnez ainsi gloire au Dieu d’Israël : peut-être cessera-t-il d’appesantir sa main sur vous, sur vos dieux et sur votre pays. Pourquoi endurciriez-vous votre cœur, comme l’Égypte et Pharaon ont endurci le leur ? N’ont-il pas, lorsqu’il eut exercé ses châtiments sur eux, laissé partir les enfants d’Israël ? Maintenant donc faites un chariot neuf, et prenez deux vaches qui allaitent et qui n’aient point porté le joug ; attelez les vaches au chariot, et ramenez loin d’elles leurs petits à l’étable. Vous prendrez l’arche de Yahweh et vous la mettrez sur le chariot ; puis, ayant placé à côté d’elle, dans un coffret, les objets d’or que vous aurez donnés en offrande de réparation, vous la renverrez et elle s’en ira. Suivez-la du regard : si elle monte par le chemin de sa frontière, vers Beth-Samès, c’est Yahweh qui nous a fait ce grand mal ; sinon, nous saurons que ce n’est pas sa main qui nous a frappés, et que cela nous est arrivé par hasard. »

Ces gens firent ainsi ; ayant pris deux vaches qui allaitaient, ils les attelèrent au chariot et ils enfermèrent leurs petits dans l’étable. Ils mirent sur le chariot l’arche de Yahweh, et le coffret avec les souris d’or et les figures de leurs tumeurs. Les vaches prirent tout droit le chemin de Beth-Samès ; elles suivirent toujours la même route en marchant et en mugissant, sans se détourner ni à droite ni à gauche. Les princes des Philistins allèrent derrière elles jusqu’à la frontière de Beth-Samès. Les gens de Beth-Samès étaient à moissonner le blé dans la vallée. Levant les yeux, ils aperçurent l’arche, et se réjouirent en la voyant. Le chariot arriva dans le champ de Josué le Bethsamite et s’y arrêta. Il y avait là une grosse pierre. On fendit le bois du chariot et l’on offrit les vaches en holocauste à Yahweh. Les Lévites, après avoir descendu l’arche de Yahweh, et le coffret qui était auprès, renfermant les objets d’or, posèrent le tout sur la grosse pierre. Les gens de Beth-Samès offrirent en ce jour-là des holocaustes et des sacrifices à Yahweh.

Premier livre de Samuel 17, 1-54 (Gat | Soco | Azéqa | Vallée de Tébérinthe | David et Goliath)

1 S 17,1 : Les Philistins, ayant rassemblé leurs armées pour faire la guerre, se réunirent à Socho, qui appartient à Juda ; ils campèrent entre Socho et Azéca, à Ephès-Dommim.

1 S 17,2-54 : Saül et les hommes d’Israël se rassemblèrent aussi et campèrent dans la vallée de Térébinthe ; ils se rangèrent en bataille en face des Philistins. Les Philistins étaient postés sur la montagne d’un côté, et Israël était posté sur la montagne de l’autre côté : la vallée était entre eux. Alors sortit des camps des Philistins un champion ; il se nommait Goliath, il était de Geth, et sa taille était de six coudées et un palme. Un casque d’airain couvrait sa tête, et il portait une cuirasse à écailles ; et le poids de la cuirasse était de cinq mille sicles d’airain. Il avait aux pieds une chaussure d’airain et un javelot d’airain entre ses épaules. Le bois de sa lance était comme une ensouple de tisserand, et la pointe de sa lance pesait six cents sicles de fer ; celui qui portait son bouclier marchait devant lui. Goliath s’arrêta et, s’adressant aux bataillons d’Israël, il leur cria : « Pourquoi êtes-vous sortis pour vous ranger en bataille ? Ne suis-je pas le Philistin, et n’êtes-vous pas les esclaves de Saül ? Choisissez un homme qui descende contre moi. S’il l’emporte en se battant avec moi et qu’il me tue, nous vous serons assujettis ; mais si je l’emporte sur lui et que je le tue, vous nous serez assujettis et vous nous servirez. »

Le Philistin ajouta : « Je jette aujourd’hui ce défi à l’armée d’Israël : Donnez-moi un homme, et nous nous battrons ensemble. » En entendant ces paroles du Philistin, Saül et tout Israël furent effrayés et saisis d’une grande crainte. Or David était fils de cet Ephratéen de Bethléem de Juda nommé Isaï, qui avait huit fils ; cet homme, au temps de Saül, était vieux, avancé en âge. Les trois fils aînés d’Isaï étaient allés suivre Saül à la guerre ; et les noms de ces trois fils qui étaient allés à la guerre étaient Eliab l’aîné, Abinadab le second, et Samma le troisième. David était le plus jeune. Les trois aînés suivaient Saül, et David allait et venait d’auprès de Saül, pour paître les brebis de son père à Bethléem. Le Philistin s’avançait matin et soir, et il se présenta pendant quarante jours. Isaï dit à David, son fils : « Prends pour tes frères cet épha de grain rôti et ces dix pains, et cours au camp vers tes frères. Et ces dix fromages, porte-les au chef de leur millier. Tu visiteras tes frères pour voir s’ils se portent bien, et tu prendras d’eux un gage. Saül et eux, et tous les hommes d’Israël, sont dans la vallée de Térébinthe, faisant la guerre aux Philistins. »

David se leva de bon matin et, laissant les brebis à un gardien, il prit les provisions et partit, comme Isaï le lui avait commandé. Quand il arriva au campement, l’armée sortait du camp pour se ranger en bataille et on poussait des cris de guerre. Israélites et Philistins se rangèrent en ligne, troupe contre troupe. David déposa ses bagages entre les mains du gardien des bagages, et courut vers la troupe. Aussitôt arrivé, il demanda à ses frères comment ils se portaient. Pendant qu’il s’entretenait avec eux, voici que le champion, — il se nommait Goliath, le Philistin de Geth, — s’avança hors des rangs des Philistins, tenant les mêmes discours et David l’entendit. En voyant cet homme, tous ceux d’Israël se retirèrent devant lui, saisis d’une grande crainte. Un Israélite dit : « Voyez-vous cet homme qui s’avance ? C’est pour défier Israël qu’il s’avance. Celui qui le tuera, le roi le comblera de grandes richesses, il lui donnera sa fille et il affranchira de toute charge la maison de son père en Israël. » David dit aux hommes qui se tenaient près de lui : « Que fera-t-on à celui qui tuera ce Philistin et qui ôtera l’opprobre de dessus Israël ? Qui est donc ce Philistin, cet incirconcis, pour insulter les troupes du Dieu vivant ? » Le peuple lui répéta les mêmes paroles, en disant : « Voilà ce qu’on fera à celui qui le tuera. » Eliab, son frère aîné, l’entendit parler aux hommes, et la colère d’Eliab s’enflamma contre David, et il dit : « Pourquoi es-tu descendu, et à qui as-tu laissé ce petit nombre de brebis dans le désert ? Je connais ton orgueil et la malice de ton cœur ; c’est pour voir la bataille que tu es descendu. »

David répondit : « Qu’ai-je fait maintenant ? N’est-ce pas une simple parole ? » Et, se détournant de lui pour s’adresser à un autre, il tint le même langage ; et le peuple lui répondit comme la première fois. Lorsqu’on eut entendu les paroles prononcées par David, on les rapporta à Saül, qui le fit venir. David dit à Saül : « Que le cœur ne défaille à personne ! Ton serviteur ira combattre contre ce Philistin. » Saül dit à David : « Tu ne peux aller contre ce Philistin pour combattre avec lui, car tu es un enfant, et il est un homme de guerre depuis sa jeunesse. » David dit à Saül : « Lorsque ton serviteur faisait paître les brebis de son père, et qu’un lion ou un ours venait et enlevait une brebis du troupeau, je me mettais à sa poursuite, je le frappais et j’arrachais la brebis de sa gueule ; s’il se dressait contre moi, je le saisissais à la mâchoire, je le frappais et je le tuais. Ton serviteur a tué le lion comme l’ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l’un d’eux, car il a insulté les troupes du Dieu vivant. » David ajouta : « Yahweh qui m’a délivré du lion et de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. » Et Saül dit à David : « Va, et que Yahweh soit avec toi ! »

Saül fit revêtir David de ses habits, mit sur sa tête un casque d’airain et l’endossa d’une cuirasse ; puis David ceignit l’épée de Saül par-dessus son armure, et il essaya de marcher, car il n’avait jamais essayé d’armure. David dit à Saül : « Je ne puis marcher avec ces armes, je n’y suis point accoutumé. » Et, s’en étant débarrassé, David prit en main son bâton, choisit dans le torrent cinq cailloux polis et les mit dans son sac de berger, dans sa gibecière. Puis, sa fronde à la main, il s’avança vers le Philistin. Le Philistin s’approcha peu à peu de David, précédé de l’homme qui portait le bouclier. Le Philistin regarda, vit David et le méprisa, car il était très jeune, blond et beau de visage. Le Philistin dit à David : « Suis-je un chien, que tu viennes à moi avec un bâton ? » Et le Philistin maudit David par ses dieux. Et le Philistin dit à David : « Viens à moi, que je donne ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs. » David répondit au Philistin : « Tu viens à moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi je viens à toi au nom de Yahweh des armées, du Dieu des bataillons d’Israël, que tu as insulté. Aujourd’hui Yahweh te livrera entre mes mains, je te frapperai et j’enlèverai ta tête de dessus toi ; aujourd’hui je donnerai les cadavres de l’armée des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre ; et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu ; et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ou par la lance que Yahweh sauve, car à Yahweh appartient la guerre, et il vous a livrés entre nos mains. »

Le Philistin, s’étant levé, se mit en marche et s’avança au-devant de David, et David se hâta de courir, vers le front de la troupe, à la rencontre du Philistin. David mit la main dans sa gibecière, en retira une pierre et la lança avec sa fronde ; il frappa le Philistin au front, et la pierre s’enfonça dans son front, et il tomba le visage contre terre. Ainsi David, avec une fronde et une pierre, fut plus fort que le Philistin, il frappa à mort le Philistin. Et il n’y avait pas d’épée dans la main de David. David courut, s’arrêta près du Philistin et, s’étant saisi de son épée qu’il tira du fourreau, il le tua et lui coupa la tête avec elle. Voyant leur héros mort, les Philistins prirent la fuite. Et les hommes d’Israël et de Juda se levèrent, en poussant des cris, et poursuivirent les Philistins jusqu’à l’entrée de Geth et jusqu’aux portes d’Accaron. Les cadavres des Philistins jonchèrent le chemin de Saraïm jusqu’à Geth et jusqu’à Accaron. À leur retour de la poursuite des Philistins, les enfants d’Israël pillèrent leur camp. David prit la tête du Philistin et la fit porter à Jérusalem, et il mit dans sa tente les armes du Philistin.

Premier livre de Samuel 27, 1-4 (Gat, Geth | David, Akish, Saül)

1 S 27,1-4 : David se dit à lui-même : « Je périrai un jour par la main de Saül ; il n’y a rien de mieux pour moi que de me réfugier promptement au pays des Philistins, afin que Saül renonce à me chercher encore dans tout le territoire d’Israël ; j’échapperai ainsi à sa main. » Et David s’étant levé, lui et les six cents hommes qui étaient avec lui, ils passèrent chez Achis, fils de Maoch, roi de Geth. David demeura auprès d’Achis, à Geth, lui et ses gens, chacun avec sa famille, et David avec ses deux femmes, Achinoam de Jezraël, et Abigaïl de Carmel, femme de Nabal. On annonça à Saül que David s’était enfui à Geth, et il ne recommença pas à le poursuivre.

Livre des Juges 13, 2 (Corea)

Jg 13,2 : Il y avait un homme de Saraa, de la famille des Danites, nommé Manué ; sa femme était stérile, et n’avait pas enfanté.

Livre des Juges 14, 1-20 (Samsom - Timna)

Jg 14,1-20 : Samson descendit à Thamna, et il vit à Thamna une femme d’entre les filles des Philistins. Lorsqu’il fut remonté, il le déclara à son père et à sa mère, en disant : « J’ai vu à Thamna une femme d’entre les filles des Philistins ; prenez-la maintenant pour être ma femme. » Son père et sa mère lui dirent : « N’y a-t-il point de femme parmi les filles de tes frères et dans tout notre peuple, que tu ailles prendre une femme chez les Philistins, qui sont incirconcis ? » Et Samson dit à son père : « Prends celle-là pour moi, car elle me plaît. » Son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de Yahweh ; car il cherchait une occasion de querelle venant des Philistins. — En ce temps-là les Philistins dominaient sur Israël. Samson descendit avec son père et sa mère à Thamna. Lorsqu’ils arrivèrent aux vignes de Thamna, voici qu’un jeune lion rugissant vint à sa rencontre. L’Esprit de Yahweh saisit Samson ; et, sans avoir rien à la main, Samson déchira le lion comme on déchire un chevreau. Et il ne raconta pas à son père et à sa mère ce qu’il avait fait.

Il descendit et parla à la femme, et elle lui plut. Quelque temps après, s’étant rendu de nouveau à Thamna pour la prendre, il fit un détour pour voir le cadavre du lion, et voici qu’il y avait un essaim d’abeilles et du miel dans le corps du lion. Il en prit dans ses mains et en mangea chemin faisant ; et lorsqu’il fut arrivé près de son père et de sa mère, il leur en donna et ils en mangèrent ; mais il ne leur dit pas qu’il avait pris le miel dans le corps du lion. Le père de Samson descendit chez la femme ; et là, Samson donna un festin, car c’était la coutume des jeunes gens. Dès qu’on le vit, on invita trente compagnons pour être avec lui.

Samson leur dit : « Je vais vous proposer une énigme. Si vous me l’expliquez pendant les sept jours du festin et si vous la devinez, je vous donnerai trente tuniques et trente vêtements de rechange ; mais si vous me pouvez pas me l’expliquer, c’est vous qui me donnerez trente tuniques et trente vêtements de rechange. » Ils lui dirent : « Propose ton énigme, que nous l’entendions. » Il leur dit : « De celui qui mange est sorti ce qui se mange, du fort est sorti le doux. » Pendant trois jours, ils ne purent expliquer l’énigme. Le septième jour, ils dirent à la femme de Samson : « Persuade à ton mari de nous expliquer l’énigme ; sinon, nous te brûlerons, toi et la maison de ton père. C’est pour nous dépouiller que vous nous avez invités, sans doute ? » La femme de Samson pleurait auprès de lui et disait : « Tu n’as pour moi que de la haine, et tu me m’aimes pas. Tu as proposé une énigme aux fils de mon peuple, et tu ne me l’as pas expliquée ! » Il lui répondit : « Je ne l’ai expliquée ni à mon père ni à ma mère, et je te l’expliquerais ! » Elle pleura ainsi devant lui pendant les sept jours que dura le festin ; le septième jour, comme elle le tourmentait, il lui expliqua l’énigme, et elle l’expliqua aux enfants de son peuple. Les gens de la ville dirent à Samson, le septième jour, avant le coucher du soleil : « Quoi de plus doux que le miel, et quoi de plus fort que le lion ? » Et il leur dit : « Si vous n’aviez pas labouré avec ma génisse, vous n’auriez pas deviné mon énigme. » L’Esprit de Yahweh le saisit, et il descendit à Ascalon. Il y tua trente hommes et, ayant pris leurs dépouilles, il donna les vêtements de rechange à ceux qui avaient expliqué l’énigme. Puis, enflammé de colère, il monta à la maison de son père. La femme de Samson fut donnée à l’un de ses compagnons qu’il s’était choisi pour ami.

EMV 216 · Tome 3, p. 449-455

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Titre du chapitre : Les infidélités des disciples, dans la parabole du pissenlit.

Date de la vision : Jeudi 12 juillet 1945

Calendrier : Samedi 6 mai 28

Lieux (carte) : Près d'Ashqelôn

Cycle : Apostolat en Philistie

Résumé : Les apôtres progressent sur une plaine inondée par le soleil. Avant de s'attarder sur la vision en elle-même, Maria décrit les saisons et leurs différences, ainsi que la variété des heures et des lieux. Comme l'odeur de l'aurore n'est pas semblable à celle de midi, l'odeur des rivages n'est pas comparables à l'odeur des tempêtes ou de la mer. Le Créateur a ainsi pu donner un cachet à chacune des choses qu'il a créée. Maria revient ensuite sur la vision et constate que le groupe apostolique est en sueurs tellement il fait chaud. Ceux-ci ont soif et regrettent l'absence d'un ruisseau, le fait de ne pas être en montagne ou même sur le lac de Galilée. Jésus les encourage alors en disant qu'ils vont bientôt arriver sur le bord de la mer et qu'il fera alors plus doux. Apparemment, ils n'ont pas été accueillis dans le précédent village, où ils auraient de l'ombre, de l'eau et un lieu où se reposer.

Bientôt, c'est Thomas qui avoue avoir faim et Simon le Zélote comme Jésus sont prêts à donner leur part. Ils mangent, et peu après, L'ancien lépreux et ami de Lazare trouve un mince filet d'eau où ils peuvent venir s'abreuver et remplir leurs gourdes. Puis, ils sommeillent contre un arbre, épuisés. En voyant les disciples ainsi, Jésus hoche la tête et il explique à Simon le Zélote qu'un jour ils seront heureux d'avoir marché sous la canicule, en étant épuisés, assoiffés, à la suite de leur Maître persécuté. Quand l'apôtre souligne qu'ils sont heureux de le suivre ainsi, Jésus répond que Simon le Zélote est toujours content oui, mais pas forcément les autres et il prend l'exemple d'un pissenlit. Il souffle dessus et explique que bien peu d'ombrelles vont sur son coeur et que même plus tard, certaines se détachent encore de lui. Il en ira de même des disciples : les uns s'en iront par agitation, les autres par inconstance, par pesanteur, par orgueil, par légèreté.

Simon lui avoue peu de temps après qu'il n'arrive pas à aimer Judas et il lui demande s'il lui paraît sincère. Jésus ne lui répond pas tout de suite et observe intensément des libellules sur le bord de l'eau. Face à l'insistance de Simon, il répond de manière allusive.

Contenu du chapitre : 216.1 : Maria Valtorta s’attarde à décrire la variété des odeurs et la beauté de l'univers. 216.2 : Les apôtres progressent sous le soleil, tiraillés par l’accueil, la faim et la soif. Le Zélote découvre un filet d'eau. 216.3 : Jésus s'entretient avec le Zélote et compare la fidélité de ses disciples à la fleur de pissenlit qui se disperse. 216.4 : Jésus répond de façon allusive à sa pensée sur Judas.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 78

EMV 216.2 · Tome 3, p. 451

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Citation

Jésus marche donc à travers les moissons. La journée est chaude, la région déserte. On ne voit pas âme qui vive dans les champs. Rien que les épis mûrs et, çà et là, des arbres. Soleil, blés, oi­seaux, lézards, touffes vertes et immobiles dans l’air paisible : voilà ce qui entoure Jésus. Aux deux extrémités de la grand-route que suit Jésus, ruban poussiéreux et éblouissant à travers la mer des grains, se trouvent d’un côté un petit village, de l’autre une ferme. Rien d’autre.

Tous avancent en silence, en sueur. Ils ont ôté leurs manteaux mais doivent souffrir pareillement sous leurs vêtements de laine, même s’ils sont légers. Seuls Jésus, ses deux cousins et Judas Iscariote sont habillés de lin ou de chanvre. Les vêtements de Jésus et de Judas sont sûrement en lin blanc, les autres, ceux des fils d’Alphée me paraissent, à cause de leur épaisseur, plus lourds que du lin, et ils sont teints d’une couleur ivoire foncé, précisément comme celle du chanvre non blanchi. Les autres portent leurs vêtements habituels et marchent en essuyant leur transpiration avec le voile de lin qui leur couvre la tête.

Ils parviennent à un bouquet d’arbres, à un carrefour. Ils s’ar­rêtent à leur ombre salutaire et boivent avidement à leurs gourdes.

« Elle est aussi chaude que si elle avait été sur le feu, bougonne Pierre.

– Si seulement il y avait un ruisseau ! Soupire Barthélemy. Mais rien, rien ! Bientôt, je n’en aurai plus.

– Je dirais presque que mieux vaut la montagne, gémit Jacques, fils de Zébédée, congestionné par la chaleur.

– Le mieux, c’est la barque. Elle est fraîche, reposante, propre, ah ! » dit Pierre.

Son cœur s’envole vers le lac et sa barque.

« Vous avez tous raison ! Dit Jésus pour les encourager. Mais les pécheurs se trouvent en montagne comme en plaine. S’ils ne nous avaient pas chassés de la Belle Eau et s’ils n’avaient pas été toujours sur nos talons, je serais venu ici entre Tébet et Shebat. Mais nous allons bientôt arriver au bord de la mer. L’air y est tempéré par le vent du large. »

Détail

Evocation de la Belle-Eau alors que les apôtres marchent sous une chaleur étouffante.

Annotation

S’ils ne nous avaient pas chassés de la Belle Eau et s’ils n’avaient pas été toujours sur nos talons, je serais venu ici entre Tébet et Shebat. Début janvier. Les disciples chassés de la "Belle Eau", une propriété de Lazare en bordure du Jourdain, Cf. EMV 133.5-7 quand les apôtres apprennent la menace. Ils sont chassés dans l'EMV 137, spécialement dans l'EMV 137.5.

EMV 218 · Tome 3, p. 460-472

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Titre du chapitre : Diverses rencontres à Ashqelôn (Ascalon), ville de Philistie

Date de la vision : Samedi 14 juillet 1945

Calendrier : Dimanche 7 mai 28 (25 Lyar ou Ziv 3788)

Lieux (carte) : Ashqêlon (Ascalon)

Cycle : Apostolat en Philistie

Résumé : Les apôtres se réveillent là et reprennent la route. Ils arrivent sur un rivage et Jean est hypnotisé par la mer. Les apôtres demandent par où ils vont entrer à Asqêlon et Jésus déclare qu'il sait par où aller. Les disciples demandent donc s'il est déjà venu, et il répond par l'affirmative : cependant, il était beaucoup trop petit pour s'en souvenir. Jacques de Zébédée fait alors remarquer que le Christ ne se trompe jamais de route et ce n'est pas la première fois qu'il s'en rend compte.

Ils avancent jusqu'à un petit faubourg rural où se trive des maraîchers. Comme ils ont faim, Thomas négocient durement avec l'un d'eux pour obtenir des oeufs, et il finit par en obtenir deux douzaine. Ils vont alors s'entretenir avec un autre maraîcher qui possèderait pour sa part du pain. Le vieillard les ignore au début, mais Pierre finit par obtenir une réaction en évoquant Samson, le personnage biblique, et Simon de Jonas finit par dire qu'il est chrétien, qu'il appartient au Christ, le Messie et le roi d'Israël qui vaincra "le monde entier et même l'enfer". Cela attire la curiosité de l'homme, qui les invite à approcher. Ses esclaves, deux Africaines appelées Anibé et Nubi, viennent les servir et ils mangent ensemble. Le vieil Ananias explique l'origine des femmes, et demande comment Jésus va faire sa conquête. Ce dernier explique alors qu'il veut nous donner le Royaume des Cieux, même à lui qui est philistin. Celui-ci est intéressé par la notion éternelle de l'âme, qui est aussi donnée à Anibé et Nubi. Jésus lui promet d'ailleurs que l'épouse et le fils qu'il a perdus ne sont pas morts, car l'âme survit. Le maraîcher finit par leur offrir un logement, et le groupe apostolique le quitte le temps d'aller en ville. Jésus envoie les apôtres prêcher et lui, de son côté, se promène tout seul à Ascalon.

Il y rencontre Alexandre, un enfant qui a été renvoyé de la classe car il était turbulent. Après avoir obtenu la promesse de l'enfant de ne plus mal se comporter, et surtout de ne plus faire de pantin en bois qui se moque du chef de la synanogue, Jésus va avec lui jusqu'au magasin de ses parents. Il y rencontre sa mère, et la pauvre Dina, une autre enfant dont la mère est très malade. La petite a perdu son père en mer, et comme ce dernier était l'employé des parents d'Alexandre, ceux-ci ont veillé sur sa progéniture comme ils ont pu. Mais la mère de Dina se meurt d'un mal incurable. Jésus lui demande donc de la conduire jusqu'à chez elle, et en chemin, elle affirme que si elle savait où était le Messie, elle croirait et lui demanderait le miracle. Jésus sourit face à sa profession de foi, et quand ils arrivent jusqu'à la mourante, il se fait alors connaître tel qu'il est et guérit la mère. Il prend alors congé de cette pauvre famille d'Asqêlon.

Contenu du chapitre : 218.1 : En route, le long du rivage, pour la ville déjà en vue. 218.2 : Sur le marché, Thomas marchande des œufs avec un philistin. 218.3 : Pierre demande du pain au philistin Ananias et lui parle du Messie. 218.4 : Ananias retient à manger Jésus et les siens. 218.5 : Jésus lui parle du Royaume pour tous, même les philistins, et de son âme. 218.6 : Jésus envoie les apôtres prêcher en quatre groupes. Seul, il repousse une prostituée, mais accueille les enfants. 218.7 : Il va avec le petit Alexandre qui lui raconte l'histoire de la petite Dina. Jésus se fait remettre un pantin irrespectueux. 218.8 : Il admire les tapis de la fabrique et la bonté de la mère. 218.9 : Il parle du Messie à la petite Dina qui le conduit chez elle. 218.10 : Où il guérit sa mère mourante.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 80

EMV 218.1 · Tome 3, p. 460-461

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

L’haleine fraîche de l’aube réveille les dormeurs. Ils se lèvent de la couche de sable sur laquelle ils ont dormi, à l’abri d’une dune parsemée de quelques herbes sèches, et ils grimpent à son sommet. Une immense côte sableuse se trouve devant eux, alors que, tout près et un peu plus loin, des terrains portent de belles cultures. Les pierres blanches d’un torrent à sec font ressortir la couleur blonde du sable. Il descend, avec cette blancheur d’os desséchés, jusqu’à la mer qui scintille au loin. Les flots de cette dernière sont gonflés par la marée du matin, mais surtout par un léger mistral qui ride l’océan. Ils suivent le bord de la dune jusqu’au torrent à sec, le franchissent, reprennent leur marche en diagonale sur les dunes qui s’éboulent sous leurs pas. Ainsi ondulées, elles semblent continuer l’océan en vagues solides et sèches, à la place des flots agités.

Ils arrivent sur le rivage humide et marchent plus à leur aise. Jean est comme hypnotisé par le spectacle de la mer sans fin qu’illuminent les premiers rayons du soleil. Il semble boire cette beauté et ses yeux paraissent en devenir plus bleus. Pierre, plus pratique, se déchausse, relève son vêtement et patauge dans les flaques de la rive en quête de quelque crabe ou coquillage à sucer.

A deux bons kilomètres de là, une belle ville maritime s’étend le long de la rive sur une ligne de rochers en forme de demi-lune au-delà de laquelle le vent et la tempête ont transporté du sable. Maintenant que l’eau se retire avec la marée basse, cette barrière rocheuse se découvre aussi à cet endroit, les obligeant à revenir sur le sable sec pour ne pas blesser leurs pieds nus sur les écueils.

« Par où entrons-nous, Seigneur ? D’ici, on ne voit qu’une épaisse muraille. Du côté de la mer, impossible d’entrer. La ville est au point le plus profond de l’arc, dit Philippe.

– Venez, dit Jésus. Je sais par où l’on entre.

– Tu y es déjà allé ?

– Une fois, quand j’étais tout petit, mais je ne m’en souviendrais pas. Cependant, je sais par où passer.

– Etrange ! Je l’ai remarqué bien des fois… Tu ne te trompes jamais de route. Parfois, nous te faisons te tromper. Mais toi, on dirait que tu es toujours déjà venu dans le lieu où tu vas », s’extasie Jacques, fils de Zébédée.

Jésus sourit sans répondre.

Détail

Le Christ n'ignore pas par où aller durant sa vie publique, et Jacques de Zébédée le lui fait remarquer.