Aller au contenu

Notes du thème

Personnages dans L'Evangile tel qu'il m'a été révélé

Page 132 sur 223

Confort de lecture

Aa

EMV 132.6 · Tome 2, p. 390

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

La femme voilée s’éloigne de son pas habituel, svelte et légèrement ondulant. Elle semble avoir des ailes, avec son manteau gonflé par le vent aux épaules.

« Je vais comprendre si elle est d’Israël, dit Pierre.

– Pourquoi ?

– Parce que si elle reste ici, c’est signe que...

– ... que cette pauvre femme n’a pas de maison à elle, rien de plus. Souviens-toi de cela, Pierre. »

Jésus se dirige vers le village.

« Oui, Maître, je m’en souviendrai... »

Détail

Jésus envoie le peuple israélite à la Fête de la Dédicace (on allume généralement les lumières en famille). Pierre regarde la femme voilée et espère découvrir grâce à ça si elle est juive.

EMV 132.7 · Tome 2, p. 391

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

« Sais-tu que je suis né justement le 25 du mois de Casleu ?

– Eh ! Qui sait combien de lumières ? demande Pierre, étonné.

– On ne pouvait les compter... Toutes les étoiles du ciel étaient là...

– Non ! On ne t’a pas fait fête à Nazareth ?

– Je ne suis pas né à Nazareth, mais dans une ruine, à Bethléem. Je vois que Jean a su se taire. Il est très obéissant, Jean.

– Et il n’est pas curieux. Mais moi... je le suis tellement ! Tu vas le raconter ? A ton pauvre Simon. Autrement, comment faire pour parler de toi ? »

Détail

Jésus dit à Pierre :

EMV 132.7-8 · Tome 2, p. 391-393

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Parfois des gens me questionnent, et je ne sais que dire... Les autres savent comment parler. Je veux dire tes frères et Simon, Barthélemy et aussi Judas. Et... oui, Thomas aussi sait parler... on dirait quelqu’un qui fait de la réclame au marché... pour vendre sa marchandise. Mais il arrive à parler... Matthieu... lui aussi se débrouille bien ! Il déploie l’ancien savoir-faire dont il usait pour plumer les gens à son comptoir de gabelle, pour forcer les autres à dire : “ Tu as raison. ” Mais moi !... Pauvre Simon, fils de Jonas ! Qu’est-ce que les poissons ont bien pu t’enseigner ? Et le lac ? Deux choses... mais qui ne servent pas : les poissons à me taire et à être constant : leur constance à échapper au filet et pour moi la constance à les y mettre. Le lac, à être courageux et à avoir l’oeil à tout. Et la barque ? A trimer sans épargner mes muscles, à rester debout même si les eaux sont agitées et si on risque de tomber. L’oeil sur l’étoile polaire, les mains fermes à la barre, force, courage, constance, attention, voilà ce que m’a enseigné ma pauvre vie... »

Jésus lui pose une main sur l’épaule et le secoue en le regardant avec affection et admiration, une véritable admiration pour cette simplicité et il dit :

« Et ça te paraît peu, Simon Pierre ? Tu as tout ce qu’il faut pour être ma “ pierre ”. Il n’y a rien à ajouter, rien à enlever. Tu seras le pilote éternel, Simon. Et à celui qui viendra après toi, tu diras : “ L’oeil sur l’étoile polaire : Jésus. La main ferme à la barre, force, courage, constance, attention, trimer sans relâche, avoir l’oeil à tout, et savoir rester debout même sur les eaux agitées... ” Pour ce qui est du silence... allons... les poissons ne te l’ont pas enseigné !

– Mais pour ce que je devrais savoir dire, je suis plus muet que les poissons. Les autres paroles ?... Même les poules savent caqueter comme je le fais...

132.8 Mais, dis-moi, mon Maître. Me donnes-tu un fils, à moi aussi ? Nous sommes âgés... mais tu as dit que Jean-Baptiste est né d’une femme âgée... Et tu viens de dire : “ Et à celui qui viendra après toi, tu diras... ” Qui vient après un homme, si ce n’est son fils ? »

Pierre a un visage suppliant et plein d’espoir.

« Non, Pierre. Ne t’en afflige pas. Tu ressembles tout à fait à ton lac quand un nuage cache le soleil. De riant, il devient sombre. Non, mon Pierre. Ce n’est pas un fils, ce sont des milliers, des dizaines de milliers que tu auras, et dans toutes les nations... Ne te rappelles-tu pas le jour où je t’ai dit : “ Tu seras pêcheur d’hommes ” ?

– Oh oui... mais... ç’aurait été si doux, un enfant qui m’aurait appelé “ papa ” !

– Tu en auras tant que tu ne pourras plus les compter et tu leur donneras la vie éternelle. Tu les retrouveras au Ciel et tu me les amèneras en disant : “ Ce sont les enfants de ton Pierre et je veux qu’ils soient là où je suis ”. Et moi, je te répondrai : “ Oui, Pierre. Qu’il en soit comme tu veux, car tu as tout fait pour moi, et moi, je fais tout pour toi. ” »

C’est avec une douceur sans pareille qu’il lui fait ces promesses. Pierre avale sa salive, partagé entre la peine de son espérance morte d’une paternité terrestre et les pleurs de joie d’une extase qui déjà s’annonce.

« Oh ! Seigneur, dit-il, mais pour donner la vie éternelle, il faut persuader les âmes d’aller vers le bien. Et... nous en revenons toujours au même point : je ne sais pas parler.

– Tu sauras parler quand l’heure viendra, et mieux que Gamaliel.

– Je veux le croire... Mais c’est à toi de faire ce miracle, car si je dois y arriver de moi-même... »

Jésus rit de son rire tranquille et lui dit :

« Aujourd’hui, je suis tout à toi. Allons au village, chez cette veuve. J’ai une obole secrète : une bague à vendre. Sais-tu comment je l’ai eue ? Il est arrivé à mes pieds une pierre, pendant que je priais au pied de ce saule. On y avait attaché un petit paquet avec un morceau de parchemin. A l’intérieur du paquet, il y avait la bague ; sur le parchemin le mot « charité ».

– Tu veux me la montrer ? Oh ! Qu’elle est belle ! Ça vient d’une femme. Quel petit doigt ! Mais combien de métal... !

– Tu vas aller la vendre. Moi, je ne sais pas le faire. L’hôtelier achète l’or. Je le sais. Je t’attends près du four. Vas-y, Pierre.

– Mais... si je ne sais pas m’y prendre ? Moi, l’or... Je n’y connais rien en matière d’or, moi !

– Pense que c’est du pain pour des gens qui ont faim et fais de ton mieux. Adieu. »

Et Pierre s’en va à droite pendant que Jésus, plus lentement, tourne à gauche vers le village qui apparaît assez loin, derrière un bosquet au-delà de la maison du régisseur.

Détail

Humilité de Pierre. Sa partenité spirituelle (cf. 132.8). Pierre désire être père.

EMV 132.7 · Tome 2, p. 391

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

« Parfois des gens me questionnent, et je ne sais que dire... Les autres savent comment parler. Je veux dire tes frères et Simon, Barthélemy et aussi Judas. Et... oui, Thomas aussi sait parler... on dirait quelqu’un qui fait de la réclame au marché... pour vendre sa marchandise. Mais il arrive à parler... Matthieu... lui aussi se débrouille bien ! Il déploie l’ancien savoir-faire dont il usait pour plumer les gens à son comptoir de gabelle, pour forcer les autres à dire : “ Tu as raison. ” Mais moi !... Pauvre Simon, fils de Jonas ! Qu’est-ce que les poissons ont bien pu t’enseigner ? Et le lac ? Deux choses... mais qui ne servent pas : les poissons à me taire et à être constant : leur constance à échapper au filet et pour moi la constance à les y mettre. Le lac, à être courageux et à avoir l’oeil à tout. Et la barque ? A trimer sans épargner mes muscles, à rester debout même si les eaux sont agitées et si on risque de tomber. L’oeil sur l’étoile polaire, les mains fermes à la barre, force, courage, constance, attention, voilà ce que m’a enseigné ma pauvre vie... »

Jésus lui pose une main sur l’épaule et le secoue en le regardant avec affection et admiration, une véritable admiration pour cette simplicité et il dit :

« Et ça te paraît peu, Simon Pierre ? Tu as tout ce qu’il faut pour être ma “ pierre ”. Il n’y a rien à ajouter, rien à enlever. Tu seras le pilote éternel, Simon. Et à celui qui viendra après toi, tu diras : “ L’oeil sur l’étoile polaire : Jésus. La main ferme à la barre, force, courage, constance, attention, trimer sans relâche, avoir l’oeil à tout, et savoir rester debout même sur les eaux agitées... ” »

EMV 132.7 · Tome 2, p. 391

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

« Parfois des gens me questionnent, et je ne sais que dire... Les autres savent comment parler. Je veux dire tes frères et Simon, Barthélemy et aussi Judas. Et... oui, Thomas aussi sait parler... on dirait quelqu’un qui fait de la réclame au marché... pour vendre sa marchandise. Mais il arrive à parler... Matthieu... lui aussi se débrouille bien ! Il déploie l’ancien savoir-faire dont il usait pour plumer les gens à son comptoir de gabelle, pour forcer les autres à dire : “ Tu as raison. ” Mais moi !... Pauvre Simon, fils de Jonas ! Qu’est-ce que les poissons ont bien pu t’enseigner ? Et le lac ? Deux choses... mais qui ne servent pas : les poissons à me taire et à être constant : leur constance à échapper au filet et pour moi la constance à les y mettre. Le lac, à être courageux et à avoir l’oeil à tout. Et la barque ? A trimer sans épargner mes muscles, à rester debout même si les eaux sont agitées et si on risque de tomber. L’oeil sur l’étoile polaire, les mains fermes à la barre, force, courage, constance, attention, voilà ce que m’a enseigné ma pauvre vie... »

Détail

Pierre évoque les qualités oratoires des apôtres.

EMV 132.8 · Tome 2, p. 392-393

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

« Aujourd’hui, je suis tout à toi. Allons au village, chez cette veuve. J’ai une obole secrète : une bague à vendre. Sais-tu comment je l’ai eue ? Il est arrivé à mes pieds une pierre, pendant que je priais au pied de ce saule. On y avait attaché un petit paquet avec un morceau de parchemin. A l’intérieur du paquet, il y avait la bague ; sur le parchemin le mot « charité ».

– Tu veux me la montrer ? Oh ! Qu’elle est belle ! Ça vient d’une femme. Quel petit doigt ! Mais combien de métal... !

– Tu vas aller la vendre. Moi, je ne sais pas le faire. L’hôtelier achète l’or. Je le sais. Je t’attends près du four. Vas-y, Pierre.

– Mais... si je ne sais pas m’y prendre ? Moi, l’or... Je n’y connais rien en matière d’or, moi !

– Pense que c’est du pain pour des gens qui ont faim et fais de ton mieux. Adieu. »

Annotation

Il n'est pas sûr que ce soit Aglaé qui ait donné la bague, mais cela reste probable.

EMV 132.8 · Tome 2, p. 392

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

« Oh ! Seigneur, dit-il, mais pour donner la vie éternelle, il faut persuader les âmes d’aller vers le bien. Et... nous en revenons toujours au même point : je ne sais pas parler.

– Tu sauras parler quand l’heure viendra, et mieux que Gamaliel.

– Je veux le croire... Mais c’est à toi de faire ce miracle, car si je dois y arriver de moi-même... »

Détail

Pierre parle à Jésus et dit la chose suivante :

EMV 133 · Tome 2, p. 393-402

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Jésus parle avec André. Il lui parle des oiseaux et puis, parle de son travail silencieux et efficace. André est le modèle idéal du prêtre. Puis, Jean, Simon, et Judas, qui sont partis à Jérusalem rentrent et ramènent une lettre de Marie, Mère de Jésus. Ils apprennent que les pharisiens comptent venir jusqu'ici, de le surprendre et de l'accuser. Les apôtres ne se sentent pas encore prêts pour confronter le Sanhédrin et demandent au Christ de partir. Ils ouvrent finalement les cadeaux faits par les femmes des disciples. Mais Jésus est préoccupé, il souffre, et décide de précipiter leur départ, car il ne doit pas encore être pris. Ils préparent dès lors leurs affaire pour aller vers Docco, puis vers Béthanie

EMV 133.1-2 · Tome 2, p. 393-396

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

De retour de quelque tâche, André s’approche de Jésus :

« Paix à toi, Maître.

– A toi aussi, André. Viens ici, un peu avec moi. Tu peux rester auprès des oiseaux : tu es comme eux. Mais vois-tu ? Quand ils savent que celui qui les approche les aime, ils n’ont plus peur. Regarde comme ils sont confiants, tranquilles, joyeux. Tout à l’heure ils étaient presque à mes pieds. Maintenant que tu es là, ils sont en alerte... Mais regarde, regarde... Voici ce passereau plus hardi qui s’approche. Il a compris qu’il n’y a pas de danger, et derrière lui, voilà les autres. Vois-tu comme ils se régalent à satiété ? N’est-ce pas la même chose pour nous aussi, les enfants du Père ? Il nous rassasie de son amour. Et quand nous sommes sûrs d’être aimés et d’être appelés à son amitié, pourquoi avoir peur de lui et de nous ? Son amitié doit rendre audacieux, même devant les hommes. Sois-en sûr : seul celui qui a une mauvaise conduite doit avoir peur de son semblable. Pas un juste comme toi. »

André a rougi et garde le silence.

Jésus l’attire à lui et lui dit en riant :

« Il faudrait vous unir, Simon et toi, vous fondre ensemble puis vous refaire. Vous seriez parfaits. Et pourtant...Tu as beau être si dissemblable de Pierre au début, si je te dis que tu seras parfaitement égal à lui à la fin de ta mission, le croiras-tu ?

– Puisque tu le dis, c’est certain. Je ne me demande même pas comment cela pourra se faire, car tout ce que tu dis est vrai. Et je serai content d’être comme Simon, mon frère, parce que c’est un juste et qu’il te fait plaisir. Il est droit, Simon ! Je suis si content qu’il soit brave, courageux, fort. Mais les autres aussi ... !

– Pas toi ?

– Oh, moi !... Toi seulement, tu peux être content de moi...

– Et me rendre compte que tu travailles sans bruit, et plus profondément que les autres.

133.2 Parce que, parmi les Douze, il y en a qui font autant de bruit que de travail. Il y en a qui font beaucoup plus de bruit que de travail et un qui se contente de travailler, d’un travail humble, actif, ignoré... Les autres peuvent croire qu’il ne fait rien. Mais celui qui voit, sait. Ces différences viennent de ce que vous n’êtes pas encore parfaits. Et il en sera toujours ainsi parmi les futurs disciples, parmi ceux qui viendront après vous, jusqu’au moment où l’ange dira d’une voix de tonnerre : “ Le temps n’est plus. ” il y aura toujours des ministres du Christ qui sauront attirer le regard sur leur travail et sur leur personne de manière équilibrée : ce sont les maîtres. Et il y en aura, malheureusement, qui ne seront que bruit et gestes extérieurs, seulement extérieurs, les faux bergers aux poses théâtrales... Des prêtres ? Non : des mimes. Rien de plus. Ce n’est pas le geste qui fait le prêtre, ni l’habit. Ce ne sont pas sa culture profane ni ses relations avec le monde ou les puissants qui font le prêtre. C’est son âme. Une âme grande au point d’anéantir la chair. Mon prêtre est spirituel, entièrement... le prêtre de mon rêve. Ainsi seront mes saints prêtres. Le spirituel n’a ni le ton ni la pose du tragédien. Il ne pose pas, parce qu’il est spirituel et par conséquent ne peut porter ni costume ni masque. Il est ce qu’il est : esprit, flamme, lumière, amour. Il s’adresse aux âmes. Il parle par la pureté des regards, de ses actes, de ses paroles, de ses oeuvres.

L’homme regarde. Et il voit quelqu’un qui lui est semblable. Mais, au-delà et au-dessus de la chair, que voit-il ? Quelque chose qui freine sa démarche pressée, qui le fait réfléchir et conclure : “ Cet homme, mon semblable, n’a de l’homme que l’extérieur. Il a l’âme d’un ange. ” Et, s’il est incroyant, il conclut : “ Grâce à lui, je crois qu’il y a un Dieu et un Ciel. ” Si c’est un débauché, il dit : “ Cet homme, mon égal, a un regard céleste. Je retiens ma sensualité pour ne pas les profaner. ” Si c’est un avare, il décide : “ A l’exemple de celui-ci qui n’est pas attaché à la richesse, je cesse d’être cupide. ” Et si c’est un homme coléreux, féroce, devant cette douceur il devient un être plus paisible. Voilà quelle peut être l’influence d’un saint prêtre. Sois-en bien sûr, il y aura toujours parmi les prêtres des saints qui sauront encore mourir pour l’amour de Dieu et de leur prochain ; mieux, ils sauront le faire si discrètement, après avoir pratiqué la perfection pendant toute leur vie avec une pareille discrétion, que le monde ne les remarquera même pas. Mais si le monde ne devient pas tout entier impureté et idolâtrie, ce sera grâce à eux : les héros du silence et de l’activité fidèle. Et ils auront ton sourire, pur et timide. Car il y aura toujours des André. Il y en aura, grâce à Dieu et pour le bonheur du monde !

– Je ne croyais pas mériter ces paroles... Je n’ai rien fait pour me les attirer...

– Tu m’as aidé à attirer un coeur à Dieu et c’est le second que tu amènes à la lumière.

– Oh ! Pourquoi a-t-elle parlé ? Elle m’avait promis...

– Personne n’a parlé. Mais moi, je sais. Quand nos compagnons se reposent, épuisés, il y en a trois qui veillent à la Belle Eau : l’apôtre à l’amour silencieux et actif à l’égard de ses frères pécheurs ; la personne que son âme aiguillonne vers le salut ; et le Sauveur qui prie et veille, qui attend et espère... Mon espoir, c’est qu’une âme trouve son salut... Merci, André. Continue et sois-en béni.

– Oh Maître !... N’en dis rien aux autres... De seul à seul, quand je m’adresse à une lépreuse sur une plage déserte, ou ici à une personne dont je ne vois pas le visage, je sais encore m’y prendre un tout petit peu. Mais si les autres l’apprennent, surtout Simon, et s’il veut venir... moi, je ne sais plus rien faire... Toi non plus, ne viens pas... parce que j’ai honte de parler devant toi.

– Je ne viendrai pas. Jésus ne viendra pas. Mais l’Esprit de Dieu t’a toujours accompagné. Allons à la maison. On nous appelle pour le repas. »

Et tout prend fin entre Jésus et le doux disciple.

EMV 133.1 · Tome 2, p. 393-394

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Debout au milieu d’un pré, Jésus émiette du pain pour les passereaux. Pas le moindre être vivant à perte de vue, bien que la journée soit sereine.

De retour de quelque tâche, André s’approche de Jésus :

« Paix à toi, Maître.

– A toi aussi, André. Viens ici, un peu avec moi. Tu peux rester auprès des oiseaux : tu es comme eux. Mais vois-tu ? Quand ils savent que celui qui les approche les aime, ils n’ont plus peur. Regarde comme ils sont confiants, tranquilles, joyeux. Tout à l’heure ils étaient presque à mes pieds. Maintenant que tu es là, ils sont en alerte… Mais regarde, regarde… Voici ce passereau plus hardi qui s’approche. Il a compris qu’il n’y a pas de danger, et derrière lui, voilà les autres. Vois-tu comme ils se régalent à satiété ? N’est-ce pas la même chose pour nous aussi, les enfants du Père ? Il nous rassasie de son amour. Et quand nous sommes sûrs d’être aimés et d’être appelés à son amitié, pourquoi avoir peur de lui et de nous ? Son amitié doit rendre audacieux, même devant les hommes. Sois-en sûr : seul celui qui a une mauvaise conduite doit avoir peur de son semblable.