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Jacques d'Alphée (apôtre)

Thème : Personnages dans L'Evangile tel qu'il m'a été révélé · Page 4 sur 16

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EMV 109 · Tome 2, p. 212-227

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus arrive à la plaine d'Esdrelon. Il y rencontre quatre paysans de Yokhanan, qui travaille dans les champs. Pierre se décide à les aider pendant qu'ils parlent avec le Maître. Les quatre hommes sont impressionnés, mais finissent par ne plus avoir peur et par questionner le Christ. Ils lui parlent alors de Jonas et de la dureté de Doras. Jésus va justement chez le pharisien et une confrontation assez violente a alors lieu. Doras veut impressionner Jésus par ses richesses, mais le Seigneur ne demande que Jonas, et Doras finit par obtempérer à sa demande en commandant à des serviteurs de l'amener. Jésus, cependant, suit ses domestiques et arrive jusqu'au berger de Bethléem. Ce dernier est mourant, et le Messie dit à ses apôtres de prendre le lit sur lequel repose Jonas : ils vont à Nazareth. Avant de partir, il pose l'anathème sur les terres de Doras. Celui-ci veut qu'il retire sa malédiction, mais le Christ le laisse au Dieu du Sinaï. Enfin, le groupe apostolique arrive à Nazareth et Jonas meurt entre Jésus et Marie.

EMV 110 · Tome 2, p. 227-233

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus est près du lac de Méron. Pierre se dit qu'ils n'arriveront jamais à Jérusalem à temps, car ils ont guéri un homme blessé et créé la joie dans une famille, mais Jésus le rassure et lui dit de ne jamais faire passer l'amour avant les actes de piété. Pierre a été touché par l'acte de Publius Quintilianus et Jésus lui demande s'il serait intéressé par les Romains. Juste après, la pluie tombe et ils se réfugient chez Jacob de Méron, qui est très pauvre et qui a plein de souci. Mais il accueille le groupe apostolique et Jésus le bénit pour sa miséricorde. Il parle ensuite de la volonté divine qui est sa nourriture.

EMV 111 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus est au Gué du Jourdain : ils cherchent Jean-Baptiste, mais il n'est pas ici. À la place, ils font la rencontre de Salomon, qui est un disciple de Jean et a amené des âmes près de lui sans demander d'argent pour la traversée du Jourdain. C'est un juste. Le Christ le salue et ils continuent leur route vers Jéricho. Le Seigneur leur donne alors une parabole sur les champs qui sont cultivés par l'agriculteur : ainsi en va-t-il des âmes qui se laissent plus ou moins labourer par le Seigneur. Puis, ils parlent indirectement de la Passion. Jésus dit que même si des légions d'anges venaient le défendre, ils ne pourraient rien car la Justice doit se faire. Ils parlent également de la coupe actuelle, de la deuxième coupe, et de la troisième coupe qui sera bue à la fin du monde. Simon le Zélote comprend les paroles du Livre et devine que le Rédempteur devra énormément souffrir. Jésus confirme sa vision des choses et Pierre vient demander des explications à Simon. Il souhaite défendre son Maître, mais le Zélote, en homme sage, devine que le courage des apôtres fondra comme la neige au soleil. Ils continuent à converser jusqu'à ce que Pierre, qui voit comme Jésus est triste, s'en va près du Sauveur et l'enjoint à ne plus être si attristé. On a un bel exemple de la spontanéité de Pierre dans ce passage.

EMV 112.2 · Tome 2, p. 241-242

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Où vas-tu ?

– A Jérusalem.

– Aujourd’hui même ?

– Ce soir, je serai à Béthanie.

– Chez Lazare ?

– Chez Lazare.

– Dans ce cas, j’y vais moi aussi.

– Oui, tu viens jusqu’à Béthanie. Ensuite André, accompagné de Jacques, fils de Zébédée, et de Thomas iront à Gethsémani faire les préparatifs et nous attendre tous, et toi, tu iras avec eux. »

Jésus martèle tellement ces mots que Judas ne réagit pas.

« Et nous ? demande Pierre.

– Toi, avec mes cousins et Matthieu, vous irez où je vous enverrai pour revenir le soir. Jean, Barthélemy, Simon et Philippe resteront avec moi, c’est-à-dire qu’ils iront à Béthanie annoncer que le Rabbi est venu et leur parlera à la neuvième heure. »

112.3 Ils avancent vite au milieu des champs dénudés. Il y a de l’orage, pas dans le ciel qui est serein, mais dans les cœurs. Tous s’en rendent compte et marchent en silence.

Par cette route de Jéricho à Béthanie, la maison de Lazare, où ils arrivent, est l’une des premières du village. Jésus congédie le groupe qui doit aller à Jérusalem, puis l’autre qu’il envoie vers Bethléem en disant :

« Allez-y sans inquiétude. Vous trouverez à mi-chemin Isaac, Elie et les autres. Dites-leur que je serai à Jérusalem pour plusieurs jours et que je les attends pour les bénir. »

EMV 115 · Tome 2, p. 257-262

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus est dans le Temple de Jérusalem. Il prie. Mais survient Alexandre, le soldat romain qu'il a déjà rencontré. Son cheval a blessé un enfant et celui-ci est à l'agonie, alors, il vient chercher le Maître, car il est sûr que celui-ci peut sauver cet innocent. Sa venue fait scandale, parce qu'un païen dans le Temple, c'est très grave aux yeux des pharisiens. Jésus va donc directement à sa rencontre et il guérit le petit. Les docteurs de la Loi lui reprochent alors toute l'agitation qu'il cause dans le lieu saint...

EMV 116.1 · Tome 2, p. 275-276

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus gravit le sentier escarpé qui mène au plateau sur lequel est construite Béthanie.

Cette fois, il ne suit pas la route principale. Il a pris le sentier plus raide, mais plus direct, qui monte du nord-ouest vers l’est, et qui est beaucoup moins fréquenté, peut-être à cause de sa forte déclivité. Seuls les voyageurs pressés l’utilisent, ainsi que ceux qui conduisent des troupeaux et préfèrent éviter la circulation de la route principale ou ceux qui, comme Jésus aujourd’hui, ne veulent pas se faire remarquer d’un grand nombre de personnes. Il monte en avant en parlant tout bas avec Simon le Zélote. Il est suivi d’un premier groupe où se trouvent ses cousins avec Jean et André, puis d’un autre groupe comprenant Jacques, fils de Zébédée, Matthieu, Thomas, Philippe ; en dernier viennent Barthélemy avec Pierre et Judas.

Détail

Avant son départ à la Belle-Eau, les Douze accompagne Jésus chez Lazare. Ils sont mentionnés par Maria Valtorta.

EMV 117 · Tome 2, p. 275-280

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus va à Béthanie suite à l'hostilité des pharisiens. Lazare lui donne alors les terres de la Belle-Eau. On découvre dans ce chapitre que le fils de Théophile est beaucoup intervenu dans le secret, en faveur de Jésus et de son ami Simon. Le Seigneur parle alors de la bonté spirituelle de son ami et promet que le Père lui réserve une grande récompense. Il parle de sa sanctification future au Ciel, et par extension des saints et des bienheureux qui s'y trouveront.

EMV 118.2.4 · Tome 2, p. 281-284

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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118.2 Pierre, son frère et Jean travaillent activement à balayer la cour et les chambres, à mettre en ordre les lits, à chercher de l’eau. Pierre fait même tout un remue-ménage autour du puits pour ajuster et renforcer les cordes, afin qu’on puisse plus facilement y puiser l’eau. De leur côté, les deux cousins de Jésus travaillent, marteau et lime en main, aux fermetures et aux volets et Jacques, fils de Zébédée, les aide en travaillant de la scie et de la hache comme un ouvrier d’arsenal.

Dans la cuisine, Thomas est tout affairé et semble être un cuisinier professionnel, tant il sait régler le feu et la flamme et éplucher rapidement les légumes que le beau Judas a daigné apporter du village voisin. Je comprends qu’il s’agit d’un village plus ou moins important, car Judas explique qu’on y fait le pain deux fois seulement par semaine et que ce jour-là il n’y en a pas.

Pierre l’entend et dit :

« Nous ferons des fouaces sur la flamme. Voilà de la farine. Vite, retire ton vêtement et fais la pâte, je me charge ensuite de la cuisson. Je sais m’y prendre. »

Je ne puis m’empêcher de rire en voyant Judas, en bras de chemise, qui humecte la farine en s’enfarinant copieusement.

Jésus est absent ainsi que Simon, Barthélemy, Matthieu et Philippe.

« C’est aujourd’hui le plus dur, répond Pierre à Judas qui bougonne. Mais demain, ça ira déjà mieux et au printemps ce sera très bien...

– Au printemps ? Mais va-t-on toujours rester ici ? demande Judas, épouvanté.

– Pourquoi pas ? N’est-ce pas une maison ? S’il pleut, on est à l’abri. Il y a de l’eau potable. Le combustible ne manque pas. Que veux-tu de plus ? Je me trouve très bien ici. Et puis je ne sens pas la puanteur des pharisiens et des autres de même acabit...

– Pierre, allons lever les filets » dit André, et il emmène Pierre dehors, avant que la discussion n’éclate entre Judas et lui.

« Cet homme ne peut pas me voir, s’exclame Judas.

– Non, tu ne peux pas dire cela. Il est aussi franc avec tout le monde. Mais il est bon. C’est toi qui es toujours mécontent, répond Thomas qui, au contraire, est toujours de bonne humeur.

– C’est que moi, je me figurais autre chose...

– Mon cousin ne t’empêche pas d’aller vers d’autres choses, dit tranquillement Jacques, fils d’Alphée. Je crois que tous, par sottise, nous nous imaginions que le suivre, c’était autre chose. Mais c’est parce que nous avons la nuque raide et que nous sommes très orgueilleux. Lui, il ne nous a jamais caché la difficulté qu’il y a à le suivre. »

Judas grommelle quelque chose entre ses dents.

C’est Jude qui lui répond. Il travaille autour d’une console de la cuisine pour en faire un petit placard :

« Tu as tort. Même selon les coutumes, tu as tort. Tout juif doit travailler. Et nous travaillons. Est-ce que le travail te pèse tant ? Moi, je ne le sens pas parce que, quand je suis avec Jésus, je ne sens plus la fatigue.

– Moi aussi, je ne me plains de rien et je suis content d’être ici, d’ailleurs tout à fait comme en famille, maintenant, dit Jacques, fils de Zébédée.

– Nous allons faire des merveilles, ici !... observe ironiquement Judas.

– Qu’est-ce que tu veux donc ? Qu’est-ce que tu demandes ? éclate Jude. Une cour de satrape ? Je ne te permets pas de critiquer ce que fait mon cousin. Compris ?

– Tais-toi, mon frère, dit Jacques, fils d’Alphée. Jésus ne veut pas de ces disputes. Parlons le moins possible et agissons le plus possible. Cela vaudra mieux pour tous. D’ailleurs, si lui ne réussit pas à changer les coeurs... peux-tu l’espérer, toi, avec tes mots ?

– Le coeur qu’on ne peut changer, c’est le mien, n’est-ce pas ? » dit Judas d’un ton agressif.

Mais Jacques ne répond pas. Il se met un clou entre les dents et cloue des planches avec tant d’énergie que les ronchonnements de Judas se perdent dans le bruit.

(...) [Il se passe quelques temps et le Christ arrive]. Jésus se tient sur le seuil, souriant, bon. On dirait que le soleil brille davantage depuis qu’il est là.

« Comme ils sont braves ! Tous au travail ! Puis-je t’aider, mon cousin ?

– Non, repose-toi, j’ai fini.

– Nous sommes chargés de nourriture. Tout le monde a voulu faire quelque don. Si tout le monde avait le coeur des humbles ! Dit Jésus sur un ton un peu triste.

– Oh ! Mon Maître ! Que Dieu te bénisse ! »

C’est Pierre qui entre avec un fagot sur les épaules et qui, sans le déposer, salue ainsi son Jésus.

« Que le Seigneur te bénisse toi aussi, Pierre. Vous avez bien travaillé !

– Et puis nous travaillerons davantage aux heures de liberté. Nous avons une maison de campagne, nous !... Et il nous faut en faire un Eden. Entre-temps, j’ai arrangé le puits, pour qu’on voie de nuit où il se trouve, et pour être sûrs de ne pas perdre les brocs en les descendant. Et puis... Tu vois le travail de tes braves cousins ? Il y a tout ce qu’il faut pour vivre longtemps ici. Moi, comme pêcheur, je n’aurais pas su. Ils sont vraiment habiles. Et aussi Thomas : il pourrait être cuisinier chez Hérode. Judas également est habile. Il a fait des fouaces merveilleuses...

– Et inutiles : il y a du pain » lance Judas, de mauvaise humeur.

Pierre le regarde et je m’attends à une réponse bien sentie, mais il secoue la tête, arrange les cendres chaudes et étend les fouaces dessus.

« Tout sera bientôt prêt, dit Thomas en riant. »

Détail

On voit un peu le caractère des deux cousins face à Judas.

EMV 119.9 · Tome 2, p. 294

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« C’est justement toi [Pierre] qui baptiseras, le premier. Dès demain.

– Non, Seigneur ! Comment ferai-je si je suis plus noir que cette cheminée ? »

Jésus sourit de l’humble sincérité de l’apôtre agenouillé contre ses genoux, sur lesquels il tient jointes ses deux grosses mains de pêcheur. Ensuite, il lui donne un baiser sur le front, à la limite des cheveux grisonnants qui se hérissent plutôt qu’ils ne frisent :

« Voilà : je te baptise d’un baiser. Tu es content ?

– Je ferais tout de suite un autre péché pour avoir un autre baiser !

– Ah non, pas cela ! On ne se moque pas de Dieu en abusant de ses dons.

– Et à moi, tu ne donnes pas un baiser ? J’ai bien encore quelque péché », dit Judas.

Jésus le regarde fixement. Son regard si mobile passe de la lumière joyeuse qui l’éclairait pendant qu’il parlait à Pierre, à une ombre sévère, presque lasse, et il répond :

« Oui... à toi aussi. Viens. Je ne suis injuste envers personne. Sois bon, Judas. Si tu voulais !... Tu es jeune. Tu as toute ta vie devant toi pour t’élever sans cesse, jusqu’à la perfection de la sainteté... »

Et il l’embrasse.

« A ton tour, maintenant, Simon, mon ami. Et toi, Matthieu, ma victoire. Et toi, sage Barthélemy. Et toi, fidèle Philippe. Et toi, Thomas à la joyeuse volonté. Viens, André qui agis dans le silence. Et toi, Jacques de la première rencontre. Et toi maintenant, la joie de ton Maître. Et toi, Jude, mon compagnon d’enfance et de jeunesse. Et toi, Jacques, qui me rappelles le Juste par ton physique et par ton coeur. Voilà, tous, tous... Mais souvenez-vous que si mon amour est multiple, il demande aussi votre bonne volonté. Dès demain, vous allez faire un pas de plus dans votre vie de disciples. Mais ayez bien à l’esprit que chaque pas en avant est un honneur et une obligation. »

Détail

Jésus a baptisé Pierre d'un baiser, il embrasse Judas ensuite à sa demande et donne un baiser aux autres apôtres.

Annotation

La joie de ton Maître : il s'agit de Jean.