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Notes du thème

Saints, vénérables et bienheureux de l'Eglise catholique

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EMV 139 · Tome 2, p. 441-446

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Le groupe apostolique avance sur les monts d'Emmaüs. Ils avancent gaiement et sont en route vers la Galilée. Judas, dans de bonnes dispositions, demande s'ils pourront retourner à Kérioth plus tard et Jean demande s'il pourra emmener Jacques de Zébédée et André à Bethléem. L'Iscariothe demande ensuite l'avis de Jésus sur son âme, et celui-ci le fait avec charité, en disant que son esprit est désordonné et que tout se disloque au moindre signe de vent. Il lui conseille d'agir avec ordre et de rester auprès des bons pour lutter contre la tentation. Pierre arrive sur ces entrefaites et veut savoir ce qu'ils racontent. Jésus parle donc de l'ordre et de la sainteté en évoquant l'image de la droite sur un plan. Pierre loue alors André, mais Jésus assure que les Douze se travaillent pour devenir bons et meilleurs.

EMV 139.1 · Tome 2, p. 441

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Cependant, Maître, pour la Pâque, quand on ira au Temple… tu retourneras à Kérioth ? Ma mère espère toujours t’avoir chez elle. Elle me l’a fait savoir, de même que mes concitoyens…

– Certainement. Actuellement, même si on le voulait, la saison est trop mauvaise pour s’engager sur ces routes difficiles. Voyez comme c’est fatigant, même ici. Et, si on ne me l’avait pas imposé, je n’aurais pas entrepris le voyage en ce moment… Mais on ne pouvait plus rester… »

Jésus se tait, pensif.

« Et plus tard, je veux dire : pour la Pâque, pourra-t-on venir ? Je voudrais montrer ta grotte à Jacques et à André, dit Jean.

– Tu oublies l’amour de Bethléem pour nous ? demande Judas. Pour le Maître, surtout.

– Non, mais j’irais plutôt avec Jacques et André, Jésus pourrait rester à Yutta ou chez toi…

– Cela me plaît. Le feras-tu, Maître ? Eux vont à Bethléem, et toi, tu restes avec moi à Kérioth. En effet, tu n’y es jamais allé avec moi seul… et je désire tant t’avoir tout à moi… (...)

EMV 139.3 · Tome 2, p. 444

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Je m’attache à toi et à mes compagnons. Mais aidez-moi tous. Vous êtes tous meilleurs que moi. »

Jacques, fils d'Alphée, dit : « Ce qui est meilleur, c’est le milieu frugal et honnête où nous avons grandi, mon ami. Mais maintenant, tu es avec nous et nous t’aimons bien. Tu verras... Ce n’est pas pour critiquer la Judée, mais tu peux être sûr qu’en Galilée, du moins dans nos villages, il y a moins de richesse et moins de corruption. Tibériade, Magdala, d’autres endroits où l’on s’amuse, sont près de nous. Mais nous, nous vivons avec “ notre ” âme simple, grossière si tu veux, mais laborieuse, saintement satisfaite de ce que Dieu nous a accordé.

– Mais sais-tu, Jacques, la maman de Judas est une sainte femme. On voit la bonté peinte sur son visage » objecte Jean.

Judas lui sourit, heureux du compliment, et son sourire s’épanouit quand Jésus ajoute :

« Tu as raison, Jean. C’est une sainte personne.

– Eh oui ! Mais le rêve de mon père était de faire de moi un grand de ce monde et il m’a séparé bien tôt et trop profondément de ma mère... »

Détail

Judas, qui est dans de bonnes dispositions, déclare au Maître :

EMV 139.4 · Tome 2, p. 444-445

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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139.4 – Mais qu’avez-vous donc à dire, vous qui ne cessez de parler ? demande Pierre de loin. Arrêtez-vous ! Attendez-nous. Ce n’est pas gentil d’avancer comme cela sans penser à moi qui ai les jambes courtes. »

Ils s’arrêtent jusqu’à ce que l’autre groupe les ait rejoints.

« Ouf ! Comme je t’aime, ma petite barque ! Ici, on peine comme des esclaves... De quoi parliez-vous ?

– Des qualités nécessaires pour être bon, répond Jésus.

– Et à moi, tu ne les dis pas, Maître ?

– Mais si : ordre, patience, constance, humilité, charité... Je te l’ai souvent dit !

– Pas l’ordre, non. Que vient-il faire ?

– Le désordre n’est jamais une bonne qualité. Je l’ai expliqué à tes compagnons. Ils te le diront. Je l’ai même mis en première place alors que j’ai mis en dernier la charité, car ce sont les deux extrémités d’une droite parfaite. Or tu sais qu’une droite tracée sur un plan n’a ni commencement ni fin. Les deux extrêmes peuvent s’interchanger. Alors que pour une spirale ou un dessin quelconque qui ne se ferme pas sur lui-même, il y a toujours un commencement et une fin. La sainteté est linéaire, simple, parfaite et n’a que deux extrémités, comme la droite.

– C’est facile de faire une droite...

– Tu crois cela ? Tu te trompes. Dans un dessin, même compliqué, un petit défaut peut passer inaperçu, mais dans une droite, on voit tout de suite chaque erreur, qu’elle soit de pente ou d’incertitude. Quand Joseph m’apprenait le métier, il insistait beaucoup pour que les tables soient bien planes et il me disait avec raison : “ Vois-tu, mon fils ? Une légère imperfection dans une décoration ou un travail fait au tour, ça peut encore passer, car un oeil qui n’est pas très habitué, s’il observe un point ne voit pas l’autre. Mais si une planche n’est pas aplanie comme il faut, même pour le travail le plus simple, comme une table de paysan, c’est un travail raté. Ou elle penche, ou elle est boiteuse. Elle n’est plus bonne que pour le feu. ” On peut dire la même chose des âmes. Pour ne plus servir à autre chose qu’au feu de l’enfer, c’est-à-dire pour conquérir le Ciel, il faut être parfait comme une planche rabotée et dressée comme il faut. Celui qui commence son travail spirituel dans le désordre, en commençant par des choses inutiles, en sautant, comme un oiseau inquiet, d’une chose à une autre, n’arrive plus à rien lorsqu’il veut assembler les différentes parties de son ouvrage. Pas d’assemblage possible. Par conséquent l’ordre, l’ordre est indispensable, tout comme la charité. Puis, en gardant fixées entre deux étaux ces deux extrêmes, afin qu’ils ne bougent plus du tout, travailler à tout le reste, ornements ou sculptures. As-tu compris ?

139.5 – J’ai compris. »

Détail

Leçon complète sur la nécessité de l'ordre dans la vie spirituelle. Saint Joseph est cité.

EMV 139.4-5 · Tome 2, p. 444-446

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

139.4 – Mais qu’avez-vous donc à dire, vous qui ne cessez de parler ? demande Pierre de loin. Arrêtez-vous ! Attendez-nous. Ce n’est pas gentil d’avancer comme cela sans penser à moi qui ai les jambes courtes. »

Ils s’arrêtent jusqu’à ce que l’autre groupe les ait rejoints.

« Ouf ! Comme je t’aime, ma petite barque ! Ici, on peine comme des esclaves... De quoi parliez-vous ?

– Des qualités nécessaires pour être bon, répond Jésus.

– Et à moi, tu ne les dis pas, Maître ?

– Mais si : ordre, patience, constance, humilité, charité... Je te l’ai souvent dit !

– Pas l’ordre, non. Que vient-il faire ?

– Le désordre n’est jamais une bonne qualité. Je l’ai expliqué à tes compagnons. Ils te le diront. Je l’ai même mis en première place alors que j’ai mis en dernier la charité, car ce sont les deux extrémités d’une droite parfaite. Or tu sais qu’une droite tracée sur un plan n’a ni commencement ni fin. Les deux extrêmes peuvent s’interchanger. Alors que pour une spirale ou un dessin quelconque qui ne se ferme pas sur lui-même, il y a toujours un commencement et une fin. La sainteté est linéaire, simple, parfaite et n’a que deux extrémités, comme la droite.

– C’est facile de faire une droite...

– Tu crois cela ? Tu te trompes. Dans un dessin, même compliqué, un petit défaut peut passer inaperçu, mais dans une droite, on voit tout de suite chaque erreur, qu’elle soit de pente ou d’incertitude. Quand Joseph m’apprenait le métier, il insistait beaucoup pour que les tables soient bien planes et il me disait avec raison : “ Vois-tu, mon fils ? Une légère imperfection dans une décoration ou un travail fait au tour, ça peut encore passer, car un oeil qui n’est pas très habitué, s’il observe un point ne voit pas l’autre. Mais si une planche n’est pas aplanie comme il faut, même pour le travail le plus simple, comme une table de paysan, c’est un travail raté. Ou elle penche, ou elle est boiteuse. Elle n’est plus bonne que pour le feu. ” On peut dire la même chose des âmes. Pour ne plus servir à autre chose qu’au feu de l’enfer, c’est-à-dire pour conquérir le Ciel, il faut être parfait comme une planche rabotée et dressée comme il faut. Celui qui commence son travail spirituel dans le désordre, en commençant par des choses inutiles, en sautant, comme un oiseau inquiet, d’une chose à une autre, n’arrive plus à rien lorsqu’il veut assembler les différentes parties de son ouvrage. Pas d’assemblage possible. Par conséquent l’ordre, l’ordre est indispensable, tout comme la charité. Puis, en gardant fixées entre deux étaux ces deux extrêmes, afin qu’ils ne bougent plus du tout, travailler à tout le reste, ornements ou sculptures. As-tu compris ?

139.5 – J’ai compris. »

Pierre médite en silence sur la leçon qui lui est faite et conclut à l’improviste :

« Alors mon frère est meilleur que moi. Lui, il est vraiment ordonné. Un pas après l’autre, silencieux, calme. Il semble ne pas bouger, alors qu’au contraire... moi, je voudrais faire vite et beaucoup de choses, et je ne fais rien. Qui va m’aider ?

– Ton bon désir. Ne crains pas, Pierre. Tu fais, toi aussi. Tu te fais toi-même.

– Et moi ?

– Toi aussi, Philippe.

– Et moi ? J’ai l’impression de n’être absolument bon à rien, moi.

– Non, Thomas, toi aussi tu travailles sur toi. Tous, tous vous vous travaillez. Vous êtes des arbres sauvages mais greffés, si bien que vous changez lentement mais sûrement et moi, je trouve en vous ma joie.

– Voilà : nous sommes tristes, et tu nous consoles. Faibles, et tu nous fortifies. Peureux, et tu nous encourages. Pour tous, et dans tous les cas, tu as tout de suite le conseil et le réconfort nécessaires. Comment fais-tu, Maître, pour être toujours si prompt et si bon ?

– Mes amis, c’est pour cela que je suis venu, sachant à l’avance ce que j’allais trouver et ce que je devrais faire. Quand on n’a pas d’illusions, on n’est pas déçu, on ne perd pas haleine. On va de l’avant. Rappelez-le-vous, pour le moment où, vous aussi, vous devrez travailler l’homme animal pour en faire l’homme spirituel. »

Détail

Jésus vient de donner une leçon sur la nécessité de l'ordre dans la vie spirituelle et sur les qualités requises pour être bons.

EMV 140 · Tome 2, p. 447-453

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Cléophas d'Emmaüs, un vieillard qui est venu à la Belle-Eau, accueille Jésus dans sa maison. Il est vieux, mais il est vraiment de bonne volonté. Jésus rencontre à cette occasion un certain Timon et Hermas, de vrais Israélites qui lui demandent de présenter sa doctrine. Jésus répond qu'il faut suivre le Décalogue, pratiquer l'amour et la miséricorde. Le Seigneur dit d'ailleurs que maintenant, la Miséricorde a pris le pas sur la Justice, mais il signale aussi qu'elle était toujours présente, depuis le Commencement. Désormais, elle vient réconcilier l'homme avec son Père. Ensuite, Cléophas présente un cas d'inceste, qui est en train d'être jugé par les autorités pharisaïques. Dans ce cas-ci, ce cas d'inceste est malheureux : le frère et la soeur ignoraient vraiment qu'ils étaient de la même lignée. Pour suivre la Loi, l'homme l'a répudiée (en ayant le coeur brisé) et la femme est morte de chagrin. Maintenant, l'homme, du nom de Joseph, est condamné et est mis au ban d'Israël. Il est dehors. Jésus déclare qu'il s'agit matériellement d'une faute involontaire, mais qu'il n'y avait pas eu volonté de péché. Dès qu'il apprend qu'il est dans la rue, il sort, et il lui fait savoir qu'il est la Miséricorde. Il l'invite à le suivre et l'absout de sa faute involontaire, lui qui est l'Agneau sans tâche et qui est le divin Juge.

EMV 140.1 · Tome 2, p. 446

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jean et son frère frappent à la porte d’une maison de village. Je reconnais la maison où les deux disciples d’Emmaüs entrèrent avec Jésus ressuscité. Quand on leur ouvre, ils parlent avec quelqu’un que je ne vois pas, ressortent et prennent une rue pour rejoindre Jésus, arrêté avec les autres dans un endroit à l’écart.

EMV 140.4 · Tome 2, p. 451

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Puisqu’il n’y a pas de condamnation de l’inceste royal qui dure au vu et su de tout le monde, on devrait avoir pitié de ce cas douloureux, dont l’origine remonte à l’autorisation accordée par Moïse de répudier sa femme, pour éviter des maux plus nombreux, sinon plus graves. Cette permission, je la condamne, car l’homme, qu’il soit bien ou mal marié, doit vivre avec son épouse et ne pas la répudier, ce qui favorise des adultères et des situations semblables à celle-ci. En outre, je le répète, en matière de sévérité, il faut l’exercer avec une égale mesure à l’égard de tous. Et surtout à l’égard de soi-même et des grands. Or, personne, que je sache, à part Jean-Baptiste, n’a élevé la voix contre le péché du roi. Ceux qui condamnent sont-ils exempts de fautes semblables ou pires, ou bien leur nom et leur puissance servent-ils à les voiler, comme leur somptueux manteau dérobe la vue de leur corps que le vice rend souvent malade ?

Détail

On raconte un cas d'inceste involontaire à Jésus, qu'un homme et une femme ont accompli sans savoir qu'ils faisaient partie de la même famille.

EMV 141.1 · Tome 2, p. 455

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

141.1 « Seigneur, qu’allons-nous faire de lui ? » demande Pierre à Jésus en désignant l’homme prénommé Joseph qui les suit depuis leur départ d’Emmaüs. Il est en train d’écouter les deux fils d’Alphée et Simon, qui s’occupent particulièrement de lui.

« Comme je l’ai dit, il nous accompagne en Galilée.

– Et ensuite ?

– Ensuite... il restera avec nous. Tu verras que c’est ce qui va se passer.

– Un disciple, lui aussi ? Avec cette affaire sur son compte ?

– Serais-tu pharisien, toi aussi ?

– Moi pas, mais... il me semble que les pharisiens nous gardent à l’oeil, et trop !

– Et s’ils le voient avec nous, ils nous causeront des ennuis, c’est bien ce que tu veux dire ? Donc, par peur d’être troublés, il faudrait laisser un fils d’Abraham aux prises avec la désolation ? Non, Simon Pierre. C’est une âme qui peut être perdue ou sauvée selon la manière dont est soignée sa grande blessure.

– Mais nous, ne sommes-nous pas déjà tes disciples... ? »

Jésus regarde Pierre avec un fin sourire, puis il dit :

« Un jour, il y a bien des mois de cela, je t’ai dit : “ Il en viendra beaucoup d’autres. ” Le champ est vaste, très vaste. Les ouvriers seront toujours insuffisants pour une telle étendue... d’autant plus que beaucoup feront comme Jonas : ils mourront à la peine. Mais vous, vous serez toujours mes préférés » achève Jésus en attirant à lui Pierre, assombri mais tranquillisé par cette promesse.

« Alors il vient avec nous ?

– Oui, jusqu’à ce qu’il ait remis son coeur en place. Il est empoisonné par toute la haine qu’il a dû absorber, il est intoxiqué. »

Jacques, Jean et André rejoignent le Maître et l’écoutent.

Détail

Pierre parle de Joseph d'Emmaüs et il craint que leur groupe soit ennuyé par les pharisiens à cause de sa présence.

Annotation

Un jour, il y a bien des mois de cela, je t'ai dit : "Il en viendra beaucoup d'autres". Jésus parle de sa discussion avec Pierre dans l'EMV 58.4-5. C'était en mai 27.