Aller au contenu

Notes du thème

La réalité de la vie, de la mort et de la souffrance

Page 1 sur 33

Confort de lecture

Aa

Le 30/06/1943

Les Cahiers

Citation

« Ne me demande pas : "Pourquoi l’as-tu permise ?". Si je l’ai permise, ce n’est pas sans raison. [...] Or, si je te disais que l’adhésion d’un fils à la mort de son père abrège le Purgatoire pour lui, que le pardon d’un fils pour les fautes plus ou moins vraies du père est un soulagement pour son âme, tu y croirais. [...] Renoncer à la richesse d’une affection afin de suivre ma volonté sans regrets humains constitue la perfection de la renonciation conseillée au jeune homme de l’Evangile. Souviens-toi de cela pour le reste de ta vie. Un père tel que je suis ne donne jamais quelque chose de nocif à ses enfants. Même si l’apparence est celle d’une pierre pour celui qui demande un baiser, cette pierre est de l’or pur et éternel. Il revient à l’âme de le reconnaître et de le maintenir tel, en prononçant la parole qui m’attira des Cieux au sein de Marie et qui me mit sur la croix pour racheter le monde : "fiat". »

Le 22/07/1943

Les Cahiers

Citation

« L’espérance vit là où vit la foi. Le désespoir qui conduit à la mort tant d’âmes aujourd’hui suppose l’absence d’une foi véritable. En effet, celui qui croit vraiment demande avec une telle insistance qu’il obtient. Mais si vous voyez qu'une prière reste sans réponse, vous pouvez croire qu’elle est viciée dans la demande qui est faite ou dans la foi. Si elle est viciée dans la demande, moi qui le sais, je ne vous accorde pas ce qui vous donnerait le bonheur d’un instant et la douleur pour le reste de votre vie terrestre, et qui parfois pourrait aussi vous donner des peines dans l’autre à cause du mauvais usage que vous pourriez faire de mon don. Si la prière est viciée dans la foi, je ne l’entends pas et ne l’écoute pas. Le monde n’a plus la foi et il n’a donc plus l’espérance. Le monde ne croit pas que Dieu soit un Père tout-puissant. Le monde ne croit pas que Dieu soit un Père aimant. Si le monde savait combien il est douloureux pour moi de ne pas pouvoir toujours vous aider et de ne pas pouvoir toujours vous rendre heureux !

Je voudrais que mes enfants fussent tellement à moi qu’ils n’auraient que des pensées saintes et de saintes demandes à faire au Père, qui alors les écouterait toujours, toujours, toujours. Ils ne les accorderait pas toujours, mais toujours il les écouterait, et s'il ne pouvait pas donner à un de ses enfants ce qu’il demande, il substituerait le don, non accordé pour des raisons de divine intelligence, par cent autres consolations plus grandes encore. »

Le 09/08/1943 · Cahiers de 1943, p. 212-214

Les Cahiers

Citation

« Ceux qui ne connaissent pas l’amour et qui n’ont pas la conscience tranquille craignent la mort. Et ils sont la majorité ! Lorsqu’ils se sentent menacés de mort à cause d’une maladie ou de l’âge ou pour toute autre raison, ils commencent à avoir peur, ils s’affligent, se révoltent. Ils tentent même, de toute leur force et par tous les moyens, de fuir la mort. Mais en vain, car quand vient l’heure marquée, aucune précaution ne sert à l’écarter.        

L’heure de la mort est toujours juste car elle est établie par Dieu ; moi seul suis le Maître de la vie et de la mort, et si certains moyens de mort qu’utilisent les hommes à l’instigation du démon ne sont pas les miens, les sentences de mort, imposées pour délivrer une âme d’un trop grand tourment ou pour l’empêcher de commettre des fautes plus grandes, sont toujours de moi. 

Maintenant, écoute : le don de la vie, d’une longue vie, pourquoi puis-je l’accorder ? Pour deux raisons.           

La première est que la créature, qui en jouit, est un esprit illuminé qui a pour mission d’être un phare pour d’autres esprits encore enveloppés des ténèbres de la matérialité. Un grand nombre de mes saints sont parvenus à un grand âge précisément pour cette raison. Et moi seul sais avec quelle ardeur ils désiraient, au contraire, venir à moi.     

La deuxième est que je donne une longue vie pour fournir à une créature informe le moyen, tous les moyens, de se former. Études, amitiés, saintes rencontres, douleurs, joies, lectures, les punitions des guerres ou des maladies, je lui donne tout pour faire en sorte qu’elle grandisse dans mon âge qui n’est pas comme le vôtre. Je veux dire que grandir dans mon âge signifie grandir dans ma sagesse, et on peut être adulte dans mon âge tout en étant des enfants dans le vôtre, ou être puéril dans mon âge en ayant cent ans dans le vôtre. Je ne regarde pas l’âge de votre chair qui meurt : je regarde votre esprit, et je voudrais que vous deveniez des esprits qui savent marcher, parler, agir avec fermeté, et non des esprits balbutiants et chancelants, impuissants comme des tout-petits !

Cela explique pourquoi je dis mon ‘Assez’ très vite dans le cas de créatures que je trouve adultes dans la Foi, la charité, la vie. Un père désire toujours retrouver ses enfants, et avec quelle joie, une fois qu’ils ont terminé les études et le service militaire, ne les serre-t-il pas sur son cœur ! Le bon Père que vous avez aux cieux agirait-il autrement ? Non. Lorsqu’il voit qu’une créature est adulte dans son esprit, il brûle d’envie de l’avoir avec lui, et si, par pitié pour le peuple, il laisse parfois ses serviteurs sur terre pour qu’ils servent d’aimant et de boussole aux autres, d’autres fois il ne résiste pas et il se donne la joie de mettre au ciel une nouvelle étoile avec l’âme d’un saint. 

Ce sont deux attractions et deux aspirations provenant d’un agent unique : l’Amour. L’âme attire à elle son Dieu, ici, où tu es, et Dieu descend trouver ses délices auprès de la créature aimante qui vit de lui. L’âme aspire à s’élever pour être, à jamais et sans voiles, avec son Dieu. Du centre de son ardeur, Dieu attire à lui l’âme tout comme le soleil attire la goutte de rosée, et aspire à l’avoir près de lui, pierre précieuse enfermée dans son triple feu qui donne la béatitude. 

Les bras levés de l’âme rencontrent les bras tendus de Dieu, Maria. Et quand ils se touchent, s’effleurent rapidement, c’est l’extase sur terre ; quand ils s’étreignent de façon durable, c’est la béatitude sans fin du ciel, de mon ciel que j’ai créé pour vous, mes bien-aimés, et qui m’apportera une surabondance de joie lorsqu’il sera rempli de tous mes enfants chéris.          

Quelle éternelle journée de joie incommensurable que la nôtre, pour nous qui nous aimons : nous, Dieu Un et Trin, et vous, les enfants de Dieu !           

Mais ceux qui, par malheur, n’ont pas compris mon amour, ne m’ont pas donné leur amour, n’ont pas compris qu’un seul savoir est utile, celui de l’Amour, pour ceux-là, la mort est à craindre. Ils ont peur. Encore plus peur s’ils sentent qu’ils n’ont pas très bien agi ou agi absolument mal.        

La bouche mensongère de l’être humain — il est rare que sa bouche dise la vérité si belle et bénie, la vérité que moi, Fils de Dieu et parole du Père, vous ai enseigné à toujours dire — la bouche mensongère de l’être humain dit, pour tromper et se réconforter lui-même et pour tromper les autres : ‘J’ai bien agi et j’agis bien’. Mais la conscience comme un miroir à deux faces entre votre moi et l’œil de Dieu, accuse l’humain de ne pas avoir agi et de ne pas agir du tout comme il le proclame.         

Donc, une grande peur les hante : la peur du jugement de Celui à qui les pensées, les actes, les affections de chacun ne restent pas cachés. Mais si vous me craignez tant comme Juge, ô malheureux, pourquoi n’évitez-vous pas de m’avoir pour Juge ? Pourquoi ne faites-vous pas de moi votre Père ? Si vous me craignez, pourquoi n’agissez-vous pas selon mes commandements ? Ne savez-vous pas m’écouter quand je vous parle d’une voix de Père qui vous guide, d’heure en heure d’une main aimante ? Mais obéissez au moins quand je vous parle d’une voix de Roi. Ce sera une obéissance moindrement récompensée, car moins spontanée et douce à mon cœur. Mais ce sera toujours de l’obéissance. Alors, pourquoi ne le faites-vous pas ?  

On n’évite pas la mort. Bienheureux ceux qui arriveront à cette heure revêtus d’amour à la rencontre de Celui qui vient. Leur mort sera paisible comme le passage de mon père sur terre, lequel n’eut aucun sursaut, car c’était un juste dont la vie fut sans reproche. La fin de ceux qui ont aimé sera joyeuse comme le sommeil de ma Mère qui, sur terre, ferma les yeux sur une vision d’amour, puisque toute sa vie, qui ne connut pas le péché, fut amour, et les rouvrit au ciel en se réveillant sur le cœur de Dieu.        

Sais-tu, ma joie, comme ce sera beau pour toi aussi ? Ce matin, quand moi-Eucharistie je venais à toi, tu as tressailli d’extase car tu m’as vu qui me donnais à toi. Mais ça, ce n’est rien, un petit grain d’extase jeté dans ton cœur. Un seul, pour que tu ne sois pas réduite en cendres, et tu l’as senti… Tu as cru mourir d’émotion. Mais quand le moment viendra, je verserai en toi un torrent de joie, car il ne sera plus nécessaire de préserver ta vie humaine et nous partirons ensemble.           

Courage, encore un peu de souffrance par amour pour ton Jésus, et puis ton Jésus abolira ta douleur pour se donner lui-même à toi, complètement, lui-même, joie sans mesure. »

En effet, ce matin j’ai eu une impression si vive que j’ai failli crier. Parce que l’on crie, non seulement d’effroi ou de douleur, mais aussi pour une trop grande joie. J’ai cru que mon cœur allait céder dans la joie et que j’allais mourir comme cela, l’hostie encore sur ma langue.      

Le 08/10/1943

Les Cahiers

Citation

« Les Judas ne constituent pas la masse, car souvent, après une vie infâme vécue dans un corps qui tient l’âme en esclavage, celle-ci triomphe sur la matière : à l’heure extrême, au seuil de la mort qui délivre l’esprit de la chair, l’âme se tourne vers Dieu dont elle a conservé le souvenir et se réfugie en lui. Et croyez-moi : il suffit en vérité d’une palpitation d’amour, de confiance et de repentir pour faire en sorte que l’eau sacrée de mes mérites descende laver le pécheur et lui apporte le salut. Ma Justice n’est pas la vôtre, et ma pitié est bien différente de la vôtre. »

Le 17/10/1943

Les Cahiers

Citation

« C’est en aimant sur Terre que vous travaillez pour le Ciel. C’est en aimant au Purgatoire que vous allez conquérir le Ciel que vous n'avez pas su mériter. C’est en aimant au Paradis que vous jouissez du Ciel. [...] Vos êtres chers ne vous aiment jamais autant qu’après la mort, parce que leur amour baigne désormais dans la Lumière de Dieu et à cette Lumière ils comprennent combien vous les aimez et combien ils auraient dû vous aimer. [...] Fie-toi à moi... Je travaille pour toi et pour tes êtres les plus chers. Élève ton esprit. Je viens pour te donner la joie. Fais-moi confiance. »

Le 17/04/1948

Les Carnets

Citation

« La vague progresse. La vague de haine contre l’Eglise enseignante et militante. La guerre progresse aussi contre les plus saintes libertés de l’homme, celles que Dieu lui-même ne viole pas : le libre arbitre, la liberté de conscience, la liberté de foi et d’action. Cela aussi doit arriver. Car, en vérité, la terre tout entière est en train de devenir Babylone, la grande Prostituée, la mère des fornications et des abominations ; trop nombreux sont ceux qui se mettent à son service. Elle est devenue la Bête de l’Abîme, la séductrice de trop de faibles, la persécutrice de trop de ces forts que sont mes saints confesseurs. Mais je veux que l’Œuvre parvienne aux foules afin que Satan, l’Antéchrist, toutes les Bêtes de l’Abîme séduisent moins, et afin que mes serviteurs soient soutenus dans la persécution imminente qui s’étendra toujours plus largement et augmentera en puissance. Je l’ai dit quand j’étais sur terre, et je le répète maintenant que je suis au Ciel — mais je reste toujours au milieu de mes chrétiens : “J’ai pitié de ce peuple” (Matthieu 15,32 ; Marc 8,2). “Si je ne leur donne rien à manger, ils vont défaillir.” Je le répète maintenant : “J’ai pitié de ce peuple. Je veux leur donner la Parole de vie, une nourriture qui les maintienne en vie dans la foi, afin qu’ils ne défaillent pas. »

EMV 4.7 · Tome 1, p. 32-33

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

« Considère comment le fait de porter en son sein un être exempt de la faute originelle – qui prive de Dieu – peut procurer à sa mère qui l’a seulement conçu naturellement, humainement, une intelligence supérieure et en fait un prophète : le prophète de sa fille, qu’elle appelle “ Fille de Dieu ” [Anne estime en effet qu'elle aura une fille]. Imagine également ce qu’il en aurait été si vos premiers parents innocents avaient engendré des enfants innocents, selon la volonté de Dieu.

Voilà, ô hommes qui prétendez approcher du “ surhomme ” mais qui, par vos vices, approchez uniquement du “ super démon ”, quel était le moyen d’arriver au “ surhomme ” : vous aviez là le moyen d’échapper à l’influence néfaste de Satan pour laisser à Dieu l’administration de la vie, de la connaissance, du bien, sans rien désirer de plus – et c’était à peine moins que l’infini – que ce que Dieu vous avait donné, pour pouvoir engendrer, en une continuelle évolution vers la perfection, des enfants qui soient physiquement des hommes et spirituellement des fils de l’Intelligence ; ils auraient ainsi été triomphants, c’est-à-dire forts, des géants contre Satan, qui aurait été cloué à terre des milliers de siècles avant l’heure où il le sera, et avec lui tout le mal qui est en lui. »

Détail

Jésus parle d'Anne qui porte Marie en son sein.

EMV 5.10 · Tome 1, p. 41-43

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

5.10 Dieu a voulu donner un roi à l’univers qu’il avait tiré du néant. Un roi qui soit le premier de nature matérielle de toutes les créatures sorties de la matière et elles-mêmes matérielles. Un roi qui, de par sa nature spirituelle, soit à peine moins qu’un Dieu, uni à la grâce comme il l’était à son premier jour, encore tout innocent. Mais l’Intelligence suprême connaît tous les événements les plus éloignés dans l’étendue des siècles et elle ne cesse de voir tout ce qui était, est et sera. Tout en contemplant le passé et en observant le présent, elle plonge son regard dans l’avenir le plus lointain et n’ignore pas quelle sera la mort du dernier homme, tout cela sans confusion ni discontinuité. Elle n’a donc jamais ignoré que le roi qu’elle avait créé pour être semi-divin à ses côtés au ciel, héritier du Père, parviendrait à son Royaume à l’âge adulte après avoir vécu dans la maison de sa mère – la terre dont il a été formé – durant son enfance de fils de l’Eternel pendant son séjour sur terre, et elle n’a pas ignoré qu’il allait commettre contre lui-même le crime de tuer en lui la grâce et le vol de se dérober au ciel.

Dans ce cas, pourquoi l’avoir créé ? Certes, beaucoup se le demandent. Auriez-vous préféré ne pas exister ? Même si ce séjour sur terre est pauvre, nu et rendu rude par votre méchanceté, ne mérite-t-il pas d’être vécu pour connaître et admirer l’infinie beauté que la main de Dieu a semée dans l’univers ?

Pour qui aurait-il formé ces astres et ces planètes qui strient la voûte du firmament à la vitesse des flèches ou se déplacent avec une lenteur apparente mais majestueuse dans leur course de bolides, vous offrant lumières et saisons ? Eternels, immuables et pourtant toujours changeants, ils vous offrent une nouvelle page à lire sur le ciel chaque soir, chaque mois, chaque année, comme s’ils voulaient vous dire : “ Oubliez votre prison, laissez de côté vos publications pleines de noirceurs, de pourriture, de saletés, de poisons, de mensonges, de blasphèmes, de corruption, et élevez-vous, ne serait-ce que du regard, vers l’infinie liberté des cieux ; faites-vous une âme d’azur en regardant tant de sérénité, faites-vous une réserve de lumière à emporter dans vos sombres cachots ; lisez la parole que nous écrivons en chantant notre choeur sidéral, plus harmonieux que la musique des orgues d’une cathédrale, la parole qu’écrit notre splendeur, la parole qu’écrit notre amour ; car celui qui nous a donné la joie d’exister nous est toujours présent, et nous l’aimons pour nous avoir donné cette existence, cet éclat, ce mouvement, cette liberté et cette beauté au milieu de cet azur tout de douceur au-delà duquel nous apercevons un azur encore plus sublime, le Paradis. Nous réalisons la seconde partie de son commandement d’amour en vous aimant, vous, notre prochain universel, et ce en vous offrant direction et lumière, chaleur et beauté. Lisez notre parole, c’est elle qui inspire notre chant, notre splendeur, notre joie : Dieu.

Pour qui aurait-il fait cet azur liquide, miroir du Ciel, chemin vers la terre, sourire des eaux, voix des flots, parole elle aussi qui, par son bruissement de soie, par ces rires d’enfants paisibles, par ces soupirs des vieillards qui se souviennent et pleurent, par ces gifles de violence, par ces chocs, par ces mugissements et grondements, ne cesse de parler et de dire : “ Dieu ” ? C’est pour vous que la mer existe, tout comme le ciel et les astres et, avec la mer, les lacs et les fleuves, les étangs et les ruisseaux, ou encore les sources pures, qui servent tous à vous porter, à vous nourrir, à vous désaltérer et à vous purifier, et qui vous servent en servant le Créateur, sans sortir de leur lit pour vous submerger comme vous le méritez.

Pour qui aurait-il formé les innombrables familles d’animaux ? Ce sont autant de fleurs qui volent en chantant, de serviteurs qui courent et travaillent pour vous, qui vous nourrissent et vous divertissent, vous, les rois de la création.

Pour qui aurait-il créé les innombrables familles de plantes et de fleurs qui ressemblent à des papillons, des joyaux ou des oiseaux immobiles, les fruits qui ont l’air de bijoux et d’écrins de joyaux, ou encore qui servent de tapis à vos pieds, d’abri pour vos têtes, de distraction, d’instrument, de joie pour l’esprit, pour les membres, la vue et l’odorat ? Pour qui aurait-il créé les minéraux dans les profondeurs du sol, les sels dissous dans les sources froides ou bouil­lantes, le soufre, l’iode, le brome si ce n’est pour en faire profiter une personne qui n’est pas Dieu, mais enfant de Dieu, un être unique, l’homme ?

Dieu n’avait besoin de rien, rien n’était nécessaire à sa joie. Il se suffit à lui-même. Sa contemplation fait sa béatitude, sa nourriture, sa vie et son repos. Toute la création n’a pas augmenté d’un atome son infini de joie, de beauté, de vie, de puissance. Tout cela, il l’a fait pour la créature qu’il a voulu établir roi de sa création : l’homme.

Pour voir tant d’oeuvres de Dieu et par gratitude pour la puissance qu’il vous donne, cela vaut la peine de vivre. Vous devez lui être reconnaissants pour votre vie. Vous auriez dû l’être même si vous n’aviez été rachetés qu’à la fin des temps ; car, bien qu’ayant été dans les premiers et que vous soyez encore, individuellement, voleurs, orgueilleux, attirés par la luxure, homicides, Dieu vous accorde encore de jouir de la beauté de l’univers, et il vous traite comme si vous étiez bons, de bons fils à qui on enseigne et accorde tout pour leur rendre la vie plus douce et plus saine. Tout ce que vous savez de bien, vous le savez grâce aux lumières de Dieu. Tout ce que vous découvrez de bien, c’est sur les indications de Dieu. Vos autres connaissances et découvertes, qui portent le signe du mal, proviennent du Mal suprême : Satan.

EMV 5.14 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Citation

Voilà, Satan, ce que tu as fait aux enfants de Dieu. Si tu ne les avais corrompus, ils auraient connu la joie d’enfanter sans douleur, la joie d’être nés sans redouter la mort. Or te voici désormais vaincu dans une Femme et par la Femme. Dès lors, ceux qui l’aimeront retourneront à Dieu et surmonteront tes tentations pour pouvoir contempler sa pureté immaculée. Dès lors, ne pouvant enfanter sans douleur, les mères trouveront en elle un réconfort. Dès lors, les épouses auront en elle un guide et les mourants une mère, de sorte qu’il leur sera doux de mourir sur ce sein qui les protègera de toi, Maudit, et du jugement de Dieu.

Détail

Jésus parle à Satan et dit :