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Notes du thème

Vertus, qualités chrétiennes et qualités humaines

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EMV 136.5 · Tome 2, p. 422

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– J’étais fatigué et endormi. Pardonne-moi, Maître, mais c’est la vérité.

– Et ce sera vrai de tant de monde ! Le monde de ceux qui, bien qu’ayant été évangélisés, répondront souvent au Juge éternel, pour excuser leur ignorance malgré l’enseignement de mes apôtres, ce que tu viens de dire : “ Je croyais que c’était du délire... J’étais fatigué et endormi. ” Et souvent ils n’admettront pas la vérité car ils la prendront pour du délire ou ne s’en souviendront pas en raison d’une fatigue due à trop de choses inutiles, passagères, coupables même. Or, une seule chose est nécessaire : connaître Dieu.

Détail

L'ignorance des pécheurs au jour du Jugement. Quand on demande à Pierre s'il a écouté le récit de la Nativité sur les monts du Liban et à la mort de Jonas, Pierre dit à Jésus :

EMV 136.11 · Tome 2, p. 429

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus entonne un psaume d’une voix forte et tous, debout, lui font écho :

« “ Levez-vous et bénissez le Seigneur votre Dieu, d’éternité en éternité. Que soit béni son nom sublime et glorieux par toute louange et toute bénédiction. Toi seul, tu es le Seigneur. Tu as fait le ciel et le ciel des cieux et toute leur armée, la terre et tout ce qu’elle contient ”, etc. » (C’est l’hymne chantée par les lévites à la fête de la Consécration du peuple, chap. 9 du 2 livre d’Esdras) puis tout se termine sur ce long cantique. Je ne sais s’il appartient au rite antique ou si Jésus le dit de lui-même.

Annotation

Livre de Néhémie 9, 5-36

Ne 9, 5-36

Et les lévites Josué, Cedmiel, Bani, Hasebnias, Sérébias, Odaïas, Sébnias et Phathahias dirent : " Levez-vous, bénissez Yahweh, votre Dieu, d'éternité en éternité ! Que l'on bénisse votre nom glorieux, qui est élevé au-dessus de toute bénédiction et de toute louange ! C'est vous seul, Yahweh, vous, qui avez fait le ciel, le ciel des cieux et toute leur armée, la terre et tout ce qu'elle porte, la mer et tout ce qu'elle renferme ; c'est vous qui donnez la vie à toutes ces choses, et l'armée du ciel vous adore. C'est vous, Yahweh, Dieu, qui avez choisi Abram, qui l'avez fait sortir d'Ur de Chaldée, et qui lui avez donné le nom d'Abraham. Vous avez trouvé son cœur fidèle devant vous et vous avez conclu avec lui l'alliance pour donner à sa postérité le pays des Chananéens, des Héthéens, des Amorhéens, des Phérézéens, des Jébuséens et des Gergeséens ; et vous avez tenu votre parole, car vous êtes juste. "

" Vous avez vu l'affliction de nos pères en Egypte, et vous avez entendu leurs cris prés de la Mer rouge. Vous avez opéré des signes et des prodiges contre Pharaon, contre tous ses serviteurs et contre tout le peuple de son pays, parce que vous saviez qu'ils avaient agi avec arrogance à l'égard de nos pères et vous vous êtes fait un nom, comme on le voit encore aujourd'hui. Vous avez fendu la mer devant eux, et ils ont passé à sec au milieu de la mer ; mais vous avez précipité dans les abîmes, comme une pierre dans les grandes eaux, ceux qui les poursuivaient. Vous les avez guidés le jour par une colonne de nuée, et la nuit par une colonne de feu, pour éclairer devant eux la voie qu'ils devaient suivre. Vous êtes descendu sur la montagne du Sinaï, vous avez parlé avec eux du haut du ciel, et vous leur avez donné des ordonnances justes, des lois de vérité, des préceptes et des commandements excellents. Vous leur avez fait connaître votre saint sabbat, et vous leur avez prescrit par l'organe de Moïse, votre serviteur, des commandements, des préceptes et une loi. Vous leur avez donné du ciel le pain pour leur faim, et vous avez fait sortir du rocher l'eau pour leur soif. Et vous leur avez dit d'entrer en possession du pays que vous aviez juré de leur donner. "

"Mais nos pères, eux, se livrèrent à l'orgueil, raidirent leur cou, et n'écoutèrent pas vos commandements. Ils refusèrent d'écouter, et ils ne se souvinrent pas de vos merveilles, que vous aviez faites en leur faveur. Ils raidirent leur cou et, dans leur opiniâtreté, ils se donnèrent un chef pour retourner à leur servitude. Mais vous êtes un Dieu prêt au pardon, clément et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et vous ne les avez pas abandonnés. Même lorsqu'ils se firent un veau en fonte et dirent : Voici ton Dieu qui t'a fait sortir d'Egypte, et qu'ils se livrèrent contre vous à de grands blasphèmes, selon votre grande miséricorde, vous ne les avez pas abandonnés dans le désert ; et la colonne de nuée ne s'écarta point d'auprès d'eux, les guidant le jour dans leur chemin, ni la colonne de feu, les éclairant la nuit dans la route qu'ils devaient suivre. Vous leur avez donné votre bon esprit pour les rendre prudents ; vous n'avez point refusé votre manne à leur bouche, et vous leur avez fourni de l'eau pour leur soif. Pendant quarante ans vous avez pourvu à leur entretien dans le désert, et ils ne manquèrent de rien ; leurs vêtements ne s'usèrent point et leurs pieds ne s'enflèrent point. "

"Vous leur avez livré des royaumes et des peuples, dont vous partageâtes entre eux les territoires ; et ils possédèrent le pays de Séhon, le pays du roi d'Hésébon, et le pays d'Og, roi de Basan. Vous avez multiplié leurs fils comme les étoiles du ciel, et vous les avez amenés dans le pays dont vous aviez dit à leurs pères qu'ils y entreraient pour en prendre possession. Et leurs fils vinrent prendre possession du pays, et vous avez humilié devant eux les habitants du pays, les Chananéens, et vous les avez livrés entre leurs mains, ainsi que les rois et les peuples du pays, pour qu'ils les traitassent à leur gré. Ils s'emparèrent de villes fortifiées et de terres fertiles ; ils possédèrent des maisons remplies de toutes sortes de biens, des citernes creusées, des vignes, des oliviers et des arbres fruitiers en abondance. Ils mangèrent, ils se rassasièrent, ils s'engraissèrent et vécurent dans les délices par votre grande bonté. "

"Néanmoins ils furent rebelles et se révoltèrent contre vous. Ils jetèrent votre loi derrière leur dos, ils tuèrent vos prophètes qui rendaient témoignage contre eux, pour les ramener vers vous, et ils se livrèrent envers vous à de grands blasphèmes. Alors vous les abandonnâtes entre les mains de leurs oppresseurs, qui les opprimèrent. Mais, au temps de leur oppression, ils crièrent vers vous, et vous, vous les entendîtes du haut du ciel et, dans votre grande miséricorde, vous leur donnâtes des sauveurs qui les sauvèrent de la main de leurs oppresseurs. Quand ils eurent du repos, ils firent de nouveau le mal devant vous, et vous les abandonnâtes entre les mains de leurs ennemis, qui dominèrent sur eux. Mais ils crièrent encore vers vous, et vous, vous les entendîtes du haut du ciel et, dans votre grande miséricorde, vous les délivrâtes plusieurs fois. Vous rendîtes témoignage contre eux, pour les ramener à votre loi, et eux, persévérant dans l'orgueil, n'écoutèrent point vos commandements ; ils transgressèrent vos ordonnances, bien que celui qui les met en pratique trouve en elles la vie ; ils présentèrent une épaule rebelle, ils raidirent leur cou et ils n'écoutèrent point. Vous usâtes de patience envers eux pendant de nombreuses années ; vous rendîtes témoignage contre eux par votre esprit, par l'organe de vos prophètes, et ils n'écoutèrent point. Alors vous les livrâtes entre les mains des peuples des pays. Mais, dans votre grande miséricorde, vous ne les avez pas anéantis et vous ne les avez pas délaissés, car vous êtes un Dieu clément et miséricordieux. "

"Et maintenant, ô notre Dieu, Dieu grand, puissant et redoutable, vous qui maintenez l'alliance et la miséricorde, ne regardez pas comme peu de chose toutes les souffrances qui nous ont atteints, nous, nos rois, nos chefs, nos prêtres, nos prophètes, nos pères et tout votre peuple, depuis le temps des rois d'Assyrie jusqu'à ce jour. Vous avez été juste dans tout ce qui nous est arrivé, car vous avez agi avec fidélité ; mais nous, nous avons fait le mal. Nos rois, nos chefs, nos prêtres et nos pères n'ont pas mis en pratique votre loi, et ils n'ont été attentifs ni à vos commandements ni aux témoignages que vous rendiez contre eux. Dans leur royaume, au milieu des nombreux bienfaits que vous leur accordiez, dans le pays vaste et fertile que vous leur aviez livré, ils ne vous ont pas servi, et ils ne se sont pas détournés de leurs œuvres mauvaises. Et voici qu'aujourd'hui nous sommes esclaves ! Voici que nous sommes esclaves sur la terre que vous avez donnée à nos pères pour en manger les fruits et jouir de ses biens !

EMV 137.2 · Tome 2, p. 430-431

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Ne voudrais-tu pas savoir ce qu’elle [cette âme pour laquelle tu pries] va devenir ? Est-ce qu’il ne t’importe même pas de ne pas être celui qui me l’amènera ? Ne te demandes-tu pas comment elle va faire ? »

Jésus sourit doucement, avec un éclair de lumière dans ses yeux bleus posés sur l’apôtre qui marche à ses côtés. Il a un de ces sourires et de ces regards qui sont un des secrets de Jésus pour conquérir les coeurs.

André le regarde de ses doux yeux bruns et répond :

« Il me suffit de savoir qu’elle vient à toi. D’ailleurs, moi ou un autre, qu’est-ce que cela peut bien faire ? Et comment elle le fera ? Tu le sais et il n’est pas nécessaire que je le sache. Ce que tu m’assures me suffit pleinement et j’en suis heureux. »

Jésus lui passe le bras derrière les épaules et l’attire à lui en une étreinte affectueuse qui met en extase le bon André. Et il lui parle en le tenant ainsi :

« C’est le privilège du véritable apôtre. Tu vois, mon ami, ta vie et celle des futurs apôtres ressemblera toujours à cela. Parfois vous saurez que vous êtes des “ sauveurs ”. Mais, le plus souvent, vous sauverez sans le savoir les personnes que vous voudriez le plus sauver. Ce n’est qu’au Ciel que vous verrez venir à votre rencontre, ou monter au Royaume éternel, ceux que vous aurez sauvés. Et votre joie de bienheureux augmentera pour chaque personne sauvée. Parfois, vous le saurez dès cette terre. Ce sont les joies que je vous donne pour vous infuser une vigueur encore plus grande pour de nouvelles conquêtes. Mais bienheureux le prêtre qui n’aura pas besoin d’être ainsi aiguillonné pour accomplir son devoir ! Bienheureux celui qui ne se désole pas parce qu’il ne voit pas de triomphes, et qui ne dit pas : “ Je ne fais plus rien parce que je n’ai aucune satisfaction. ” La satisfaction de l’apôtre, considérée comme l’unique encouragement au travail, dénote une absence de formation apostolique, abaisse l’apostolat, qui est une chose spirituelle, au niveau d’un travail humain ordinaire. Il ne faut jamais tomber dans l’idolâtrie du ministère. Ce n’est pas vous qui devez être adorés, mais le Seigneur votre Dieu. A lui seul la gloire de ceux qui sont sauvés. A vous la tâche de sauver, en attendant, au temps du Ciel, la gloire d’avoir été des “ sauveurs. ”

Détail

Jésus assure à André que l'âme de la femme voilée sera sauvée et il lui pose quelques questions. C'est une belle leçon pour les co-rédempteurs et pour notre apostolat.

EMV 137.6 · Tome 2, p. 435-436

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ecoutez (...). Pour votre bien, par pitié pour votre âme je vous prie de ne pas combattre le Verbe de Dieu. Venez à moi. Je ne vous hais pas. Je comprends votre mentalité et je la regrette. Mais je veux vous amener à une mentalité nouvelle, sainte, capable de vous sanctifier et de vous donner le Ciel. Pensez-vous donc que je sois venu pour vous combattre ? Oh non ! Je suis venu vous sauver. C’est pour cela que je suis venu. Je vous prends sur mon coeur. Je vous demande amour et compréhension. Justement parce que vous êtes les plus sages en Israël, vous devez plus que tout autre comprendre la vérité. Soyez âme et non pas corps. Voulez-vous que je vous en supplie à genoux ? L’enjeu, votre âme, est tel que je me mettrais sous vos pieds pour la gagner au Ciel, avec la certitude que le Père ne regarderait pas comme une erreur mon humiliation. Parlez ! Dites-moi un seul mot, je l’attends !

Détail

Jésus parle à des pharisiens, mais ce discours peut s'adresse à tout un chacun.

EMV 138.1 · Tome 2, p. 436-437

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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138.1 « Seigneur, je n’ai fait que mon devoir envers Dieu, envers mon maître et envers ma conscience. Cette femme, je l’ai surveillée tant qu’elle a été mon hôte et je l’ai toujours vue honnête. Si à une époque elle a été une pécheresse, elle ne l’est plus aujourd’hui. Pourquoi devrais-je enquêter sur un passé qu’elle a effacé et annulé ? J’ai de jeunes fils qui ne sont pas laids. Elle n’a jamais montré son visage – réellement beau – ni prononcé le moindre mot. Je peux dire que j’ai entendu le son de sa voix argentine quand elle a crié à cause de sa blessure. Sinon, le peu qu’elle demandait – et toujours à moi ou à ma femme –, elle le murmurait derrière son voile, et si doucement qu’on avait du mal à comprendre. Vois aussi comme elle a été prudente. Quand elle a craint que sa présence puisse nuire, elle est partie... Je lui avais promis de la défendre et de l’aider, mais elle ne s’en est pas prévalue. Non, ce n’est pas ainsi qu’agissent les femmes perdues ! Je prierai pour elle, comme elle me l’a demandé, et même sans ce souvenir. Prends-le Seigneur. Fais-en des aumônes, pour son profit spirituel. Faites par toi, elles lui vaudront certainement la paix. »

Le régisseur parle respectueusement à Jésus. C’est un bel homme, au visage honnête et au corps trapu. Derrière lui se tiennent six jeunes garçons qui ressemblent à leur père, six visages francs et intelligents, et aussi son épouse, une petite femme fine, très douce, qui écoute son mari comme elle écouterait un dieu, ne cessant de l’approuver par des signes de tête.

Jésus prend le bracelet en or et le passe à Pierre en lui disant :

« Pour les pauvres. »

Puis il se retourne vers le régisseur :

« Tous n’ont pas ta droiture en Israël. Tu es sage parce que tu distingues le bien du mal et tu suis le bien sans mettre en valeur l’intérêt humain qu’il y a à l’accomplir. Au nom du Père éternel, je vous bénis, toi, tes fils, ton épouse, ta maison. Demeurez toujours dans ces dispositions spirituelles, le Seigneur sera toujours avec vous et vous aurez la vie éternelle. Maintenant je m’en vais, mais il n’est pas dit qu’on ne se reverra plus. Je reviendrai et vous pourrez toujours venir me trouver. Pour tout ce que vous avez fait pour moi et pour cette pauvre créature, que Dieu vous donne sa paix. »

Le régisseur, ses enfants et en dernier lieu sa femme s’agenouillent et baisent les pieds de Jésus qui, après un dernier geste de bénédiction, s’éloigne avec ses disciples et prend la route du village.

Détail

Le régisseur a défendu la femme voilée des pharisiens, en l'absence de Jésus. Elle était sous sa charge pendant son séjour là-bas et veillait sur elle, jusqu'à ce que la haine des docteurs de la Loi n'arrive chez lui et blesse Aglaé. L'homme déclare cependant qu'il n'a fait que son devoir. Le Seigneur loue son intégrité et sa droiture d'esprit. Cette note est mise dans "Pratiquer le Bien" et "Être bon" pour avoir un exemple concret dans l'EMV. Les personnages de sa famille sont anonymes.