Aller au contenu

Notes du thème

Autres personnages

Page 6 sur 28

Confort de lecture

Aa

EMV 35 · Tome 1, p. 232-242

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Titre du chapitre : La fuite en Égypte. Enseignements sur la dernière vision liée à l’avènement de Jésus.

Date de la vision et de la dictée : Vendredi 9 juin 1944

Calendrier : Fin novembre de l'an -4. Période de la fête des Lumières, fin de Kisleu

Lieux (carte) : Bethléem

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Joseph dort dans la maison de Bethléem. Il semble avoir un doux rêve, puis il semble être troublé avant de se réveiller. Après s'être habillé, il va trouver la Vierge, qui prie près de l'Enfant. Il lui déclare alors qu'il leur faut partir tout de suite, un ange l'ayant prévenu de fuir en Egypte. Marie s'exécute immédiatement et prépare leurs affaires avec rapidité, mais avec ordre. Joseph revient pour prendre une part de leurs affaires et il lui déclare tristement qu'il leur faut prendre le plus de choses possibles, car ils devront rester loin longtemps. Marie continue à rassembler les quelques affaires qui restent puis elle prépare Jésus. Quand celui-ci s'endort, après avoir pris son lait, Joseph revient et lui apprend qu'Hérode veut faire mourir le petit. Cela transperce le coeur de Marie. Elle pleure et déclare qu'elle coûte beaucoup à Joseph, mais celui-ci lui répond qu'elle le console toujours, et que les richesses des mages les aideront dans les premiers temps. Tous deux sont certes tristes de devoir partir, de tout abandonner, de ne pas revenir à Nazareth, mais tant qu'il leur reste Jésus, ils ont tout.

Les parents du Sauveur sortent de la maison et après avoir salué la propriétaire de la maison, ils partent en direction de l'Egypte.

Jésus donne alors une dictée et souligne la simplicité de cette vision, qui ne diminue en rien l'humanité de Marie et de Jésus ni la divinité du Christ. Trop souvent, dit-il, nous nous décourageons en pensant que Marie, Jésus, Joseph étaient des forts et que "eux, c'était eux". Mais la souffrance a toujours été leur compagne fidèle. Ils n'ont pas connu les passions qui s'apparentent à des vices, car ils ont fermé leur coeur à Satan. Par contre, ils avaient bien des passions comme l'amour de la patrie, les saintes affections pour leur famille, etc. Seulement, ils n'ont pas laissé ces amours les entraver quand il fallait suivre la volonté de Dieu.

Jésus aussi a toujours suivi la volonté de Dieu, même si cela lui attirait la haine des juifs et l'animosité de Judas. Il critique d'ailleurs les grands de ce monde, puis s'attarde sur la chasteté de Joseph et la virginité de Marie, en l'affirmant noir sur blanc et en revenant sur les paroles de Matthieu. L'évangéliste prit en effet ses sources directement chez Marie et sa virginité perpétuelle était une vérité connue des premiers temps.

Le Christ s'attarde longuement sur le mot "femme" dans la Bible, pour montrer que ce terme n'est pas un langage proscrit, infâmant, impur. Il s'arrête ensuite sur les propos de Mathieu pour dire que Marie fut "la vraie Mère de Jésus sans être la femme de Joseph. Elle restera toujours : la Vierge, épouse de Joseph".

Contenu du chapitre : 35.1 : Un songe fait se lever Joseph en pleine nuit. 35.2 : À l'aube nous fuyons. 35.3 : Marie s'empresse de ramasser ses choses. 35.4 : Elle éveille l'enfant et lui donne le sein. 35.5 : Nous avons la richesse des Mages et Dieu avec nous. 35.6 : Départ avec trois montures. 35.7 : Les hommes, croyant bien faire, ont rendu irréel ce qu’il aurait été si beau de laisser réel. 35.8 : Nos passions humaines honorables. 35.9 : Je n'ai pas cherché la grandeur mondaine. 35.10 : Virginité de Marie et chasteté de Joseph. 35.11 : La douleur de Marie arrachée à sa maison.

EMV 35.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

« Il faut partir tout de suite d’ici, tout de suite ! Prépare le coffre et un sac avec tout ce que tu peux y mettre. Je m'occuperai du reste. J’emporterai le plus de choses possible... A l’aube nous prendrons la fuite. Je le ferais bien encore plus tôt, mais je dois parler à la propriétaire de la maison...

– Mais pourquoi cette fuite ?

– Je te l’expliquerai plus tard, c’est pour Jésus. Un ange m’a dit : “ Prends l’Enfant et sa Mère et fuis en Egypte. ” Ne perds pas de temps. Je vais préparer tout ce que je peux ».

EMV 35.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

35.5 Joseph revient :

« Tu es prête ? Jésus aussi ? As-tu pris ses couvertures, sa petite couche ? Nous ne pouvons emporter le berceau, mais au moins qu’il ait son petit matelas, le pauvre petit qu’on cherche à faire mourir !

– Joseph ! »

Elle pousse un cri en s’accrochant au bras de Joseph.

« Oui, Marie, à faire mourir ! Hérode veut sa mort... parce qu’il en a peur... pour son pouvoir royal d’homme, ce fauve immonde a peur de cet Innocent. J’ignore ce qu’il fera quand il comprendra qu’il s’est enfui. Mais nous serons loin alors. Je ne crois pas qu’il se vengera en le cherchant jusqu’en Galilée. Il serait déjà trop difficile de découvrir que nous sommes galiléens, qui plus est de Nazareth, et qui nous sommes exactement. A moins que Satan ne l’aide pour le remercier d’être pour lui un serviteur dévoué. Mais... si cela arrivait... Dieu nous aidera de la même façon.

EMV 35.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

35.6 Viens, Marie, l’aube commence à poindre. Il est temps de prendre congé de notre hôtesse et de charger nos affaires. Tout ira bien. »

Obéissante, Marie se lève. Elle s’enveloppe dans son manteau pendant que Joseph fait un dernier paquet qu’il emporte en sortant.

Elle soulève délicatement le Bébé, l’enveloppe dans un châle et le serre sur son coeur. Elle regarde les murs qui l’ont abritée des mois durant et les effleure de la main. Bienheureuse maison qui a mérité d’être aimée et bénie par Marie !

Elle sort. Elle traverse la petite chambre qui était celle de Joseph et entre dans la grande pièce. La maîtresse de maison, tout en larmes, l’embrasse et la salue. Soulevant un coin du châle, elle donne un baiser sur le front au Bébé qui dort paisiblement. Ils descendent le petit escalier extérieur.

Il y a une première clarté de l’aube qui permet tout juste de voir. Dans la pénombre, on aperçoit trois montures. La plus robuste porte le chargement. Les autres ont une selle. Joseph s’applique à bien disposer le coffre et les paquets sur le bât du premier âne. Je vois empaquetés et posés sur le haut du sac ses outils de charpentier. De nouveau, adieux et larmes, puis Marie monte sur son âne, pendant que la maîtresse de maison tient Jésus à son cou et l’embrasse une dernière fois avant de le rendre à sa Mère. Joseph aussi monte en selle après avoir attaché son âne à celui qui porte les bagages pour être libre de tenir l’ânon de Marie.

La fuite commence pendant que Bethléem, qui rêve encore à la scène fantasmagorique des mages, dort tranquillement, inconsciente de ce qui l’attend.

C’est la fin de la vision.

EMV 38 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Maria voit la maison de Nazareth. Jésus, Jacques et Jude jouent ensemble dans le jardin : ils sont encore enfants. Marie n'est pas loin. Ils décident d'interpréter un passage de la Bible. On propose de jouer la scène du veau d'or, dans l'Exode, mais l'un des cousins ne veut pas jouer Myriam, qui s'est prosternée devant l'idole. Jésus propose alors de jouer le passage où Josué est élu comme successeur de Moïse. Cette idée convient à tout le monde. Après avoir interrogé Marie sur un point dans l'Exode, ils s'en vont jouer et Jésus joue Moïse à la perfection. Ses cousins s'étonnent qu'il récite si bien les textes.

Marie d'Alphée arrive alors avec Alphée. Ils reviennent de Cana et amènent avec eux trois agneaux. L'une est pour Jésus, et est toute blanche ; les autres sont plutôt noires. C'est Joseph qui a eu l'idée d'offrir cela à son Fils et Alphée a voulu alors faire de même avec ses enfants.

Ce dernier suggère alors que Jésus devra bientôt aller à l'école et Marie s'y refuse catégoriquement : c'est elle qui donnera des leçons à son Enfant. Joseph appuie d'ailleurs sa décision et Alphée trouve que son frère s'incline trop vite devant la décision de son épouse. Joseph lui répond avec sagesse, et Marie d'Alphée demande alors que la Vierge enseigne aussi à ses enfants. Elle dit que cela ne la dérange pas et convainc Alphée de les laisser venir quelques heures chez elle. Les enfants promettent de l'aimer et d'être attentif à ses leçons.

EMV 38.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

38.6 On frappe à la porte. Joseph traverse rapidement le jardin et la pièce pour aller ouvrir.

« Paix à vous, Alphée et Marie !

– A vous aussi, et bénédiction. »

C’est le frère de Joseph et sa femme. Un char rustique auquel est attelé un âne robuste est arrêté dans la rue.

« Avez-vous fait un bon voyage ?

– Excellent, et les enfants ?

– Ils sont dans le jardin avec Marie. »

Mais les enfants accourent déjà pour saluer leur maman. Marie arrive aussi, tenant Jésus par la main. Les deux belles-soeurs s’embrassent.

« Ont-ils été gentils ?

– Tout à fait sages et gentils. Tous les parents vont bien ?

– Tous vont très bien et, de Cana, ils vous envoient tous ces cadeaux : raisin, pommes, fromages, miel. Et... Joseph ! J’ai trouvé exactement ce que tu voulais pour Jésus. C’est sur le char, dans ce gros panier rond. »

La femme d’Alphée se met à rire. Elle se penche sur Jésus qui la regarde en écarquillant les yeux. Elle l’embrasse sur ses deux yeux bleus et lui dit :

« Sais-tu ce que j’ai pour toi ? Devine. »

Jésus réfléchit et ne trouve pas. Je suppose qu’il le fait exprès pour donner à Joseph la joie de lui faire une surprise. En effet Joseph revient, portant un gros panier rond. Il le pose par terre devant Jésus, détache la corde qui retient le couvercle, le soulève... et une petite brebis, toute blanche, un vrai flocon d’écume, apparaît, endormie sur une litière de foin très propre.

Jésus pousse un “ Oh ! ” étonné et ravi. Sur le point de se précipiter sur l’animal, il se retourne et court vers Joseph encore penché par terre. Il l’enlace et lui donne des baisers en le remerciant.

Ses cousins regardent la brebis avec admiration. Elle s’est éveillée et, dressant son petit museau rose, elle bêle, à la recherche de sa mère. On la sort du panier et on lui présente une poignée de trèfle. Elle la broute en promenant autour d’elle ses yeux tendres.

Jésus se met à dire :

« Pour moi ! Pour moi... Merci, père !

– Elle te plaît beaucoup ?

– Beaucoup ! Si douce, si propre... une agnelle... oh ! » et il passe ses bras au cou de la brebis. Il pose sa tête blonde sur la tête blanche et reste ainsi, tout heureux.

« Je vous en ai apporté deux à vous aussi » dit Alphée à ses fils. « Mais elles sont noires. Vous n’êtes pas ordonnés comme Jésus et, si elles étaient blanches, vous ne sauriez pas les garder aussi propres. Ce sera votre troupeau. Vous les garderez ensemble, comme cela vous ne resterez plus à flâner sur les routes tous les deux, comme des polissons, et à vous battre à coups de pierres. »

Les enfants courent vers le char et regardent les deux autres brebis, plus noires que blanches.

Jésus est resté avec la sienne ; il la mène au jardin, lui donne à boire et elle le suit comme si elle l’avait toujours connu. Jésus l’appelle. Il lui a donné le nom de « Neige » et elle répond en bêlant joyeusement.

Les hôtes ont pris place à table et Marie leur sert du pain, des olives et du fromage. Elle apporte aussi une amphore contenant du cidre ou de l’hydromel, je ne sais pas : je vois que le liquide est blond clair, vraiment clair.

Ils discutent, pendant que les enfants jouent avec les trois brebis que Jésus a voulu rassembler pour donner aux autres de l’eau et un nom.

« La tienne, Jude, s’appellera “ Etoile ” car elle porte ce signe sur le front. Et la tienne “ Flamme ” parce qu’elle a la couleur de certaines flammes de bruyères fanées.

– D’accord. »

Les grandes personnes entrent dans la conversation. C’est Alphée qui parle :

« J’espère avoir ainsi résolu l’histoire des querelles entre garçons. C’est toi, Joseph, qui m’en as donné l’idée. Je me suis dit : “ Mon frère veut une petite brebis pour Jésus, pour le distraire. J’en prendrai deux pour ces garçons, pour les faire tenir un peu tranquilles et ne plus avoir d’histoires avec les autres parents pour des têtes ou des genoux écorchés. Grâce à l’école et aux brebis, ils réussiront peut-être à se calmer. ”

EMV 38.7-8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

38.7 Mais, cette année, toi aussi, tu devrais envoyer Jésus à l’école. Il en a l’âge.

– Je n’enverrai jamais Jésus à l’école » répond Marie catégoriquement.

Il est étonnant de la voir parler de cette manière, qui plus est avant Joseph.

« Pourquoi ? L’enfant doit étudier pour être capable, le moment venu, de passer l’examen de majorité...

– L’enfant sera instruit, mais il n’ira pas à l’école. C’est décidé.

– Tu seras bien la seule en Israël à agir de cette manière.

– Je serai la seule, mais c’est ce que je vais faire. N’est-ce pas, Joseph ?

– C’est vrai. Jésus n’a pas besoin d’aller à l’école. Marie a été élevée au Temple et c’est un vrai docteur pour la connaissance de la Loi. Elle sera sa maîtresse. C’est ma volonté aussi.

– Vous le gâtez, ce garçon.

– Tu ne peux pas dire cela. C’est le meilleur enfant de Nazareth. L’as-tu jamais entendu pleurer, faire des caprices, refuser d’obéir, manquer de respect ?

– Pour ça, non, mais cela arrivera si on continue à le gâter.

– Ce n’est pas gâter ses enfants que de les garder près de soi. C’est les aimer intelligemment et de bon coeur. C’est ainsi que nous l’aimons, notre Jésus, et puisque Marie est plus instruite que le maître d’école, c’est elle qui servira de maîtresse à Jésus.

– Et quand il sera homme, ton Jésus sera une femmelette à qui une mouche fera peur.

– Non, il ne le sera pas. Marie est une femme forte qui sait donner une éducation virile. Moi aussi, je ne suis pas un faible et je sais donner des exemples virils. Jésus est une créature sans défauts physiques ni moraux. Il grandira donc, droit et fort physiquement et spirituellement. Tu peux être tranquille, Alphée : il ne déshonorera pas la famille. D’ailleurs, c’est décidé et cela suffit.

– C’est Marie qui a décidé et toi...

– Et même si c’était vrai ? N’est-ce pas beau que deux personnes qui s’aiment soient toutes disposées à avoir la même pensée et la même volonté parce que, mutuellement, l’une em­brasse le point de vue de l’autre et le fait sien ? Si Marie voulait des choses déraisonnables, je dirais : “ Non. ” Mais tout ce qu’elle demande est plein de sagesse, je l’approuve et je le fais mien. Nous nous aimons, nous, comme au premier jour... et ce sera ainsi tant que nous vivrons. N’est ce pas, Marie ?

– Oui, Joseph et – mais que cela n’arrive jamais – si l’un devait mourir sans l’autre, nous nous aimerions encore. »

Joseph caresse la tête de Marie comme si elle était encore une enfant, et elle le regarde d’oeil paisible et affectueux.

38.8 Sa belle-soeur intervient :

« Vous avez bien raison. Ah, si j’étais capable d’enseigner ! A l’école nos fils apprennent le bien et le mal. A la maison, le bien seulement. Mais moi je ne sais pas... Si Marie...

– Que veux-tu, ma belle-soeur ? Ne te gêne pas pour le dire. Tu sais que je t’aime et que je suis heureuse quand je puis te faire plaisir.

– Je disais... Jacques et Jude sont un peu plus âgés que Jésus. Ils vont déjà à l’école... mais pour ce qu’ils savent !... Au contraire, Jésus connaît déjà si bien la Loi !... Je voudrais... Voilà, voudrais-tu les prendre eux aussi, quand tu enseignes à Jésus ? Je pense qu’ils deviendraient meilleurs et plus instruits. Ils sont cousins, au fond, et il est bon qu’ils s’aiment comme des frères... J’en serais si heureuse !

– Si Joseph veut bien et ton mari aussi, j’y suis toute disposée. Parler pour un, ou pour trois, cela revient au même. Revoir toute l’Ecriture, c’est de la joie. Qu’ils viennent ! »

Les trois enfants qui étaient entrés tout doucement ont entendu et ils attendent la décision.

« Ils vont te pousser au désespoir, Marie, dit Alphée.

– Non, avec moi ils sont toujours bons. N’est-ce pas que vous serez gentils si je vous fais la classe ? »

Ils accourent tous deux auprès d’elle, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche, lui passent les bras autour du cou, la tête sur l’épaule et font les plus belles promesses.

« Laisse-les essayer, Alphée, et laisse-moi aussi essayer. Je crois que tu n’en seras pas mécontent. Ils viendront chaque jour, depuis la sixième heure jusqu’au soir. Cela suffira, tu peux le croire. Je connais l’art d’enseigner sans fatiguer. Les enfants, on les captive et on les distrait en même temps. Si on les comprend et si on les aime, on en est aimé et on obtient tout d’eux. Et vous m’aimez, n’est-ce pas ? »

En guise de réponse, ils lui donnent deux gros baisers.

« Tu vois ?

– Je vois. Je n’ai plus qu’à te dire : “ Merci. ” Et Jésus, que dira-t-il en voyant sa Mère occupée avec les autres ? Qu’en dis-tu, Jésus ?

– Moi, je dis : “ Bienheureux ceux qui se tiennent près d’elle, qui l’écoutent et qui établissent leur demeure auprès de la sienne. ” Comme pour la Sagesse, bienheureux celui qui est ami de ma Mère et je suis heureux que ceux que j’aime soient ses amis.

– Mais qui met de telles paroles sur les lèvres de l’enfant ? demande Alphée, étonné.

– Personne, mon frère. Personne au monde ».

C’est la fin de la vision.

EMV 40.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

40.4 On donne à Jésus trois rouleaux différents en disant :

« Lis celui qui a un ruban doré. »

Jésus ouvre le rouleau et lit. C’est le Décalogue. Mais dès les premiers mots, un juge lui reprend le rouleau en disant :

« Continue par coeur. »

Jésus parle avec tant d’assurance qu’on dirait qu’il lit. Chaque fois qu’il nomme le Seigneur, il s’incline profondément.

« Qui t’a enseigné cela ? Pourquoi le fais-tu ?

– Parce que ce Nom est saint et on doit le prononcer avec des marques intérieures et extérieures de respect. Les sujets d’un roi, qui ne l’est que pour peu de temps, s’inclinent devant lui alors qu’il n’est que poussière. Devant le Roi des rois, le très-haut Seigneur d’Israël, présent même s’il n’est visible que pour l’esprit, toute créature qui dépend de lui d’une sujétion éternelle ne devrait-elle pas s’incliner ?

– Bravo ! Homme, nous te conseillons de faire instruire ton fils par Hillel ou Gamaliel. C’est un Nazaréen... mais ses ré­ponses permettent d’espérer qu’il sera un nouveau grand docteur.

– Mon fils est majeur. Il fera comme il voudra. Pour moi, si sa volonté est honnête, je ne m’y opposerai pas.

Détail

Jésus est en train de se faire examiner par des docteurs de la Loi, afin de devenir majeur et d'être responsable de ses actes.

EMV 40.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

40.5 – Mon enfant, écoute. Tu as dit : “ Souviens-toi de sanctifier les fêtes. Mais, non seulement pour toi, mais pour ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, et jusque pour les bêtes de somme, il est dit de ne pas travailler le jour du sabbat. ” Eh bien, dis-moi : si une poule pond un oeuf ou si une brebis met bas un agneau le jour du sabbat, sera-t-il permis d’utiliser le fruit de son sein ou bien faudra-t-il le considérer comme une chose abominable ?

– Je sais que beaucoup de rabbins – le dernier, Chammaï est toujours vivant – affirment que l’oeuf pondu le jour du sabbat n’a pas respecté le précepte. Mais je pense qu’autre est l’homme, autre est l’animal ou celui qui accomplit un acte animal comme l’enfantement. Si j’oblige une bête de somme à travailler, je me charge de son péché parce que je m’emploie à la faire travailler sous la menace du fouet. Mais si une poule pond l’oeuf mûri dans son ovaire ou si une brebis met bas le jour du sabbat, parce que le moment de sa naissance est venu, non, cette action n’est pas un péché, pas plus que l’oeuf et l’agneau qui arrivent le jour du sabbat ne sont entachés d’un péché aux yeux de Dieu.

– Pourquoi donc, si tout travail accompli durant le sabbat est péché ?

– Parce que la conception et l’engendrement correspondent à la volonté du Créateur et sont réglées par des lois qu’il a données à toute créature. Or la poule ne fait qu’obéir à cette loi qui veut qu’après un certain nombre d’heures de formation, l’oeuf soit achevé et prêt pour la ponte. La brebis aussi ne fait qu’obéir à cette loi imposée par celui qui a tout fait. Le Créateur a établi que, deux fois par an, quand vient le sourire du printemps sur les prés en fleurs, et quand les arbres perdent leurs feuilles, que le froid étreint la poitrine de l’homme, les brebis s’unissent pour donner ensuite dans l’autre période lait, viande et fromages nourrissants pour les mois les plus fatigants à cause des moissons ou marqués par la souffrance et la tristesse à cause des gelées. Si donc une brebis donne le jour à un agneau quand l’heure est venue, son petit, on peut bien le regarder comme sacré, même pour l’autel parce qu’il est le fruit de l’obéissance au Créateur.

EMV 41 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Jésus est tout seul à Jérusalem. Maria le voit regarder une direction en particulière mais la vision est assez brève. Elle reprend plus tard et la mystique découvre alors l'intérieur du Temple. Il s'y trouve des docteurs de la Loi, dont Gamaliel, Hillel, Chammaï qui discute de la prophétie de David et du Messie. Les deux premiers arguent que le Sauveur est déjà sur Terre, l'autre prétend que l'esclavage d'Iseaël n'a fait que croître et que "la paix qu'aurait dû apporter celui que les prophètent appellent "le Prince de la Paix" est loin de régner sur le monde. Jésus intervient alors et déclare que Gamaliel a raison. On lui demande sur quoi ils se fondent, et pendant un temps, les personnages parlent de la Nativité ainsi que du massacre des Innocents. Puis, Hillel demande d'où vient la sagesse du garcon, et on veut l'examiner dans les règles. On lui donne un rouleau et vient alors le thème du Précurseur. Jésus affirme qu'il est déjà sur la terre et qu'il précédera de peu le Christ. D'ailleurs, le Fils de Joseph prophétise sur le Royaume de Dieu et la Royauté du Christ qui est entièrement spirituel. Il affirme même que le Sanctuaire de Dieu ne sera plus abattu et détruit et Hillel comprend ses paroles en lui citant un autre passage du livre d'Aggée.

Gamaliel lui parle alors de la Paix dont parle le prophète et Jésus lui répond par les paroles du Gloria : "Paix aux hommes de bonne volonté". Cependant, Israël n'a pas cette bonne volonté, elle n'aura donc pas la Paix et rejettera son Messie. Enfin, Jésus revient encore une fois sur le Précurseur suite à une remarque de Chammaï, affirmant qu'il précédera de peu le Christ. Il finit par dire que si tout le monde était juste comme Hillel, le salut arriverait à Israël. Celui-ci le propose bien de rester avec lui, mais l'Enfant affirme qu'il doit rester dans la solitude. La vision finit ainsi.

Maria explique alors comment elle a su qui étai Hillel et Gamaliel (grâce à la voix de son conseiller intérieur). Enfin, Jésus donne une dictée sur le recouvrement de Jésus et de Marie au Temple, et la peine de Marie et de Joseph. Il revient sur la fameuse question : "Mon fils, pourquoi nous as-tu fait cela ?"