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Anne de Bethléem

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EMV 34 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : L’adoration des mages. C’est “l’Évangile de la foi”.

Date de la vision : Lundi 28 février 1944.

Calendrier : Octobre de l'an -4

Lieux (carte) : Bethléem

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Maria voit Bethléem en pleine nuit. La ville est endormie. Puis elle voit l'étoile qui guide les Rois Mages et qui resplendit de mille feux, de manière surnaturelle. L'astre s'arrête devant l'auberge où réside la Sainte Famille. Les sages s'arrêtent alors avec leurs serviteurs et adorent déjà une première fois le Sauveur en s'inclinant jusqu'à terre. Puis ils se retirent jusqu'au lendemain matin. Pour Maria, la vision s'arrête et reprend trois heures plus tard.

Les mages se sont apprêtés et sont revêtus de majestueux habits. Ils viennent respectueusement saluer l'Enfant. Ils en profitent pour raconter à sa Mère leur voyage et ils lui offrent trois cadeaux : l'or, comme il convient à un Roi d'en posséder, l'encens en sa qualité de Dieu, et la myrrhe parce que son Fils, qui est le Rédempteur du monde, devra mourir. Marie pâlit à cette mention mais contient sa souffrance derrière un sourire. Les trois Sages veulent alors saluer une dernière fois l'Enfant, et ils s'en vont. Joseph les accompagnent jusqu'à leurs montures.

Jésus donne alors une dictée pour notre époque contemporaine. Il souligne la foi des trois hommes, de leur abandon à Dieu, car ils ne doutent pas et ils lui confient leur voyage, sans couper les cheveux en quatre. Leur coeur tremble seulement quand ils arrivent à Jérusalem et que l'étoile se cache, mais leur conscience les rassure. Le Christ déclare ainsi que ceux qui sont habitués à méditer et qui ont une conscience droite ont appris à s'examiner, pour se rectifier au moindre écart de conduite.

Les Rois-Mages sont également très riches, mais ils sont humbles et donc réellement grands à cause de leur humilité. Ils se considèrent comme poussière face au Très-Haut, et quand ils arrivent devant une pauvre maison, ils ne se disent pas : "C'est impossible !" Ils adorent et puis ils repartent, en se préparant à aller voir dignement leur Roi. Ils revêtent donc leurs meilleurs habits, au contraire des hommes qui vont à l'Eucharistie avec mille préoccupations matérielles.

Jésus donne enfin deux considérations. La première concerne Joseph, qui se réjouit des cadeaux, mais reste humble. Il ne s'offense pas que Marie soit sur le devant de la scène. Lui aussi était humble parce que réellement grand. La deuxième est centrée sur Marie, qui pousse Jésus à bénir, même quand il est découragé face à nos mauvaises actions. Elle donne un baiser sur sa main transpercée et lui déclare : "Tu es le Sauveur. Sauve !". Or Jésus ne peut rien refuser à sa Mère, mais on doit faire l'effort d'aller vers elle.

Contenu du chapitre : 34.1 : Les Évangiles de la foi. 34.2 : Le plan de la cité de Bethléem. 34.3 : Une étoile y crée une féerie. 34.4 : Les Mages s'y arrêtent de nuit. 34.5 : En plein jour ils apportent leurs cadeaux. 34.6 : Ils s'agenouillent devant l'enfant. 34.7 : Le plus âgé fait le récit de leur voyage. 34.8 : La signification de l'or, de l'encens et de la myrrhe. 34.9 : Ils quittent à regret la maison. 34.10 : Les mages ont eu foi en tout. 34.11 : Ils ne recherchaient pas quelque intérêt personnel. 34.12 : La rectitude de leur conscience. 34.13 : Leur humilité devant Dieu. 34.14 : Leur piété. 34.15 : Ils sont humbles, généreux, obéissants et respectueux les uns des autres. 34.16 : Joseph gardien et protecteur de la Pureté et de la Sainteté, sans usurper les droits. 34.17 : Marie est notre Avocate. 34.18 : Méditez et imitez.

EMV 35.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Il faut partir tout de suite d’ici, tout de suite ! Prépare le coffre et un sac avec tout ce que tu peux y mettre. Je m'occuperai du reste. J’emporterai le plus de choses possible... A l’aube nous prendrons la fuite. Je le ferais bien encore plus tôt, mais je dois parler à la propriétaire de la maison...

– Mais pourquoi cette fuite ?

– Je te l’expliquerai plus tard, c’est pour Jésus. Un ange m’a dit : “ Prends l’Enfant et sa Mère et fuis en Egypte. ” Ne perds pas de temps. Je vais préparer tout ce que je peux ».

EMV 35.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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35.6 Viens, Marie, l’aube commence à poindre. Il est temps de prendre congé de notre hôtesse et de charger nos affaires. Tout ira bien. »

Obéissante, Marie se lève. Elle s’enveloppe dans son manteau pendant que Joseph fait un dernier paquet qu’il emporte en sortant.

Elle soulève délicatement le Bébé, l’enveloppe dans un châle et le serre sur son coeur. Elle regarde les murs qui l’ont abritée des mois durant et les effleure de la main. Bienheureuse maison qui a mérité d’être aimée et bénie par Marie !

Elle sort. Elle traverse la petite chambre qui était celle de Joseph et entre dans la grande pièce. La maîtresse de maison, tout en larmes, l’embrasse et la salue. Soulevant un coin du châle, elle donne un baiser sur le front au Bébé qui dort paisiblement. Ils descendent le petit escalier extérieur.

Il y a une première clarté de l’aube qui permet tout juste de voir. Dans la pénombre, on aperçoit trois montures. La plus robuste porte le chargement. Les autres ont une selle. Joseph s’applique à bien disposer le coffre et les paquets sur le bât du premier âne. Je vois empaquetés et posés sur le haut du sac ses outils de charpentier. De nouveau, adieux et larmes, puis Marie monte sur son âne, pendant que la maîtresse de maison tient Jésus à son cou et l’embrasse une dernière fois avant de le rendre à sa Mère. Joseph aussi monte en selle après avoir attaché son âne à celui qui porte les bagages pour être libre de tenir l’ânon de Marie.

La fuite commence pendant que Bethléem, qui rêve encore à la scène fantasmagorique des mages, dort tranquillement, inconsciente de ce qui l’attend.

C’est la fin de la vision.

EMV 73.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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En vérité, je dois dire que nous fûmes tous ivres, même moi, qui étais encore jeune homme, même ma femme qui n’avait que quelques années... car tous nous avons cru, et dans une pauvre femme de Galilée, nous avons voulu voir la Vierge qui enfante, celle dont ont parlé les prophètes. Mais elle était avec un grossier Galiléen. Sûrement son mari. Si elle était mariée, comment pouvait-elle être la “ Vierge ” ? Bref, nous avons cru. Cadeaux, adorations, maisons ouvertes pour les accueillir... Oh ! on a bien su faire les choses. Pauvre Anne ! Elle y a perdu ses biens et la vie, et les enfants de sa fille aussi, la première, la seule à avoir été sauvée parce qu’elle avait épousé un marchand de Jérusalem, perdirent leurs biens, parce que la maison fut brûlée et tout leur domaine rasé sur ordre d’Hérode. C’est maintenant un champ inculte où paissent les troupeaux.

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Un habitant de Bethléem parle de la Nativité (il est hostile au Messie) et il dit :

EMV 74 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus est à Bethléem avec Jean, Judas, Simon le Zélote. Ils vont dans la ville-même, car le Christ veut leur montrer où les rois-mages l'ont salué. Alors Judas montre tout son sens pratique et use d'artifices pour obtenir des renseignements sur Anne de Bethléem, qui avait hébergé la Sainte Famille. Il fait passer le groupe apostolique pour des Judéens qui viennent de Jérusalem, et l'aubergiste, un dénommé Ezéchias, leur parle alors du massacre des Innocents et de la mort d'Anne. Jésus va se recueillir sur les ruines, puis il parle aux gens de Bethléem. Mais ceux-ci deviennent ouvertement hostiles à partir du moment où il parle de sa Mère et du Messie. La foule s'agite, lance des pierres, Jésus n'arrive pas à les apaiser ni à réconforter leur douleur. Dans un geste héroïque, Judas protège Jésus et le groupe se replie. Alors le Sauveur n'insiste pas et décide d'aller à la rencontre des bergers de la Nativité.

EMV 74.3-6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Nous venons de loin, homme. Nous sommes des juifs de la communauté asiatique. Celui-ci, persécuté, est originaire de Bethléem et il recherche des amis d’ici qui lui sont chers. Et nous avec lui. Nous arrivons de Jérusalem où nous avons adoré le Très-Haut dans sa Maison. Peux-tu nous renseigner ?

– Seigneur... ton serviteur... tout à toi. Commande.

– Nous voulons avoir des renseignements sur plusieurs personnes... et spécialement sur Anne, la femme dont la maison se trouvait en face de ton auberge.

– Oh, la malheureuse ! Vous ne trouverez plus Anne que dans le sein d’Abraham et ses enfants avec elle.

– Morte ? Pourquoi ?

– Vous n’êtes pas au courant du massacre d’Hérode ? Tout le monde en a parlé et César l’a traité de “ porc assoiffé de sang ”. Oh ! Qu’ai-je dit ? Ne me dénonce pas. Es-tu un vrai juif ?

– Voilà l’insigne de ma tribu. Alors, parle.

– Anne a été tuée par les soldats d’Hérode avec tous ses enfants, sauf une fille.

– Mais pourquoi ? Elle était si bonne !

– Tu la connaissais ?

– Très bien. » Judas ment impudemment.

« Elle a été tuée pour avoir donné l’hospitalité à ceux qu’on disait père et mère du Messie... 74.4 Viens ici... dans cette pièce... les murs ont des oreilles et parler de certaines choses... c’est dangereux. »

Ils entrent dans une petite pièce sombre et basse. Ils s’asseyent sur un divan très bas.

« Voilà : j’ai eu du nez. Je ne suis pas aubergiste pour rien ! Je suis né ici, fils et petit-fils d’aubergistes. J’ai la ruse dans le sang, et je n’ai pas voulu d’eux. Je leur aurais peut-être trouvé un coin. Mais... galiléens... pauvres... inconnus... eh ! Non, Ezéchias ne s’y laisse pas prendre ! Et puis... je sentais... je sentais qu’ils n’étaient pas comme les autres... cette femme... des yeux... un je ne sais quoi... non, non, elle devait avoir en elle le démon et lui parler. Et elle nous l’a apporté ici, pas à moi, mais à la ville. Anne était plus innocente qu’une brebis et elle les a logés quelques jours après, avec le bébé. On disait que c’était le Messie... Ah, que d’argent j’ai fait en ces jours ! Bien plus qu’au recensement ! Il venait même des gens qui n’avaient pas besoin de venir pour le recensement. Il en venait même de la mer, même de l’Egypte, pour voir... et cela pendant des mois ! Quels gains j’ai réalisés !... Pour finir, il est venu trois rois, trois hommes puissants, trois mages... que sais-je ? Un cortège qui n’en finissait plus ! Ils m’ont pris toutes les écuries et m’ont payé en or autant de foin qu’il en aurait fallu pour un mois, et ils sont repartis dès le lendemain en laissant tout ici. Et quels cadeaux aux palefreniers, aux femmes de service ! Et à moi ! Oh !... Pour ma part, je ne puis dire que du bien du Messie, qu’il soit vrai ou faux. Il m’a fait gagner de l’argent à pleins sacs. Je n’ai pas essuyé d’ennuis graves. Pas de morts, non plus, car je venais tout juste de prendre femme. Alors... Mais les autres !

74.5– Nous voudrions voir les lieux du carnage.

– Les lieux ? Mais toutes les maisons furent touchées par la tragédie ! C’est par milliers que l’on a compté les morts à Bethléem. Venez avec moi. »

Ils prennent un escalier, montant sur une terrasse. D’en haut, on voit une grande étendue de campagne et Bethléem tout entière qui s’étend en éventail sur ses collines.



– Vous voyez où se trouvent les ruines ? Là aussi des maisons furent brûlées parce que les pères défendirent leurs enfants les armes à la main. Vous voyez là cette espèce de puits couvert de lierre ? C’est tout ce qui reste de la synagogue. On l’a brûlée avec le chef de la synagogue qui avait affirmé que c’était le Messie. Elle fut brûlée par des survivants, rendus fous de rage par le meurtre de leurs enfants. Nous en avons eu des ennuis, depuis... Et ici, et là et là... Vous voyez ces tombeaux ? Ce sont des vic­times... On dirait des brebis éparpillées dans la verdure, à perte de vue. Tous innocents avec leurs pères et leurs mères... Vous voyez ce bassin ? Son eau était rougie de sang lorsque les si­caires y eurent lavé leurs armes et leurs mains. Et ce ruisseau, ici derrière, l’avez-vous vu ?... Il était rougi par le sang qui y avait coulé des égouts... Et ici, voyez, ici, en face. C’est tout ce qui reste d’Anne. »

Jésus pleure.

« Tu la connaissais bien ? »

Judas répond :

« C’était comme une soeur pour sa mère ! N’est-ce pas, mon ami ? »

Jésus dit seulement :

« Oui.

– Je comprends » fait l’aubergiste, qui reste pensif.

74.6 Jésus se penche pour parler tout bas à Judas.

« Mon ami voudrait aller sur ces ruines, dit Judas.

– Eh bien, qu’il y aille ! Elles sont à tout le monde ! »

Ils descendent, saluent, s’en vont. L’aubergiste paraît déçu. Peut-être espérait-il un pourboire.

Ils traversent la place et montent le petit escalier, le seul qui ait subsisté.

« C’est d’ici, raconte Jésus, que ma Mère m’a fait saluer les mages et que nous sommes descendus pour gagner l’Egypte. »

Des gens regardent les quatre hommes montés sur les ruines. Quelqu’un demande :

« Parents de la morte ?

– Amis. »

Une femme crie :

« Vous, du moins, ne faites pas de mal à la morte, comme ses autres amis l’ont fait alors qu’elle était vivante, et qu’ils se sont échappés ensuite sains et saufs. »

Jésus se tient debout sur la plate-forme contre le muret qui la borde, dominant donc la place de deux mètres à peu près, avec le vide derrière lui. C’est un vide rempli du soleil qui le nimbe tout entier, rendant encore plus blanc son vêtement de lin très blanc qui seul le couvre, maintenant que son manteau a glissé de ses épaules, formant à ses pieds une sorte de piédestal multicolore. Encore plus en arrière, on aperçoit le fond de verdure et de broussailles de ce qui était le jardin et le domaine d’Anne, maintenant désolés et couverts de ruines.

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Le groupe apostolique, composé de Jésus, Judas, Jean de Zébédée et simon le Zélote, va à l'auberge d'anne qui a accueilli autrefois la Sainte Famille. Judas prend la main en ne disant pas totalement la vérité.

EMV 75.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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A coups de pierres, comme un lépreux, comme un impur, j’ai été pris pour un assassin... et j’ai dû m’enfuir dans les bois, vivre comme un loup... jusqu’à ce que je trouve un maître. Ah ! ce n’est plus Anne... Celui-ci est dur et cruel... Si une brebis chute et se blesse, si le loup m’emporte un agneau, il me faut être fouetté jusqu’au sang ou bien perdre mes petites économies, travailler dans les bois pour les autres, faire n’importe quoi, mais payer, toujours le triple de la valeur. Mais peu importe. J’ai toujours dit au Très-Haut : “ Fais-moi voir ton Messie, fais-moi savoir au moins qu’il est vivant et tout le reste n’est rien. ” Seigneur, je t’ai dit comment j’ai été traité par les habitants de Bethléem et comment je le suis par mon patron. J’aurais pu rendre le mal pour le mal ou faire le mal en volant, pour ne pas souffrir à cause de mon maître. Mais je n’ai voulu que pardonner, souffrir, être honnête car les anges ont dit : “ Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. ”

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Elie raconte comment il a été chassé de Bethléem. Il a dû se retrouver un nouveau maître, dont il ne donne pas le nom.

EMV 89.7 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Tu es allé à Bethléem ?

– Oui, Maman. J’y ai amené les disciples que j’avais avec moi. Et je t’en ai apporté ces petites fleurs qui ont poussé entre les pierres du seuil.

– Oh ! »

Marie prend les tiges séchées et les embrasse.

« Et Anne ?

– Elle a péri dans le massacre d’Hérode.

– La pauvre ! Elle t’aimait tant !

– Les habitants de Bethléem ont beaucoup souffert et n’ont pas été justes avec les bergers. Mais ils ont beaucoup souffert...

– Mais ils s’étaient montrés bons avec toi, à l’époque !

– Oui et il faut les plaindre pour cette raison. Satan est envieux de leur bonté et les excite au mal.

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Jésus est avec Marie. Elle demande :

EMV 103.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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103.5 – Nous voici sur les terres d’Elisée. Les pâturages sont encore loin, mais à cette heure, les brebis sont presque toujours au bercail à cause du soleil. Je vais voir si elles y sont. »

Sur ce, Jonathas part au pas de course. Il revient quelque temps après avec deux pâtres grisonnants et robustes qui se précipitent au bas de la pente pour rejoindre Jésus.

« Paix à vous.

– Oh ! Notre Bébé de Bethléem ! » dit l’un ; et l’autre : « Paix de Dieu venue à nous, sois bénie. »

Les hommes sont prosternés sur l’herbe. On ne salue pas un autel aussi profondément qu’ils saluent le Maître.

« Relevez-vous. Je vous retourne votre bénédiction et je suis heureux de le faire, car elle vient joyeusement sur ceux qui en sont dignes.

– Oh, dignes, nous... !

– Oui, vous, qui êtes toujours fidèles.

– Qui ne l’aurait été ? Qui pourrait faire oublier cet instant ? Qui pourrait dire : “ Ce que nous avons vu n’est pas réel ? ” Qui pourrait oublier que tu nous as souri des mois durant, lorsque, revenant le soir avec nos troupeaux, nous t’appelions et que tu battais des mains au son de nos flûtes ?... Tu t’en souviens, Daniel ? Presque toujours vêtu de blanc dans les bras de ta Mère, tu nous apparaissais dans un rayon de soleil sur le pré d’Anne ou à la fenêtre : on aurait dit une fleur posée sur la neige du vêtement de ta mère.

– Et cette fois où tu es venu, quand tu faisais tes premiers pas, caresser un agnelet moins frisé que toi ? Comme tu étais heureux ! Et nous, nous ne savions que faire de nous-mêmes, car nous sommes rustres. Nous aurions voulu être des anges pour te paraître moins grossiers...

– Ah, mes amis ! Je voyais votre coeur et c’est encore lui que je vois maintenant.

– Et tu nous souris comme en ce temps-là !

– Et tu es venu jusqu’ici, chez de pauvres bergers !

– Chez mes amis. Maintenant, je suis content. Je vous ai tous retrouvés et je ne vous perdrai plus. Pouvez-vous accorder l’hospitalité au Fils de l’homme et à ses amis ?

– Oh, Seigneur ! Mais tu le demandes ? Le pain et le lait ne nous manquent pas, mais si nous n’avions qu’une seule bouchée de pain nous te la donnerions pour te garder avec nous. N’est-ce pas, Benjamin ?

– Nous te donnerions notre coeur en nourriture, Seigneur ! Nous t’avons tellement désiré !

– Alors allons-y. Nous allons parler de Dieu...

– Et de tes parents, Seigneur, de Joseph, qui était si bon, de Marie... Ah, ta Mère ! Vous voyez ce narcisse couvert de rosée ? Sa tête est belle et pure, on dirait une étoile de diamant. Mais Marie... Ah, ce narcisse n’est qu’une pourriture en comparaison d’elle ! Un seul de ses sourires vous purifiait. C’était une fête de la rencontrer, sa parole vous sanctifiait. Toi aussi, Benjamin, tu te souviens de ses paroles.

– Oui, je peux te les redire, Seigneur, car tout ce qu’elle nous a dit, dans les mois où nous avons pu l’entendre, est écrit ici (et il se frappe la poitrine). C’est la page de notre sagesse et nous la comprenions nous aussi car c’est une parole d’amour. Et l’amour... Ah ! L’amour, c’est une chose que tout le monde comprend ! Viens, Seigneur, entre dans cette heureuse demeure et bénis-la. »

Ils entrent dans une pièce près du vaste bercail et tout prend fin.

Détail

Première rencontre avec les bergers Daniel et Benjamin. Je les mets dans la catégorie "Bergers de Bethléem" car ils évoquent des souvenirs de l'enfance de Jésus...