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Hillel

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EMV 40.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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40.4 On donne à Jésus trois rouleaux différents en disant :

« Lis celui qui a un ruban doré. »

Jésus ouvre le rouleau et lit. C’est le Décalogue. Mais dès les premiers mots, un juge lui reprend le rouleau en disant :

« Continue par coeur. »

Jésus parle avec tant d’assurance qu’on dirait qu’il lit. Chaque fois qu’il nomme le Seigneur, il s’incline profondément.

« Qui t’a enseigné cela ? Pourquoi le fais-tu ?

– Parce que ce Nom est saint et on doit le prononcer avec des marques intérieures et extérieures de respect. Les sujets d’un roi, qui ne l’est que pour peu de temps, s’inclinent devant lui alors qu’il n’est que poussière. Devant le Roi des rois, le très-haut Seigneur d’Israël, présent même s’il n’est visible que pour l’esprit, toute créature qui dépend de lui d’une sujétion éternelle ne devrait-elle pas s’incliner ?

– Bravo ! Homme, nous te conseillons de faire instruire ton fils par Hillel ou Gamaliel. C’est un Nazaréen... mais ses ré­ponses permettent d’espérer qu’il sera un nouveau grand docteur.

– Mon fils est majeur. Il fera comme il voudra. Pour moi, si sa volonté est honnête, je ne m’y opposerai pas.

Détail

Jésus est en train de se faire examiner par des docteurs de la Loi, afin de devenir majeur et d'être responsable de ses actes.

EMV 41 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus est tout seul à Jérusalem. Maria le voit regarder une direction en particulière mais la vision est assez brève. Elle reprend plus tard et la mystique découvre alors l'intérieur du Temple. Il s'y trouve des docteurs de la Loi, dont Gamaliel, Hillel, Chammaï qui discute de la prophétie de David et du Messie. Les deux premiers arguent que le Sauveur est déjà sur Terre, l'autre prétend que l'esclavage d'Iseaël n'a fait que croître et que "la paix qu'aurait dû apporter celui que les prophètent appellent "le Prince de la Paix" est loin de régner sur le monde. Jésus intervient alors et déclare que Gamaliel a raison. On lui demande sur quoi ils se fondent, et pendant un temps, les personnages parlent de la Nativité ainsi que du massacre des Innocents. Puis, Hillel demande d'où vient la sagesse du garcon, et on veut l'examiner dans les règles. On lui donne un rouleau et vient alors le thème du Précurseur. Jésus affirme qu'il est déjà sur la terre et qu'il précédera de peu le Christ. D'ailleurs, le Fils de Joseph prophétise sur le Royaume de Dieu et la Royauté du Christ qui est entièrement spirituel. Il affirme même que le Sanctuaire de Dieu ne sera plus abattu et détruit et Hillel comprend ses paroles en lui citant un autre passage du livre d'Aggée.

Gamaliel lui parle alors de la Paix dont parle le prophète et Jésus lui répond par les paroles du Gloria : "Paix aux hommes de bonne volonté". Cependant, Israël n'a pas cette bonne volonté, elle n'aura donc pas la Paix et rejettera son Messie. Enfin, Jésus revient encore une fois sur le Précurseur suite à une remarque de Chammaï, affirmant qu'il précédera de peu le Christ. Il finit par dire que si tout le monde était juste comme Hillel, le salut arriverait à Israël. Celui-ci le propose bien de rester avec lui, mais l'Enfant affirme qu'il doit rester dans la solitude. La vision finit ainsi.

Maria explique alors comment elle a su qui étai Hillel et Gamaliel (grâce à la voix de son conseiller intérieur). Enfin, Jésus donne une dictée sur le recouvrement de Jésus et de Marie au Temple, et la peine de Marie et de Joseph. Il revient sur la fameuse question : "Mon fils, pourquoi nous as-tu fait cela ?"

EMV 41.2-9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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41.2 ...Quand je me réveille, gardant au coeur le souvenir de cette scène, et après avoir retrouvé un peu de forces et de calme – car tout le monde dort – je me trouve à un endroit que je n’ai jamais vu. Il y a des cours, des fontaines, des portiques, des maisons ­ ou plus exactement des pavillons, car elles ont plus l’air de pavillons que de maisons. Il y a là une foule nombreuse, habillée à l’ancienne mode hébraïque, et beaucoup de brouhaha. En regardant autour de moi, je me rends compte que je suis à l’intérieur de cet ensemble de bâtiments que Jésus regardait. Je vois en effet la muraille crénelée qui l’entoure, la tour de guet et l’imposant édifice qui se dresse au centre et sur lequel s’appuient les très beaux et vastes portiques sous lesquels se presse une foule affairée, qui à une chose, qui à une autre.

Je me rends compte que je me trouve dans l’enceinte du Temple de Jérusalem. Je vois des pharisiens en longs vêtements flottants, des prêtres vêtus d’habits de lin avec une plaque de métal précieux au sommet de la poitrine et sur le front et d’autres points qui luisent çà et là sur leurs vêtements très amples et blancs que retient à la taille une ceinture de grand prix. Il y en a aussi d’autres, moins chamarrés, mais qui doivent eux aussi appartenir à la caste sacerdotale et qui sont entourés de disciples plus jeunes. Je comprends qu’il s’agit des docteurs de la Loi. Je me sens perdue au milieu de tous ces personnages, d’autant plus que je ne sais pas bien ce que j’ai à faire là dedans.

41.3 Je m’approche d’un groupe de docteurs où une discussion théologique s’est engagée. Une grande foule en fait de même.

Parmi les « docteurs », il y a un groupe à la tête duquel se trouve un certain Gamaliel avec un autre, âgé et presque a­veugle, qui soutient Gamaliel au cours de la discussion. J’entends qu’on l’appelle Hillel (je mets le H parce que j’entends une aspiration au début de son nom), et il paraît être le maître ou le parent de Gamaliel parce que ce dernier le traite avec confiance et respect en même temps. Le groupe de Gamaliel a des vues plus larges, alors qu’un autre groupe, le plus nombreux, est dirigé par un certain Chammaï et se caractérise par cette intransigeance haineuse et rétrograde que l’Evangile met si bien en lumière.

Gamaliel, entouré d’un groupe important de disciples, traite de la venue du Messie. S’appuyant sur la prophétie de Daniel, il soutient que le Messie doit être déjà né. En effet, depuis une dizaine d’années environ, les soixante-dix semaines indiquées par la prophétie sont accomplies, à dater du décret de reconstruction du Temple. Chammaï le combat en affirmant que s’il est vrai que le Temple a été reconstruit, il n’en est pas moins vrai que l’esclavage d’Israël n’a fait que croître et que la paix qu’aurait dû apporter celui que les prophètes appellent « le Prince de la paix » est bien loin de régner dans le monde, et spécialement à Jérusalem opprimée par un ennemi qui ose pousser sa domination jusque dans l’enceinte du Temple dominée par la Tour Antonia, remplie de légionnaires romains prêts à apaiser par l’épée tout soulèvement patriotique.

La discussion, pleine d’ergoteries, traîne en longueur : chaque maître fait étalage d’érudition, moins pour vaincre son rival que pour s’imposer à l’admiration des auditeurs. Cette intention est évidente.

41.4 Du groupe compact de ses fidèles sort une fraîche voix d’enfant :

« C’est Gamaliel qui a raison. »

Mouvement de la foule et du groupe des docteurs. On cherche l’intervenant. Mais nul besoin de le chercher, il ne se cache pas. Il se fraye un chemin et s’approche du groupe des “ rabbis ”. Je reconnais mon Jésus adolescent. Il est sûr de lui et franc, avec des yeux qui pétillent d’intelligence.

« Qui es-tu ? lui demande-t-on.

– Un fils d’Israël venu accomplir ce que la Loi ordonne. »

La réponse hardie et pleine d’assurance le rend sympathique et lui vaut des sourires d’approbation et de bienveillance. On s’intéresse au petit israélite :

« Comment t’appelles-tu ?

– Jésus de Nazareth. »

La bienveillance s’atténue dans le groupe de Chammaï. Mais Gamaliel, mieux disposé, poursuit le dialogue en même temps que Hillel. Ou plutôt c’est Gamaliel qui, respectueusement, con­seille au vieillard :

« Demande quelque chose à l’enfant.

– Sur quoi fondes-tu ta certitude ? » demande Hillel.

(Je mets les noms en tête des réponses pour abréger et pour que ce soit plus clair).

Jésus : « Sur la prophétie qui ne peut faire erreur sur l’époque et les signes qui l’ont accompagnée quand ce fut le moment de sa réalisation. C’est vrai que César nous domine. Mais le monde jouissait d’une telle paix et la Palestine était si calme quand expirèrent les soixante-dix semaines qu’il fut possible à César d’ordonner un recensement dans ses domaines. Il ne l’aurait pas pu s’il y avait eu la guerre dans l’Empire et des soulèvements en Palestine. De même que ce temps était accompli, on arrive à la fin de l’autre intervalle de temps de soixante-deux se­maines plus une depuis l’achèvement du Temple, pour que le Messie soit consacré et que se réalise la suite de la prophétie pour le peuple qui ne l’a pas accepté. Pouvez-vous avoir des doutes ? Ne vous rappelez-vous pas l’étoile que virent les sages d’Orient et qui alla justement se poser dans le ciel de Bethléem de Juda ? Oubliez-vous que les prophéties et les visions, depuis Jacob et par la suite, indiquent ce lieu comme destiné à accueillir la nais­sance du Messie, arrière-petit-fils de Jacob, par David qui était de Bethléem ? Ne vous rappelez-vous pas Balaam ? “ Une étoile naîtra de Jacob. ” Les sages d’Orient, auxquels la pureté et la foi gardaient ouverts les yeux et les oreilles, ont vu l’étoile et ont compris son nom : “ Messie ” et ils sont venus adorer la Lumière allumée dans le monde. »

41.5 Chammaï, le regard livide : « Tu affirmes que le Messie est né au temps de l’étoile à Bethléem Ephrata ? »

Jésus : « Je l’affirme. »

Chammaï : « Alors il n’existe plus. Ignores-tu, mon enfant, qu’Hérode a fait tuer tous les garçons d’un jour à deux ans de Bethléem et des environs ? Toi qui connais si bien les Ecritures, tu dois aussi savoir cela : “ Un cri s’est élevé... C’est Rachel qui pleure ses enfants. ” Les vallées et les collines de Bethléem qui ont recueilli les pleurs de Rachel mourante sont restées remplies de ces pleurs, et les mères en ont fait de même sur leurs fils massacrés. Parmi elles, il y avait certainement aussi la Mère du Messie. »

Jésus : « Tu te trompes, vieillard. Les pleurs de Rachel se sont changés en hosanna, parce que là où elle avait mis au jour “ le fils de sa douleur ”, la nouvelle Rachel a donné au monde le Benjamin du Père céleste, le Fils de sa droite, celui qui est destiné à rassembler les peuples sous son sceptre et à le libérer de la plus terrible des servitudes. »

Chammaï : « Et comment, s’il a été tué ? »

Jésus : « N’as-tu pas lu, en parlant d’Elie, qu’il fut enlevé dans un char de feu ? Par conséquent le Seigneur Dieu ne pourrait-il pas avoir sauvé son Emmanuel pour qu’il devienne le Messie de son peuple ? Lui qui a ouvert la mer devant Moïse afin qu’Israël rejoigne sa terre à pied sec, n’aurait-il donc pas pu envoyer ses anges sauver son Fils, son Christ, de la férocité de l’homme ? En vérité je vous le dis : le Christ vit et il est parmi vous, et quand son heure sera venue, il se manifestera dans toute sa puissance. »

En disant ces mots que je souligne, Jésus a dans la voix un éclat qui remplit l’espace. Ses yeux brillent encore plus fort et, avec quelque chose d’impérieux, comme poussé par la promesse, il tend le bras et la main droite comme pour un serment. C’est un enfant, mais il est aussi solennel qu’un homme.

41.6 Hillel : « Mon enfant, qui t’a enseigné ces paroles ? »

Jésus : « L’Esprit de Dieu. Je n’ai pas de maître humain. C’est la parole de Dieu que vous entendez de ma bouche. »

Hillel : « Viens parmi nous, que je te voie de près, mon enfant ! Que mon espérance se ravive au contact de ta foi et que mon âme s’illumine au soleil de la tienne ! »

On fait asseoir Jésus sur un siège élevé entre Gamaliel et Hillel et on lui apporte des rouleaux pour qu’il les lise et les explique. C’est un examen en règle. La foule se presse et écoute.

La voix enfantine de Jésus lit :

« “ Console-toi, ô mon peuple. Parlez au coeur de Jérusalem, consolez-la car son esclavage est fini... Voix de quelqu’un qui crie dans le désert : préparez les chemins du Seigneur... Alors apparaîtra la gloire du Seigneur... ” »

Chammaï : « Tu vois bien, Nazaréen ! On y parle d’esclavage fini. Or jamais nous n’avons été aussi esclaves qu’à notre époque. Et on y parle d’un précurseur. Où est-il donc ? Tu dis n’importe quoi ! »

Jésus : « Je te dis que c’est à toi plus qu’aux autres que s’a­dresse l’invitation du Précurseur. A toi et à tes semblables. Autrement tu ne verras pas la gloire du Seigneur et tu ne comprendras pas la parole de Dieu, car la bassesse, l’orgueil, l’hypocrisie t’empêcheront de voir et d’entendre. »

Chammaï : « C’est ainsi que tu parles à un maître ? »

Jésus : « C’est ainsi que je parle et que je parlerai jusqu’à ma mort. Car au-dessus de mon intérêt il y a celui du Seigneur et l’amour pour la Vérité dont je suis le Fils. Et j’ajoute pour toi, rabbi, que l’esclavage dont parle le prophète et dont je parle moi aussi, n’est pas celui que tu crois, de même que la royauté n’est pas celle à laquelle tu penses. Au contraire, c’est par les mérites du Messie que l’homme sera libéré de l’esclavage du Mal qui le sépare de Dieu ; le signe du Christ s’imprimera sur les âmes libérées de tout joug et elles deviendront des sujets de son Royaume éternel. Toutes les nations inclineront la tête, ô race de David, devant le Germe né de toi et devenu l’arbre qui recouvre toute la terre et s’élève jusqu’au ciel. Au Ciel et sur la terre toute bouche louera son nom et tout genou fléchira devant l’Oint de Dieu, le Prince de la paix, le Chef, celui qui enivrera de lui-même toute âme fatiguée et rassasiera toute âme affamée, le Saint qui conclura une alliance entre la terre et le Ciel. Non pas comme celle qui fut conclue avec les Pères d’Israël quand Dieu les fit sortir d’Egypte, en les traitant encore comme des serviteurs, mais en gravant la pensée de la paternité céleste dans les âmes des hommes par la grâce nouvellement versée en eux par les mérites du Rédempteur. Par lui, tous les bons connaîtront le Seigneur, et le Sanctuaire de Dieu ne sera plus abattu ni détruit. »

Chammaï : « Mais ne blasphème pas, mon enfant ! Rappelle-toi Daniel. Il dit qu’après la mort du Christ, le Temple et la Cité seront détruits par un peuple et un chef qui viendra. Or toi, tu soutiens que le Sanctuaire de Dieu ne sera plus abattu ! Respecte les prophètes ! »

Jésus : « En vérité, je te dis qu’il y a Quelqu’un de plus grand que les prophètes ; tu ne le connais pas et ne le connaîtras pas parce qu’il te manque le désir de le connaître. Et je t’affirme que tout ce que j’ai dit est vrai. Le vrai Sanctuaire ne connaîtra plus la mort mais, comme celui qui le sanctifie, il ressuscitera pour la vie éternelle et à la fin des jours du monde, il vivra au Ciel. »

41.7 Hillel : « Ecoute, mon enfant. Aggée dit : “ ... Il viendra, le Désiré des nations. Grande alors sera la gloire de cette maison et de cette dernière plus que de la première. ” Veut-il donc parler du même sanctuaire que toi ? »

Jésus : « Oui, Maître, c’est bien ce qu’il veut dire. Ta droiture t’achemine vers la lumière et moi je te dis : quand le sacrifice du Christ sera accompli, la paix viendra vers toi parce que tu es un israélite juste. »

Gamaliel : « Dis-moi, Jésus. La paix dont parlent les prophètes, comment peut-on l’espérer si la guerre vient détruire ce peuple ? Parle et éclaire-moi, moi aussi. »

Jésus : « Ne te souviens-tu pas, Maître, de ce qu’ont dit ceux qui étaient présents la nuit de la naissance du Christ ? Que les troupes angéliques ont chanté : “ Paix aux hommes de bonne volonté. ” Mais ce peuple ne fait preuve d’aucune bonne volonté et il n’obtiendra pas la paix. Il méconnaîtra son Roi, le Juste, le Sauveur, parce qu’il attend un roi revêtu de la puissance humaine alors qu’il est le Roi de l’esprit. Ce peuple ne l’aimera pas, car le Christ prêchera ce qui ne plaît pas à ce peuple. Le Christ ne combattra pas des ennemis pourvus de chars et de cavalerie, mais les ennemis de l’âme qui inclinent vers des jouissances infernales le coeur de l’homme créé pour le Seigneur. Or ce n’est pas la victoire qu’Israël attend de lui. Il viendra, Jérusalem, ton Roi monté sur l’“ ânesse et l’ânon ”, c’est-à-dire les justes d’Israël et les païens. Mais l’ânon, je vous le dis, lui sera plus fidèle et le suivra en précédant l’ânesse et il grandira sur la voie de la vérité et de la vie. Israël, à cause de sa volonté mauvaise, perdra la paix et souffrira en lui-même, pendant des siècles, ce qu’il a fait souffrir à son Roi qu’il aura réduit à être l’Homme des douleurs dont parle Isaïe. »

41.8 Chammaï : « Ta bouche profère à la fois des enfantillages et des blasphèmes, Nazaréen. Réponds : et où se trouve le Précurseur ? Quand l’avons-nous eu ? »

Jésus : « Il existe. Malachie ne dit-il pas : “ Voici que j’envoie mon ange préparer devant moi le chemin ; alors viendra aussitôt à son Temple le Dominateur que vous cherchez et l’Ange du Testament que vous désirez ardemment ” ? Donc, le Précurseur précède immédiatement le Christ. Il est déjà là, comme le Christ. S’il y avait des années entre celui qui prépare le chemin du Seigneur et le Christ, tous les chemins s’encombreraient et dévieraient. Dieu le sait et il a décidé que le Précurseur précèderait d’une seule heure le Maître. Quand vous verrez ce Précurseur, vous pourrez dire : “ La mission du Christ est commencée. ” Et je te dis, à toi : le Christ ouvrira beaucoup d’yeux et beaucoup d’oreilles quand il viendra sur ces chemins. Mais ni les tiens ni ceux de tes semblables, car vous lui donnerez la mort en échange de la Vie qu’il vous apporte. Mais lorsque le Rédempteur sera sur son trône et sur son autel, plus haut que ce Temple, plus haut que le tabernacle enfermé dans le Saint des Saints, plus haut que la gloire que soutiennent les chérubins, la malédiction pour les déicides et la vie pour les païens couleront de ses milliers de blessures. Car lui, ô maître qui l’ignores, n’est pas, je le répète, le roi de quelque domination humaine, mais d’un Royaume spirituel, et ses sujets seront uniquement ceux qui sauront renaître spirituellement par amour et, comme Jonas, renaître sur d’autres rivages après une première naissance : “ ceux qui appartiennent à Dieu ” par la régénération spirituelle advenue par le Christ qui donnera la vraie vie à l’humanité. »

41.9 Chammaï et son entourage : « Ce Nazaréen, c’est Satan ! »

Hillel et les siens : « Non. Cet enfant est un prophète de Dieu. Reste avec moi, mon garçon. Ma vieillesse te transmettra ce qu’elle sait à ton savoir et tu seras Maître du Peuple de Dieu. »

Jésus : « En vérité, je te dis que si beaucoup étaient comme toi, le salut arriverait à Israël. Mais mon heure n’est pas venue. Les voix du Ciel me parlent et c’est dans la solitude que je dois les recevoir jusqu’à ce que mon heure arrive. Alors, c’est de ma bouche et par mon sang que je m’adresserai à Jérusalem, et mon sort sera celui des prophètes lapidés et assassinés par elle. Mais, au-dessus de mon être, il y a le Seigneur Dieu, auquel je me soumets moi-même pour qu’il fasse de moi l’escabeau de sa gloire, en attendant qu’il fasse du monde un escabeau pour les pieds du Christ. Attendez-moi à mon heure. Ces pierres entendront de nouveau ma voix et frémiront à ma dernière parole. Bienheureux ceux qui, en cette voix, auront écouté Dieu et croiront en lui par son entremise. A ceux-là le Christ donnera son Royaume que votre égoïsme rêve tout humain alors qu’il est céleste. Pour l’avènement de ce Royaume, moi, je dis : “ Voici ton serviteur, Seigneur, venu pour faire ta volonté. Réalise-la entièrement, car je brûle de l’accomplir. ” »

Et ici se termine la vision de Jésus, le visage enflammé d’ardeur spirituelle, tourné vers le ciel, les bras ouverts, debout au milieu des docteurs stupéfaits.

Annotation

Luc 2,42-51

Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son coeur tous ces événements.

EMV 68.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Voici, Maître, le magistrat.

– Que la paix soit avec toi. Je te demande la permission d’enseigner à Israël parmi les rabbins d’Israël.

– Tu es rabbin ?

– Je le suis.

– Quel a été ton maître ?

– L’Esprit de Dieu, qui me parle avec sagesse et m’éclaire toute parole des textes sacrés.

– Serais-tu plus grand qu’Hillel, toi qui prétends con­naître toute doctrine sans avoir eu de maître? Comment quelqu’un peut-il se former s’il n’y a personne pour s’en charger ?

– De la même manière que s’est formé David, ce berger inconnu devenu roi puissant et sage par la volonté du Seigneur.

– Ton nom ?

– Jésus, fils de Joseph de Nazareth, fils de Jacob, de la race de David, et de Marie, fille de Joachim, de la race de David, et d’Anne, fille d’Aaron ; Marie est la vierge dont le mariage a été célébré au Temple, parce qu’elle était orpheline, par le grand prêtre, selon la Loi d’Israël.

– Qui peut en apporter la preuve ?

– Il doit y avoir encore des lévites qui se souviennent de cet événement et qui étaient contemporains de Zacharie, de la classe d’Abias, mon parent. Interroge-les, si tu doutes de ma sincérité.

– Je te fais confiance. Mais qu’est-ce qui me prouve que tu es capable d’enseigner ?

– Ecoute-moi, et tu jugeras par toi-même.

– Tu es libre de le faire, mais... n’es-tu pas nazaréen ?

– Je suis né à Bethléem de Juda, à l’époque du recensement ordonné par César. Proscrits par des ordres injustes, les descendants de David se trouvent partout. Mais la race est celle de Juda.

– Tu sais... les pharisiens... toute la Judée... à l’égard de la Galilée...

– Je le sais, mais rassure-toi. C’est à Bethléem que j’ai vu le jour, à Bethléem Ephrata d’où vient ma race. Si je vis aujourd’hui en Galilée, c’est pour que s’accomplisse ce qui a été annoncé. »

Le magistrat s’éloigne de quelques mètres, et court là où on l’appelle.

EMV 160.5-6 · Tome 3, p. 15-17

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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160.5 Le repas prend fin. Jésus se lève et dit :

« Je te rends grâce, mon Dieu, pour ce repas, mais aussi pour avoir pu parler au sage. Et merci à toi, Gamaliel.

– Maître, ne pars pas comme cela. J’ai peur que tu ne sois fâché contre moi.

– Oh non ! Tu dois me croire.

– Alors, ne pars pas. Je vais sur la tombe d’Hillel. Accepterais-tu de m’y accompagner ? Nous aurons vite fait, parce que j’ai des mules et des ânes pour tout le monde. Nous n’aurons qu’à les débarrasser des bâts que les serviteurs porteront. Qui plus est, cela raccourcira la partie la plus difficile de ton chemin.

– C’est même un honneur pour moi que de t’accompagner sur la tombe d’Hillel. Allons-y donc. »

(...) 160.6 « Voilà, je suis arrivé, Jésus. C’est ici qu’Hillel est enseveli. Descendons et laissons là nos montures. Un serviteur les prendra. »

Ils descendent de leurs montures, les attachent à un tronc d’arbre et se dirigent vers un tombeau qui sort de la montagne, près d’une vaste demeure complètement fermée.

« Je viens méditer ici, pour me préparer aux fêtes d’Israël, dit Gamaliel en désignant la maison.

– Que la Sagesse te donne toutes ses lumières.

– Et ici (Gamaliel désigne le tombeau) pour me préparer à la mort. C’était un juste.

– Oui, c’était un juste. J’aime à prier auprès de ses cendres. Mais, Gamaliel, Hillel ne doit pas seulement t’enseigner à mourir : il doit t’enseigner à vivre.

– Comment, Maître ?

– “ L’homme est grand quand il s’humilie ” était sa devise préférée…

– Comment le sais-tu si tu ne l’as pas connu ?

– Je l’ai connu… du reste, même si je n’avais pas connu le rabbin Hillel personnellement, j’aurais connu sa pensée, car je n’ignore rien de la pensée des hommes. »

Gamaliel baisse la tête et murmure :

« Dieu seul peut dire cela.

– Dieu et son verbe. Car le Verbe connaît la Pensée, et la Pensée connaît le Verbe et l’aime, et elle lui communique ses trésors pour le faire participer à elle-même. L’Amour resserre les liens et en fait une seule Perfection. C’est la Trinité qui s’aime et divinement se forme, s’engendre, procède et se complète. Toute sainte pensée est née dans l’Esprit parfait et en est un reflet dans l’âme du juste. Alors le Verbe peut-il ignorer les pensées des justes, qui sont celles de la Pensée ? »

Ils prient longuement auprès du tombeau fermé. Les disciples puis les serviteurs les rejoignent, les premiers à dos de mule, les autres ployant sous le poids des bagages. Mais ils s’arrêtent en bordure du pré au-delà duquel se trouve le tombeau. La prière s’achève.

« Adieu, Gamaliel. Elève-toi comme Hillel.

– Que veux-tu dire ?

– Elève-toi. Il te précède parce qu’il a su croire avec plus d’humilité que toi. Paix à toi. »

Détail

Jésus vient de manger avec Gamaliel et ses disciples. Ce dernier a avoué ne pas croire encore que Jésus est le Messie et quand le repas prend fin, il ne veut pas le quitter ainsi, après avoir avoué qu'il attend le signe promis par Jésus enfant pour croire en Lui.

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