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Les Douze

Thème : Qui sont les apôtres ? · Page 3 sur 9

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EMV 136 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Les apôtres furent humiliés par leur défection au Christ. À ce moment, toutes les branches de l'humanité corrompue prirent le dessus en eux et de nouveau tout ce qui trouble l'homme les saisit, les secoua et les excita. Ils comprirent alors que dans la mesure où ils étaient devenus différents, cela ne venait pas de leur unique mérite, mais du fait qu'ils étaient avec Jésus. En eux, l'orgueil, corrupteur de l'homme fut broyé. Il est nécessaire que cela soit fait pour tous ceux qui sont choisis en vue d'une destinée spéciale pour qu'ils ne perdent pas leur vocation en perdant mon amour. L'un après l'autre sont tombés ceux qui avaient usurpé ma place en toi. Et ton Dieu seul est redevenu ton Roi auquel tu as chanté le Miserere de ton sage repentir.

EMV 139 · Tome 2, p. 441-446

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Le groupe apostolique avance sur les monts d'Emmaüs. Ils avancent gaiement et sont en route vers la Galilée. Judas, dans de bonnes dispositions, demande s'ils pourront retourner à Kérioth plus tard et Jean demande s'il pourra emmener Jacques de Zébédée et André à Bethléem. L'Iscariothe demande ensuite l'avis de Jésus sur son âme, et celui-ci le fait avec charité, en disant que son esprit est désordonné et que tout se disloque au moindre signe de vent. Il lui conseille d'agir avec ordre et de rester auprès des bons pour lutter contre la tentation. Pierre arrive sur ces entrefaites et veut savoir ce qu'ils racontent. Jésus parle donc de l'ordre et de la sainteté en évoquant l'image de la droite sur un plan. Pierre loue alors André, mais Jésus assure que les Douze se travaillent pour devenir bons et meilleurs.

EMV 139.4-5 · Tome 2, p. 444-446

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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139.4 – Mais qu’avez-vous donc à dire, vous qui ne cessez de parler ? demande Pierre de loin. Arrêtez-vous ! Attendez-nous. Ce n’est pas gentil d’avancer comme cela sans penser à moi qui ai les jambes courtes. »

Ils s’arrêtent jusqu’à ce que l’autre groupe les ait rejoints.

« Ouf ! Comme je t’aime, ma petite barque ! Ici, on peine comme des esclaves... De quoi parliez-vous ?

– Des qualités nécessaires pour être bon, répond Jésus.

– Et à moi, tu ne les dis pas, Maître ?

– Mais si : ordre, patience, constance, humilité, charité... Je te l’ai souvent dit !

– Pas l’ordre, non. Que vient-il faire ?

– Le désordre n’est jamais une bonne qualité. Je l’ai expliqué à tes compagnons. Ils te le diront. Je l’ai même mis en première place alors que j’ai mis en dernier la charité, car ce sont les deux extrémités d’une droite parfaite. Or tu sais qu’une droite tracée sur un plan n’a ni commencement ni fin. Les deux extrêmes peuvent s’interchanger. Alors que pour une spirale ou un dessin quelconque qui ne se ferme pas sur lui-même, il y a toujours un commencement et une fin. La sainteté est linéaire, simple, parfaite et n’a que deux extrémités, comme la droite.

– C’est facile de faire une droite...

– Tu crois cela ? Tu te trompes. Dans un dessin, même compliqué, un petit défaut peut passer inaperçu, mais dans une droite, on voit tout de suite chaque erreur, qu’elle soit de pente ou d’incertitude. Quand Joseph m’apprenait le métier, il insistait beaucoup pour que les tables soient bien planes et il me disait avec raison : “ Vois-tu, mon fils ? Une légère imperfection dans une décoration ou un travail fait au tour, ça peut encore passer, car un oeil qui n’est pas très habitué, s’il observe un point ne voit pas l’autre. Mais si une planche n’est pas aplanie comme il faut, même pour le travail le plus simple, comme une table de paysan, c’est un travail raté. Ou elle penche, ou elle est boiteuse. Elle n’est plus bonne que pour le feu. ” On peut dire la même chose des âmes. Pour ne plus servir à autre chose qu’au feu de l’enfer, c’est-à-dire pour conquérir le Ciel, il faut être parfait comme une planche rabotée et dressée comme il faut. Celui qui commence son travail spirituel dans le désordre, en commençant par des choses inutiles, en sautant, comme un oiseau inquiet, d’une chose à une autre, n’arrive plus à rien lorsqu’il veut assembler les différentes parties de son ouvrage. Pas d’assemblage possible. Par conséquent l’ordre, l’ordre est indispensable, tout comme la charité. Puis, en gardant fixées entre deux étaux ces deux extrêmes, afin qu’ils ne bougent plus du tout, travailler à tout le reste, ornements ou sculptures. As-tu compris ?

139.5 – J’ai compris. »

Pierre médite en silence sur la leçon qui lui est faite et conclut à l’improviste :

« Alors mon frère est meilleur que moi. Lui, il est vraiment ordonné. Un pas après l’autre, silencieux, calme. Il semble ne pas bouger, alors qu’au contraire... moi, je voudrais faire vite et beaucoup de choses, et je ne fais rien. Qui va m’aider ?

– Ton bon désir. Ne crains pas, Pierre. Tu fais, toi aussi. Tu te fais toi-même.

– Et moi ?

– Toi aussi, Philippe.

– Et moi ? J’ai l’impression de n’être absolument bon à rien, moi.

– Non, Thomas, toi aussi tu travailles sur toi. Tous, tous vous vous travaillez. Vous êtes des arbres sauvages mais greffés, si bien que vous changez lentement mais sûrement et moi, je trouve en vous ma joie.

– Voilà : nous sommes tristes, et tu nous consoles. Faibles, et tu nous fortifies. Peureux, et tu nous encourages. Pour tous, et dans tous les cas, tu as tout de suite le conseil et le réconfort nécessaires. Comment fais-tu, Maître, pour être toujours si prompt et si bon ?

– Mes amis, c’est pour cela que je suis venu, sachant à l’avance ce que j’allais trouver et ce que je devrais faire. Quand on n’a pas d’illusions, on n’est pas déçu, on ne perd pas haleine. On va de l’avant. Rappelez-le-vous, pour le moment où, vous aussi, vous devrez travailler l’homme animal pour en faire l’homme spirituel. »

Détail

Jésus vient de donner une leçon sur la nécessité de l'ordre dans la vie spirituelle et sur les qualités requises pour être bons.

EMV 140.2 · Tome 2, p. 448

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– Est-ce que ce sont tes disciples, ceux-ci ? demande l’homme qui s’appelle Simon.

– Oui.

– Il y en a de tout âge et de toute région.

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On s'adresse à Jésus.

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EMV 141.2-3 · Tome 2, p. 456-457

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Vous ne pouvez évaluer l’immensité du mal que l’homme peut faire à l’homme par une intransigeance hostile. Je vous prie de vous souvenir que votre Maître s’est toujours montré bienveillant à l’égard des malades spirituels. Vous pensez que mes plus grands miracles et ma principale vertu se manifestent par la guérison des corps. Non, mes amis… Oui, venez, vous qui marchez devant et vous aussi qui êtes derrière moi. La route est large et nous pouvons marcher en groupe. »

Tous [les apôtres] se serrent autour de Jésus qui poursuit :

« Mes principales œuvres, celles qui témoignent davantage de ma nature et de ma mission, celles que mon Père regarde avec joie, ce sont les guérisons des cœurs, soit les guérisons d’un vice ou de plusieurs vices capitaux, soit les désolations qui découragent quand on croit être frappé par Dieu et abandonné par lui.

Une âme qui a perdu cette certitude de l’aide de Dieu, qu’est-elle donc ? C’est un faible liseron qui se traîne dans la poussière car il ne peut s’accrocher à l’idée qui faisait sa force et sa joie. Vivre sans espérance est une horreur. Si la vie est belle malgré ses duretés, c’est seulement parce qu’elle reçoit le flot du Soleil divin. La vie a pour but ce Soleil. Le jour humain est-il sombre, trempé de larmes, marqué de sang ? Oui, mais après viendra le Soleil. Plus de douleurs, plus de séparations, plus de duretés, plus de haines, plus de misères et de solitudes sous les nuages qui accablent, mais clarté et chant, mais sérénité et paix, mais Dieu. Dieu est le Soleil éternel ! Voyez comme la terre est triste quand survient une éclipse. Si l’homme devait se dire : “ Le soleil est mort ”, n’aurait-il pas l’impression de vivre pour toujours dans quelque obscur tombeau, emmuré, enseveli, mort avant même d’être mort ? Mais l’homme sait qu’au-delà de cet astre qui cache le soleil et donne au monde un aspect funèbre, le joyeux soleil de Dieu brille toujours. Il en est ainsi de la pensée de l’union à Dieu en cette vie. Les hommes ont beau blesser, voler, calomnier, Dieu guérit, restitue, justifie, sans mesure. Les hommes prétendent-ils : “ Dieu t’a repoussé ” ? L’âme sereine pense, doit penser : “ Dieu est juste et bon. Il voit les causes et il est bienveillant. Et il l’est encore plus que l’homme le plus bienveillant ne saurait l’être. Il l’est infiniment. Par conséquent, non, il ne me repoussera pas si j’incline mon visage en pleurs sur son sein et lui dis : ‘ Père. Toi seul me restes. Ton enfant est affligé et abattu. Donne-moi ta paix… ’ ”

141.3 Maintenant moi, qui suis l’Envoyé de Dieu, je rassemble ceux que l’homme a troublés ou que Satan a entraînés, et je les sauve. C’est mon œuvre, une œuvre vraiment mienne. Le miracle sur la chair, c’est la puissance divine. La rédemption des âmes, c’est l’œuvre de Jésus Christ, Sauveur et Rédempteur. Je pense – et je ne me trompe pas - que ceux qui ont trouvé en moi leur réhabilitation aux yeux de Dieu et à leurs propres yeux seront mes disciples fidèles ; ce sont eux qui auront le plus de force pour entraîner les foules vers Dieu en disant : “ Vous êtes pécheurs ? Moi aussi. Vous êtes avilis ? Moi aussi. Vous êtes désespérés ? Moi aussi. Et pourtant, vous le voyez, le Messie a eu pitié de ma misère spirituelle et il a voulu faire de moi son prêtre. Car il est la Miséricorde et il veut que le monde en soit persuadé, or nul n’est plus apte à convaincre que celui qui en a fait l’expérience. ” »

EMV 142.1-4 · Tome 2, p. 458-461

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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142.1 Jésus est avec les Douze. L’endroit est toujours montagneux, mais comme la route est suffisamment praticable, tous se tiennent en groupe et discutent entre eux.

« Pourtant, maintenant que nous sommes seuls, nous pouvons le dire : pourquoi tant de jalousie entre les deux groupes ? demande Philippe.

– Jalousie ? réplique Jude. Mais non, ce n’est que de l’orgueil !

– Non. Je dis que ce n’est qu’un prétexte pour justifier, en quelque sorte, leur conduite injuste envers le Maître. Sous le voile du zèle à l’égard de Jean-Baptiste, on arrive à l’éloigner sans trop mécontenter la foule, dit Simon.

– Je les démasquerais.

– Nous, Pierre, nous ferions tant de choses que lui, il ne fait pas !

– Pourquoi ne les fait-il pas ?

– Parce qu’il sait qu’il est bien de ne pas les faire. Nous devons le suivre, voilà tout. Ce n’est pas à nous de le guider. Et il faut s’en réjouir : c’est un grand soulagement d’avoir seulement à obéir…

– Tu as bien parlé, Simon, dit Jésus qui marchait en avant et semblait absorbé par ses pensées. Tu as bien parlé. Il est plus facile d’obéir que de commander. Il n’y paraît pas, mais c’est ainsi. C’est certainement facile quand l’esprit est bon. Comme il est difficile de commander quand on a l’esprit droit. Car si un esprit n’est pas droit, il donne des ordres fous et plus que fous. Alors, il est facile de commander. Mais… comme il devient plus difficile d’obéir ! Quand quelqu’un a la responsabilité d’être le premier d’un lieu ou d’une assemblée, il doit toujours garder ceci à l’esprit : charité et justice, prudence et humilité, tempérance et patience, fermeté et pourtant pas d’entêtement. Ah ! C’est difficile ! Vous, pour l’instant, n’avez qu’à obéir. A Dieu et à votre Maître.

142.2 Toi, et non pas toi seul, tu te demandes pourquoi je fais ou ne fais pas certaines choses, tu te demandes pourquoi Dieu permet ou ne permet pas telle ou telle chose. Vois, Pierre, et vous tous aussi, mes amis. Un des secrets du parfait fidèle est de ne jamais s’ériger en interrogateur de Dieu. “ Pourquoi fais-tu ceci ? ” demande un homme peu formé à son Dieu. Et il paraît prendre l’attitude d’un adulte sage devant un écolier pour dire : “ Il ne faut pas faire cela, c’est une sottise, c’est une erreur. ” Qui est supérieur à Dieu ?

Vous voyez que sous prétexte de zèle pour Jean, je me trouve chassé. Et vous vous en scandalisez. Vous voudriez que je rectifie cette erreur en prenant une attitude polémique à l’égard de ceux qui soutiennent cette façon de voir. Non, cela ne sera jamais. Vous avez entendu Jean-Baptiste par la bouche de ses disciples : “ Il faut qu’il croisse et que je diminue. ” Pas de regrets, il ne s’accroche pas à sa situation. Le saint ne s’attache pas à ces choses. Il ne travaille pas pour augmenter le nombre de ses “ propres ” fidèles. Il n’a pas de fidèles propres. Mais il travaille pour augmenter le nombre de ceux qui sont fidèles à Dieu. Dieu seul a le droit d’avoir des fidèles. C’est pourquoi je ne regrette pas que, de bonne ou de mauvaise foi, tel ou tel demeure disciple de Jean-Baptiste ; de la même façon, vous l’avez entendu, lui ne s’afflige pas que certains de ses disciples viennent à moi. Ces petits calculs statistiques lui sont tout à fait étrangers. Il regarde le Ciel. Et moi, je regarde le Ciel. Ne restez donc pas à débattre entre vous s’il est juste ou non que les juifs m’accusent de prendre des disciples à Jean-Baptiste, s’il est juste ou non que cela se dise. Ce sont des querelles de femmes bavardes autour d’une fontaine. Les saints se prêtent assistance, se donnent et s’échangent les âmes sans regret et avec bonne humeur, souriant à l’idée de travailler pour le Seigneur.

142.3 J’ai baptisé – ou mieux, je vous ai fait donner le baptême – car l’âme est tellement appesantie, de nos jours, qu’il faut lui présenter des formes matérielles de piété, de miracle, d’enseignement. A cause de cette pesanteur spirituelle, je devrai recourir à des substances matérielles quand je voudrai faire de vous des faiseurs de miracles. Mais croyez bien que ce ne sera pas dans l’huile, comme ce n’est pas dans l’eau ni dans d’autres cérémonies que réside la preuve de la sainteté. Le temps va venir où une réalité impalpable, invisible, inconcevable pour les matérialistes, sera reine, la reine qui est “ revenue ”, cause de toute sanctification opérante en toute sanctification. C’est par elle que l’homme redeviendra “ enfant de Dieu ” et opérera ce que Dieu opère parce qu’il aura Dieu avec lui.

La grâce : voilà la reine qui revient. Alors le baptême sera un sacrement. Alors l’homme parlera et comprendra le langage de Dieu. Et la grâce donnera la vie et la Vie, donnera le pouvoir de savoir et d’agir, alors… Oh ! Alors ! Mais vous n’êtes pas encore assez mûrs pour savoir ce que vous apportera la grâce. Je vous en prie : aidez sa venue par un travail continuel de formation sur vous-même et laissez tomber les préoccupations inutiles des esprits mesquins…

142.4 Nous voici aux confins de la Samarie. Croyez-vous que je ferais bien de parler chez eux ?

– Oh ! »

Ils sont tous plus ou moins scandalisés.

« En vérité, je vous dis que des samaritains, il y en a partout. Et si je devais ne pas parler là où se trouve un samaritain, je ne devrais plus parler nulle part. Venez donc. Je ne chercherai pas à parler. Mais je ne dédaignerai pas de parler de Dieu si on vient m’en prier. Une année se termine. La seconde commence. Elle est à cheval entre le début et la fin. Au début, c’était le Maître qui prédominait encore. Maintenant, voici que se révèle le Sauveur. La fin aura le visage du Rédempteur. Allons. Le fleuve s’élargit en approchant de son embouchure. Moi aussi, j’étends le travail de la miséricorde car l’embouchure s’approche.

– Nous allons vers quelque grand fleuve, après la Galilée ? Vers le Nil, peut-être ? Ou vers l’Euphrate ? chuchotent certains.

– Peut-être allons-nous chez les païens…, répondent d’autres.

– Ne parlez pas entre vous. Nous allons vers “ mon ” embouchure, c’est-à-dire vers l’accomplissement de ma mission. Soyez très attentifs parce que, ensuite, je vous quitterai et vous devrez continuer en mon nom. »

Détail

Les apôtres débattent sur le groupe de Jean-Baptiste et le groupe qui suit Jésus.

EMV 143.1 · Tome 2, p. 461

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143.1 « Je m’arrête ici. Allez en ville et achetez tout ce qu’il faut pour le repas. Nous mangerons ici.

– Nous y allons tous ?

– Oui, Jean. Il est bon que vous restiez en groupe.

– Et toi ? Tu restes seul ... Ce sont des samaritains ...

– Ce ne sont pas les pires ennemis du Christ. Allez, allez. Je prie, en vous attendant, pour vous et pour eux. »

Les disciples partent à regret, et à trois ou quatre reprises ils se retournent pour regarder Jésus qui s’est assis sur un petit muret ensoleillé qui se trouve près du bord bas et large d’un puits.

Annotation

Nous mangerons ici : il est précisé, sur maria-valtorta.org, que "c'est donc peu avant midi, le lendemain du départ d'Arimathie. Il y a 40 à 45 km de marche pour atteindre Sichar".

EMV 144.1-4 · Tome 2, p. 467-470

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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EMV 145.1 · Tome 2, p. 471

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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145.1 Au milieu d’une place, Jésus s’adresse à une foule nombreuse. Il est monté sur le petit banc de pierre à côté de la fontaine. Les gens l’entourent. Les Douze également se tiennent autour lui, mais ils ont l’air... consternés ou ennuyés, quand ils ne manifestent pas clairement leur dégoût de certains contacts. Barthélemy et Judas, en particulier, montrent ouvertement leur embarras, et pour éviter le plus possible le voisinage des Samaritains, Judas s’est assis à cheval sur la branche d’un arbre, comme s’il voulait dominer la scène tandis que Barthélemy s’est adossé à une porte cochère dans un coin de la place. Les préjugés sont bien vivants chez tous.

Jésus, en revanche, n’a rien qui diffère de l’ordinaire. Je dirais, au contraire, qu’il s’efforce de ne pas effrayer par sa majesté en même temps qu’il cherche à la manifester pour lever tout doute. Il caresse deux ou trois enfants dont il demande le nom et il s’intéresse à un vieil aveugle auquel il donne personnellement l’obole, répond à deux ou trois questions qu’on lui pose sur des sujets qui ne sont pas d’ordre général, mais privé.

Détail

Humanité des apôtres face à des samaritains.

EMV 146 · Tome 2, p. 475-477

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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