Aller au contenu

Notes du thème

Apôtres

Page 42 sur 89

Confort de lecture

Aa

EMV 122 · Tome 2, p. 311-322

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

À la Belle-Eau, Jean vient trouver Jésus pour lui dire que Judas cherche à être bon et qu'il souhaite rester avec le fils de Zébédée. Jésus accorde que Jean reste auprès de Judas tant qu'aucun trouble n'entre dans son coeur. Puis il enjoint Pierre à aider Judas à devenir bon. Il guérit un enfant qui est handicapé mental, en lui faisant répéter le Nom de Jésus qui est salut. Le Christ parle ensuite aux apôtres de la maladie, entrée dans le monde par Satan, et de la force de son Nom. Il y a une brève évocation de Jean-Baptiste. Enfin, le Maître donne un discours sur le Commandement : "Tu honoreras ton père et ta mère". Il parle de la famille, des parents et des enfants. Puis, il accorde à une mère déchirée la conversion de son fils mauvais.

EMV 122.2 · Tome 2, p. 311-312

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

122.2 « Je te dérange, Maître ? demande Jean qui vient du côté des prés.

– Non. Que veux-tu ?

– Je voulais te dire... il me semble que c’est une nouvelle qui peut te soulager et je suis venu tout de suite, aussi pour te demander conseil.

J’étais en train de balayer nos pièces et Judas est arrivé. Il m’a dit : “ Je vais t’aider. ” J’en ai été surpris, car il fait toujours ce travail de mauvais gré, même quand on le lui ordonne... mais je ne lui ai rien dit de plus que ceci : “ Oh ! Merci ! J’aurai plus vite fini, et ce sera mieux fait. ” Il s’est alors mis à balayer et nous avons vite terminé. Puis il a dit : “ Allons au bois. Ce sont toujours les plus âgés qui apportent le bois. Ce n’est pas bien. Allons-y, nous. Je ne sais pas très bien m’y prendre, mais si tu m’apprends... ” Et nous y sommes allés. Et pendant que j’étais là à faire les fagots avec lui, il m’a dit : “ Jean, je veux te dire quelque chose. ”

“ Parle ”, lui ai-je répondu. Je pensais que ce serait une critique.

Au contraire, il a dit : “ Toi et moi nous sommes les plus jeunes. Il faudrait être plus unis. Tu as presque peur de moi, et tu as raison car, moi, je ne suis pas bon. Mais, crois-le bien... je ne le fais pas exprès. Parfois, j’éprouve le besoin d’être mauvais. C’est peut-être que, étant fils unique, j’ai été gâté. Mais je voudrais devenir bon. Les plus âgés, je le sais, ne me voient pas d’un bon oeil. Les cousins de Jésus sont choqués... oui, j’ai eu beaucoup de manquements à leur égard, et aussi à l’égard de leur cousin. Mais toi, tu es bon et patient. Aime-moi. Fais tout comme si j’étais un frère pour toi, mauvais, certes, mais qu’il faut aimer malgré tout. Le Maître aussi dit qu’il faut agir ainsi. Quand tu vois que je n’agis pas très bien, dis-le-moi. Et puis ne me laisse pas toujours seul. Quand je vais au village, accompagne-moi. Tu m’aideras à ne pas mal agir. Hier, j’ai beaucoup souffert. Jésus m’a parlé et je l’ai regardé. Dans ma sotte rancoeur, je ne regardais ni moi-même ni les autres. Hier, j’ai regardé, et j’ai vu... Ils ont raison de dire que Jésus souffre... et je me rends compte que j’en suis responsable moi aussi. Je ne veux plus qu’il en soit ainsi. Viens avec moi. Viendras-tu ? M’aideras-tu à être moins mauvais ? ”

C’est ce qu’il m’a dit et, je l’avoue, j’avais le coeur qui battait comme celui d’un oiseau attrapé par un gamin. Il battait de joie, parce que je suis content qu’il devienne bon, et j’étais heureux pour toi aussi, mais mon coeur battait aussi un peu par peur... car je ne voudrais pas devenir comme Judas. Mais ensuite, il m’est venu à l’esprit ce que tu avais dit le jour où tu as pris Judas, et j’ai répondu : “ Oui, je t’aiderai. Mais je dois obéir, et si j’ai d’autres ordres... ” Je pensais : maintenant, je vais le rapporter au Maître et si, lui, il le veut, je le fais. S’il ne le veut pas, je me ferai donner l’ordre de ne pas m’éloigner de la maison.

– Ecoute, Jean : moi, je te laisse aller. En revanche, tu dois me promettre que si tu sens quelque chose qui te trouble, tu viendras me le rapporter. Tu m’as donné beaucoup de joie, Jean.

Détail

Judas demande à Jean de l'aider à être bon. Jésus l'autorise, mais lui demande que, si quelque chose le trouble, il vienne tout de suite le trouver.

EMV 122.2 · Tome 2, p. 312

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Les plus âgés, je le sais, ne me voient pas d’un bon oeil. Les cousins de Jésus sont choqués... oui, j’ai eu beaucoup de manquements à leur égard, et aussi à l’égard de leur cousin. Mais toi, tu es bon et patient. Aime-moi. Fais tout comme si j’étais un frère pour toi, mauvais, certes, mais qu’il faut aimer malgré tout. Le Maître aussi dit qu’il faut agir ainsi. Quand tu vois que je n’agis pas très bien, dis-le-moi. Et puis ne me laisse pas toujours seul. Quand je vais au village, accompagne-moi. Tu m’aideras à ne pas mal agir. Hier, j’ai beaucoup souffert. Jésus m’a parlé et je l’ai regardé. Dans ma sotte rancoeur, je ne regardais ni moi-même ni les autres. Hier, j’ai regardé, et j’ai vu... Ils ont raison de dire que Jésus souffre... et je me rends compte que j’en suis responsable moi aussi. Je ne veux plus qu’il en soit ainsi. Viens avec moi. Viendras-tu ? M’aideras-tu à être moins mauvais ? ”

Détail

Judas parle à Jean de son rapport aux autres apôtres.

EMV 122.3-4 · Tome 2, p. 313-314

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Jésus se tourne vers Pierre :

« Bonne pêche ?

– Hum ! Pas tellement, du menu fretin... mais on tire parti de tout. C’est Jacques qui bougonne parce qu’un animal a rompu le cordage et un filet est perdu. Je lui ai répondu : “ Ne fallait-il pas qu’il mange aussi ? Aie pitié de cette pauvre bête. ” Mais Jacques ne l’entend pas de cette oreille..., raconte Pierre en riant.

– C’est ce que je dis de l’un de vos frères. Or vous ne savez pas l’épauler.

– Tu parles de Judas ?

– Je parle de Judas... Il a de bons désirs et des inclinations perverses. Mais, dis-moi un peu, toi qui es un pêcheur expérimenté : si je voulais aller en barque sur le Jourdain et rejoindre le lac de Génésareth, comment pourrais-je m’y prendre ? est-ce que j’y parviendrais ?

– Ah ! Ce serait une rude besogne ! Mais tu y parviendrais avec une petite barque à fond plat... Ce serait long et fatigant, tu sais ! Il faudrait sans cesse sonder le fond, faire attention aux rives et aux bas-fonds, aux branchages qui flottent, au courant. La voile ne sert à rien dans ces cas-là, au contraire... Mais veux-tu revenir au lac en suivant le fleuve ? Sache qu’à contre-courant c’est difficile. Il faut être à plusieurs, sans quoi...

– Tu l’as dit. Pour aller vers le bien, un homme vicieux doit remonter le courant et il ne peut y arriver tout seul. Judas est exactement l’un de ceux-ci. Or vous, vous ne l’aidez pas. Le pauvre s’en va tout seul, il heurte les bas-fonds, s’y échoue, s’empêtre dans les branchages qui flottent, est pris dans les tourbillons. D’autre part, s’il sonde le fond, il ne peut, en même temps, tenir le gouvernail ou la rame. Pourquoi donc lui reprocher de ne pas avancer ? Vous avez pitié des étrangers et pas de lui, votre compagnon. Ce n’est pas juste. 122.4 Vois-tu là-bas Jean et lui qui vont au village chercher du pain et des légumes ? Il a demandé comme une grâce de ne pas y aller seul. Et il l’a demandé à Jean parce qu’il n’est pas sot et qu’il sait ce que vous, les plus âgés, vous pensez de lui.

– Et tu l’y as envoyé ? Et si Jean tournait mal lui aussi ?

– Qui ? Mon frère ? Pourquoi tournerait-il mal ? demande Jacques qui arrive avec le filet repêché dans les roseaux.

– Parce que Judas part avec lui.

– Depuis quand ?

– Depuis aujourd’hui, et c’est moi qui l’ai permis.

– Alors, si c’est toi qui le permets...

– Oui, je vous le conseille même à tous. Vous le laissez trop seul. Ne soyez pas des juges pour lui seul. Il n’est pas pire que bien d’autres. Mais il est le plus gâté, et ce depuis l’enfance.

– Oui, c’est vrai, ça doit être cela. S’il avait eu pour père Zébédée et pour mère Salomé, il ne serait pas ce qu’il est. Mes parents sont bons. Mais ils se souviennent qu’ils ont des droits et des devoirs à l’égard de leurs fils.

– Ce que tu dis est juste. Ce sera justement le sujet de mon discours d’aujourd’hui.

Détail

Jésus enjoint Pierre à moins juger Judas et à l'encourager à aller vers le Bien. Il prend l'exemple du lac qu'il faudrait remonter en barque, à contre-courant. Lorsque Simon de Jonas s'inquiète que Jean soit avec Judas et ne devienne gâté comme Judas, Jacques de Zébédée arrive, le questionne, mais fait confiance au Maître, puisqu'il a permis une telle chose.

EMV 122.4 · Tome 2, p. 314

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

« Il n’est pas pire que bien d’autres. Mais il est le plus gâté, et ce depuis l’enfance.

– Oui, c’est vrai, ça doit être cela. S’il avait eu pour père Zébédée et pour mère Salomé, il ne serait pas ce qu’il est. Mes parents sont bons. Mais ils se souviennent qu’ils ont des droits et des devoirs à l’égard de leurs fils.

– Ce que tu dis est juste. Ce sera justement le sujet de mon discours d’aujourd’hui.

Détail

Jésus parle de Judas à Pierre et à Jacques de Zébédée. Le frère de Jean répond ensuite au Maître.

EMV 122.5 · Tome 2, p. 314-315

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

122.5 Maintenant, allons-y. Je vois déjà des gens qui arrivent sur les prés.

– Moi, je ne sais pas comment nous arriverons désormais à vivre. Il n’y a plus d’heure pour manger, prier, se reposer... et il y a toujours plus de monde, dit Pierre, partagé entre l’admiration et l’ennui.

– Tu t’en plains ? C’est signe qu’il y a encore des personnes qui recherchent Dieu.

– Oui, Maître, mais tu en souffres. Tu es même resté hier sans manger et sans autre couverture cette nuit que ton manteau. Si ta Mère le savait !

– Elle bénirait Dieu de m’amener tant de fidèles.

– Et elle me réprimanderait, moi à qui elle a fait des recommandations » conclut Pierre.

Philippe et Barthélemy arrivent vers eux, en gesticulant. A la vue de Jésus, ils se hâtent et disent :

« Maître, comment allons-nous faire ? C’est un vrai pèlerinage : des malades, des gens qui pleurent, des pauvres sans ressources qui viennent de loin.

– Nous achèterons du pain. Les riches donnent des oboles. Il n’y a qu’à les employer.

– Les jours sont courts. L’appentis est déjà encombré de personnes qui bivouaquent. Les nuits sont froides et humides.

– Tu as raison, Philippe. Nous nous entasserons tous dans une seule pièce. Nous pouvons le faire et nous organiserons les deux autres pour ceux qui ne peuvent rentrer chez eux dans la soirée.

– J’ai compris ! Bougonne Pierre. Bientôt nous devrons demander à nos hôtes la permission de changer de vêtements. Ils nous envahiront tellement qu’ils nous feront fuir, nous.

– Tu verras d’autres fuites, mon Pierre !

Détail

Pierre s'inquiète de comment ils vont vivre vu l'afflux en masse du peuple qui arrive jusqu'à Jésus

EMV 122.6.10 · Tome 2, p. 315 et 318

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Pendant que Jésus se dirige vers les malades, Barthélemy et Matthieu se rendent à la purification avec de nombreux pèlerins.

(...) Barthélemy et Matthieu reviennent avec ceux qu’ils ont baptisés.

Annotation

La purification est ici à considérer comme un baptême.

EMV 122.6-7.13 · Tome 2, p. 315 et 321

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

« Qu’a-t-elle, cette femme ? »

Ils sont déjà dans la cour et Jésus remarque une femme qui pleure.

« Je ne le sais pas. Elle était là déjà hier, et hier aussi elle pleurait. Quand tu parlais avec Manahen, elle a failli venir à ta rencontre, puis elle s’en est allée. Elle doit habiter au village ou dans le voisinage, puisqu’elle est revenue. Elle ne paraît pas malade…

– Que la paix soit avec toi, femme », dit Jésus, en passant auprès d’elle.

Elle répond doucement : « Et avec toi. » Rien d’autre.

Il doit y avoir au moins trois cents personnes. Sous l’appentis il y a des estropiés, des aveugles, des muets ; il y en a un qui est tout agité par un tremblement ; il y a un tout jeune garçon, manifestement hydrocéphale, qu’un homme tient par la main. Il ne fait que geindre, baver, remuer la tête, l’air hébété.

« C’est peut-être le fils de cette femme ? demande Jésus.

– Je l’ignore. Simon s’occupe des pèlerins et il est au courant. »

On appelle Simon le Zélote et on l’interroge. Mais l’homme n’est pas avec la femme. Elle est seule.

« Elle ne fait que pleurer et prier. Elle m’a demandé, il y a peu de temps : “ Est-ce que le Maître guérit aussi les cœurs ? ” explique Simon.

– Ce sera quelque femme trahie » commente Pierre.

Pendant que Jésus se dirige vers les malades, Barthélemy et Matthieu se rendent à la purification avec de nombreux pèlerins.

La femme pleure dans son coin et ne bouge pas.

122.7 Jésus ne refuse le miracle à personne. Comme il est beau, celui du simplet à qui, par son souffle, il infuse l’intelligence, en tenant sa grosse tête entre ses longues mains. Tout le monde se presse autour d’eux. Même la femme voilée – peut-être parce qu’il y a beaucoup de monde – ose s’approcher un peu et se tient auprès de la femme en pleurs. (...)

[Jésus donne un discours, puis congédie les personnes présentes sur place.]

122.13 Ceux qui partent s’en vont rapidement. Ceux qui restent entrent dans la troisième pièce. Ils mangent leur pain ou celui que les disciples leur offrent au nom de Dieu. On a disposé des planches et de la paille sur des chevalets rudimentaires et les pèlerins peuvent y dormir.

La femme voilée s’en va d’un pas rapide. Celle qui pleurait auparavant et a continué de pleurer pendant que Jésus parlait, tourne sur place, incertaine, puis se décide à partir.

Détail

Aglaé est citée en 122.7 et 122.13.

EMV 123 · Tome 2, p. 323-333

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Il pleut à la Belle-Eau. La femme voilée est toujours présente et Pierre veille sur elle. Jésus donne un discours sur le Commandement : "Tu ne commettras pas d'impureté". Il parle du mariage, de l'adultère, de la fornication, de l'avortement, de l'homosexualité. Il s'adresse enfin à Aglaé qui se repend, mais son discours pourrait s'adresser à n'importe quelle âme qui veut retrouver sa pureté d'antan. Enfin, il y a des pharisiens qui s'indignent de la présence d'Aglaé auprès du Maître. Ils crachent la bave de leur haine. Jésus n'est pas présent, mais les apôtres le défendent : Pierre est très drôle à un moment, et Jude leur donne une magnifique réponse. Jésus les remercie ensuite, mais dit que si l'âme d'Aglaé se rachète, sa joie compensera bien toutes ces critiques.

EMV 123.1 · Tome 2, p. 323

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

123.1 Jésus me dit :

« Prends patience, mon âme, pour la double fatigue que je te demande. C’est le temps de la souffrance. Tu sais comme j’étais las les derniers jours ? Tu le vois. Pour marcher, je m’appuie sur Jean, sur Pierre, sur Simon, même sur Judas... Oui. Et moi, de qui le miracle émanait par simple effleurement de mes habits, je ne pouvais changer ce coeur ! Laisse-moi m’appuyer sur toi, petit Jean, pour répéter ce que j’ai déjà dit ces derniers jours à ces âmes opiniâtrement fermées sur lesquelles l’annonce de mon supplice glissait sans pénétrer. Permets aussi au Maître de parler de ses heures de prédication dans la triste plaine de la Belle Eau. Je te bénirai deux fois : pour ta fatigue et pour ta pitié. Je compte tes efforts, je recueille tes larmes. A tes efforts pour l’amour de tes frères, on donnera la récompense de ceux qui se consument à faire connaître Dieu aux hommes. Pour les larmes que tu verses sur les souffrances de ma dernière semaine, il te sera donné en récompense le baiser de Jésus. Ecris et sois bénie. »