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Personnages principaux et secondaires

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EMV 35.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Il faut partir tout de suite d’ici, tout de suite ! Prépare le coffre et un sac avec tout ce que tu peux y mettre. Je m'occuperai du reste. J’emporterai le plus de choses possible... A l’aube nous prendrons la fuite. Je le ferais bien encore plus tôt, mais je dois parler à la propriétaire de la maison...

– Mais pourquoi cette fuite ?

– Je te l’expliquerai plus tard, c’est pour Jésus. Un ange m’a dit : “ Prends l’Enfant et sa Mère et fuis en Egypte. ” Ne perds pas de temps. Je vais préparer tout ce que je peux ».

EMV 35.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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35.4 Maintenant il ne reste vraiment plus rien, excepté Jésus dans son berceau. Marie pense qu’il faudrait aussi préparer son Bébé. Elle s’approche du berceau et le remue un peu pour réveiller le petit. Mais il gémit un instant, se retourne et continue de dormir. Marie caresse doucement les boucles de ses cheveux. Jésus ouvre sa petite bouche pour bailler. Marie se penche et lui donne un bisou sur la joue. Jésus achève de se réveiller. Il ouvre les yeux, voit sa Maman, lui sourit et tend ses mains vers son sein.

« Oui, amour de ta Maman. Oui, ton lait. Avant l’heure habituelle... Mais tu es toujours prêt à téter ta Maman, mon saint petit agneau ! »

Jésus rit et joue en agitant ses petits pieds hors des couvertures et aussi ses bras avec une de ces joies propres aux enfants, si charmantes à voir. Il appuie ses pieds contre l’estomac de sa maman, se courbe et appuie sa tête blonde sur son sein. Puis il se rejette en arrière et rit en saisissant les cordons qui ferment le vêtement de Marie et en essayant de l’ouvrir. Dans sa chemisette de lin, il paraît très beau, potelé, rose comme une fleur.

Marie se courbe et reste ainsi, en travers du berceau dont elle se fait une protection, pleurant et riant tout à la fois, pendant que le Bébé babille avec les mots ­ qui n’en sont pas ­ de tous les bébés et où on distingue nettement “ maman ”. Il l’observe, étonné de la voir pleurer. Il tend la main vers les larmes claires qui sillonnent les joues de Marie et la mouille en faisant des caresses. Puis, avec autant de grâce, il s’appuie de nouveau sur le sein maternel et se serre tout contre en le caressant de sa petite main.

Marie lui embrasse les cheveux, le prend à son cou, s’assied et l’habille. Voilà : le petit vêtement de laine est enfilé et des san­dales minuscules chaussent ses pieds. Elle lui donne le sein et Jésus tète avidement le bon lait de sa Maman. Quand il lui semble qu’à droite il n’en vient plus guère, il va chercher à gauche en riant, et regarde par en dessous sa Maman. Puis il s’endort, la tête sur le sein de Marie, sa petite joue rose et ronde contre le sein blanc et arrondi de sa Mère.

Marie se relève tout doucement et le dépose sur la couverture de son lit. Elle le couvre de son manteau. Elle retourne vers le berceau et plie les petites couvertures. Elle se demande si elle doit prendre aussi le matelas. Il est si petit ! Elle peut le prendre. Elle le met, avec l’oreiller, près des objets qui se trouvent déjà sur le coffre. Et devant le berceau vide, elle pleure, pauvre Maman, persécutée dans son Enfant !

Détail

Marie prépare tout pour fuir en Egypte. Quand il ne reste rien, elle se dit qu'il faut réveiller son enfant.

EMV 35.5-6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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35.5 Joseph revient :

« Tu es prête ? Jésus aussi ? As-tu pris ses couvertures, sa petite couche ? Nous ne pouvons emporter le berceau, mais au moins qu’il ait son petit matelas, le pauvre petit qu’on cherche à faire mourir !

– Joseph ! »

Elle pousse un cri en s’accrochant au bras de Joseph.

« Oui, Marie, à faire mourir ! Hérode veut sa mort... parce qu’il en a peur... pour son pouvoir royal d’homme, ce fauve immonde a peur de cet Innocent. J’ignore ce qu’il fera quand il comprendra qu’il s’est enfui. Mais nous serons loin alors. Je ne crois pas qu’il se vengera en le cherchant jusqu’en Galilée. Il serait déjà trop difficile de découvrir que nous sommes galiléens, qui plus est de Nazareth, et qui nous sommes exactement. A moins que Satan ne l’aide pour le remercier d’être pour lui un serviteur dévoué. Mais... si cela arrivait... Dieu nous aidera de la même façon. Ne pleure pas, Marie. Te voir pleurer m’afflige bien plus que de devoir partir en exil.

– Pardonne-moi, Joseph ! Ce n’est pas pour moi que je pleure, ni pour le peu de bien que je perds. C’est pour toi... Tu as déjà dû tellement te sacrifier ! Et maintenant tu vas te trouver sans clients, sans maison ! Combien je te coûte, Joseph !

– Combien ? Non, Marie. Tu ne me coûtes pas. Tu me consoles, toujours. Ne pense pas au lendemain. Nous avons les richesses des mages : elles nous aideront pour les premiers temps. Puis, je trouverai du travail. Un ouvrier honnête et capable se débrouille tout de suite. Tu l’as vu ici. Je n’arrivais pas à trouver du temps pour tout faire.

– Je sais, mais qui adoucira ta nostalgie ?

– Et toi, qui adoucira la nostalgie de la maison qui t’est si chère ?

– Jésus. Par le simple fait de l’avoir, lui, j’ai encore ce que je possédais là-bas.

– Et moi, en ayant Jésus, je possède la patrie que j’espérais retrouver il y a quelques mois. Je possède mon Dieu. Tu vois que je n’ai rien perdu de ce qui m’est plus cher que tout. Il nous suffit de sauver Jésus et alors tout nous reste. Même si nous ne devions plus revoir ce ciel, ces campagnes ni celles encore plus chères de Galilée, nous aurions tout parce que nous l’avons, lui. 35.6 Viens, Marie, l’aube commence à poindre. Il est temps de prendre congé de notre hôtesse et de charger nos affaires. Tout ira bien. »

Obéissante, Marie se lève. Elle s’enveloppe dans son manteau pendant que Joseph fait un dernier paquet qu’il emporte en sortant.

Elle soulève délicatement le Bébé, l’enveloppe dans un châle et le serre sur son coeur. Elle regarde les murs qui l’ont abritée des mois durant et les effleure de la main. Bienheureuse maison qui a mérité d’être aimée et bénie par Marie !

Elle sort. Elle traverse la petite chambre qui était celle de Joseph et entre dans la grande pièce. La maîtresse de maison, tout en larmes, l’embrasse et la salue. Soulevant un coin du châle, elle donne un baiser sur le front au Bébé qui dort paisiblement. Ils descendent le petit escalier extérieur.

Il y a une première clarté de l’aube qui permet tout juste de voir. Dans la pénombre, on aperçoit trois montures. La plus robuste porte le chargement. Les autres ont une selle. Joseph s’applique à bien disposer le coffre et les paquets sur le bât du premier âne. Je vois empaquetés et posés sur le haut du sac ses outils de charpentier. De nouveau, adieux et larmes, puis Marie monte sur son âne, pendant que la maîtresse de maison tient Jésus à son cou et l’embrasse une dernière fois avant de le rendre à sa Mère. Joseph aussi monte en selle après avoir attaché son âne à celui qui porte les bagages pour être libre de tenir l’ânon de Marie.

La fuite commence pendant que Bethléem, qui rêve encore à la scène fantasmagorique des mages, dort tranquillement, inconsciente de ce qui l’attend.

C’est la fin de la vision.

Détail

Joseph a demandé à Marie de préparer le plus d'affaires possible, car ils doivent fuir en Egypte. Après avoir tout préparé, Marie réveille et prépare Jésus. Puis Joseph réapparaît.

EMV 35.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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35.5 Joseph revient :

« Tu es prête ? Jésus aussi ? As-tu pris ses couvertures, sa petite couche ? Nous ne pouvons emporter le berceau, mais au moins qu’il ait son petit matelas, le pauvre petit qu’on cherche à faire mourir !

– Joseph ! »

Elle pousse un cri en s’accrochant au bras de Joseph.

« Oui, Marie, à faire mourir ! Hérode veut sa mort... parce qu’il en a peur... pour son pouvoir royal d’homme, ce fauve immonde a peur de cet Innocent. J’ignore ce qu’il fera quand il comprendra qu’il s’est enfui. Mais nous serons loin alors. Je ne crois pas qu’il se vengera en le cherchant jusqu’en Galilée. Il serait déjà trop difficile de découvrir que nous sommes galiléens, qui plus est de Nazareth, et qui nous sommes exactement. A moins que Satan ne l’aide pour le remercier d’être pour lui un serviteur dévoué. Mais... si cela arrivait... Dieu nous aidera de la même façon.

EMV 35.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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35.6 Viens, Marie, l’aube commence à poindre. Il est temps de prendre congé de notre hôtesse et de charger nos affaires. Tout ira bien. »

Obéissante, Marie se lève. Elle s’enveloppe dans son manteau pendant que Joseph fait un dernier paquet qu’il emporte en sortant.

Elle soulève délicatement le Bébé, l’enveloppe dans un châle et le serre sur son coeur. Elle regarde les murs qui l’ont abritée des mois durant et les effleure de la main. Bienheureuse maison qui a mérité d’être aimée et bénie par Marie !

Elle sort. Elle traverse la petite chambre qui était celle de Joseph et entre dans la grande pièce. La maîtresse de maison, tout en larmes, l’embrasse et la salue. Soulevant un coin du châle, elle donne un baiser sur le front au Bébé qui dort paisiblement. Ils descendent le petit escalier extérieur.

Il y a une première clarté de l’aube qui permet tout juste de voir. Dans la pénombre, on aperçoit trois montures. La plus robuste porte le chargement. Les autres ont une selle. Joseph s’applique à bien disposer le coffre et les paquets sur le bât du premier âne. Je vois empaquetés et posés sur le haut du sac ses outils de charpentier. De nouveau, adieux et larmes, puis Marie monte sur son âne, pendant que la maîtresse de maison tient Jésus à son cou et l’embrasse une dernière fois avant de le rendre à sa Mère. Joseph aussi monte en selle après avoir attaché son âne à celui qui porte les bagages pour être libre de tenir l’ânon de Marie.

La fuite commence pendant que Bethléem, qui rêve encore à la scène fantasmagorique des mages, dort tranquillement, inconsciente de ce qui l’attend.

C’est la fin de la vision.

EMV 35.7-8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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(...) Vous êtes tellement entravés par votre humanité qui domine exagérément en vous l’esprit, que vous ne pouvez suivre la voie qu’ils vous indiquent et vous tombez, ou bien vous vous arrêtez, découragés. Vous vous dites à vous-mêmes et à ceux qui voudraient vous faire progresser en citant les exemples de l’Evangile : “ Mais Jésus, mais Marie, mais Joseph (et ainsi de suite pour tous les saints) n’étaient pas comme nous. Ils étaient forts. Ils ont été tout de suite consolés de leurs souffrances ; qui plus est, ils ne ressentaient pas même les passions en ce peu de souffrance qu’ils ont supporté. C’étaient déjà des êtres étrangers à la terre. ”

Ce peu de souffrance ! Hors d’atteinte des passions !

35.8 La souffrance fut pour nous une amie fidèle. Elle a revêtu tous les aspects et les noms les plus divers.

Quant aux passions... N’employez pas des mots mal appropriés en appelant “ passions ” les vices qui vous égarent. Appelez-les carrément “ vices ”, et capitaux par-dessus le marché.

Ceux-là, nous ne les ignorions certes pas. Nous avions des yeux et des oreilles pour voir et entendre, et Satan nous les faisait miroiter devant nous et autour de nous, il nous montrait leur ordure à l’oeuvre ou nous tentait par ses insinuations. Mais, notre volonté étant tendue vers l’unique intention d’être agréables à Dieu, cette ordure et ces insinuations, au lieu d’atteindre le but que Satan se proposait, provoquaient l’effet contraire. Et plus il s’acharnait, plus nous nous réfugiions dans la lumière de Dieu par dégoût des ténèbres fangeuses qu’il présentait à nos yeux du corps et de l’esprit.

Mais les passions, au sens philosophique du terme, nous ne les ignorions pas en nous. Nous avons aimé notre patrie, notre petite ville de Nazareth, plus que toute autre cité de Palestine. Nous avons éprouvé des sentiments d’affection pour notre maison, nos parents, nos amis. Pourquoi n’aurions-nous pas dû en éprouver ? Mais nous ne nous en sommes pas rendus esclaves parce que rien ne pouvait nous être un maître en dehors de Dieu. Mais nous nous en sommes faits de bons compagnons.

Ma Mère a poussé un cri de joie quand, près de quatre ans plus tard, elle est retournée à Nazareth et est rentrée dans sa maison, puis elle a embrassé les murs où son “ oui ” a ouvert son sein pour recevoir le Germe de Dieu. Joseph a salué avec joie sa parenté et ses neveux, plus nombreux et grandis ; il s’est réjoui de constater que ses concitoyens se souvenaient de lui et faisaient aussitôt appel à lui pour sa compétence. Moi, j’ai été sensible aux amitiés et j’ai souffert de la trahison de Judas comme d’une crucifixion morale. Pour autant, ni ma Mère ni Joseph n’ont fait passer leur amour pour leur maison et leur famille avant la volonté de Dieu.

EMV 35.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Et moi, je ne me suis pas retenu, quand il fallait le faire, de dire les mots susceptibles de m’attirer soit la haine des juifs, soit l’animosité de Judas. Je savais, et j’aurais pu le faire, que l’argent aurait suffi à l’attacher à moi : non pas à moi le Rédempteur, mais à moi l’homme riche. Moi, qui ai multiplié les pains, je pouvais faire foisonner l’argent si je l’avais voulu. Mais je n’étais pas venu pour procurer des satisfactions humaines à personne. Moins encore à ceux que j’avais appelés. J’avais prêché le sacrifice, le détachement, une vie chaste, l’humilité de condition. Quel maître aurais-je été et quel juste, si j’avais offert à quelqu’un, comme seul moyen de le retenir, de l’argent pour flatter sa cupidité et sa sensualité ?

Détail

Jésus dit :

EMV 35.10 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Matthieu n’est pas né dans les siècles suivants. Il était contemporain de Marie. Matthieu n’était pas un pauvre ignorant, un sauvage crédule et susceptible de croire à n’importe quelle faribole. C’était un receveur, diriez-vous aujourd’hui, un gabelou, disions-nous à l’époque. Il savait voir, entendre, com­prendre, distinguer la vérité de l’erreur. Matthieu n’a pas appris les choses par ouï-dire, par des personnes interposées. Il a recueilli ses renseignements de la bouche même de Marie à qui son amour pour le Maître et pour la vérité l’avait engagé à demander des renseignements.

EMV 36 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Maria voit une maison très pauvre en Egypte. Elle aperçoit l'Enfant Jésus jouer à terre, à l'âge de deux ans, deux ans et demi maximum. Marie travaille à son métier à tisser tout en surveillant l'enfant. A un moment, elle va lui remettre ses sandales, lui donne un baiser, puis range son métier à tisser. Elle revient, donne la main à l'Enfant, et ils sortent de la maison pour aller dans la rue. Finalement, elle s'arrête près d'un puits. Joseph arrive sur ces entrefaites et il accélère le pas en voyant son épouse et son Fils. Arrivé près d'eux, Joseph se penche pour donner un fruit à l'Enfant et il y a une douce étreinte remplie d'affection entre Jésus et son père putatif. Joseph se relève en prenant Jésus dans son bras droit, puis ils rentrent tous les trois dans la maison. Maria les vois préparer le souper et manger ensemble très simplement, après avoir prié.

Jésus donne ensuite une dictée, en insistant sur l'humilité, la résignation, la parfaite entente de la Sainte Famille. Joseph et Marie sont les gardiens de la Sainte Famille, mais ils n'en tirent aucun avantage matériel pour autant. Ils vivent pauvrement, ils sont en exil, dans un monde où on se méfie deux car il s'agit de personnes étrangères. Pourtant, il existe la paix, la sérénité, la concorde.

Dans cette maison, "il n'y a pas de gens nerveux, susceptibles, des visages fermés ni des reproches réciproques, et encore moins des reproches envers Dieu qui ne les comble pas de bien-être matériel." Dans cette maison, dit encore Jésus, on prie, on est frugal, on aime le travail. L'humilité règne dans la Sainte Famille, et on respecte l'ordre surnaturel, moral et matériel. On respecte Dieu (ordre surnaturel), on respecte Joseph comme père et chef de famille (ordre moral), on remercie Dieu pour les bien qu'on possède, même s'ils sont pauvres (ordre matériel).

Jésus termine en nous offrant de méditer cette vision.