Aller au contenu

Notes du mot-clé

Pleurs de la Vierge Marie

Page 1 sur 2

Confort de lecture

Aa

EMV 26.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

26.4 Mais pourquoi, Marie, as-tu été humble au point de cacher ta gloire, à moi ton époux, et permettre ainsi que je te suspecte ? »

Joseph n’est pas à genoux, mais il est si penché que cela revient au même. Marie pose sa main sur sa tête et sourit. On dirait qu’elle l’absout. Elle dit alors :

« Si mon humilité n’avait pas été aussi parfaite, je n’aurais pas mérité de concevoir le Très-Haut, qui vient effacer le péché d’orgueil qui a détruit l’homme. D’ailleurs, je n’ai fait qu’obéir... C’est Dieu qui m’a demandé cette obéissance... Elle m’a tellement coûté... pour toi, pour la souffrance que tu allais éprouver. Mais il fallait que je me taise. Je suis la servante de Dieu, et les serviteurs ne discutent pas les ordres qu’ils reçoivent : ils les exécutent, Joseph, même si cela leur fait verser des larmes de sang. »

A ces mots, Marie pleure doucement, si doucement que Joseph, qui est tout incliné, ne s’en rend pas compte avant qu’une larme ne tombe par terre. Il lève alors la tête et – c’est bien la première fois que je le vois faire ce geste –, il serre les petites mains de Marie dans ses mains fortes et hâlées et dépose un baiser au bout de ses doigts fins et roses, qui sortent comme autant de boutons de pêcher de l’étreinte des mains de Joseph.

Détail

Joseph demande à Marie pourquoi elle lui a caché qu'elle était la Viergé éternelle, celle qui allait enfanter le Sauveur.

EMV 31.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

31.5 Marie regarde Joseph et Joseph regarde Marie. Un échange de questions muettes s’engage par-dessus la tête innocente de l’Enfant, qui dort, tout rose et ignorant. Et ce sont des questions empreintes de tristesse. Marie pense à sa petite maison, Joseph à son travail. (...)

[Marie dit :]

« Tu le sais, Zacharie, nous sommes pauvres. Nous n’avons que notre travail et notre maison. L’un et l’autre nous permettent d’aller de l’avant sans avoir faim. Mais ici... nous trouverons peut-être du travail. Mais il nous faudra toujours nous occuper de trouver une maison. Cette brave femme ne peut nous héberger continuellement. Et moi, je ne peux imposer à Joseph davantage de sacrifices qu’il n’en fait déjà pour moi !

– Oh, moi ! Ce n’est rien pour moi... Je pense plutôt à la douleur de Marie de ne pas vivre chez elle... »

Marie a deux grosses larmes aux yeux.

« Je pense que cette maison doit lui être aussi chère que le Paradis en raison du miracle qui s’y est accompli... Même si je parle peu, je comprends beaucoup. Si ce n’était pas pour cela, je me sacrifierais volontiers. Je travaillerais deux fois plus, voilà tout. Je suis assez fort et jeune pour travailler le double de ce que je faisais et pourvoir à tout. Et si Marie n’en souffre pas trop... si tu dis qu’il est bien d’agir ainsi... pour ma part, me voici. Je fais ce qui vous semble le plus juste. Il me suffit que cela soit utile pour Jésus.

– Cela lui sera sûrement utile. Pensez-y et vous en verrez les raisons.

– On dit également que le Messie sera appelé Nazaréen..., objecte Marie.

– C’est juste. Du moins, faites en sorte qu’il grandisse en Judée jusqu’à ce qu’il devienne adulte. Le prophète dit : “ Et toi, Bethléem Ephrata, tu seras la plus grande parce que de toi sortira le Sauveur. ” Il ne parle pas de Nazareth. Ce nom lui sera peut-être donné pour une raison que nous ignorons. Mais sa terre, c’est celle-ci.

– C’est toi qui le dis, prêtre, et nous... nous... avec quelle douleur nous t’écoutons... et nous te donnons raison. Mais quelle souffrance ! Quand reverrai-je cette maison où je suis devenue mère ? »

Marie pleure doucement. Comme je comprends son chagrin, ah, comme je le comprends !

La vision s’arrête sur ces larmes de Marie.

Détail

Zacharie déclare à Marie et Joseph qu'ils doivent vivre à Bethléem. Les deux époux se regardent et son peu convaincus. Joseph, notamment, pense à la douleur de Marie de ne pas être chez elle.

EMV 31.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

31.6 Marie me dit ensuite :

« Tu le comprends. Je le sais. Mais tu me verras pleurer encore plus fort. »

Détail

Marie va devoir vivre à Bethléem sans savoir si elle reviendra un jour à Nazareth. La vision se termine sur ses larmes.

EMV 35.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

35.4 Maintenant il ne reste vraiment plus rien, excepté Jésus dans son berceau. Marie pense qu’il faudrait aussi préparer son Bébé. Elle s’approche du berceau et le remue un peu pour réveiller le petit. Mais il gémit un instant, se retourne et continue de dormir. Marie caresse doucement les boucles de ses cheveux. Jésus ouvre sa petite bouche pour bailler. Marie se penche et lui donne un bisou sur la joue. Jésus achève de se réveiller. Il ouvre les yeux, voit sa Maman, lui sourit et tend ses mains vers son sein.

« Oui, amour de ta Maman. Oui, ton lait. Avant l’heure habituelle... Mais tu es toujours prêt à téter ta Maman, mon saint petit agneau ! »

Jésus rit et joue en agitant ses petits pieds hors des couvertures et aussi ses bras avec une de ces joies propres aux enfants, si charmantes à voir. Il appuie ses pieds contre l’estomac de sa maman, se courbe et appuie sa tête blonde sur son sein. Puis il se rejette en arrière et rit en saisissant les cordons qui ferment le vêtement de Marie et en essayant de l’ouvrir. Dans sa chemisette de lin, il paraît très beau, potelé, rose comme une fleur.

Marie se courbe et reste ainsi, en travers du berceau dont elle se fait une protection, pleurant et riant tout à la fois, pendant que le Bébé babille avec les mots ­ qui n’en sont pas ­ de tous les bébés et où on distingue nettement “ maman ”. Il l’observe, étonné de la voir pleurer. Il tend la main vers les larmes claires qui sillonnent les joues de Marie et la mouille en faisant des caresses. Puis, avec autant de grâce, il s’appuie de nouveau sur le sein maternel et se serre tout contre en le caressant de sa petite main.

Marie lui embrasse les cheveux, le prend à son cou, s’assied et l’habille. Voilà : le petit vêtement de laine est enfilé et des san­dales minuscules chaussent ses pieds. Elle lui donne le sein et Jésus tète avidement le bon lait de sa Maman. Quand il lui semble qu’à droite il n’en vient plus guère, il va chercher à gauche en riant, et regarde par en dessous sa Maman. Puis il s’endort, la tête sur le sein de Marie, sa petite joue rose et ronde contre le sein blanc et arrondi de sa Mère.

Marie se relève tout doucement et le dépose sur la couverture de son lit. Elle le couvre de son manteau. Elle retourne vers le berceau et plie les petites couvertures. Elle se demande si elle doit prendre aussi le matelas. Il est si petit ! Elle peut le prendre. Elle le met, avec l’oreiller, près des objets qui se trouvent déjà sur le coffre. Et devant le berceau vide, elle pleure, pauvre Maman, persécutée dans son Enfant !

Détail

Marie prépare tout pour fuir en Egypte. Quand il ne reste rien, elle se dit qu'il faut réveiller son enfant.

EMV 35.5-6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

35.5 Joseph revient :

« Tu es prête ? Jésus aussi ? As-tu pris ses couvertures, sa petite couche ? Nous ne pouvons emporter le berceau, mais au moins qu’il ait son petit matelas, le pauvre petit qu’on cherche à faire mourir !

– Joseph ! »

Elle pousse un cri en s’accrochant au bras de Joseph.

« Oui, Marie, à faire mourir ! Hérode veut sa mort... parce qu’il en a peur... pour son pouvoir royal d’homme, ce fauve immonde a peur de cet Innocent. J’ignore ce qu’il fera quand il comprendra qu’il s’est enfui. Mais nous serons loin alors. Je ne crois pas qu’il se vengera en le cherchant jusqu’en Galilée. Il serait déjà trop difficile de découvrir que nous sommes galiléens, qui plus est de Nazareth, et qui nous sommes exactement. A moins que Satan ne l’aide pour le remercier d’être pour lui un serviteur dévoué. Mais... si cela arrivait... Dieu nous aidera de la même façon. Ne pleure pas, Marie. Te voir pleurer m’afflige bien plus que de devoir partir en exil.

– Pardonne-moi, Joseph ! Ce n’est pas pour moi que je pleure, ni pour le peu de bien que je perds. C’est pour toi... Tu as déjà dû tellement te sacrifier ! Et maintenant tu vas te trouver sans clients, sans maison ! Combien je te coûte, Joseph !

– Combien ? Non, Marie. Tu ne me coûtes pas. Tu me consoles, toujours. Ne pense pas au lendemain. Nous avons les richesses des mages : elles nous aideront pour les premiers temps. Puis, je trouverai du travail. Un ouvrier honnête et capable se débrouille tout de suite. Tu l’as vu ici. Je n’arrivais pas à trouver du temps pour tout faire.

– Je sais, mais qui adoucira ta nostalgie ?

– Et toi, qui adoucira la nostalgie de la maison qui t’est si chère ?

– Jésus. Par le simple fait de l’avoir, lui, j’ai encore ce que je possédais là-bas.

– Et moi, en ayant Jésus, je possède la patrie que j’espérais retrouver il y a quelques mois. Je possède mon Dieu. Tu vois que je n’ai rien perdu de ce qui m’est plus cher que tout. Il nous suffit de sauver Jésus et alors tout nous reste. Même si nous ne devions plus revoir ce ciel, ces campagnes ni celles encore plus chères de Galilée, nous aurions tout parce que nous l’avons, lui. 35.6 Viens, Marie, l’aube commence à poindre. Il est temps de prendre congé de notre hôtesse et de charger nos affaires. Tout ira bien. »

EMV 44.1-2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

44.1 Je vois l’intérieur de la maison de Nazareth : une pièce, une salle de séjour dirait-on, où la sainte Famille prend ses repas et se délasse aux heures de repos. Cette toute petite pièce ne comprend qu’une simple table rectangulaire à côté d’une sorte de coffre rangé contre un mur. Il sert de siège d’un côté. Contre les autres murs se trouvent un métier à tisser et un tabouret, puis deux autres tabourets et une étagère avec des lampes à huile et quelques autres objets. Une porte est ouverte sur le jardin. Le soir doit être proche car il n’y a plus qu’un dernier rayon de soleil sur la cime d’un grand arbre dont les toutes premières feuilles commencent à peine à verdir.

Jésus est assis à table. Il mange, tandis que Marie le sert en allant et venant par une petite porte qui, je suppose, ouvre sur l’endroit où se trouve le foyer dont on aperçoit la lueur par la porte entrebâillée.

Jésus demande deux ou trois fois à Marie de s’asseoir... et de prendre son repas elle aussi. Mais elle refuse et secoue la tête avec un triste sourire. Après des légumes cuits à l’eau qui me semblent tenir lieu de soupe, elle apporte des poissons grillés, puis un fro­mage assez mou, comme un fromage de brebis frais et d’une forme ronde qui rappelle les galets que l’on voit au fond des torrents, ainsi que de petites olives noires. Le pain, qui se présente sous la forme de petites boules rondes, larges comme un plat ordinaire et pas très épais, est déjà posé sur la table. Plutôt noir, il doit contenir le son des recoupes. Jésus a devant lui une amphore avec de l’eau et une coupe. Il mange en silence et regarde sa Mère avec une expression d’amour douloureux.

Il est visible que Marie a de la peine. Elle va et vient pour se donner une contenance. Bien qu’il fasse encore assez clair, elle allume une lampe, la pose près de Jésus, et allonge le bras pour caresser la tête de son Fils d’un geste furtif. Puis elle ouvre une besace qui me paraît être en laine vierge tissée à la main et donc imperméable, de couleur noisette, elle fouille à l’intérieur, sort dans le jardin et va tout au bout, dans une espèce de débarras, puis en ressort avec des pommes plutôt ratatinées, certainement conservées depuis l’été, et les met dans la besace. Ensuite elle y ajoute un pain et un petit fromage, bien que Jésus dise ne pas en vouloir car le reste lui suffit déjà.

Cela fait, Marie s’approche de nouveau de la table, du côté le plus étroit, à gauche de Jésus, et elle le regarde manger. Son expression est empreinte de tristesse et d’adoration, son visage beaucoup plus pâle qu’à l’accoutumée paraît encore vieilli par la peine, des cernes autour de ses yeux les font paraître d’autant plus grands, et témoignent des larmes qu’elle a versées. Ils paraissent aussi plus clairs que d’habitude, comme lavés par les larmes qui perlent déjà à ses yeux, prêtes à tomber. Ce sont deux yeux douloureux et fatigués.

44.2 Jésus mange lentement, manifestement à contrecoeur et surtout pour faire plaisir à sa Mère ; plus pensif qu’à l’ordinaire, il lève la tête et l’observe. Il rencontre un regard empli de larmes et baisse la tête pour respecter son émotion. Il se contente de prendre la main délicate qu’elle appuie sur le rebord de la table. Il la saisit de sa main gauche et la porte à sa joue ; il y appuie sa joue et l’effleure un moment pour sentir la caresse de cette pauvre main qui tremble, puis il en embrasse le dos avec un infini amour, un infini respect.

Je vois Marie porter sa main libre, la gauche, à sa bouche pour étouffer un sanglot, puis essuyer de ses doigts une grosse larme qui déborde de ses cils et coule sur sa joue.

Jésus se remet à manger et Marie se hâte de sortir dans le jardin, où la lumière s’est faite rare, puis disparaît. Jésus termine son repas, appuie le coude gauche sur la table, pose son front sur sa main et se plonge dans ses pensées.

Il tend l’oreille et se lève, puis sort à son tour dans le jardin. Après avoir jeté un coup d’oeil autour de lui, il part vers la droite de la maison et, par une fente, il entre dans une grotte à l’intérieur de laquelle je reconnais l’atelier de menuisier, mais cette fois bien rangé, sans planches, sans copeaux ni feu allumé. Il reste l’établi et les outils, chacun bien à sa place, et voilà tout.

Penchée sur l’établi, Marie pleure. On dirait une enfant. La tête posée sur son bras gauche replié, elle pleure sans bruit, mais douloureusement. Jésus entre tout doucement et s’approche d’elle si légèrement qu’elle ne s’en rend compte que lorsque son Fils pose la main sur cette tête penchée en l’appelant : « Maman ! » d’un ton de reproche plein d’amour.

Marie relève la tête et regarde Jésus, les yeux voilés par les larmes, puis elle s’appuie à lui, les mains jointes contre son bras droit. Alors Jésus lui essuie le visage avec un pan de sa large manche puis il l’embrasse, l’attire sur son coeur et lui dépose un baiser sur le front. Il est majestueux et donne l’impression d’être plus viril que d’ordinaire ; Marie, elle, paraît plus enfant, exception faite de son visage marqué par la douleur.

« Viens, Maman » lui dit Jésus et, l’enserrant étroitement contre lui de son bras droit, il revient dans le jardin où il s’assied sur un banc contre le mur de la maison. Le jardin, désormais dans l’obscurité, est silencieux. Il y a seulement un beau clair de lune, et la lumière qui sort de la pièce. C’est une nuit paisible.

Détail

Jésus quitte Nazareth pour commencer sa vie publique, et Marie souffre déjà, en tant que Co-Rédemptrice.

EMV 44.4-6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

44.4 Ils reviennent ensuite à la maison et Jésus, que je n’ai encore jamais vu boire de vin, se verse dans une coupe un peu de vin blanc pris dans une amphore sur l’étagère. Il la pose sur la table, prend Marie par la main et la force à s’asseoir près de lui et à boire de ce vin, dans lequel il trempe une tranche de pain qu’il lui fait manger. Son insistance est telle que Marie doit céder. Jésus boit le reste de vin, après quoi il serre sa Mère contre lui, contre son coeur. Ils ne sont étendus ni l’un ni l’autre, mais assis comme nous. Ils ne parlent plus. Ils attendent. Marie caresse la main droite et les genoux de Jésus. Jésus caresse le bras et la tête de Marie.

44.5 Puis Jésus se lève et Marie avec lui ; ils s’étreignent et s’embrassent avec amour à plusieurs reprises. On dirait chaque fois qu’ils veulent se séparer, mais Marie revient serrer contre elle son Enfant. Elle est la Vierge, mais aussi une maman, une maman qui doit se séparer de son fils et qui sait bien comment se terminera cette séparation. Que l’on ne vienne plus me dire que Marie n’a pas souffert ! Auparavant, je le pensais un peu, mais maintenant plus du tout.

Jésus saisit son manteau bleu foncé, le met sur ses épaules et se couvre la tête de la capuche. Puis il passe son sac en bandoulière pour qu’il ne le gêne pas pour marcher. Marie l’aide et n’en finit pas d’arranger son vêtement, son manteau et sa capuche et, en même temps, elle le caresse encore.

Jésus marche vers la sortie après avoir tracé un geste de bénédiction sur la pièce. Marie le suit et ils se donnent un dernier baiser sur le seuil.

44.6 Sous le clair de lune, la rue est silencieuse et vide. Jésus se met en route. Il se retourne par deux fois pour regarder sa Mère, qui est restée appuyée au chambranle de la porte, le visage plus blanc que la lune et brillant de larmes silencieuses. Jésus s’é­loigne peu à peu dans la ruelle blanche. Marie pleure toujours contre la porte. Puis Jésus disparaît à un tournant.

Il vient de commencer son chemin d’Evangélisateur, qui s’a­chèvera au Golgotha. Marie, en larmes, rentre et ferme la porte. Elle aussi vient de commencer le chemin qui la conduira au Golgotha. Et pour nous...

Détail

Jésus a parlé à sa Mère et prononcé le Notre Père avec elle.

EMV 44.11-12 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Marie, qui savait quel sort serait le sien durant ces trois années, celui qui l’attendait ensuite et mon sort à moi, ne s’est pas rebiffée comme vous le faites. Elle a pleuré. Qui, d’ailleurs, n’aurait pas pleuré devant la séparation d’un fils qui l’aimait comme je l’aimais, devant la perspective de longues journées où je ne serais plus là, dans une maison vide, devant l’avenir de son Fils destiné à se heurter à la méchanceté des coupables, qui se vengent d’être coupables en attaquant l’Innocent jusqu’à le mettre à mort ?

Si elle a pleuré, c’est parce qu’elle était la Corédemptrice et la Mère du genre humain qui a reçu de Dieu une vie nouvelle ; elle devait aussi pleurer pour toutes les mères qui ne savent pas transformer leur souffrance de mère en une couronne de gloire éternelle.

De par le monde, à combien de mères la mort n’a-t-elle pas arraché un enfant de leurs bras ! A combien de mères une volonté surnaturelle n’a-t-elle pas enlevé un fils ! En tant que Mère des chrétiens, Marie a pleuré pour toutes ses filles, pour toutes ses soeurs qui souffrent d’être des mères délaissées. Et aussi pour tous ses enfants qui, nés d’une femme, sont destinés à devenir apôtres de Dieu ou martyrs par amour de Dieu, par fidélité au Seigneur ou à cause de la cruauté humaine.

44.12 Mon sang et les larmes de ma Mère forment le mélange qui fortifie les personnes appelées à une destinée héroïque, qui efface leurs imperfections et même les fautes dues à leur faiblesse en leur donnant la paix de Dieu et – s’ils ont subi le martyre – la gloire du Ciel.

Les missionnaires trouvent dans ce sang et dans ces larmes une flamme qui les réchauffe dans les régions où la neige règne, et une rosée là où le soleil est ardent. Les pleurs de Marie naissent de sa charité, et jaillissent d’un coeur de lys. Elles possèdent donc le feu de la charité virginale unie à l’Amour, et la fraîcheur parfumée de la pureté virginale, semblable à celle de l’eau recueillie dans le calice d’un lys après une nuit baignée de rosée.

Les consacrés trouvent ces larmes dans ce désert qu’est la vie monastique bien comprise : désert parce qu’il n’y a de vivant que l’union à Dieu, et toute autre affection s’évanouit en devenant uniquement amitié surnaturelle, pour sa famille, ses amis, ses supérieurs, ses inférieurs.

Les consacrés à Dieu les trouvent au milieu du monde, dans ce monde qui ne les comprend pas et ne les aime pas, tel un désert pour eux aussi, dans lequel ils vivent comme s’ils y étaient seuls, tant ils sont incompris et tournés en dérision à cause de l’amour qu’ils me portent.

Quant à mes chères âmes “ victimes ”, elles les trouvent parce que Marie est la première des victimes par amour pour Jésus. De sa main de Mère et de Médecin, elle donne à ses disciples ses larmes qui les restaurent et les enivrent pour un plus grand sacrifice.

Saintes larmes de ma Mère !

EMV 168.9 · Tome 3, p.74-75

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Laisse-moi te parler au nom du suprême Amour qui m’a donné un Fils pour que je le donne au monde. Il m’a sortie de la bienheureuse ignorance de ma virginité consacrée pour que le monde obtienne le pardon. Il a pris mon sang non de l’enfantement, mais de mon cœur en me révélant que mon Fils est la grande victime. Regarde-moi, ma fille. Il y a dans ce cœur une grande blessure. Elle gémit depuis trente ans et plus. Elle ne cesse de s’élargir et me consume. Sais-tu quel nom, elle a ?

– Douleur ?

– Non. Amour. Et c’est cet amour qui me saigne pour que le Fils ne soit pas seul à opérer le salut. C’est l’amour qui met en moi un feu pour que je purifie ceux qui n’osent pas aller vers mon Fils. C’est l’amour qui suscite en moi les larmes par lesquelles je lave les pécheurs. Tu voulais mes caresses. Je te donne mes larmes qui déjà te purifient pour que tu puisses regarder mon Seigneur. Ne pleure pas ainsi. Tu n’es pas la seule pécheresse qui vient au Seigneur et repart rachetée. Il y en a eu d’autres, et il y en aura d’autres.

Détail

Marie dit :