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Notes du thème

Les Commandements et le Décalogue enseignés par l'Eglise

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EMV 212.2 · Tome 3, p. 423-425

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Le Christ se réfugie dans les cœurs fidèles et c’est de là qu’il regarde, parle, bénit l’humanité, et puis… et puis il se donne à ces cœurs, et eux… et eux touchent le Ciel avec sa béatitude, tout en restant ici-bas, mais en brûlant jusqu’à en éprouver un délicieux tourment de tout l’être : dans les sens et les organes, les sentiments et la pensée et dans leur âme enfin… Larmes et sourires, gémissements et chants, épuisement et même activité vitale sont nos compagnons ; encore plus que des compagnons, ils sont notre être même. En effet, de même que les os sont entourés de chair et que veines et nerfs sont situés sous l’épiderme, mais que tout ne fait qu’un seul homme, ainsi également toutes ces choses embrasées, nées du fait que Jésus s’est donné à nous, se trouvent en nous, dans notre pauvre humanité. Et que sommes-nous à ces moments qui ne pourraient durer éternellement, car s’ils duraient plus que quelques instants on mourrait brûlé et brisé ? Nous ne sommes plus des hommes. Nous ne sommes plus des animaux doués de raison qui vivent sur la terre. Nous sommes… nous sommes… oh ! Seigneur, laisse-moi le dire une fois, non par orgueil, mais pour chanter ta gloire, puisque ton regard me brûle et me fait délirer… Nous sommes alors des séraphins ! Et je m’étonne qu’il ne sorte pas de nous des flammes et des ardeurs sensibles aux êtres et à la matière, comme cela se produit lors des apparitions des damnés. En effet, si le feu de l’enfer est tel qu’un seul reflet émanant d’un damné peut brûler le bois et faire fondre les métaux, qu’en est-il donc de ton feu, mon Dieu, en qui tout est infini et parfait ?

On ne meurt pas de cette fièvre, non, ce n’est pas elle qui nous brûle. Ce n’est pas la fièvre des maladies physiques qui nous consume. C’est toi qui es notre fièvre, Amour ! Et c’est de lui que nous brûlons, que nous mourons, que nous nous consumons, c’est de lui et par lui que se déchirent les fibres du cœur qui ne peut résister à chose si grande. Mais je me suis mal exprimée car l’amour est délire, c’est une cascade qui brise les digues et descend en renversant tout ce qui n’est pas elle. L’amour est, dans l’âme, affolement des sensations de l’esprit, toutes vraies, toutes présentes. Mais la main ne peut les transcrire tant l’esprit est rapide pour traduire en pensée le sentiment qu’éprouve le cœur. Ce n’est pas vrai que nous mourons. Nous vivons. Nous vivons d’une vie décuplée, d’une vie double, en tant qu’hommes et que bienheureux : la vie de la terre, celle du Ciel. Nous atteignons et nous dépassons – j’en suis bien certaine – la vie sans défauts, sans amoindrissement ni limites que toi, Père, Fils et Esprit Saint, toi, Dieu Créateur, un et trine, avais donnée à Adam, en prélude à la Vie qui suit la montée vers toi, la Vie dont on jouit au Ciel après un tranquille passage du paradis terrestre au paradis céleste et un voyage fait dans les bras aimants des anges comme le fut le doux sommeil et la douce montée de Marie au Ciel pour venir à toi, à toi, à toi ! Nous vivons la vraie vie.

Et puis nous nous retrouvons ici et, comme je le fais en ce moment, nous nous étonnons, nous avons honte d’être allés jusque là, et nous disons : « Seigneur, je ne suis pas digne de telles hauteurs. Pardon, Seigneur. » Nous nous battons la poitrine par peur d’être tombés dans l’orgueil et nous laissons tomber un voile plus épais sur cette splendeur qui, si elle ne continue pas à flamber d’une ardeur plus que complète, par pitié pour nos limites, se rassemble pourtant au centre de notre cœur, prête à s’enflammer puissamment pour un nouveau moment de béatitude voulu de Dieu. Nous descendons le voile sur le sanctuaire où Dieu brûle de ses feux, de ses lumières, de ses amours… et, épuisés mais régénérés, nous reprenons notre marche… ivres d’un vin fort et suave qui n’émousse pas la raison, mais qui empêche de tourner ses yeux et ses pensées vers ce qui n’est pas le Seigneur, toi, mon Jésus, anneau qui joins notre misère à la Divinité, moyen de rédemption pour notre faute, créateur de béatitude pour notre âme, toi, le Fils qui, de tes mains blessées, mets nos mains dans les mains spirituelles du Père et de l’Esprit, pour que nous soyons en vous, maintenant et toujours. Amen.

EMV 212.5 · Tome 3, p. 424

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

En vérité, en vérité je vous dis que Moïse brisa avec colère les Tables de la Loi à la vue du peuple idolâtre, puis il retourna sur la montagne, pria, adora, obtint grâce. Il y a des siècles de cela. Mais l’idolâtrie n’a pas encore disparu du coeur des hommes, elle ne disparaîtra pas : au contraire, elle grandit comme le levain qu’on met dans la pâte. Maintenant, presque tout le monde a son veau d’or. La terre est une forêt d’idoles, car chaque coeur est un autel et il est bien difficile d’y trouver Dieu. Celui qui n’a pas une passion mauvaise en a une autre, celui qui n’a pas un désir mauvais en a un qui porte un autre nom. Celui qui ne pense pas à l’or ne pense qu’à sa situation sociale, celui qui n’est pas obnubilé par la chair est possédé par l’égoïsme. Combien d’êtres devenus des veaux d’or ne reçoivent-ils pas l’adoration des coeurs ! A cause de cela, le jour viendra où ils seront frappés. Alors ils appelleront le Seigneur et s’entendront répondre : “ Adresse-toi à tes dieux. Moi, je ne te connais pas. ”

Je ne te connais pas ! Parole redoutable, si c’est Dieu qui la dit à un homme. Dieu a créé l’espèce humaine et connaît chaque homme en particulier. Donc si Dieu dit : “ Je ne te connais pas ”, c’est signe que, de toute la force de sa volonté, il a effacé cet homme de sa mémoire. Je ne te connais pas ! Dieu est-il trop sévère en prononçant ce verdict ? Non. L’homme a crié au Ciel : “ Je ne te connais pas ” et le Ciel a répondu à l’homme : “ Je ne te connais pas. ” Fidèle comme l’écho...

Détail

Idolâtrie du veau d'or et ses conséquences.

Annotation

En vérité, en vérité je vous dis que Moïse brisa avec colère les Tables de la Loi à la vue du peuple idolâtre, puis il retourna sur la montagne, pria, adora, obtint grâce. En rappelant ce qu’on peut lire en Exode, chapitre 32 à 34.

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Livre de l'Exode, 32-34

Ex 32-34 :

(Chapitre 32) Le peuple, voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, s’assembla autour d’Aaron et lui dit : « Allons, fais-nous un dieu qui marche devant nous. Car pour ce Moïse, l’homme qui nous a fait monter du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il en est devenu. » Aaron leur dit : « Ôtez les anneaux d’or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les-moi. » Tout le monde ôta les anneaux d’or qu’ils avaient aux oreilles, et ils les apportèrent à Aaron. Il les reçut de leurs mains, façonna l’or au burin, et en fit un veau en fonte. Et ils dirent : « Israël, voici ton Dieu, qui t’a fait monter du pays d’Égypte. » Ayant vu cela, Aaron construisit un autel devant l’image, et il s’écria : « Demain il y aura fête en l’honneur de Yahweh. » Le lendemain, s’étant levés de bon matin, ils offrirent des holocaustes et présentèrent des sacrifices pacifiques ; et le peuple s’assit pour manger et pour boire, puis ils se levèrent pour se divertir.

Yahweh dit à Moïse : « Va, descends ; car ton peuple que tu as fait monter du pays d’Égypte, s’est conduit très mal. Ils se sont bien vite détournés de la voie que je leur avais prescrite ; ils se sont fait un veau en fonte, ils se sont prosternés devant lui, et ils lui ont offert des sacrifices, et ils ont dit : Israël, voici ton Dieu, qui t’a fait monter du pays d’Égypte. » Yahweh dit à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple au cou raide. 10Maintenant laisse-moi : que ma colère s’embrase contre eux et que je les consume ! Mais je ferai de toi une grande nation. »

Moïse implora Yahweh, son Dieu, et dit : « Pourquoi, Yahweh, votre colère s’embraserait-elle contre votre peuple, que vous avez fait sortir du pays d’Égypte par une grande puissance et par une main forte ? Pourquoi les Égyptiens diraient-ils : C’est pour leur malheur qu’il les a fait sortir, c’est pour les faire périr dans les montagnes et pour les anéantir de dessus la terre ? Revenez de l’ardeur de votre colère, et repentez-vous du mal que vous voulez faire à votre peuple. Souvenez-vous d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, vos serviteurs, auxquels vous avez dit, en jurant par vous-même : Je multiplierai votre postérité comme les étoiles du ciel, et tout ce pays dont j’ai parlé, je le donnerai à vos descendants, et ils le posséderont à jamais. »

Et Yahweh se repentit du mal qu’il avait parlé de faire à son peuple. Moïse revint et descendit de la montagne, ayant dans sa main les deux tables du témoignage, tables écrites sur leurs deux côtés ; elles étaient écrites sur l’une et l’autre face. Les tables étaient l’ouvrage de Dieu, et l’écriture était l’écriture de Dieu, gravée sur les tables. Josué entendit le bruit que faisait le peuple en poussant des cris, et il dit à Moïse : « Il y a un cri de bataille dans le camp ! » Moïse répondit : « Ce n’est ni un bruit de cris de victoire, ni un bruit de cris de défaite ; j’entends la voix de gens qui chantent. » Lorsqu’il fut près du camp, il vit le veau et les danses. Et la colère de Moïse s’enflamma ; il jeta de ses mains les tables et les brisa au pied de la Montagne. Et, prenant le veau qu’ils avaient fait, il le brûla au feu, le broya jusqu’à le réduire en poudre, répandit cette poudre sur l’eau, et en fit boire aux enfants d’Israël.

Moïse dit à Aaron : « Que t’a fait ce peuple pour que tu aies amené sur lui un si grand péché ? » Aaron répondit : « Que la colère de mon seigneur ne s’enflamme pas ! Tu sais toi-même que ce peuple est porté au mal. 23Ils m’ont dit : Fais-nous un dieu qui marche devant nous ; car pour ce Moïse, cet homme qui nous a fait monter du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il en est devenu. Je leur ai dit : Que ceux qui ont de l’or s’en dépouillent ! Ils m’en ont donné, je l’ai jeté au feu, et il en est sorti ce veau. »

Moïse vit que le peuple n’avait plus de frein, parce qu’Aaron lui avait ôté tout frein, l’exposant à devenir une risée parmi ses ennemis. Et Moïse se plaça à la porte du camp, et il dit : « À moi ceux qui sont pour Yahweh ! » Et tous les enfants de Lévi se rassemblèrent auprès de lui. Il leur dit : « Ainsi parle Yahweh, le Dieu d’Israël : Que chacun de vous mette son épée à son côté ; passez et repassez dans le camp d’une porte à l’autre, et que chacun tue son frère, chacun son ami, chacun son parent ! » Les enfants de Lévi firent ce qu’ordonnait Moïse, et il périt ce jour-là environ trois mille hommes du peuple. Moïse dit : « Consacrez-vous aujourd’hui à Yahweh, puisque chacun de vous a été contre son fils et son père, afin qu’il vous donne aujourd’hui une bénédiction. »

Le lendemain, Moïse dit au peuple : « Vous avez commis un grand péché. Et maintenant je vais monter vers Yahweh : peut-être obtiendrai-je le pardon de votre péché. » Moïse retourna vers Yahweh et dit : « Ah ! ce peuple a commis un grand péché ! Ils se sont fait un dieu d’or. Pardonnez maintenant leur péché ; sinon effacez-moi de votre livre que vous avez écrit. » Yahweh dit à Moïse : « C’est celui qui a péché contre moi que j’effacerai de mon livre. Va maintenant, conduis le peuple où je t’ai dit. Voici, mon ange marchera devant toi, mais, au jour de ma visite, je les punirai de leur péché. » C’est ainsi que Yahweh frappa le peuple, parce qu’ils avaient fait le veau qu’Aaron avait fait.

(Chapitre 33) Yahweh dit à Moïse : « Va, pars d’ici, toi et le peuple que tu as fait monter du pays d’Égypte ; monte au pays que j’ai promis avec serment à Abraham, à Isaac et à Jacob, en disant : Je le donnerai à ta postérité. J’enverrai devant toi un ange, et je chasserai le Chananéen, l’Amorrhéen, le Héthéen, le Phérézéen, le Hévéen et le Jébuséen. Monte vers un pays où coulent le lait et le miel ; mais je ne monterai point au milieu de toi, car tu es un peuple au cou raide, pour ne pas t’anéantir en chemin. »

En entendant ces dures paroles, le peuple prit le deuil, et personne ne mit ses ornements. Alors Yahweh dit à Moïse : « Dis aux enfants d’Israël : Vous êtes un peuple au cou raide ; si je montais un seul instant au milieu de toi, je t’anéantirais. Et maintenant, enlève tes ornements de dessus toi, et je saurai ce que j’ai à te faire. » 6Les enfants d’Israël se dépouillèrent de leurs ornements, dès le mont Horeb.

Moïse prit la tente et se la dressa hors du camp, à quelque distance ; il l’appela tente de réunion ; et quiconque cherchait Yahweh, se rendait à la tente de réunion, qui était hors du camp. Et lorsque Moïse se rendait à la tente, tout le peuple se levait, chacun se tenant à l’entrée de la tente, et on suivait des yeux Moïse, jusqu’à ce qu’il entrât dans la tente. Dès que Moïse était entré dans la tente, la colonne de nuée descendait et se tenait à l’entrée de la tente, et Yahweh parlait avec Moïse. Tout le peuple voyait la colonne de nuée qui se tenait à l’entrée de la tente ; et tout le peuple se levait, et chacun se prosternait à l’entrée de sa tente. Et Yahweh parlait à Moïse face à face, comme un homme parle à son ami. Moïse retournait ensuite au camp ; mais son serviteur Josué, fils de Nun, jeune homme, ne s’éloignait pas du milieu de la tente.

Moïse dit à Yahweh : « Vous me dites : Fais monter ce peuple ; et vous ne me faites pas connaître celui que vous enverrez avec moi. Cependant vous avez dit : Je te connais par ton nom, et tu as trouvé grâce à mes yeux. Et maintenant, si j’ai bien trouvé grâce à vos yeux, faites moi donc connaître vos voies, et que je vous connaisse, afin que je trouve grâce à vos yeux. Considérez que cette nation est votre peuple. » Yahweh répondit : « Ma face ira avec toi, et je te donnerai un repos. » Moïse dit : « Si votre face ne vient pas, ne nous faites pas partir d’ici. À quoi connaîtra-t-on que j’ai trouvé grâce à vos yeux, moi et votre peuple, sinon à ce que vous marcherez avec nous ? C’est ce qui nous distinguera, moi et votre peuple, de tous les peuples qui sont sur la face de la terre. » Yahweh dit à Moïse : « Je ferai encore ce que tu demandes, car tu as trouvé grâce à mes yeux et je te connais par ton nom. »

Moïse dit : « Faites-moi voir votre gloire. » Yahweh répondit : « Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et je prononcerai devant toi le nom de Yahweh : car je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde. » Yahweh dit : « Tu ne pourras voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre. » Yahweh dit : « Voici une place près de moi ; tu te tiendras sur le rocher. Quand ma gloire passera, je te mettrai dans le creux du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé. Alors je retirerai ma main et tu me verras par derrière ; mais ma face ne saurait être vue. »

(Chapitre 34) Yahweh dit à Moïse : « Taille deux tables de pierre comme les premières, et j’y écrirai les paroles qui étaient sur les premières tables que tu as brisées. Sois prêt pour demain, et tu monteras dès le matin sur la montagne de Sinaï ; tu te tiendras là devant moi, au sommet de la montagne. Que personne ne monte avec toi, et que personne ne se montre nulle part sur la montagne, et même que ni brebis ni bœufs ne paissent du côté de cette montagne. » Moïse tailla donc deux tables de pierre comme les premières ; et, s’étant levé de bonne heure, il monta sur la montagne de Sinaï, selon que Yahweh le lui avait ordonné ; et il prit dans sa main les deux tables de pierre.

Yahweh descendit dans la nuée, se tint là avec lui et prononça le nom de Yahweh. Et Yahweh passa devant lui et s’écria : « Yahweh ! Yahweh ! Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve sa grâce jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la révolte et le péché ; mais il ne les laisse pas impunis, visitant l’iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération ! » Aussitôt Moïse s’inclina vers la terre et se prosterna, 9en disant : « Si j’ai trouvé grâce à vos yeux, Seigneur, daigne le Seigneur marcher au milieu de nous, car c’est un peuple au cou raide ; pardonnez nos iniquités et nos péchés, et prenez-nous pour votre héritage. »

Yahweh dit : « Voici que je fais une alliance : en présence de tout ton peuple, je ferai des prodiges qui n’ont eu lieu dans aucun pays et chez aucune nation ; et tout le peuple qui t’environne verra l’œuvre de Yahweh, car terribles sont les choses que j’accomplirai avec toi.

Prends garde à ce que je t’ordonne aujourd’hui. Voici, je chasserai devant toi l’Amorrhéen, le Chananéen, le Héthéen, le Phérézéen, le Hévéen, et le Jébuséen. Garde-toi de contracter alliance avec les habitants du pays contre lequel tu marches, de peur qu’ils ne soient un piège au milieu de toi. 13Mais vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs stèles et vous abattrez leurs Aschérim. Tu n’adoreras aucun autre dieu ; car Yahweh se nomme le jaloux, il est un Dieu jaloux. Ne contracte donc pas alliance avec les habitants du pays, de peur que, lorsqu’ils se prostituent à leurs dieux et leur offrent des sacrifices, ils ne t’invitent et que tu ne manges de leurs victimes ; de peur que tu ne prennes de leurs filles pour tes fils, et que leurs filles, se prostituant à leurs dieux, n’entraînent tes fils à se prostituer aussi à leurs dieux.

Tu ne feras point de dieux de métal fondu.

Tu observeras la fête des Azymes : pendant sept jours tu mangeras des pains sans levain, comme je te l’ai prescrit, au temps fixé du mois d’abib, car c’est dans le mois d’abib que tu es sorti d’Égypte.

Tout premier-né m’appartient ; de même, tout premier-né mâle de tes troupeaux, soit bœuf, soit brebis. Tu rachèteras avec un agneau le premier-né de l’âne ; et, si tu ne le rachètes pas, tu lui briseras la nuque. Tu rachèteras tout premier-né de tes fils ; et l’on ne se présentera pas les mains vides devant ma face.

Tu travailleras six jours, mais tu te reposeras le septième jour, même au temps du labourage et de la moisson.

Tu célébreras la fête des Semaines, des premiers produits de la moisson du froment, et la fête de la récolte à la fin de l’année.

Trois fois par an, tous les mâles se présenteront devant le Seigneur, Yahweh, Dieu Israël. Car je chasserai les nations devant toi et j’étendrai tes frontières ; et personne ne convoitera ton pays pendant que tu monteras pour te présenter devant Yahweh, ton Dieu, trois fois par an.

Tu n’offriras pas avec du pain levé le sang de ma victime, et le sacrifice de la fête de Pâque ne sera pas gardé pendant la nuit jusqu’au matin.

Tu apporteras les prémices des premiers fruits de ton sol à la maison de Yahweh, ton Dieu.

Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère. »

Yahweh dit à Moïse : « Écris, toi, ces paroles ; car c’est d’après ces paroles que je fais alliance avec toi et avec Israël. »

Moïse fut là avec Yahweh quarante jours et quarante nuits, sans manger de pain et sans boire d’eau. Et Yahweh écrivit sur les tables les paroles de l’alliance, les dix paroles.

Moïse descendit de la montagne de Sinaï ; Moïse avait dans sa main les deux tables du témoignage, en descendant de la montagne ; et Moïse ne savait pas que la peau de son visage était devenue rayonnante pendant qu’il parlait avec Yahweh. Aaron et tous les enfants d’Israël virent Moïse, et voici, la peau de son visage rayonnait ; et ils craignirent de s’approcher de lui. Moïse les appela, et Aaron et tous les princes de l’assemblée vinrent auprès de lui, et il leur parla. Ensuite tous les enfants d’Israël s’approchèrent, et il leur donna tous les ordres qu’il avait reçus de Yahweh sur la montagne de Sinaï.

Lorsque Moïse eut achevé de leur parler, il mit un voile sur son visage. Quand Moïse entrait devant Yahweh pour parler avec lui, il ôtait le voile, jusqu’à ce qu’il sortit ; puis il sortait et disait aux enfants d’Israël ce qui lui avait été ordonné. 35Les enfants d’Israël voyaient le visage de Moïse, ils voyaient que la peau du visage de Moïse était rayonnante ; et Moïse remettait le voile sur son visage, jusqu’à ce qu’il entrât pour parler avec Yahweh.

EMV 212.5 · Tome 3, p. 426-427

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Nos grands d’Israël ressemblent vraiment aux ânes sauvages dont parle le prophète. Ils sont habitués au désert de leur cœur. Pourtant, croyez-le bien, tant qu’on est avec Dieu, même si on est pauvre comme Job, seul ou nu, on n’est jamais seul, on n’est jamais pauvre, jamais dépouillé, jamais un désert. Mais eux, ils ont chassé Dieu de leur cœur et se trouvent ainsi dans un désert aride. Comme les ânesses sauvages, ils flairent dans le vent l’odeur des mâles, qui, dans notre cas et en raison de leurs passions, s’appellent puissance, argent, sans oublier la luxure proprement dite et ils suivent cette odeur jusqu’au crime. Oui, ils la suivent et la suivront de plus en plus. Ils ignorent que ce ne sont pas leurs pieds qui sont nus, mais leur cœur exposé aux flèches de Dieu, qui vengera leurs crimes. Comme ils seront alors confondus, le roi et les princes, les prêtres et les scribes qui en vérité ont dit et disent à ce qui est néant ou, pire, est péché : “ Tu es pour moi un père. C’est toi qui m’as engendré ” !

Détail

Jésus énonce le livre de Jérémie.

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Livre de Jérémie 2, 19

Jr 2, 19 : Ton impiété te châtie et tes rébellions te punissent ! Sache donc et vois combien il est mauvais et amer d’avoir abandonné Yahweh, ton Dieu, et de n’avoir de moi aucune crainte, — oracle du Seigneur Yahweh des armées.

EMV 212.5 · Tome 3, p. 427

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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L’idolâtrie n’a pas encore disparu du cœur des hommes, elle ne disparaîtra pas : au contraire, elle grandit comme le levain qu’on met dans la pâte. Maintenant, presque tout le monde a son veau d’or. La terre est une forêt d’idoles, car chaque cœur est un autel et il est bien difficile d’y trouver Dieu. Celui qui n’a pas une passion mauvaise en a une autre, celui qui n’a pas un désir mauvais en a un qui porte un autre nom. Celui qui ne pense pas à l’or ne pense qu’à sa situation sociale, celui qui n’est pas obnubilé par la chair est possédé par l’égoïsme.

EMV 214.5 · Tome 3, p. 439

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Tu souffres de te séparer de ton fils. Nous les mères, nous voudrions rester toujours avec nos enfants. Mais nous les donnons pour une bien grande cause et nous ne les perdons pas. La mort elle-même ne nous enlève pas nos enfants, s’ils sont et si nous sommes en grâce aux yeux de Dieu. Mais nous les avons encore sur la terre, même si la volonté de Dieu les arrache à notre sein pour les donner au monde, pour le bien de ce monde. Nous pouvons toujours les atteindre et le seul écho de leurs œuvres est déjà pour nous comme une caresse au cœur, car leurs œuvres sont le parfum de leurs âmes.

EMV 217.2 · Tome 3, p. 457

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Je ne demande rien. J’accomplis ma mission. J’enseigne comment aimer Dieu et je reviens rappeler le Décalogue parce qu’il est trop oublié, et surtout parce qu’il est mal appliqué. Je veux donner la vie, celle de l’éternité. Je ne souhaite pas la mort corporelle, et encore moins la mort spirituelle. La vie dont je te demandais si tu ne tenais pas à la perdre, c’était celle de ton âme, car moi, j’aime ton âme, même si elle ne m’aime pas. Et je souffre de voir que tu la tues en offensant le Seigneur et en méprisant son Messie.

Détail

Jésus parle à un pharisien qui lui est hostile.

EMV 358 · Tome 5

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Citation

« Oh non ! Tu n’es pas responsable de son erreur et, sache-le pour ton réconfort, tu peux au contraire être cause de son salut. Les déchéances des enfants peuvent être réparées par les mères. C’est ce que tu feras. Ta douleur, parce qu’elle est bonne, n’est pas stérile mais féconde. Par ta souffrance, l’âme que tu aimes sera sauvée. Tu expies pour lui, et tu expies avec une intention si droite que tu mérites l’indulgence pour ton fils. Il reviendra à Dieu. Ne pleure pas. »

EMV 455 · Tome 7

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Citation

Ici, en vérité, on s’apprête humainement, par des forces humaines et des moyens humains, et même inhumains, à se défendre et à se préparer à l’attaque, oublieux des paroles du prophète qui enseigne à son peuple comment se défendre des malheurs humains par des moyens spirituels, les plus efficaces. [...]

Voilà la véritable défense contre les malheurs de l’homme. Elle ne consiste pas à lever les armes contre les armes, ce n’est pas non plus la défense contre l’attaque, ni l’orgueil, ni la férocité. Ce sont les armes surnaturelles, les vertus conquises dans la solitude, c’est-à-dire à l’intérieur de l’individu seul avec lui-même, qui s’efforce de se sanctifier en élevant des montagnes de charité, en abaissant des sommets d’orgueil, en redressant les chemins tortueux des désirs impurs, en enlevant de la route l’obstacle de la sensualité. Alors apparaîtra la gloire du Seigneur, et l’homme sera défendu par Dieu contre les embûches des ennemis spirituels et matériels. A quoi voulez-vous que servent quelques tranchées, quelques talus, quelques fortifications, contre le châtiment de Dieu irrité par le péché, ou même seulement par la tiédeur de l’homme ? Contre ces châtiments qui s’appelleront : Romains, comme ils se sont appelés autrefois Babyloniens, Philistins ou Egyptiens, mais qui en réalité sont une punition divine, et cela seulement, attirée par un excès d’orgueil, de jouissance, de cupidité, de mensonges, d’égoïsmes, de désobéissances à la Loi sainte du Décalogue. L’homme, même le plus fort, peut être tué par une mouche, la ville, même la mieux fortifiée, peut être prise quand l’un ou l’autre n’est plus protégé par Dieu, quand son assistance fait défaut, chassée, à cause des péchés de l’homme ou de la ville. »