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Notes du thème

Bible, tradition et textes sacrés - Ancien et Nouveau Testament

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EMV 209.6 · Tome 3, p. 404

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La douleur de l’orphelin, réduit à vivre de mendicité sans jamais plus de caresses, sans jamais plus de bons conseils, est bien plus grande que celle d’une mère qui a perdu ses enfants. Quant à celui qui, pour tout un ensemble de raisons, en vient à haïr le genre humain et voit en tout homme un ennemi dont il a à se défendre et qu’il doit craindre, sa douleur est encore plus grande que les autres, parce qu’elle affecte non seulement la chair, le sang, la mentalité, mais aussi l’âme avec ses devoirs et ses droits surnaturels, et cela le conduit à sa perdition.

EMV 209.7 · Tome 3, p. 405

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La souffrance est une croix, mais elle est aussi une aile. Le deuil nous dépouille, mais pour nous revêtir. Debout, vous qui pleurez ! Ouvrez les yeux, sortez des cauchemars, des ténèbres, des égoïsmes ! Regardez… Le monde est une lande où l’on pleure et où l’on meurt. Et le monde crie : “ Au secours ! ” par la bouche des orphelins, des malades, des isolés, de ceux qui doutent, par la bouche de ceux qu’une trahison ou une cruauté ont rendus prisonniers de la rancune. Allez vers ceux qui crient ! Oubliez-vous au milieu de ceux qui sont oubliés ! Guérissez-vous au milieu des malades ! Espérez au milieu des désespérés ! Le monde est ouvert à toutes les bonnes volontés qui désirent servir Dieu dans leur prochain et conquérir le Ciel : s’unir à Dieu et s’associer à ceux qui pleurent. Ici, c’est le lieu de l’entraînement, là-haut c’est le triomphe.

Venez. Imitez Ruth auprès de toutes les douleurs. Dites, vous aussi : “ Je resterai avec vous jusqu’à la mort. ” Même si ces malheureux qui se croient incurables vous répondent : “ Ne m’appelez plus Noémi, mais Mara car Dieu m’a remplie d’amertume ”, persistez. Et moi, je vous dis qu’en vérité un jour, grâce à votre insistance, ces malheureux s’exclameront : “ Béni soit le Seigneur qui m’a sorti de l’amertume, de la désolation, de la solitude par les soins d’une personne qui a su faire fructifier sa douleur en bonté. Que Dieu la bénisse éternellement car elle a été pour moi le salut. ”

Annotation

Si ces malheureux qui se croient incurables vous répondent : “ Ne m’appelez plus Noémi, mais Mara car Dieu m’a remplie d’amertume ”, persistez. Cf. Ruth 1, 1-22.

Livre de Ruth 1, 1-22

Rt 1, 1-22 : Au temps où les Juges gouvernaient, il y eut une famine dans le pays. Un homme de Bethléem de Juda s’en alla, avec sa femme et ses deux fils, séjourner dans les champs de Moab. Le nom de cet homme était Élimélech, le nom de sa femme était Noémi, et les noms de ses deux fils étaient Mahalon et Cheljon ; ils étaient Éphratéens, de Bethléem de Juda. Ils allèrent aux champs de Moab, et s’y établirent.

Élimélech mari de Noémi, mourut, et elle resta seule avec ses deux fils, Il prirent des femmes moabites, dont l’une se nommait Orpha et l’autre se nommait Ruth, et ils demeurèrent là environ dix ans. Mahalon et Cheljon moururent aussi tous deux, et la femme resta privée de ses deux fils et de son mari. Alors, s’étant levée, elle et ses belles-filles, elle quitta les champs de Moab, car elle avait appris dans la campagne de Moab que Yahweh avait visité son peuple et lui avait donné du pain. Elle sortit donc du lieu où elle s’était établie, avec ses deux belles-filles et elles se mirent en route pour retourner au pays de Juda. Noémi dit à ses deux belles-filles : « Allez, retournez chacune dans la maison de votre mère. Que Yahweh use de bonté envers vous, comme vous l’avez fait envers ceux qui sont morts et envers moi ! Que Yahweh vous fasse trouver à chacune du repos dans la maison d’un époux ! » Et elle les baisa. Elles élevèrent la voix et pleurèrent, et elles lui dirent : « Non ; nous retournerons avec toi vers ton peuple. » Noémi dit : « Retournez, mes filles ; pourquoi viendriez-vous avec moi ? Ai-je encore dans mon sein des fils qui puissent devenir vos maris ? Retournez, mes filles, allez. Je suis trop âgée pour me remarier. Et quand je dirais : J’ai de l’espérance ; quand je serais cette nuit même à un mari et que j’enfanterais des fils, attendriez-vous pour cela jusqu’à ce qu’ils fussent grands ? vous abstiendriez-vous pour cela de vous remarier ? Non, mes filles. Il m’est très amer à cause de vous que la main de Yahweh se soit appesantie sur moi. » Et, élevant la voix, elles pleurèrent encore. Puis Orpha baisa sa belle-mère, mais Ruth s’attacha à elle.

Noémi dit à Ruth : « Voici que ta belle-sœur s’en est retournée vers son peuple et vers son dieu ; retourne avec ta belle-sœur. » Ruth répondit : « Ne me presse pas de te laisser en m’en retournant loin de toi. Où tu iras, j’irai ; où tu demeureras, je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; où tu mourras, je mourrai et j’y serai ensevelie. Que Yahweh me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort me sépare de toi ! » Voyant que Ruth était décidée à l’accompagner, Noémi cessa ses instances.

Elles s’en allèrent toutes deux, jusqu’à ce qu’elles arrivassent à Bethléem. Lorsqu’elles entrèrent dans Bethléem, toute la ville fut émue à cause d’elles, et les femmes disaient : « Est-ce là Noémi ? » 20Elle leur dit : « Ne m’appelez pas Noémi ; appelez-moi Marah, car le Tout-Puissant m’a remplie d’amertume Je m’en suis allée les mains pleines, et Yahweh me ramène les mains vides. Pourquoi m’appelleriez-vous Noémi, après que Yahweh a témoigné contre moi et que le Tout-Puissant m’a affligée ? »

C’est ainsi que Noémi revint et, avec elle, sa belle-fille, Ruth la Moabite, qui était arrivée des champs de Moab. Elles arrivèrent à Bethléem au commencement de la moisson des orges.

EMV 209.7 · Tome 3, p. 405-406

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Tout acte de bonté est à l’origine de grandes choses auxquelles vous ne pensez pas. L’effort que l’on fait contre son propre égoïsme peut provoquer une telle marée d’amour qu’elle est capable d’élever, d’élever en gardant dans sa limpidité celui qui l’a provoquée, jusqu’à le porter au pied de l’autel, jusqu’au cœur de Dieu.

EMV 209.7 · Tome 3, p. 405-406

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Réfléchissez : la bonté de Ruth à l’égard de Noémi a donné au monde le Messie parce que le Messie descend de David qui descend de Jessé, lui-même descendant de Jobed, et celui-ci de Booz et de Ruth. Booz de Salmon, Salmon de Naasson, Naasson d’Aminadab, Aminadab d’Aram, Aram d’Esron, Esron de Pharès. Ce furent eux qui vinrent peupler les campagnes de Bethléem et préparer les ancêtres du Seigneur. Tout acte de bonté est à l’origine de grandes choses auxquelles vous ne pensez pas. L’effort que l’on fait contre son propre égoïsme peut provoquer une telle marée d’amour qu’elle est capable d’élever, d’élever en gardant dans sa limpidité celui qui l’a provoquée, jusqu’à le porter au pied de l’autel, jusqu’au cœur de Dieu.

Détail

Jésus parle de Ruth, qui resta près de sa belle-mère, Noémi et revint avec elle à Bethléem. Une série de personnages bibliques sont évoqués.

Annotation

Le Messie descend de David qui descend de Jessé, lui-même descendant de Jobed, et celui-ci de Booz et de Ruth. Booz de Salmon, Salmon de Naasson, Naasson d’Aminadab, Aminadab d’Aram, Aram d’Esron, Esron de Pharès. Il s'agit là de la généalogie de Jésus. Cf. Matthieu 1, 1-16 et Luc 3, 23-38 ci-dessous.

Obed Il est ainsi appelé dans Ruth 4,17,22 | 1Chroniques 2,12-15 | Matthieu 1,5 (dans la Vulgate). Seul Luc 3,32 l’appelle Jobed (dans la Vulgate).    

Evangile de Matthieu 1, 1-16

Mt 1, 1-16 : Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham. Abraham engendra Isaac ; Isaac engendra Jacob ; Jacob engendra Juda et ses frères ; Juda, de Thamar, engendra Pharès et Zara ; Pharès engendra Esron ; Esron engendra Aram ; Aram engendra Aminadab ; Aminadab engendra Naasson ; Naasson engendra Salmon ; Salmon, de Rahab, engendra Booz ; Booz, de Ruth, engendra Obed ; Obed engendra Jessé ; Jessé engendra le roi David.

David engendra Salomon, de celle qui fut la femme d’Urie ; Salomon engendra Roboam ; Roboam engendra Abias ; Abias engendra Asa ; Asa engendra Josaphat ; Josaphat engendra Joram ; Joram engendra Ozias ; 9Ozias engendra Joathan ; Joathan engendra Achaz ; Achaz engendra Ezéchias ; Ezéchias engendra Manassé ; Manassé engendra Amon ; Amon engendra Josias ; Josias engendra Jéchonias et ses frères, au temps de la déportation à Babylone.

Et après la déportation à Babylone, Jéchonias engendra Salathiel ; Salathiel engendra Zorobabel ; Zorobabel engendra Abiud ; Abiud engendra Éliacim ; Éliacim engendra Azor ; Azor engendra Sadoc ; Sadoc engendra Achim ; Achim engendra Éliud ; Éliud engendra Eléazar ; Eléazar engendra Mathan ; Mathan engendra Jacob ; Et Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qu’on appelle Christ.

Evangile de Luc 3, 23-38

Lc 3, 23-38 : Jésus avait environ trente ans lorsqu’il commença son ministère ; il était, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d’Héli, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Janné, fils de Joseph, fils de Mattathias, fils d’Amos, fils de Nahum, fils d’Hesli, fils de Naggé, fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Séméï, fils de Josech, fils de Juda, fils de Joanan, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri, fils de Melchi, fils d’Addi, fils de Cosam, fils d’Elmadam, fils de Her, fils de Jésus, fils d’Eliézer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Siméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonan, fils d’Eliakim, fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Nathan, fils de David, fils de Jessé, fils d’Obed, fils de Booz, fils de Salmon, fils de Naasson, ils d’Aminadab, fils d’Aram, fils d’Esron, fils de Pharès, fils de Judas, fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham, fils de Tharé, fils de Nachor, fils de Sarug, fils de Réü, fils de Phaleg, fils d’Héber, fils de Salé, fils de Caïnan, fils d’Arphaxad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamech, fils de Mathusalé, fils d’Enoch, fils de Jared, fils de Malaléel, fils de Caïnan, fils d’Enos, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu.

EMV 210.3 · Tome 3, p. 408

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– (...) Nous faisons plaisir aux femmes disciples en allant voir le tombeau d’Abraham, son arbre, et puis la tombe de Jessé et… qu’avez-vous dit d’autre ?

– On dit que c’est ici l’endroit où Adam habita et où Abel fut tué…

– Les absurdes légendes habituelles… bougonne Judas.

– Dans un siècle, on dira que la grotte de Bethléem et bien d’autres choses ne sont que légende !

Annotation

Nous faisons plaisir aux femmes disciples en allant voir le tombeau d’Abraham, son arbre : Le tombeau des patriarches : Le chêne de Mambré près d’Hébron (Genèse 13,18). Abraham acquit près de là, la grotte de Macpéla où il enterra sa femme Sara (Genèse 23,19). Il fut lui-même enterré à cet endroit (Genèse 25,8-9). Cf. les textes bibliques ci-dessous.

La tombe de Jessé : À Hébron on honore la tombe de Jessé, le père de David, et de sa grand-mère Ruth la moabite, l’épouse de Booz.

On dit que c’est ici l’endroit où Adam habita et où Abel fut tué… Il s’agit en effet de traditions juives (parfois enjolivées) dont les Pères de l’Eglise se font écho (Saint Jérôme, Origène, St Amboise, …).

Livre de la Genèse 13, 18

Gn 13, 18 : Abram leva ses tentes et vint habiter aux chênes de Mambré, qui sont en Hébron ; et il bâtit là un autel à Yahweh.

Livre de la Genèse 23, 19

Gn 23, 19 : Après cela, Abraham enterra Sara, sa femme, dans la caverne de Macpéla, vis-à-vis de Mambré, qui est Hébron, dans le pays de Chanaan.

Livre de la Genèse 25, 8-9

Gn 25, 8-9 : Abraham expira et mourut dans une heureuse vieillesse, âgé et rassasié de jours, et il fut réuni à son peuple. 9Isaac et Ismaël, ses fils, l’enterrèrent dans la caverne de Macpéla, dans le champ d’Éphron, fils de Séor le Héthéen, qui est vis-à-vis de Mambré

EMV 211.1 · Tome 3, p. 413

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Vengeur des opprimés ! Je le suis en effet, mais surnaturellement. Ceux qui m’imaginent avec le sceptre et la hache à la main, en roi et justicier selon l’esprit de la terre font erreur. Il est certain, néanmoins, que je suis venu libérer des oppressions : du péché – c’est la plus grave –, des maladies, des afflictions, de l’ignorance et de l’égoïsme. Beaucoup apprendront qu’il n’est pas juste d’opprimer sous prétexte que le sort les a placés dans une situation élevée, mais qu’on doit utiliser cette situation pour soulager ceux qui ont un rang inférieur.

Détail

Judas déclare qu'on voit Jésus comme un vengeur des opprimés, à Hébron, et le Christ répond.

EMV 211.1 · Tome 3, p. 412-414

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Tous les apôtres - sauf Simon le Zélote qui est avec Marie chez Elise de Bet-çur - sont présents dans le chapitre, même s'ils ne parlent pas forcément. Dans l'EMV 211, Judas, Jean, Philippe, Nathanaël et Thomas interviennent très brièvement.

EMV 211.3 · Tome 3, p. 415

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Si vous ne voulez pas être anathème au Seigneur et à moi son serviteur, aimez le Messie. Et n’ayez pas de doute. Voici à quoi vous le reconnaîtrez : esprit de paix, amour parfait, sagesse supérieure à toute autre, doctrine céleste, douceur suprême, puissance sur toute chose, humilité absolue, chasteté angélique. Vous ne pouvez pas vous tromper. Quand vous respirerez la paix auprès d’un homme qui se dit le Messie, quand vous boirez son amour, l’amour qui émane de lui, quand vous passerez de vos ténèbres à la lumière, quand vous verrez les pécheurs se racheter et les corps guérir, alors dites : ‘Celui-ci est vraiment l’Agneau de Dieu !’

Détail

Jean-Baptiste parle aux habitants d'Hébron et leur dit d'aimer le Messie.

EMV 211.3 · Tome 3, p. 415

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jean, dans son amour absolu pour Dieu, a une main de fer et une parole de feu, et il veut nous plier tous comme un géant froisse un brin d’herbe. Beaucoup tombent dans le découragement parce que l’homme est plus pécheur que saint. Il est difficile d’être saint… Toi… on dit que tu ne courbes pas, mais que tu relèves, que tu ne cautérises pas, mais que tu appliques du baume, que tu n’écrases pas, mais que tu caresses. On sait que tu es paternel à l’égard des pécheurs et puissant contre les maladies quelles qu’elles soient, et surtout les maladies du cœur. Les rabbins ne savent plus le faire.

Détail

Comparaison entre Jean-Baptiste et Jésus-Christ.

EMV 211.4 · Tome 3, p. 415-416

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

– Amenez-moi vos malades, puis réunissez-vous dans ce jardin abandonné et profané par le péché après avoir servi de temple pour la grâce qui y a habité. »

Tels des hirondelles, les habitants d’Hébron s’envolent dans toutes les directions et il ne reste que le chef de la synagogue qui entre avec Jésus et ses disciples dans l’enceinte du jardin ; ils se mettent à l’ombre d’une tonnelle où se mêlent les rosiers et les vignes qui ont poussé librement. Les habitants d’Hébron ont vite fait de revenir ; ils amènent un paralytique sur un brancard, une jeune aveugle, un petit muet et deux personnes qui souffrent de je ne sais quelle maladie, qu’on accompagne en les soutenant.

« Paix à toi », dit Jésus à chaque malade qui arrive.

Puis il les interroge avec une grande douceur :

« Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »

Il s’élève alors tout un chœur de lamentations de ces infortunés, chacun voulant raconter sa propre histoire.

Jésus, qui était assis, se lève et s’avance vers le petit muet : il lui mouille les lèvres de sa salive et dit la grande parole :

« Ouvre-toi ! »

De même, il mouille les paupières fermées de l’aveugle, avec son doigt humide de salive. Puis il donne la main au paralytique et lui dit :

« Lève-toi ! »

Enfin, il impose les mains aux deux malades en leur disant :

« Soyez guéris, au nom du Seigneur ! »

Le petit muet, qui auparavant gémissait, dit nettement : « Maman ! », tandis que la jeune fille remue ses paupières dessillées sous la lumière et, de ses doigts, abrite ses yeux du soleil qui était pour elle un inconnu ; elle pleure, elle rit, elle regarde de nouveau, en fermant à moitié les yeux car elle n’est pas habituée à la lumière, elle regarde les feuillages, la terre, les personnes et particulièrement Jésus. Le paralytique descend avec assurance de son brancard ; puisque ce dernier est vide, ses charitables porteurs le haussent pour bien montrer à ceux qui sont loin que la grâce est accordée, pendant que les deux malades pleurent de joie et s’agenouillent pour vénérer leur Sauveur. La foule pousse un cri frénétique de louange.

Thomas, qui se tient à côté de Judas, le regarde si intensément et avec une expression si claire que celui-ci lui répond :

« J’étais un imbécile, pardonne-moi. »

Annotation

Thomas, qui se tient à côté de Judas, le regarde si intensément et avec une expression si claire que celui-ci lui répond : « J’étais un imbécile, pardonne-moi. » Cela fait suite à une discussion entre Thomas et Judas, où l'Iscariote accusait Jésus de ne plus faire de miracles. Cf. l'EMV 210.