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Notes du thème

Région de Judée

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EMV 136.8 · Tome 2, p. 425-427

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Maintenant, à votre tour de parler.

– Moi, un soir [dit Elie], j’ai rencontré une jeune femme souriante montée sur un ânon. Un homme l’accompagnait. Il m’a demandé du lait et des renseignements. Je lui ai dit ce que je savais... Puis la nuit est tombée... et une grande lumière... nous sommes sortis... et Lévi a vu un ange près de l’enclos des animaux. Alors l’ange a dit : “ Le Sauveur est né. ” C’était la pleine nuit, et le ciel fourmillait d’étoiles. Mais leur lumière disparaissait devant celle de l’ange et de milliers d’anges... (Elie pleure encore à ce souvenir). Et l’ange nous a dit : “ Allez l’adorer. Il est dans une étable, dans une crèche, entre deux animaux... Vous trouverez un tout petit enfant enveloppé dans de pauvres langes... ” Ah ! Comme il étincelait, l’ange, en disant ces mots... ! Mais te souviens-tu, Lévi, comment ses ailes projetaient des flammes quand, après s’être incliné pour nommer le Sauveur, il a dit : “ C’est le Christ, le Seigneur ” ?

– Ah ! Si je me souviens ! Et les voix des milliers d’anges... Oh !... “ Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur terre aux hommes de bonne volonté ! ” Cette musique est ici, elle est ici, et elle me porte au Ciel chaque fois que je l’entends. »

Lévi lève un visage extasié sur lequel brille une larme.

« Et nous y sommes allés, dit Isaac. Chargés comme des bêtes de somme, joyeux comme pour des noces et puis... nous n’avons plus su que faire quand nous avons entendu ta petite voix, et celle de ta Mère. Nous avons alors poussé Lévi, qui était tout jeune, pour qu’il regarde. Nous nous sentions lépreux devant tant de pureté... Et Lévi écoutait, et il riait tout en pleurant, et il répétait, avec une telle voix d’agneau que la brebis d’Elie se mit à bêler. Joseph vint alors à l’entrée de l’étable et nous fit entrer... Oh ! Comme tu étais petit et beau ! Un bouton de rose carnée sur le foin qui piquait... et tu pleurais... Puis tu souriais dans la tiédeur de la peau de brebis que nous t’avons offerte et pour le lait que nous avons trait... Ton premier repas... Oh !... et puis... et puis nous t’avons embrassé... Tu sentais l’amande et le jasmin... et nous ne pouvions plus te quitter...

– Vous ne m’avez plus quitté, en effet.

– C’est vrai, dit Jonathas. Tes traits restèrent fixés en nous, tout comme ta voix et ton sourire... Tu grandissais... tu étais de plus en plus beau... Le monde des bons venait se réjouir de ta présence... et celui des méchants t’évitait... Anne... tes premiers pas... les trois Sages... l’étoile...

– Ah ! Cette nuit-là, quelle lumière ! Le monde paraissait enflammé par mille lumières. Le soir de ton arrivée, au contraire, la lumière était immobile et couleur perle... La première fois, les astres adoraient mais cette fois, ils dansaient. Et nous, d’une hauteur, nous avons vu passer la caravane et nous l’avons suivie pour voir si elle s’arrêtait... Le lendemain, Bethléem tout entière vit l’adoration des Sages.

Détail

Jésus a raconté une part de l'Evangile de l'Enfance. Puis il dit aux bergers présents :

EMV 139 · Tome 2, p. 441-446

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Le groupe apostolique avance sur les monts d'Emmaüs. Ils avancent gaiement et sont en route vers la Galilée. Judas, dans de bonnes dispositions, demande s'ils pourront retourner à Kérioth plus tard et Jean demande s'il pourra emmener Jacques de Zébédée et André à Bethléem. L'Iscariothe demande ensuite l'avis de Jésus sur son âme, et celui-ci le fait avec charité, en disant que son esprit est désordonné et que tout se disloque au moindre signe de vent. Il lui conseille d'agir avec ordre et de rester auprès des bons pour lutter contre la tentation. Pierre arrive sur ces entrefaites et veut savoir ce qu'ils racontent. Jésus parle donc de l'ordre et de la sainteté en évoquant l'image de la droite sur un plan. Pierre loue alors André, mais Jésus assure que les Douze se travaillent pour devenir bons et meilleurs.

EMV 139.1 · Tome 2, p. 441

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus se trouve avec ses disciples à un endroit très montagneux. La route est accidentée, malcommode, et les plus âgés peinent. Les jeunes, au contraire, sont tous joyeux autour de Jésus et montent avec agilité en bavardant.

EMV 139.1 · Tome 2, p. 441

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Cependant, Maître, pour la Pâque, quand on ira au Temple… tu retourneras à Kérioth ? Ma mère espère toujours t’avoir chez elle. Elle me l’a fait savoir, de même que mes concitoyens…

– Certainement. Actuellement, même si on le voulait, la saison est trop mauvaise pour s’engager sur ces routes difficiles. Voyez comme c’est fatigant, même ici. Et, si on ne me l’avait pas imposé, je n’aurais pas entrepris le voyage en ce moment… Mais on ne pouvait plus rester… »

Jésus se tait, pensif.

« Et plus tard, je veux dire : pour la Pâque, pourra-t-on venir ? Je voudrais montrer ta grotte à Jacques et à André, dit Jean.

– Tu oublies l’amour de Bethléem pour nous ? demande Judas. Pour le Maître, surtout.

– Non, mais j’irais plutôt avec Jacques et André, Jésus pourrait rester à Yutta ou chez toi…

– Cela me plaît. Le feras-tu, Maître ? Eux vont à Bethléem, et toi, tu restes avec moi à Kérioth. En effet, tu n’y es jamais allé avec moi seul… et je désire tant t’avoir tout à moi… (...)

EMV 140 · Tome 2, p. 447-453

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Cléophas d'Emmaüs, un vieillard qui est venu à la Belle-Eau, accueille Jésus dans sa maison. Il est vieux, mais il est vraiment de bonne volonté. Jésus rencontre à cette occasion un certain Timon et Hermas, de vrais Israélites qui lui demandent de présenter sa doctrine. Jésus répond qu'il faut suivre le Décalogue, pratiquer l'amour et la miséricorde. Le Seigneur dit d'ailleurs que maintenant, la Miséricorde a pris le pas sur la Justice, mais il signale aussi qu'elle était toujours présente, depuis le Commencement. Désormais, elle vient réconcilier l'homme avec son Père. Ensuite, Cléophas présente un cas d'inceste, qui est en train d'être jugé par les autorités pharisaïques. Dans ce cas-ci, ce cas d'inceste est malheureux : le frère et la soeur ignoraient vraiment qu'ils étaient de la même lignée. Pour suivre la Loi, l'homme l'a répudiée (en ayant le coeur brisé) et la femme est morte de chagrin. Maintenant, l'homme, du nom de Joseph, est condamné et est mis au ban d'Israël. Il est dehors. Jésus déclare qu'il s'agit matériellement d'une faute involontaire, mais qu'il n'y avait pas eu volonté de péché. Dès qu'il apprend qu'il est dans la rue, il sort, et il lui fait savoir qu'il est la Miséricorde. Il l'invite à le suivre et l'absout de sa faute involontaire, lui qui est l'Agneau sans tâche et qui est le divin Juge.

EMV 140.1 · Tome 2, p. 446-447

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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140.1 Jean et son frère frappent à la porte d’une maison de village. Je reconnais la maison où les deux disciples d’Emmaüs entrèrent avec Jésus ressuscité. Quand on leur ouvre, ils parlent avec quelqu’un que je ne vois pas, ressortent et prennent une rue pour rejoindre Jésus, arrêté avec les autres dans un endroit à l’écart.

« Il est là, Maître, et il est tout heureux que tu sois venu. Il nous a dit : “ Allez lui dire que ma maison est à sa disposition. J’arrive moi aussi. ”

– Alors, allons-y. »

Ils marchent quelque temps, puis rencontrent le vieux chef de synagogue, Cléophas, déjà vu à la Belle Eau. Ils s’inclinent l’un et l’autre, mais ensuite le bon vieillard, qui ressemble à un pa­triarche, s’agenouille en saluant avec vénération. Des citadins qui le voient s’approchent avec curiosité.

Le vieillard se lève et dit :

« Voici le Messie promis. Souvenez-vous de ce jour, habitants d’Emmaüs. »

Les uns regardent avec une curiosité tout humaine, d’autres manifestent déjà un respect religieux. Deux hommes se fraient un chemin et disent :

« Paix à toi, Rabbi. Nous y étions, nous aussi, ce jour là.

– Paix à vous et à tous. Je suis venu comme le chef de votre synagogue m’en avait prié.

– Feras-tu des miracles ici aussi ?

– S’il y a des enfants de Dieu qui croient et qui ont besoin de miracles, j’en ferai certainement. »

Le chef de la synagogue dit :

« Que ceux qui veulent entendre le Maître viennent à la synagogue, et de même ceux qui ont des malades. Puis-je dire cela, Maître ?

– Tu le peux. Après l’heure de sexte, je serai tout à vous. Mais pour l’instant, j’appartiens au bon Cléophas. »

Et, suivi d’une escorte de gens, il accompagne le vieillard jusqu’à sa maison.

Détail

C'est le lieu où Jésus ressuscité rencontra les deux disciples d'Emmaüs dans l'EMV 625.10-11.

EMV 141 · Tome 2, p. 455-458

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Le groupe apostolique, accompagné de Joseph d'Emmaüs, qui a été mis au ban d'Israël, va vers Arimathie. Joseph a besoin d'être désintoxiqué de la haine qu'il a reçue. Jésus demande donc aux apôtres de faire très attention à l'intransigeance : il fait d'ailleurs un beau discours sur l'âme perdue qui revient à son Seigneur. Finalement, il déclare qu'il donnera Isaac de Yutta à Joseph pour qu'il l'aide à se former dans sa voie.

A noter :

  • L'EMV 141 est le début du tome 3 de l'ancienne édition.
  • On entame le début de la deuxième année de vie publique de Jésus.

EMV 164.3-4 · Tome 3, p. 33-35

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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164.3 Jésus marche en tournant maintenant le dos au lac. Il se dirige avec assurance vers une gorge située entre les collines qui vont du lac vers l’ouest, en lignes presque parallèles. Entre deux collines rocheuses, rocailleuses, qui tombent à pic comme un fjord, un petit torrent plein d’écume descend en grondant ; au-dessus s’élève un mont sauvage où des plantes ont poussé comme elles ont pu, entre les pierres. Un sentier de mule monte à l’assaut de la colline la plus rocailleuse. C’est justement celui que Jésus prend.

Les disciples le suivent avec peine, en file indienne, dans le silence le plus absolu. Quand Jésus s’arrête pour leur permettre de souffler, à un endroit un peu plus large du sentier, qui ressemble à une écorchure sur ce mont inaccessible, alors seulement ils se regardent, sans mot dire. Ils s’interrogent du regard :

« Mais où nous conduit-il ? »

Mais ils ne disent rien, ils se regardent seulement, et d’un air toujours plus désolé quand ils voient Jésus reprendre sa marche dans la gorge sauvage, pleine de grottes, de fentes, de rochers qui rendent la progression difficile, sans compter les ronces et un fouillis d’autres plantes qui accrochent les vêtements de tous côtés, griffent, font trébucher et frappent le visage. Même les plus jeunes, chargés de sacs pesants, ont perdu leur bonne humeur.

164.4 Finalement Jésus s’arrête :

« Nous resterons ici une semaine en prière. Pour vous préparer à une grande chose. C’est pour cela que j’ai voulu m’isoler ainsi, dans un lieu désert, loin de tout chemin comme de tout village. Il y a là des grottes qui ont déjà servi à des hommes. Elles nous serviront à nous aussi. Il y a aussi des eaux fraîches et abondantes alors que le sol est sec. Nous avons suffisamment de pain et de nourriture pour notre séjour. Ceux qui, l’an dernier, ont été avec moi au désert savent comment j’y ai vécu. Ici, c’est un palais royal en comparaison, et la saison désormais clémente enlève à la fois la rigueur du gel et du soleil à notre asile. Veuillez donc y séjourner de bon cœur. Il ne nous arrivera peut-être plus jamais d’être ainsi tous ensemble et complètement seuls. Ce moment doit vous unir et faire de vous, non plus douze hommes, mais une seule institution.

Vous ne dites rien ? Vous n’avez pas de question ? Déposez sur ce rocher les fardeaux que vous portez et jetez au fond de la vallée l’autre poids que vous avez sur le cœur : votre humanité. Je vous ai amenés ici pour parler à votre âme, pour vous nourrir spirituellement, pour vous rendre esprit. Je ne dirai pas grand chose. J’ai tellement parlé depuis un an environ que je suis avec vous ! C’est suffisant. Si c’était par la parole que je devais vous changer, je devrais vous garder encore une bonne centaine d’années, et encore vous seriez toujours imparfaits.

Il est temps désormais que je me serve de vous. Mais, pour cela, je dois vous former. Je vais recourir au grand remède, à la grande arme : la prière. J’ai toujours prié pour vous. Maintenant, je veux que vous priiez par vous-mêmes. Je ne vous enseigne pas encore ma prière, mais je vous fais connaître comment on prie et ce qu’est la prière. C’est une conversation de fils à Père, d’esprit à Esprit de façon ouverte, chaleureuse, confiante, recueillie, franche. La prière est tout : aveu, connaissance de soi, pleurs sur soi, engagement envers nous-mêmes et envers Dieu, demande à Dieu, le tout aux pieds du Père. Elle ne peut se faire dans le vacarme, dans la distraction, à moins d’être des géants de la prière. D’ailleurs, même eux souffrent des chocs et des bruits du monde dans leurs heures de prière. Or vous n’êtes pas des géants, mais des pygmées. Spirituellement parlant, vous n’êtes encore que des enfants, des déficients. Ici, vous allez atteindre l’âge de raison spirituel. Le reste viendra plus tard.

Le matin, à midi et le soir, nous nous réunirons pour prier ensemble avec les anciennes paroles d’Israël et pour rompre le pain, puis chacun rentrera dans sa grotte en restant en face de Dieu et de son âme, de tout ce que je vous ai dit sur votre mission et sur vos moyens. Mesurez-vous, écoutez-vous, décidez. C’est la dernière fois que je vous le dis. Mais ensuite, vous devrez être parfaits, autant que vous le pourrez, sans fatigue ni sentiments seulement humains. Vous ne serez plus Simon ni Judas, vous ne serez plus André ou Jean, Matthieu ou Thomas : vous serez mes ministres.

Allez, chacun de votre côté. Moi, je serai dans cette grotte. Toujours présent. Mais ne venez pas sans raison sérieuse. Vous devez apprendre à agir par vous-mêmes, à vous suffire à vous-mêmes. Car, en vérité je vous le dis : il y a un an, nous étions sur le point de nous connaître, et dans deux ans nous serons sur le point de nous quitter. Malheur à vous et malheur à moi si vous n’avez pas appris à vous débrouiller. Que Dieu soit avec vous ! Judas, Jean, portez les vivres à l’intérieur de ma grotte, celle-ci. Ils doivent durer et c’est moi qui ferai la distribution.

– Il y en a peu, objecte quelqu’un.

– Le nécessaire pour survivre. Un estomac trop rassasié appesantit l’esprit. Je veux vous élever et non vous alourdir. »

Annotation

Ceux qui ont accompagné le Christ au massif de la Tentation est Jean, Judas et Simon le Zélote le 21/06/27 (Voir EMV 80).

EMV 164.4 · Tome 3, p. 34

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Nous resterons ici une semaine en prière. Pour vous préparer à une grande chose. C’est pour cela que j’ai voulu m’isoler ainsi, dans un lieu désert, loin de tout chemin comme de tout village. Il y a là des grottes qui ont déjà servi à des hommes. Elles nous serviront à nous aussi. Il y a aussi des eaux fraîches et abondantes alors que le sol est sec. Nous avons suffisamment de pain et de nourriture pour notre séjour. Ceux qui, l’an dernier, ont été avec moi au désert savent comment j’y ai vécu. Ici, c’est un palais royal en comparaison, et la saison désormais clémente enlève à la fois la rigueur du gel et du soleil à notre asile. Veuillez donc y séjourner de bon cœur. Il ne nous arrivera peut-être plus jamais d’être ainsi tous ensemble et complètement seuls. Ce moment doit vous unir et faire de vous, non plus douze hommes, mais une seule institution.

Détail

Jésus est dans les gorges d'Arbel, où il va rester une semaine en retraite. Jésus compare ce lieu hostile à celui de la tentation au désert et déclare qu'il veut former ses apôtres pour qu'ils forment une institution : l'Eglise.

EMV 167 · Tome 3, p. 53-65

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus arrive chez Jeanne de Kouza. Celle-ci accourt quand elle apprend que le Maître est là. Il y a ses amies romaines : Lydia, Valeria et Plautina. Cette dernière semble la plus respectée ; Valeria est celle dont Jésus à sauvé l'enfant à Césarée. Toutes veulent en tout cas l'écouter pour se faire un avis sur ce philosophe. Jeanne craint que Jésus ne s'entende pas avec ses invitées, mais le Christ la rassure, et quand ils retrouve les Romaines, il part du sujet des fleurs - que ces trois femmes aiment beaucoup - pour commencer à parler de l'immortalité et de la vie éternelle de l'âme.

Après que Jésus s'occupe lui-même de la petite Fausta, la conversation continue sur les philosophes qui vivent actuellement à Rome, et qui ne suivent pas leurs enseignements. Jésus déclare alors qu'ils ne sont pas païens, ils sont athées car ils n'ont même plus de dieux, en leurs coeurs. Cependant, d'autres philosophes païens ont eu une grande élévation de vie, et ont toujours recherché le Bien à tout prix.

Quand les dames romaines demandent à Jésus s'il est Dieu, le Christ répond qu'il est le Fils du vrai Dieu, et le Sauveur critique longuement l'Olympe, créée par l'imagination de l'homme. Il énonce aussi l'autel dédié au dieu inconnu, dont les sages et les vrais philosophes ont eu l'intuition. Jésus parle ensuite de la Création et plus particulièrement de l'âme et il encourage Lydia, Valeria et Plautina à poser leurs questions. Elles le font - le sujet reste assez centré sur le thème de l'immortalité, sur l'âme et sur la divinité du Maître - puis, quand elles craignent des représailles de leurs dieux, Jésus les rassure et affirme qu'ils n'existent pas.

Enfin, il s'en va, et Jeanne le raccompagne. Elle lui confie que Kouza veut qu'elle retourne à Jérusalem et le Messie l'encourage à obéir, car ça lui permettra plus facilement de le suivre.