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Notes du thème

Région de Judée

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EMV 118.5 · Tome 2, p. 284-285

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ils sont encore à table quand des personnes apparaissent dans la cour. Pierre se lève et va à la porte :

« Que voulez-vous ?

– Le Rabbi. Ne parle-t-il pas ici ?

– Il va parler mais, à présent, il déjeune car il est homme, lui aussi. Asseyez-vous là-dessous et attendez. »

Le petit groupe s’en va sous l’appentis rustique.

« C’est que le froid va venir et il va souvent pleuvoir. Je suggère que l’on pourrait bien utiliser cette étable vide. Je l’ai bien nettoyée. La mangeoire servira de siège…

– Ne dis pas de bêtises, dit Judas. Le Rabbi est un rabbi.

– Mais quelles bêtises ? S’il est né dans une étable, il pourra bien parler du haut d’une mangeoire !

– Pierre a raison, mais, je vous en prie, aimez-vous ! »

Jésus paraît bien las en disant cela.

Détail

Evocation de l'étable de Bethléem par les apôtres. Ils sont en train de manger quand des pèlerins arrivent.

EMV 119.1 · Tome 2, p. 288-289

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Les gens bavardent et les mieux informés expliquent qui est le Maître et pourquoi il parle à cet endroit. Quelqu’un dit :

« Mais est-il plus grand que Jean ?

– Non. Il est différent. J’appartenais à Jean : c’est le Précurseur et la voix de la justice. Celui-ci, c’est le Messie, la voix de la sagesse et de la miséricorde.

– Comment le sais-tu ? demandent plusieurs.

– Ce sont trois disciples attachés à Jean-Baptiste qui me l’ont dit. Si vous saviez ! Ils l’ont vu naître. Pensez : il est né de la lumière. C’était une lumière tellement forte qu’eux, qui étaient bergers, se sont sauvés du bercail au milieu des animaux affolés et terrorisés. Ils ont vu Bethléem tout en feu, puis des anges sont descendus du ciel. De leurs ailes, ils ont éteint le feu. Par terre, il y avait lui, l’Enfant né de la lumière. Tout le feu est devenu une étoile...

– Mais non, ce n’est pas comme ça.

– Si, c’est comme ça. C’est ce que m’a dit, quand j’étais enfant, un homme qui était palefrenier à Bethléem. Maintenant que le Messie est devenu homme, il s’en vante.

– Non, ce n’est pas non plus cela. L’étoile est venue plus tard. Elle est venue avec les Mages d’Orient. L’un d’eux était parent de Salomon et par conséquent du Messie, car il est de la race de David et David était le père de Salomon. Salomon s’était épris de la reine de Saba parce qu’elle était belle et à cause des présents qu’elle lui avait apportés. Elle en eut un fils qui est de Judée, tout en étant d’au-delà du Nil.

– Mais qu’est-ce que tu racontes. Tu es fou ?

– Non. Tu veux dire que ce n’est pas vrai qu’il lui a apporté, lui le parent, des aromates, comme c’est l’usage entre rois de cette lignée ?

– Moi, je sais ce qu’il en est, dit un autre. C’est ainsi. Je le sais car j’ai pour ami Isaac, l’un des bergers. Donc : l’Enfant est né dans une étable de la maison de David. C’était la prophétie.

– Mais n’est-il pas de Nazareth ?

– Laissez-moi parler. Il est né à Bethléem parce qu’il est de la race de David, et c’était au temps de l’édit. Les bergers ont vu une lumière, la plus belle qui ait existé. Le plus jeune, parce qu’il était innocent, fut le premier à voir l’ange du Seigneur. Sa voix, harmonieuse comme une harpe, disait : “ Le Sauveur est né. Allez et adorez. ” Puis des anges en foule chantaient : “ Gloire à Dieu et paix aux hommes bons. ” Les bergers allèrent sur place et virent un tout petit enfant dans une mangeoire entre un boeuf et un âne, la mère et le père. Ils l’adorèrent, puis le conduisirent dans la maison d’une brave femme. Et l’enfant grandissait, comme tous les enfants, beau, gentil, tout amour. Ensuite vinrent des Mages d’au-delà de l’Euphrate et du Nil, parce qu’ils avaient vu une étoile et reconnu en elle l’étoile de Balaam. Mais l’enfant savait déjà marcher. Le roi Hérode ordonna l’extermination par jalousie du futur roi. Mais l’ange du Seigneur avait averti du danger : les enfants de Bethléem moururent, mais pas lui qui s’était enfui plus loin que Matarea. Plus tard, il revint à Nazareth pour y travailler comme menuisier. Le temps venu, après que Jean-Baptiste, son cousin, l’eut annoncé, il a commencé sa mission et d’abord par rechercher les bergers. Il a guéri Isaac de la paralysie, après trente années d’infirmité. Isaac est infatigable pour l’annoncer. Voilà.

– Mais les trois disciples de Jean-Baptiste m’ont dit exactement cela ! Dit le premier, dépité.

– Et c’est bien vrai. Ce qui ne l’est pas, c’est la description du palefrenier. Il s’en vante ? Il ferait bien de dire aux habitants de Bethléem d’être bons. Le Maitre n’a pu prêcher ni à Bethléem ni à Jérusalem.

– Oui ! Mais pense donc si les scribes et les pharisiens veulent entendre ses paroles ! Ce sont des vipères et des hyènes, comme les appelle Jean-Baptiste.

Détail

Les gens parlent de la Nativité et des Bergers. Il y a des récits approximatifs, voire pas corrects du tout, jusqu'à ce que l'un d'eux parle effectivement de ce qu'il s'est passé grâce au récit d'Isaac, le berger. Il dénonce le récit inexact d'un palefrenier ; pourtant c'est cette dernière version que les pharisiens veulent entendre.

Annotation

Les trois disciples mentionnés sont Matthias, Siméon et Jean.

EMV 134 · Tome 2, p. 403-406

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Guérison de Marianne, une mère mourante qui a donné vie à six enfants. Elle a une maladie du sein (peut-être un cancer ?). Jésus vient la guérir, car sa belle-mère a été trouver Jésus à la Belle-Eau, à la fin de l'EMV 131. À la fin, le Christ demande à Judas de leur acheter des vivres pour les prochains jours, car ils sont très pauvres. Celui-ci demande alors de donner aussi une part de son argent, car il devient bon et veut se défaire de sa fascination contre l'argent.

EMV 134.1.3 · Tome 2, p. 403 et 404

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Je vois Jésus, aux premières lueurs du jour d’un hiver bien avancé, entrer dans la petite ville de Docco et demander à un passant matinal :

« Où habite Marianne, la vieille mère dont la bru est mourante ?

– Marianne, la veuve de Lévi ? La belle-mère de Jérusa, femme de Josias ?

– Oui, c’est bien elle.

– Regarde, homme : au bout de cette rue il y a une place, et au coin il y a une fontaine, d’où partent trois chemins. Prends celui qui a un palmier au milieu et marche encore cent pas. Tu trouveras un fossé, suis-le jusqu’au pont de bois. Passe-le et tu verras une ruelle couverte. Tu la suis. Quand il n’y a plus de route, ni de toit, car elle débouche sur une place, tu es arrivé. La maison de Marianne est dorée par la vétusté. Avec les frais qu’ils ont, ils ne peuvent la remettre en état. Ne te trompe pas. Adieu. Tu viens de loin ?

– Pas trop.

– Mais tu es galiléen ?

– Oui.

– Et ceux-ci ? Tu viens pour la fête ?

– Ce sont des amis. Adieu, homme. Que la paix soit avec toi. »

Jésus laisse en plan le bavard, qui n’est plus pressé. Il prend le chemin indiqué, suivi par les apôtres.

Ils arrivent à la… petite place : il s’agit en fait d’un bout de terrain boueux avec, au centre, un grand chêne qui a poussé là, tout seul, et qui, je suppose, donne en été une ombre agréable. Pour l’heure, il est plutôt triste avec son fouillis de branches noirâtres au-dessus des pauvres maisons auxquelles il enlève lumière et soleil.

La maison de Marianne est la plus misérable : elle est large et basse, mais tellement négligée ! La porte est toute rapiécée pour couvrir les fissures du bois vétuste. Une petite fenêtre, sans rideau, présente sa noire ouverture comme une orbite privée de son œil.

(...]

[Jésus rencontre la famille de la mourante et retrouve la belle-mère qui est venu le trouver à la Belle-Eau. Elle le conduit à la mourante.]

Jésus, accompagné par la vieille femme, traverse l’atrium, puis une cour et monte l’escalier pour entrer dans une pièce où gémit une femme, jeune encore mais squelettique.

Mots-clés

EMV 135 · Tome 2, p. 406 à 416

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus arrive à Béthanie. Une Romaine voit le groupe et s'éloigne, méprisante. Lazare arrive et croit que c'est à cause de la présence de sa soeur pécheresse que Lazare ne vient pas chez lui. Marthe pense de même. Jésus doit les apaiser. Il demande ensuite à son ami quelle a été la réaction du Sanhédrin suite à la mort de Doras, et ceux-ci ont une haine encore plus prononcée pour le Maître. Ils voient des ombres là où Lui n'est que Lumière. Jésus dit alors à Lazare qu'il a parlé à des pécheresses pour leur apporter la Miséricorde, car c'est son droit et son désir. Le frère de Marthe l'approuve. Ils parlent brièvement d'une Romaine méprisante qui est venue vivre à Béthanie. Le Christ dit de laisser faire car il travaille avec tout le monde jusqu'à ce que vienne le tri final des âmes. Puis, il fait un discours et parle des hommes riches, voire méchants qui n'ont pas de repos. Comme Marie-Madeleine est présente, il parle de ces âmes qui ont vécu une vie de péchés, qui recherchent ensuite Dieu et son Amour.

EMV 135.1 · Tome 2, p. 406-407

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Quand Jésus, après avoir gravi la dernière côte, arrive sur le plateau, il voit Béthanie toute riante sous le soleil de décembre qui rend moins triste la campagne dépouillée, et moins sombres les taches émeraude des cyprès, des jeunes chênes verts et des caroubiers qui surgissent çà et là, pareils à des courtisans prêts à faire leur révérence devant quelque très haut palmier, vraiment royal et solitaire, qui se dresse dans les plus beaux jardins.

C’est qu’à Béthanie il n’y a pas seulement la belle maison de Lazare. On y trouve aussi d’autres demeures de riches, peut-être des citoyens de Jérusalem qui préfèrent vivre ici, près de leurs biens, et qui, au milieu des maisonnettes des villageois, font ressortir les masses imposantes et magnifiques de leurs villas aux jardins soigneusement entretenus. C’est une vision étrange sur ces collines que celle de ces palmiers au fût élancé que surmonte une touffe dure et bruissante de feuilles. Ils me rappellent l’Orient. Derrière ce vert de jade, on cherche instinctivement les sables jaunes illimités du désert. Ici, au contraire, c’est un fond d’oliviers vert argenté, de champs cultivés mais nus à cette époque, sans la moindre végétation, et de vergers aux arbres squelettiques et aux troncs noirs dont les branches s’entrelacent, évoquant des âmes qui se tordent dans une torture infernale.

EMV 136 · Tome 2, p. 416-429

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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À Béthanie, on célèbre la Fête des Encénies - aussi appelée la Fête de la Lumière ou la Fête de la Dédicace. C'est le premier anniversaire de Jésus sans sa Mère. Le Christ vagabonde dans le jardin, il écoute un rossignol. Puis, après avoir béni le Père pour ce chant, il reste un temps avec Simon, il lui parle du Ciel et des places qu'y auront les différents saints et bienheureux. Ensuite, arrive Marthe, qui est chagrinée, car Marie-Madeleine est partie récemment, elle voulait quitter ce "tombeau" pour retrouver ses joies. Ils vont à table et sont rejoints par les bergers de Bethléem, ce qui console Jésus de l'absence de sa Mère. Après que le Seigneur ait remercié Lazare et Marthe, en étant assez délicat pour évoquer Marie-Madeleine et consoler Marthe, ils en viennent à parler de l'Evangile de l'Enfance : de l'Immaculée Conception, à sa Présentation au Temple, ses fiançailles avec Joseph, la Nativité, la Fuite en Egypte, le retour en Galilée, le recouvrement au Temple. Pour finir, Pierre souhaite se souvenir de tout cela, mais a peur de ne pas y arriver : Matthieu lui assure qu'il a une bonne mémoire et qu'il le lui racontera. Enfin, Pierre souhaite mourir en prononçant le nom de Jésus et celui-ci lui confirme que cela arrivera.

EMV 136.1 · Tome 2, p. 416

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La maison de Lazare, déjà superbe en temps normal, est ce soir toute splendeur. Elle semble embrasée par les innombrables lumières qui y brillent et leur clarté ressort à l’extérieur en cette nuit qui commence, débordant des salles dans l’atrium et de là dans le portique, s’allongeant pour revêtir d’or les pierres des sentiers, les plantes et les buissons des parterres, rivalisant avec le clair de lune et en triomphant même pendant les premiers mètres grâce à sa splendeur jaune et charnelle, tandis qu’un peu plus loin le vêtement de pur argent que la lune étend sur toutes choses leur donne un air angélique.

Même le silence qui enveloppe le magnifique jardin, où l’on n’entend que l’arpège du jet d’eau dans le bassin, paraît augmenter la paix recueillie et paradisiaque de la nuit lunaire, pendant que près de la maison, beaucoup de voix joyeuses, accompagnées du glissement familier des meubles qu’on met en place et des nappes qu’on pose sur les tables, rappellent que l’homme est l’homme et pas encore un pur esprit.

Détail

La Fête de la Dédicace est la Fête de la Lumière en Israël.

EMV 136.1 · Tome 2, p. 417

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus, de son côté, se promène seul près du bassin, l’air pensif. Il semble absorbé tantôt par l’ombre noire que projette un laurier de grande taille, un vrai géant, tantôt par la lumière phospho­rescente de la lune qui devient de plus en plus nette. Lumière si vive que le jet d’eau du bassin ressemble à un plumet de cristal qui se brise ensuite en éclats de brillants pour retomber et se perdre sur la surface tranquille du petit lac d’argent de la vasque. Jésus regarde et écoute les paroles de l’eau dans la nuit. Elles possèdent un son si musical qu’il réveille un rossignol endormi dans le laurier touffu. Il répond à l’arpège lent des gouttes par un son aigu de flûte, puis s’arrête comme pour prendre le ton et s’accorder à l’eau, enfin il attaque, en vrai roi du chant, son hymne de joie, parfait, varié, plein de douceur, de béatitude.

Jésus ne marche plus pour ne pas troubler par le bruit de ses pas la joie sereine du rossignol, sa propre joie aussi je crois, car il sourit, la tête inclinée, avec ravissement. Le rossignol tient et module par tons ascendants une note très pure. Je me demande comment un si petit gosier arrive ainsi à tenir une telle note. Quand finalement son chant s’arrête, Jésus s’écrie :

« Je te bénis, Père saint, pour cette perfection et pour la joie que tu m’as donnée ! »

Puis il reprend sa marche lente, lourde du poids de je ne sais quelle méditation.

Détail

Jésus se promène au soir dans le jardin de Lazare, lors de la fête des Encénies.