Aller au contenu

Notes du thème

Région de Galilée

Page 15 sur 22

Confort de lecture

Aa

EMV 170.1 · Tome 3, p. 85-86

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

170.1 Jésus s’adresse aux apôtres en leur assignant à chacun une place pour diriger et surveiller la foule qui monte dès les premières heures de la matinée, avec des malades portés sur les bras ou sur des brancards, ou qui se traînent avec des béquilles. Dans la foule, il y a Etienne et Hermas.

L’air est pur et un peu frais, mais le soleil a vite fait de tempérer cet air de montagne un peu vif. C’est tout avantage, car le soleil donne à l’air une pureté, une fraîcheur qui n’est pas désagréable.

Les gens s’asseyent sur des pierres ou des rochers épars dans le vallon entre les deux crêtes. Certains attendent que le soleil ait séché l’herbe humide de rosée pour s’asseoir à même le sol. Il y a une foule nombreuse – de toutes conditions –, venue de toutes les régions de Palestine. Les apôtres sont perdus dans la foule, mais telles des abeilles qui vont et viennent des prés à la ruche, ils reviennent de temps à autre auprès du Maître, pour le renseigner, le questionner, ou pour avoir le plaisir que le Maître les regarde de près.

Jésus monte un peu plus haut que le pré qui s’étend au fond du vallon, s’adosse à la paroi d’un rocher et commence à parler.

EMV 171 · Tome 3, p. 97-104

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Jésus est toujours sur les Cornes d'Hattin, il continue le sermon sur la montagne. En premier lieu, le Seigneur rappelle qu'il ne change pas d'un iota la Loi, parce que c'est Lui-même qui l'a donnée avec la très sainte Trinité. Cependant, le Christ vient la compléter, sans pour autant la surcharger comme le font les hommes.

Après avoir défini l'homme saint, le Christ continue en disant que celui qui suit l'un des plus petits commandements sera grand dans le Royaume des Cieux et que celui qui violera l'un des Commandements sera l'un des plus petits dans le Royaume céleste. Le Maître enjoint à ne pas avoir la justice des pharisiens et des scribes, et il enjoint encore les hommes à se méfier des faux prophètes.

Dans un second temps, Jésus revient sur l'amour du prochain et donne quelques traits qu'on retrouve dans l'Evangile : aimer et pardonner, tendre l'autre joue en pensant qu'il vaut mieux qu'il nous frappe plutôt qu'il ne s'en prenne à quelqu'un qui ne pourra la supporter, et ainsi de suite. Il invite à se montrer généreux, à donner notre tunique pour ne pas que notre frère commette un double vol si on cherche à nous dérober, quelque chose. Enfin, le Christ revient sur la parole : "Oeil pour oeil, dent pour dent" pour la remplacer par l'amour, et il nous encourage à être parfait comme notre Père céleste, à ne pas nous fâcher et à ne pas garder de la rancune contre le prochain, mais à nous réconcilier avec lui.

Quand le Maître termine son discours, Jésus parle de quelqu'un qui le hait, et qui n'ose pas demander le miracle. Le Seigneur accomplit quand même un prodige pour le guérir, mais quand ses apôtres l'interrogent, il leur déclare que les écailles sont tombées de ses yeux, et pas de son coeur.

EMV 171.1 · Tome 3, p. 97

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Le sermon sur la montagne continue.

Le lieu et l’heure sont toujours les mêmes. Il y a encore plus d’affluence. Dans un coin, près d’un sentier, comme s’il voulait entendre sans provoquer l’hostilité de la foule, se tient un romain. Je le reconnais à son vêtement court et à son manteau différent. Etienne et Hermas sont encore là.

Détail

Le Romain dont Maria parle est le centurion de Capharnaüm, cité dans l'Evangile. On apprend son identité dans l'EMV 177.

EMV 172 · Tome 3, p. 104-115

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Jésus parle du serment, du jeûne et de la prière. Dans son sermon, il s'arrête sur la difficulté de l'homme à être honnête et sur ses faux-serments : trop souvent, l'homme est parjure, et celui qui exige un serment n'a lui-même pas grande confiance envers le prochain. Quand on prononce un serment et qu'on jure quelque chose, en invoquant ce qui nous est le plus cher, on trompe notre prochain : on est voleur, sacrilège, traître et homicide. Or, on ne trompe pas Dieu qui est la Vérité même. Jésus encourage donc les hommes à ne pas prononcer de faux serments, comme dans l'Evangile, et il enjoint autrui à ne pas jurer sur les défunts, si sur la tête de notre famille, ni sur notre corps, qui appartient à Dieu. Que notre oui soit un oui et un non soit un non.

Ensuite, le Christ insiste sur la prière dite avec le coeur, où on cherche à ne pas se faire remarquer et où on n'est pas envahi par les scrupules. Il faut cesser de compter le nombre d'heures où on est en prière : c'est moins les prières sans âme qui comptent que les actions et les paroles dites avec amour. Jésus déclare ainsi qu'on peut tout faire en priant : qu'il s'agisse de réaliser un pain ou de faire notre travail, tant qu'on cherche à aimer en tout. Il faut aussi ne pas avoir peur de demander car Dieu est un Père qui veille sur nous et sur nos besoins.

Puis le Maître explique pourquoi Dieu peut ne pas exaucer notre prière. En effet, il peut nous refuser une grâce parce que cela nous ferait du mal à l'avenir. Parfois, donc, Dieu dit : "Je ne peux pas", parce que dans sa Sagesse, il voit que telle grâce, qui nous semble bonne maintenant, serait néfaste pour nous ensuite.

Enfin, Jésus applique ce qu'il dit sur la prière au jeûne : on ne doit pas s'afficher en public ni s'attrister, mais être joyeux et faire comme si on avait bien mangé. Cacher cet jeûne aux autres sera un acte d'héroïsme et Dieu nous récompensera de ne pas chercher les éloges des hommes. De plus, celui qui fait un jeûne par amour se nourrit d'amour.

Le Sauveur renvoie alors les gens qui écoutent et accueillent deux pauvres. L'un est Ismaël, un homme rejeté par sa fille qui veut faire sa dernière Pâques ; l'autre est femme du nom de Sarath qui est malade. Il guérit cette dernière et Jésus lui demande de veiller sur le vieillard. Le Christ interroge ensuite Simon le Zélote pour savoir s'il peut les confier à Lazare, puisqu'ils sont deux pauvres qui n'ont rien, et celui-ci le lui garantit. L'épisode se finit sur la scène du vieillard heureux d'adopter une nouvelle fille et de trouver un nouveau protecteur.

EMV 173 · Tome 3, p. 116-124

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Titre du chapitre : Cinquième discours sur la Montagne : l’usage des richesses, l’aumône, la confiance en Dieu.

Date de la vision : Dimanche 27 mai 1945.

Calendrier : Jeudi 17 février 28 (4 Adar I 3788)

Lieux (carte) : Les Cornes d'Hattin

Cycle : Sermon sur la montagne

Résumé : La foule est de plus en plus nombreuse et Jésus continue son discours. Il commence d'abord par encourager les âmes à se faire un trésor au Ciel, là où nul voleur ne peut dérober nos richesses. Sur terre, il faut faire un juste usage de nos biens et de notre or et garder en mémoire que tout ce qu'on possède peut être détruit par des incendies, par des maladies et par des malheurs divers. Il faut donc transformer ces biens terrestre en biens surnaturels, et les utiliser pour se faire un trésor dans le Royaume.

Dans un deuxième temps, Jésus encourage chacun à être charitable par esprit surnaturel et à ne pas chercher les éloges humaines. Il faut ne pas mettre en avant notre charité et nos bonnes actions, mais toujours agir avec discrétion. Il en va de même pour l'aumône : le Christ conseille de la réaliser avec charité, et puis d'oublier l'acte lui-même. Il nous restera le sourire de Dieu et la paix ; et le Père nous récompensera.

Jésus est interrompu par un pharisien, qui l'accuse de ne pas pratiquer ce qu'il dit. En effet, Jésus a reccueilli Ismaël et Sarah dans l'EMV 172, et l'homme lui reproche de ne pas les avoir rassassiés comme il l'avait annoncé. Jésus rectifie ses paroles, puis c'est le vieillard Ismaël lui-même qui intervient. Ses paroles font fuir l'inopportun et le Sauveur continue son discours. Il demande juste de pardonner à cet homme.

Le Maître enjoint donc de ne pas avoir peur du lendemain. Dieu donnera toujours ce qui est nécessaire. Lui-même est pauvre et il s'appuie sur les riches pour qu'ils fassent charité au nom de Dieu. Il ne faut pas s'inquiéter de posséder peu, ni s'inquiéter en pensant à l'avenir : le Père lui-même nourrit les oiseaux et nous sommes plus que des oiseaux. Il faut avoir foi en la paternité du Seigneur et recherchez d'abord les vertus. Le reste nous sera donné en surcoît et demain se souciera de lui-même.

Contenu du chapitre : 173.1 : La foule augmente toujours. 173.2 : La fructification des richesses matérielles et spirituelles. 173.3 : Faites-vous des trésors au Ciel où n'entrent pas les voleurs. 173.4 : Quand vous faites l'aumône, ne sonnez pas de la trompette pour attirer l'attention des passants. 173.5 : Un insulteur apostrophe Jésus : Maître, tu démens tes paroles ! Le vieillard Ismaël le rabroue. 173.6 : Ne faites pas le bien pour avoir une récompense, pour avoir une garantie pour le lendemain. 173.7 : Ne vous inquiétez pas du lendemain, cherchez le Royaume de Dieu.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 33

EMV 174 · Tome 3, p. 124-147

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Titre du chapitre : Sixième sermon sur la Montagne : choisir entre le bien et le mal, l’adultère, le divorce. L’arrivée importune de Marie-Madeleine.

Date de la vision : Mardi 29 mai 1945 (174.1-10) ; samedi 12 août 1944 (EMV 174.11-14) ; mardi 29 mai 1945 (174.15-22).

Calendrier : Vendredi 18 février 28 (5 Adar I 3788)

Lieux (carte) : Les Cornes d'Hattin

Cycle : Sermon sur la montagne

Résumé : Il y a foule. Thomas et Judas divisent celles-ci en plusieurs groupes : un pour les malades, un pour ceux qui attendent une obole, un autre pour ceux qui attendent les enseignements de Jésus. Pierre est avec des enfants, certains apôtres aiment à ramener des infirmes et des malades près du Seigneur, André et Jean récupère les aumônes des fidèles. Ceux-ci sont d'ailleurs accostés par une femme qui doit parler au Maître pour des soucis personnels, qui ne sont ni liés à la santé ni à la maladie. Jean l'emmène donc dans une tente pendant que André va prévenir le Maître, et deux autres malheureux se joignent à la femme pour présenter leurs misères. Avant d'aller à eux, le Maître guérit les malades et une petite fille atteinte à la colonne. Puis, il va écouter ces trois âmes qui l'attendent. La femme a son mari qui est parti avec une prostituée : elle obtient sa conversion. Le deuxième a sa fille qui est devenue luxurieuse après une visite à Tibériade : le père est allé chez Jeanne de Kouza et celle-ci l'a invité à trouver Jésus. Le père obtient la conversion de sa fille, mais doit prendre sur lui pour pardonner. Enfin, le troisième parle d'une brouille avec ses frères pour leur héritage. Ils l'accusent d'avoir volé l'argent, mais c'est le père défunt qui a changé la cassette de place sans les avertir. Jésus lui fait savoir que ses frères ont trouvé l'argent pendant son absence et qu'ils sont repentis. Mais l'homme préfère écouter Jésus plutôt que repartir tout de suite.

Jésus donne ensuite une prédication. L'homme a le choix de prendre un sentier qui monte vers le haut, donc vers Dieu, ou de prendre le sentier qui mène vers le bas, donc vers Satan. Il a son libre-arbitre. Certes, Satan tente, mais Dieu tente les âmes également par sa Parole, par ses promesses, par son amour. Si quelqu'un dit donc qu'il a voulu convertir une âme mais qu'il s'est laissé corrompre par le mal de son prochain, c'est que son coeur était propice à accueillir ce mal ou ce péché. Le Christ encourage donc à résister à la sensualité, au monde, à la science et au démon. Il faut chercher à ne pas être inconsistant et à choisir un seul Maître, car on ne peut servir Dieu ou Mammon.

Après avoir énoncé brièvement Eve et sa corruption, le christ parle de la lampe du corps. Si notre oeil est pur, tout sera pur. Quant à la tentation, elle n'est pas un mal : on souffre de lui résister, mais on s'acquiert par la victoire une éternité de paix. Cela étant dit, il faut toujours être miséricordieux avec nos frères qui sont tombés.

Jésus est interrompu par l'arrivée inopportune de Marie-Madeleine, alors grande pécheresse. Elle est accompagnée de plusieurs hommes, dont un Romain qu'elle semble préférer. La soeur de Lazare agit vraiment de manière outrancière, et après l'avoir regardée un instant, Jésus détourne la tête et ne la regarde plus. Au contraire, il reprend son discours : il parle alors de l'adultère, de l'impureté, et il fait des reproches aux riches et aux jouisseurs. Marie de Magdala, offensée, s'en va sous les murmures de la foule, et le Christ annonce qu'ils vont quitter les Cornes d'Hattin, puisque cela fait deux jours qu'ils sont troublés par les sifflements de Satan. Il signale cependant qu'il parlera encore une fois, après que la foule se soit abritée de la chaleur et qu'elle se soit restaurée. Jésus s'entretient alors brièvement avec Pierre, puis avec Judas, à qui il renouvelle sa promesse d'aller en Judée. Enfin, Simon de Jonas force son Maître à manger.

Puisque Barthélémy rappelle que c'est le sabbat dans quelques heures, Jésus enjoint ceux qui n'ont pas confiance en la Providence du Père à s'en aller. Cinquante personnes s'en vont et il reprend son discours. Il insiste encore sur l'adultère, le divorce et la répudiation, en rappelant que seule la mort rompt le mariage. C'est d'ailleurs surtout les enfants qui souffrent quand leur père ou leur mère se remarie et le Seigneur enjoint donc à être fidèle à notre époux ou notre épouse.

Enfin, pour clôturer ses propos, le Christ encourage les âmes à la charité et à la prudence : il ne s'agit pas de donner les vérités éternelles à des hommes qui les déformeraient et joueraient aux prophètes. Il ne faut donc pas jeter les perles ou pourceaux. Il conclut enfin en disant que celui qui met en pratique ses paroles construit sa maison sur du roc, et que celui qui ne l'écoute pas bâtit ses fondations sur le sable. Puis, il prend congé de la foule, mais celle-ci le suit et ne le quitte pas...

Contenu du chapitre : 174.1 : L'horizon en ce matin de printemps. 174.2 :Jésus demande aux apôtres de regrouper ceux qui demandent du secours. 174.3 : Les apôtres s'affairent dans la foule. 174.4 : André avertit Jésus que trois personnes veulent le voir en particulier. 174.5 : Jésus rassure une femme abandonnée par son mari. 174.6 : Il promet à un père la conversion de sa fille. 174.7 : Il guide, vers la solution, un conflit d'héritage. 174.8 : Vous ne pouvez appartenir également à Dieu et à Mammon. 174.9 : Comment Satan séduisit Ève. 174.10 : Ne vous laissez pas induire en tentation et soyez miséricordieux avec le pécheur. 174.11 : Un même matin fleuri sur la montagne. 174.12 : Arrivée pompeuse et provocatrice de Marie-Madeleine. 174.13 : Malheur à vous, riches et jouisseurs ! 174.14 : Sous les reproches indirects, Marie-Madeleine s'enfuit. 174.15 : Jésus donne un temps de repos à la foule. 174.16 : Judas, troublé par la Madeleine, est réconforté par Jésus qui ira chez sa mère en Judée. 174.17 : Pierre fait boire un œuf à Jésus. 147.18 : Enseignement sur l’adultère. 174.19 : Quiconque renvoie sa propre femme, l'expose à l'adultère. 174.20 : Gravez dans vos cœurs le sermon sur la montagne, c'est votre guide. 174.21 : Écouter et mettre en pratique mes paroles. 174.22 : Jésus avec la foule descend vers Capharnaüm.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 34

EMV 174.1 · Tome 3, p. 124-125

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

C’est une matinée splendide où la pureté de l’air est encore plus vive qu’à l’ordinaire. Ce qui est éloigné paraît plus proche et on croit voir les choses à travers une loupe qui en révèle clairement les moindres détails. La foule se dispose à écouter le Maître.

De jour en jour, la nature embellit et se drape dans le vêtement opulent du cœur du printemps qui, en Palestine, me semble se situer exactement entre mars et avril, après quoi il prend déjà un aspect estival, avec les moissons mûres et les frondaisons touffues et bien fournies.

Actuellement, ce n’est qu’une fleur. Du haut de la montagne qui, d’elle-même, s’est revêtue de fleurs même aux endroits qui s’y prêtent le moins, on aperçoit la plaine et la houle de ses blés encore souples que le vent fait ondoyer en vagues d’un vert glauque à peine teinté d’or pâle à la cime des épis qui forment leurs grains au milieu de leur barbe. Au-dessus des moissons qui ondulent sous une brise légère, se dressent les arbres fruitiers vêtus de pétales. On dirait autant de gigantesques houppes de poudre ou bien des boules de gaze blanche, ou d’un rose soit très léger soit plus soutenu, ou encore rouge vif. Recueillis dans leurs vêtements d’ascètes pénitents, les oliviers prient, et leur prière se transforme en une neige, encore incertaine, de petites fleurs blanches.

L’Hermon a une cime d’albâtre rose que le soleil caresse et d’où descendent deux fils de diamant – d’ici, on dirait des fils –. Le soleil y suscite un scintillement presque irréel, puis ils disparaissent sous les galeries vertes des bois et on ne les voit plus que dans les vallées, où ils forment des cours d’eau qui se dirigent sûrement vers le lac de Mérom, invisible d’ici. Ils en ressortent avec les belles eaux du Jourdain pour ensuite plonger de nouveau dans le saphir clair de la mer de Galilée qui n’est qu’un scintillement d’éclats précieux dont le soleil tient lieu de chatons et de flammes. On dirait que les voiles qui défilent sur ce miroir, tranquille et resplendissant dans son cadre de jardins et de campagnes merveilleuses, sont guidées par les nuages légers qui sillonnent cette autre mer qu’est le ciel.

La création est vraiment riante en cette journée de printemps et à cette heure matinale.

Annotation

[Le printemps] en Palestine, me semble se situer exactement entre mars et avril. Plus de 70 indices chronologiques sur cette période prouvent que c'est alors le 18 février 28. Mais quand Maria Valtorta se fie à ses impressions personnelles, elle est parfois trompée par la précocité du printemps en Palestine.

Les oliviers prient, et leur prière se transforme en une neige, encore incertaine, de petites fleurs blanches. Autour du lac, la végétation a environ deux mois d'avance par rapport à l'Italie ou au sud de la France.

Le lac de Méron, invisible d'ici. Exact : Le lac de Méron est caché par les collines de Corozaïn et de Bethsaïde.

EMV 174.1 · Tome 3, p. 125

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

L’Hermon a une cime d’albâtre rose que le soleil caresse et d’où descendent deux fils de diamant – d’ici, on dirait des fils –. Le soleil y suscite un scintillement presque irréel, puis ils disparaissent sous les galeries vertes des bois et on ne les voit plus que dans les vallées, où ils forment des cours d’eau qui se dirigent sûrement vers le lac de Mérom, invisible d’ici. Ils en ressortent avec les belles eaux du Jourdain pour ensuite plonger de nouveau dans le saphir clair de la mer de Galilée qui n’est qu’un scintillement d’éclats précieux dont le soleil tient lieu de chatons et de flammes. On dirait que les voiles qui défilent sur ce miroir, tranquille et resplendissant dans son cadre de jardins et de campagnes merveilleuses, sont guidées par les nuages légers qui sillonnent cette autre mer qu’est le ciel.

EMV 174.6 · Tome 3, p. 129-130

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Arrive l’un des deux hommes :

« J’ai une fille, Seigneur. Malheureusement, elle est allée à Tibériade avec des amies et c’est comme si elle avait absorbé du poison. Elle m’est revenue comme ivre. Elle voulait partir avec un grec… et puis… Mais pourquoi m’est-elle née ? Sa mère en est malade de chagrin, peut-être en mourra-t-elle… Quant à moi… il n’y a que tes paroles que j’ai entendues l’hiver dernier qui me re­tiennent de la tuer. Mais, je te l’avoue, mon cœur l’a déjà maudite.

– Non. Dieu, qui est Père, ne maudit que pour un péché accompli et obstiné. Qu’attends-tu de moi ?

– Que tu l’amènes au repentir.

– Je ne la connais pas, et elle ne vient sûrement pas à moi.

– Mais toi, tu peux, même de loin, changer les cœurs ! Sais-tu qui m’envoie vers toi ? Jeanne, femme de Kouza. Elle allait partir pour Jérusalem quand je suis allé à son palais lui demander si elle connaissait ce grec infâme. Je pensais qu’elle ne le connaissait pas parce qu’elle est bonne, bien qu’elle vive à Tibériade, mais puisque Kouza fréquente les païens… Elle ne le connaît pas, mais elle m’a dit : “ Va trouver Jésus. Il a rappelé mon âme de bien loin, et il m’a guérie de ma phtisie par ce rappel. Il guérira aussi le cœur de ta fille. Je vais prier ; quant à toi, aie foi. ” J’ai foi, tu le vois. Aie pitié, Maître.

– D’ici ce soir, ta fille pleurera sur les genoux de sa mère en lui demandant pardon. Toi aussi, sois bon comme sa mère : pardonne. Le passé est mort.

– Oui, Maître, comme tu veux ; sois béni. »

Il se retourne pour s’en aller… puis revient sur ses pas :

« Pardon, Maître… mais j’ai si peur… La luxure, c’est un tel démon ! Donne-moi un fil de ton vêtement. Je le mettrai au chevet de ma fille. Pendant son sommeil, le démon ne la tentera pas.

Jésus sourit en hochant la tête… mais il satisfait l’homme en lui disant :

« C’est pour que tu sois plus tranquille. Mais crois bien que lorsque Dieu dit : “ Je veux ”, le diable s’en va sans qu’il y ait besoin d’autre chose. Je veux que tu gardes cela en souvenir de moi. »

Et il lui donne une petite touffe de ses franges.

Détail

Un homme raconte comment il est allé voir Jeanne de Kouza à Tibériade, après que sa fille ait été séduite par un Grec.

Annotation

Sais-tu qui m’envoie vers toi ? Jeanne, femme de Kouza. Elle allait partir pour Jérusalem. Lors de la visite de Jésus à Tibériade, Jeanne lui a effectivement annoncé son prochain départ (voir EMV 167.12).

Il a rappelé mon âme de bien loin, et il m’a guérie de ma phtisie par ce rappel. Cette guérison est décrite en EMV 102.7.

EMV 174.8 · Tome 3, p. 131

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Quand je vous explique les voies du Seigneur, c’est pour que vous les suiviez. Pourriez-vous suivre en même temps le sentier qui descend à droite et celui qui descend à gauche ? Cela vous serait impossible, car si vous prenez l’un, vous devez laisser l’autre. Même si les deux sentiers étaient voisins, vous ne pourriez continuer à marcher un pied dans l’un et l’autre pied dans l’autre. Vous finiriez par vous fatiguer et par vous tromper même si vous aviez engagé un pari. Mais entre le sentier de Dieu et celui de Satan, il y a une grande distance, qui ne cesse d’augmenter, exactement comme ces deux sentiers qui se rejoignent ici, mais qui, à mesure qu’ils descendent dans la vallée s’écartent toujours plus l’un de l’autre, l’un allant vers Capharnaüm, l’autre vers Ptolémaïs.

Il en est de même de la vie : elle s’écoule entre le passé et l’avenir, entre le mal et le bien. Au milieu se trouve l’homme avec sa volonté et son libre arbitre ; aux extrémités, d’une part Dieu et son Ciel, d’autre part Satan et son enfer. L’homme peut choisir. Personne ne le force.

Annotation

Ces deux sentiers (...) s’écartent toujours plus l’un de l’autre, l’un allant vers Capharnaüm, l’autre vers Ptolémaïs. Exact : Il s'agit du sentier vers le nord-est (route de Magdala), et celui vers le sud-ouest (route de Cana).