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Région de Galilée

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EMV 2 · Tome 1, p. 16-21

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Anne et Joachim font un vœu au Seigneur.

Date de la vision : Mardi 22 août 1944

Calendrier : Septembre de l'an -22 (début Tisri)

Lieux (carte) : Nazareth

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : Première apparition d'Anne et Joachim. Anne tisse dans sa maison, jusqu'à ce qu'une femme arrive pour chercher de l'eau. Elle lui laisse son enfant Alphée, qu'elle gâte en lui donnant des fruits de son jardin. Le petit l'aime et elle le lui rend bien mais elle est bien triste de ne pas être mère. Joachim arrive sur ces entrefaites et ils s'extasient sur la beauté de l'enfant. Ils parlent alors de la stérilité d'Anne et Joachim l'enjoint à aller encore une fois au Temple, non seulement pour la fête des Tentes, mais aussi pour faire une longue prière au Seigneur. Il mentionne les femmes d'Israël qui ont enfanté très tard dans leur vieillesse et il espère toujours que le Seigneur les exaucera. Anne agrée à son idée et déclare qu'ils feront leur voeu au Seigneur. Leur progéniture sera à lui pourvu qu'il la leur accorde...

Contenu du chapitre : 2.1 : Anne devant son métier. 2.2 : Une voisine lui confie son enfant. Cela la remplie de joie. 2.3 : Arrivée de Joachim qui se réjouit lui-aussi. L’amour mutuel des époux sans enfant. 2.4 : Espoir d’une naissance miraculeuse d’un enfant consacré à Dieu. 2.5 : Le cycle de la naissance de la Vierge Marie commence.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 2

EMV 3.1 · Tome 1, p. 21

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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3.1 Avant de poursuivre, je fais une remarque.

La maison ne m’a pas semblé être celle de Nazareth, que je connais bien. Du moins la pièce est-elle très différente. Le jardin potager, lui aussi, est plus vaste ; en outre, on voit des champs, pas beaucoup, mais tout de même il y en a. Plus tard, après le mariage de Marie, il n’y aura plus que le jardin, grand mais limité au potager; et je n’ai jamais vu la pièce que je viens de voir dans d’autres visions. Je ne sais si je dois penser que, pour quelque motif pécuniaire, les parents de Marie se sont séparés d’une partie de leurs biens, ou si Marie, une fois sortie du Temple, a pris une autre maison, qui lui aurait peut-être été donnée par Joseph. Je ne me rappelle pas si, dans les visions et les enseignements passés, j’ai eu l’indication certaine que la maison de Nazareth était aussi sa maison natale.

Détail

Anne et Joachim sont à Jérusalem. En prenant ses notes, Maria évoque la maison de Nazareth.

Annotation

En aout 1944, Maria Valtorta a déjà eu d'autres visions de la maison de Nazareth, d'où son étonnement, qui peut être retenu comme indice d'authenticité de cette vision. On apprend au chapitre 19, page 82 que la maison natale a été en partie détruite pour le passage d'une voie romaine, et que les champs ont été vendus à Alphée de Sara

EMV 4 · Tome 1, p. 27 à 33

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Titre du chapitre : Anne annonce sa maternité par un cantique. Son sein porte l’âme immaculée de Marie.

Date de la vision et de la dictée : Jeudi 24 août 1944.

Calendrier : Dimanche 23 décembre de l'an -22 selon Valtorta.fr. Fin mars de l'an -21 selon maria-valtorta.org (calendrier juif : Nisan 3740)

Lieux (carte) : Nazareth

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : A Nazareth, Anne chante un cantique, que Maria retranscrit. Sur ces entrefaites, Joachim rentre et s'étonne de l'entendre fredonner ces parole. Il lui demande de le lui répéter et quand Anne arrive à un certain passage, qui annonce qu'elle porte enfin un enfant en son sein, sa voix se brise et elle révèle à son époux sa maternité. Ils s'embrassent et se partagent leur très grande joie. Anne raconte quand la grâce d'être mère lui a été donnée : au Temple, elle a vu une lumière descendre sur elle. Ils parlent du nom qu'ils donneront à l'enfant et sa mère pressent déjà qu'elle sera une fille.

Ensuite vient une dictée sur la conception de Marie et sur la sagesse des justes qu'étaient les grands-parents du Christ.

Contenu du chapitre : 4.1 : À son métier Anne chante, prie et sourit. 4.2 : Elle annonce sa maternité à Joachim. 4.3 : Au Temple un feu était venu vers moi. 4.4 : Nous l’appellerons Marie. Étoile de notre mer, perle, bonheur. 4.5 : La Parole agit sur Anne. 4.6 : L'âme immaculée de Marie. 4.7 : Ce qu'auraient été les premiers parents.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 5 et 6

EMV 4.1 · Tome 1, p. 27

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Je revois la maison de Joachim et d’Anne. Rien n’a changé à l’intérieur, si ce n’est une multitude de branchages en fleurs disposés çà et là dans des amphores et qui proviennent certainement de la taille des arbres du jardin, tout en fleurs. C’est une nuée de bouquets dont la couleur varie du blanc neige au rouge de certains coraux.

Annotation

Le printemps arrive. Cette année-là, le mois de Nissan commence officiellement le 3 mars. Chaque année, à l'arrivée du printemps, et en souvenir de l'Annonciation, Marie renouvellera ce geste : Cf. Chapitre 23, page 99 (EMV 16) , Tome 3, chapitre 16, page 61 (EMV 156) et Tome 5, chapitre 36, page 245 (EMV 348)

EMV 5 · Tome 1, p. 33-48

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Naissance de la Vierge Marie. Sa virginité dans la pensée éternelle du Père.

Date de la vision : Samedi 26 août 1944 (EMV 5.1-6)

Date de la dictée : Dimanche 27 août 1944 (EMV 5.7-15)

Calendrier : Samedi 6 septembre de l'an -21

Ancien calendrier julien : Samedi 8 septembre -21.

Calendrier juif : 10 Tishri 3741.

Lieux (carte) : Nazareth

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : Il y a la sécheresse à Nazareth. Joachim travaille dans le jardin et Anne le rejoint. Elle souffre de la chaleur, et ils parlent de l'état de la végétation. Un orage s'apprête à éclater donc ils rentrent. Anne s'apprête à mettre au monde son enfant, et Joachim est inquiet car son épouse n'a pas mal lors de l'accouchement. Outre cela, l'orage impressionne tout le monde par sa violence. Puis, Marie naît et vagit, et tout s'arrête : un splendide arc-en-ciel naît dans le ciel. Anne et Joachim donnent à leur fille le prénom de Marie.

Une longue dictée est ensuite donnée par le Christ. Il parle de l'Immaculée Conception et de la virginité de sa Mère. Il cite ainsi le Livre des Proverbes et l'applique à Marie. Puis, il parle de l'homme, qui était destiné à être le roi de la Création et pour qui Dieu a tout fait : astres et planètes, mers et océans, plantes et arbres, animaux. L'homme a cepentant été déchu par Satan. Dieu, qui sait tout, connaissait d'avance son péché et avait déjà prévu le moyen d'y remédier : en envoyant son Fils, par Marie. Il s'arrête ainsi sur la naissance de cette dernière, puis enchaine sur la victoire de l'Immaculée face à Satan. Il finit la dictée en parlant de la procréation avant la Faute, du fait que les hommes en état de grâce n'aurait pas dû connaître la mort ni connaître la souffrance lors des accouchements, à l'image de Marie. Puis, il clôture en parlant de la virginité de la Toute-Belle.

Contenu du chapitre : 5.1 : Le jardin souffre d'une grave sécheresse. 5.2 : Anne confie sa grande paix à l’approche du terme. 5.3 : Un violent orage. 5.4 : Un gigantesque arc-en-ciel, une étoile, une lune anticipée, saluent la naissance. 5.5 : Le portrait détaillé de l'enfant. 5.6 : Marie est remise à Anne qui prophétise sur elle. 5.7 : Parler de l’immaculée conception de Marie, c’est plonger dans l’amour. 5.8 : Dans la pensée de Dieu à l'origine des êtres. 5.9 : La consolation et la joie de Dieu. 5.10 : La création faite pour l'homme, son roi. 5.11 : Dieu savait ce que serait l'homme. 5.12 : Dieu créa l’Épouse pour être la Mère du Dieu incarné. 5.13 : L’enfantement voulu par Dieu et celui voulu par l’Homme. 5.14 : Satan, cette petite fille t'a vaincu. C’est la revanche de Dieu. 5.15 : La virginité de Marie.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 7 et 8

EMV 5.1.3 · Tome 1, p. 33-34 et p. 36

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Je vois Anne sortir du jardin potager. Elle s’appuie au bras d’une parente, sûrement, parce qu’elle lui ressemble. Elle est bien grosse et paraît fatiguée, peut-être aussi sous l’effet de la chaleur, toute pareille à celle qui m’accable.

Le jardin a beau être ombragé, l’air est brûlant, torride. Un air à couper au couteau comme une pâte molle et chaude tant il est lourd, sous un ciel impitoyable d’un bleu que la poussière en suspension dans l’air assombrit légèrement. La sécheresse doit s’être installée depuis longtemps car la terre, là où elle n’est pas irriguée, est littéralement réduite en une très fine poussière presque blanche, d’un blanc qui tend un peu vers le rose sale. En revanche, l’arrosage la rend marron-rouge foncé au pied des plantes ou le long des courtes plates-bandes où poussent des rangs de légumes et autour des rosiers, jasmins et autres fleurs et fleurettes, qui se trouvent surtout devant et le long d’une belle tonnelle qui coupe en deux le verger jusqu’à la lisière des champs d’avoine moissonnés. Même l’herbe du pré qui marque l’extrémité de la propriété est sèche et rare. Ce n’est qu’à la limite, là où se trouve une haie d’aubépine sauvage déjà toute parsemée des rubis de ses petits fruits que l’herbe est plus verte et touffue ; il y a là des brebis et leur petit berger, en quête de pâture et d’ombre.

Joachim se tient autour des rangées de légumes et d’oliviers. Deux hommes sont là pour l’aider. Malgré son âge, il est alerte et a plaisir à travailler. Ils sont en train d’ouvrir de petites rigoles au bord d’un champ pour amener de l’eau aux plantes assoiffées ; et l’eau se fraye un chemin en gargouillant entre l’herbe et la terre sèche, elle forme des boucles qui paraissent un moment être d’un jaune cristallin puis ne sont plus que des cercles sombres de terre humide autour des ceps et des oliviers lourds de fruits.

Anne se dirige lentement vers Joachim en passant par la tonnelle ombragée sous laquelle des abeilles d’or bourdonnent, avides du suc des grains de raisin blonds. A sa vue, il se hâte d’aller à sa rencontre.

« Tu es venue jusqu’ici ?

– La maison est chaude comme un four.

– Et tu en souffres…

– C’est l’unique souffrance de mes derniers moments de grossesse. Elle est commune à tous, hommes et bêtes. Ne reste pas trop à la chaleur, Joachim.

– L’eau, qu’on espère depuis si longtemps et qui semblait proche depuis trois jours, n’est pas encore venue et la campagne brûle. Heureusement que nous avons près d’ici une source au débit si abondant. J’ai ouvert les canaux. C’est un faible soulagement pour les plantes, dont les feuilles sont fanées et couvertes de poussière, mais cela servira à les garder en vie. S’il pouvait pleuvoir… »

Joachim scrute le ciel avec l’anxiété de tout cultivateur, tandis qu’Anne, fatiguée, s’évente à l’aide d’un éventail fait d’une feuille sèche de palmier entrelacée de fils multicolores qui lui donnent sa rigidité. (...)

5.3 Ils se hâtent, car les nuages, poussés par un vent violent, courent et s’accumulent dans le ciel ; la plaine s’assombrit et frissonne, annonçant l’orage. A peine sont-ils arrivés au seuil de la maison qu’un premier éclair bleuâtre déchire le ciel ; le grondement d’un premier coup de tonnerre rappelle le roulement d’une grosse caisse qui se mêle aux arpèges des premières gouttes sur les feuilles brûlées.

Tout le monde rentre et Anne se retire pendant que, sur le seuil, Joachim, rejoint par ses serviteurs, parle de cette eau tant attendue, qui est bénédiction pour la terre desséchée. Mais la joie fait place à la crainte parce qu’un orage d’une violence inouïe survient, accompagné d’éclairs et de nuages chargés de grêle.

« Si le nuage éclate, le raisin et les olives seront broyés comme sous la meule. Pauvres de nous ! »

Annotation

Rosiers, jasmins et autres fleurs et fleurettes. Cohérence avec les autres descriptions de la maison. Les jasmins, plantes méridionales, fleurissent de juin à sept ou octobre, comme les rosiers.

À la limite seulement, là où se trouve une haie d'aubépine sauvage déjà toute constellée des rubis de ses petits fruits. Les fruits de l'aubépine, rouges brun à rouge corail (cénelles) murissent au début de l'automne et persistent jusqu'à l'hiver.

Heureusement qu'il y a pour nous la source au débit si abondant. Il sera plusieurs fois question de ce filet d'eau dont Joseph déviera le cours, pour alimenter un bassin. (Voir par exemple en EMV 14.3; EMV 25.6; EMV 26.2; EMV 37.1; etc.)

Si le nuage éclate, le raisin et les olives seront broyés comme sous la meule. En Provence, les olives se récoltent vers octobre.

EMV 7 · Tome 1, p. 54-61

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : La petite Marie avec Anne et Joachim. La Sagesse du Fils est déjà sur ses lèvres.

Date de la vision et de la dictée : Mardi 29 août 1944

Calendrier : Août de l'an -18

Calendrier juif : Ab 3743

Lieux (carte) : Nazareth

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : Anne est avec Marie, à Nazareth. La petite joue dans le jardin et lui amène des fleurs. Elle lui raconte l'histoire de chacune d'elle et sa mère s'étonne de ses propos, quand Marie évoque par exemple la figure de Salomon. Son enfant lui répond alors qu'il lui semble avoir toujours su cela, et elle souhaite qu'Anne lui raconte une histoire, celle de la venue de l'Emmanuel. La petite fille lui demande alors quand la prophétie aura lieu ; elle cherche même à savoir si Dieu ne pourra pas réduire le temps de l'attente si elle prie beaucoup, beaucoup, beaucoup. Anne finit par lui répondre par l'affirmative, et l'Immaculée déclare qu'elle va donc prier et rester vierge pour que sa demande soit exaucée. La future Mère de Jésus révèle aussi son désir de servir celle qui portera le Sauveur, et quelques instants plus tard, elle demande à Anne comment le Seigneur peut la sauver si elle ne commet pas de péché. C'est Joachim qui lui répond alors, en affirmant que le Sauveur l'a sauvée par avance. L'heureuse famille évoque enfin le Temple, que Marie rejoindra bientôt, et elle promet de prier pour ses chers parents. Après ce chapitre, Jésus donne une dictée sur la sagesse précoce de sa Mère, en parlant de la raison et de l'intelligence, don que Dieu avait donné à nos Premiers Parents.

Contenu du chapitre : 7.1 : La petite Marie apporte des fleurs à Anne. 7.2 : Une histoire imaginée pour chaque fleur. 7.3 : Combien de temps pour avoir l'Emmanuel ? 7.4 : Je me ferai vierge pour hâter sa venue. 7.5 : Comment peut-il me sauver si je ne pèche pas ? 7.6 : Quand me conduiras-tu au Temple ? 7.7 : Les enfants spirituellement précoces. 7.8 : La raison est une des choses qui nous font le plus ressembler à Dieu. 7.9 : Marie était la Super Ève, le chef d’œuvre du Très-Haut.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 11 et 12

EMV 12.6 · Tome 1, p. 88-90

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« La maison, tu le sais, est intacte, excepté la partie qui a été abattue par ordre du consul pour transformer le sentier en une voie pour les fourgons de Rome. Mais les champs sont un peu négligés, du moins ce qui t’en reste car, tu sais... la maladie de ton père a coûté une grande partie de tes biens. Voici plus de trois printemps que les arbres et les vignes n’ont pas vu la cisaille du jardinier, et la terre est devenue inculte et dure. Mais les arbres que tu as connus dans ton enfance sont toujours là et, si tu me le permets, je vais tout de suite m’en occuper.

– Merci, Joseph. Mais tu as déjà ton travail...

– Je travaillerai à ton jardin aux premières et aux dernières heures du jour. A cette époque, les jours s’allongent. Je veux que tout soit en ordre au printemps, pour te faire plaisir. Regarde, voici un rameau de l’amandier qui jouxte la maison. Si j’ai voulu le cueillir... – on peut entrer de tout côté par la haie éventrée, mais je vais la consolider et la renforcer –, si donc j’ai voulu le cueillir, c’est que je pensais qu’au cas où je serais choisi – mais je ne l’espérais pas, car je suis nazir et j’ai obéi à la convocation parce qu’elle provenait du prêtre, non par désir de mariage – je pensais, disais-je, que tu serais heureuse d’avoir une fleur de ton jardin. La voilà, Marie, c’est pour toi. Avec elle, je te donne mon coeur qui jusqu’ici n’a fleuri que pour le Seigneur, et maintenant fleurit pour toi, mon épouse. »

EMV 14 · Tome 1, p. 100-106

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Les époux arrivent à Nazareth

Date de la vision : 6 septembre 1944

Calendrier : Mars de l'an -6

Lieux (carte) : Nazareth

Cycle : Mariage avec Joseph

Résumé : Maria décrit Nazareth. Marie revient en effet dans sa cité, après avoir vécu au Temple pendant des années. Elle est fiancée à Joseph et celui-ci l'accompagne, avec Zacharie et Elisabeth. Nazareth leur fait d'ailleurs la fête. Ils arrivent à la maison et Joseph, Zacharie, et Elisabeth lui présentent la demeure de Joachim ainsi que le jardin. La Vierge rencontre aussi Alphée, Marie de Cléophas et ses enfants. Puis elle fait connaissance de Sarah, ainsi que son fils, Alphée, le petit ami d'Anne. Joseph fait le tour de la maison avec son épouse et son frère apprend qu'ils ne feront pas la noce tout de suite. Il s'en étonne et Joseph répond qu'ils ne feront la cérémonie qu'aux seize ans de Marie. Le futur saint fait ensuite promettre à celle-ci qu'elle l'appellera dans tous ses besoins. La famille prend congé, et Zacharie décide de laisser Elisabeth pour qu'elle apprenne à sa cousine à être une parfaite maîtresse de maison. Cela permettra aussi à Marie de décorer sa maison à son goût.

Contenu du chapitre : 14.1 : La route dans les collines de Galilée. 14.2 : Entrée triomphale à Nazareth. 14.3 : Joseph indique de loin la maison de Marie. C'est lui qui y travaillera. 14.4 : Accueil de Marie d'Alphée et de Sarah. 14.5 : Joseph s'offre à Marie comme confident. 14.6 : Les noces auront lieu quand elle aura seize ans. 14.7 : Élisabeth restera quelque temps avec sa cousine.

EMV 14.1-2 · Tome 1, p. 100-102

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14.1 Le plus bleu des ciels d’un tiède mois de février s’étend sur les collines de Galilée, ces douces collines que je n’ai encore jamais vues dans ce cycle de l’enfance de la Vierge et qui me sont devenues aussi familières que si j’y étais née.

La voie principale, humide à la suite d’une pluie récente, tombée peut-être la nuit passée, n’est ni poussiéreuse, ni même boueuse. Le sol en est aussi ferme et propre que celui d’une rue de ville. Elle passe entre deux haies d’aubépines en fleurs qui forment une surface enneigée au parfum légèrement amer de bois, entrecoupée d’étendues de cactus aux feuilles grasses et plates, tout hérissées d’aiguilles et garnies de fortes grappes de fruits étranges poussés sans tige au bout des feuilles ; leur couleur et leur forme évoquent toujours pour moi les profondeurs marines, les coraux et les méduses, ou d’autres animaux des fonds marins.

Ces haies servent à délimiter les propriétés, si bien qu’elles s’étirent dans tous les sens, créant un étonnant dessin géomé­trique composé de courbes et d’angles, de losanges, de carrés, de demi-cercles, de triangles aux angles aigus ou obtus les plus invraisemblables, tout un canevas saupoudré de blanc, comme un ruban capricieux qu’on aurait ainsi étendu, le long des champs. Des centaines d’oiseaux y volent, pépient, chantent, tout à la joie de l’amour, ou encore s’activent à reconstruire leur nid. Par-delà ces haies, on aperçoit des champs, avec le blé en herbe, déjà plus haut ici qu’en Judée, ainsi que des prés tout fleuris. Au-dessus, répondant aux légers nuages du ciel auxquels le crépuscule donne des teintes roses, lilas clair, pervenche, opale bleuté ou orange corail, s’étendent par centaines ces nuages végétaux que forment les arbres fruitiers, blancs, roses, rouges, avec toutes les nuances intermédiaires.

La légère brise du soir fait tourbillonner et tomber les pétales des arbres en fleurs ; on dirait un essaim de papillons à la recherche de pollen sur les fleurs des champs. Des guirlandes de vigne vierge encore dénudée grimpent d’un arbre à l’autre et ce n’est qu’à leur sommet, là où le soleil tape davantage, que commence l’ouverture innocente, étonnée, palpitante, des premières petites feuilles.

Le soleil se couche paisiblement dans le ciel d’un bleu si doux que la lumière rend encore plus clair ; au loin brillent les neiges de l’Hermon et d’autres cimes lointaines.

(...) On voit des habitations, désormais, parce que Nazareth apparaît, étendue sur sa colline qui ondule. Eclairée à l’ouest par le soleil couchant, elle dévoile ses petites maisons blanches, larges et basses que surmonte une terrasse teintée de rose. Certaines, encore tout illuminées par le soleil, semblent proches de l’incendie tant leur façade rougit sous le soleil qui fait même briller l’eau des canaux et des puits bas, presque sans parapet, d’où montent en grinçant les seaux pour la famille ou les arrosoirs pour le potager.

Détail

Mars de l'an -6