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Région de Galilée

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EMV 157.1 · Tome 2, p. 521

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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157.1 Jésus est encore à Nazareth, chez lui, ou plutôt dans son ancien atelier de charpentier.

Avec lui se trouvent les douze apôtres, plus Marie, Marie, mère de Jacques et de Jude, Salomé, Suzanne et, chose nouvelle, Marthe.

EMV 157.9 · Tome 2, p. 529

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« Toi, Marthe, reste. J’ai déjà parlé à ton serviteur. Aujourd’hui ce n’est pas Béthanie qui offre l’hospitalité, mais la petite maison de Jésus. Viens. Tu dîneras à côté de Marie et tu dormiras dans la petite chambre auprès de la sienne. L’esprit de Joseph, notre réconfort, te réconfortera pendant que tu reposeras. Et demain, tu retourneras à Béthanie plus forte et plus assurée, pour préparer là aussi des femmes disciples, en attendant celle qui nous est la plus chère, à toi comme à moi. Ne doute pas, Marthe, je ne promets jamais en vain. Mais, pour transformer un désert grouillant de serpents en bosquet du paradis, cela demande du temps… Le premier travail ne se voit pas. On a l’impression que rien ne se fait. Mais la semence est déjà déposée. Les semences. Toutes. Ensuite viendront les larmes, et ce sera la pluie qui les fait éclore… Et les bons arbres fleuriront… Viens !… Ne pleure plus ! »

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Marthe est affligée à cause de l'état de Marie-Madeleine et Jésus évoque saint Joseph.

EMV 158 · Tome 2, p. 529-533

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Titre du chapitre : Sur le lac de Génésareth avec Jeanne de Kouza.

Date de la vision : Mardi 8 mai 1945.

Calendrier : Dim. 23 janvier 28 (9 Scébat 3788)

Lieux (carte) : Sur le lac de Tibériade (aussi appelé lac de Génésareth)

Cycle : L'apostolat féminin

Résumé : Jésus est sur le lac de Génésareth, avec Jeanne de Kouza. Apparemment, ils ont peu parlé, mais Jeanne comprend l'esprit de son Seigneur. Celle-ci lui demande pourquoi l'homme n'obéit pas à Dieu, lui qui est le plus parfait. Il répond que c'est à cause de la morsure de Satan. Ensuite, Jeanne demande s'il dédaignerait de rencontrer des dames romaines et explique qu'à la cour du Tétrarque, chez Hérode, on impose leur présence, pour plaire au Proconsul et à Rome. Jeanne énonce brièvement la présence des dames romaines à de fastes banquets et relate la présence de Marie-Madeleine. Jésus assure que la soeur de Lazare guérira, puis il dit à Jeanne quand et où il parlera, pour que les Romaines puissent venir sur place.

Contenu du chapitre : 158.1 : En barque, sur le lac au printemps au milieu des rives fleuries. 158.2 : Le silence éloquent de Jésus devant la nature. 158.3 : Seigneur, dédaignerais-tu d'approcher de mes amies païennes ? 158.4 : Jésus rencontrera les romaines chez Jeanne. 158.5 : Adieu de Jésus à Jeanne.

EMV 158.1 · Tome 2, p. 529-530

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158.1 Jésus est sur le lac, dans la barque de Pierre, derrière deux autres barques ; l’une d’elles est la barque de pêche ordinaire, jumelle de celle de Pierre, l’autre une barque de plaisance, légère, riche. C’est la barque de Jeanne, femme de Kouza, mais sa propriétaire n’y est pas : elle est aux pieds de Jésus dans la barque rustique de Pierre.

Je dirais que le hasard les a réunis à un endroit de la rive fleurie de Génésareth. Le rivage est très beau en ce début du printemps de Palestine, qui répand ses nuées d’amandiers en fleurs et dépose comme des perles les boutons qui vont éclore sur les poiriers et les pommiers, les grenadiers, les cognassiers, tous les arbres les plus florissants et les plus gracieux par leurs fleurs et leurs fruits. Quand la barque longe une rive ensoleillée, déjà appa­raissent les millions de bourgeons qui se gonflent sur les branches en attendant de fleurir, tandis que les pétales des amandiers précoces papillonnent dans l’air tranquille jusqu’à ce qu’ils se posent sur les claires eaux du lac.

Les rives, au milieu de l’herbe nouvelle qui ressemble à un gai tapis de soie verte, sont constellées des boutons d’or des renon­cules, des étoiles rayonnantes des marguerites ; à côté, les élégants myosotis couleur d’azur, raides sur leurs tiges comme de petites reines couronnées, sourient, légers, tranquilles comme des yeux d’enfants. Toutes ces fleurs semblent dire « oui, oui » au soleil, au lac, à leurs soeurs les herbes, qu’elles sont heureuses de fleurir sous les yeux bleu clair de leur Seigneur.

En ce début de printemps, le lac n’a pas encore cette opulence qui le rendra triomphal les mois suivants. Il n’a pas encore cette somptuosité – je dirais sensuelle – des milliers de rosiers rigides ou flexibles qui forment des massifs dans les jardins ou voilent les murs, des milliers de corymbes des cytises et des acacias, des milliers d’alignements de tubéreuses en fleurs, des milliers d’étoiles des agrumes, de tout ce mélange de couleurs, de parfums doux ou violents, enivrants, qui environnent et excitent un désir humain de jouissance qui profane, qui profane trop ce coin de terre si pur qu’est le lac de Tibériade, ce lieu choisi depuis des siècles pour être le théâtre du plus grand nombre des prodiges de notre Seigneur Jésus.

EMV 160.1-6 · Tome 3, p.11-17

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Jésus est sur la route de Nephtali, vers Giscala. Ses disciples lui apprennent qu'il y a Gamaliel et Jésus décide d'aller à sa rencontre, malgré que certains apôtres soient peu convaincus. Le rabbi est surpris, mais pas hostile au Seigneur, qu'il salue très respectueusement. Il lui fait remarquer que la route est fatigante, mais Jésus dit que si on le reçoit, si on l'écoute toute fatigue disparaît.

Gamaliel lui propose alors de manger avec lui et il discute avec le Christ. Après avoir parlé du Précurseur, il fait remarquer que Jésus vagabonde toujours, et ce dernier répond que cela déconcerte ceux qui le haïssent, mais que les bons viennent à lui quand même. Gamaliel signale qu'il ne le hait pas, que son intelligence admire Jésus de Nazareth. Cependant son âme est alourdie par trop de choses et le Sauveur l'encourage à ne pas attendre ses dernières paroles pour se convertir.

Les deux hommes progressent un peu ensemble, ils en viennent à parler de l'amour de Jésus pour les animaux et des leçons qu'il tire de la Création. Puis, ils évoquent Hillel car ils vont prier sur son tombeau. Gamaliel est supris que le Messie connaisse la pensée de ce rabbi aujourd'hui décédé, et Jésus affirme que sa pensée ne lui était pas inconnue, car il "n'ignore rien de la pensée des hommes". Il énonce alors le fait qu'il est le Verbe et il parle très clairement de la Sainte Trinité.

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EMV 160.1-2 · Tome 3, p.11

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Ils parcourent encore quelques mètres sur une route de montagne encaissée entre des parois boisées. Après un tournant, elle débouche sur une sorte de plateau qu’elle traverse en s’élargissant, pour redevenir étroite et sinueuse sous une voûte de branches entrelacées. Dans une clairière ensoleillée, mais en même temps ombragée par les premières feuilles de la forêt, de nombreuses personnes se tiennent sous une riche tente pendant que d’autres, dans un coin, s’emploient à faire tourner l’agneau au-dessus du feu.

(...) « Toi ici, Rabbi ? demande Gamaliel.

– Oui, rabbi, répond Jésus.

– Puis-je me permettre de te demander où tu vas ?

– Il m’est agréable de te répondre : je viens de Nephtali et je vais à Giscala.

– A pied ? Mais la route est longue et difficile à travers ces montagnes. Tu te fatigues trop.

– Crois-moi : si l’on me reçoit, si l’on m’écoute, toute fatigue disparaît.

– Dans ce cas… permets-moi, pour une fois, d’être celui qui fait disparaître ta fatigue. L’agneau est prêt. Nous aurions laissé les restes aux oiseaux car je n’ai pas l’habitude d’emporter les restes. Tu vois, cela ne me dérange pas de vous inviter, tes disciples et toi. Je suis pour toi un ami, Jésus. Je ne te considère pas comme inférieur à moi, mais plus grand.

– Je le crois, et j’accepte. »

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Les disciples marchent avec Jésus à la rencontre de Gamaliel.

EMV 160.4 · Tome 3, p. 14

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160.4 Il y a peu de temps, alors que je venais, cette fois, de Nephtali, je suis passé par un mont qui s’avance au-delà de la chaîne. J’ai désiré passer par là pour admirer la beauté des deux lacs de Génésareth et de Mérom vus d’en haut, comme les voient les aigles et les anges du Seigneur, et pour redire : “ Merci, Créateur, de la beauté que tu nous donnes. ” Toute la montagne n’était que fleurs, bourgeonnements, feuillages nouveaux dans les prés, les vergers, les champs et les forêts ; les lauriers embaumaient auprès des oliviers qui préparaient déjà la neige de milliers de fleurs, et même les robustes rouvres semblaient plus attrayants en se revêtant de couronnes de clématites et de chèvrefeuilles. Mais là, en revanche, il n’y a aucune floraison, aucune fertilité. Tout travail humain n’y aboutit à rien, et pas plus celui de la nature. Tous les efforts du vent ou de l’homme échouent à cet endroit, car les ruines cyclopéennes de l’antique Hatzor encombrent tout et, au milieu de ces pierres et de ces rochers, il ne peut pousser qu’orties et ronces ; seuls les serpents y nichent…

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EMV 161 · Tome 3, p. 17-21

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Jésus arrive à Capharnaüm avec les disciples. Ils vont à une fontaine, et Jean donne à boire au Maître. Simon-Pierre, qui est allé porter des poissons chez lui, arrive alors en courant et avertit que le petit-fils d'Elie le pharisien a été mordu par un serpent : le petit est désormais mourant. Le grand-père est comme fou et supplie le Maître de venir le guérir. D'ailleurs, après avoir demandé à Pierre de l'amener chez lui, c'est lui-même qui arrive implorer la bonté de Jésus. Celui-ci le réconforte et va sauver l'enfant, en suçant l'endroit de la morsure, comme pour aspirer le poison. L'enfant est sauvé, mais en se réveillant, il se souvient du seprent et est effrayé. Le Christ le rassure et Elisée déclare alors qu'il l'aime bien, même si son grand-père lui a dit de le traiter de "maudit". Elie réagit alors au quart de tour et prétend naturellement ne jamais avoir dit cela.

Jésus s'en va en faisant ses adieux à la famille éprouvée, puis Judas lui reproche de ne pas avoir fait un miracle éclatant. Le Seigneur répond alors que, s'il avait agi ainsi, Elie l'aurait accusé d'avoir été aidé par Belzébuth et il affirme par ailleurs que le miracle "amène à la fois ceux qui sont déjà sur cette route". Quand on n'a pas l'humilité, le miracle pousse les gens au blasphème et il valait donc mieux agir de manière simple. Quant au fait d'avoir aidé son ennemi, Jésus répond qu'il est la Bonté même et aucun de ses adversaires ne pourra dire qu'il a été vindicatif et provocateur à leur égard.

EMV 161.1 · Tome 3, p. 17-18

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161.1 Jésus est sur le point d’arriver en barque à Capharnaüm. Le soleil va se coucher et le lac n’est qu’un scintillement jaune-rouge.

Tandis que les deux barques manœuvrent pour accoster, Jean dit :

« Je me dépêche d’aller chercher de l’eau à la fontaine pour que tu puisses te désaltérer.

– L’eau est bonne, ici, s’exclame André.

– Oui, elle est bonne. Et votre amour me la fait paraître encore meilleure.

– Moi, je vais porter le poisson à la maison. Les femmes les prépareront pour le repas. Tu nous parleras ensuite, à elles et à nous ?

– Oui, Pierre.

– C’est le plus beau, maintenant, de revenir chez soi. Auparavant, nous avions l’air de nomades. Mais maintenant, avec les femmes, il y a plus d’ordre, plus d’amour. Et puis, voir ta Mère me fait oublier toute fatigue. Je ne sais… »

Jésus sourit et se tait.

La barque s’échoue sur la grève. Jean et André, en sous-vêtements courts, sautent dans l’eau et tirent la barque sur la rive avec l’aide des garçons puis disposent la planche qui sert de pont. Jésus est le premier à descendre ; il attend que la seconde barque soit amarrée pour s’unir à tous ses disciples. Puis, à pas lents, ils s’avancent vers la fontaine. C’est une fontaine naturelle, une source qui jaillit un peu en dehors du village et dont l’eau retombe dans un bassin en pierre, fraîche, abondante, argentée. Cette eau vous invite à la boire tant elle est limpide. Jean, qui a couru en avant avec l’amphore, est déjà de retour et tend le broc ruisselant à Jésus, qui boit à longues gorgées.

« Comme tu avais soif, mon Maître ! Et moi, comme un sot, je ne m’étais pas procuré de l’eau !

– Cela ne fait rien, Jean. Maintenant tout est passé », répond Jésus avec une caresse.

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On apprend qu'à Capharnaüm, il y a une fontaine avec une eau très pure. Pierre énonce également les femmes-disciples. Dans l'EMV 162, on apprendra que Marie Salomé, Marie d'Alphée, la Vierge et Suzanne sont présentes à Capharnaüm.

EMV 162.1-8 · Tome 3, p. 21-28

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Jésus est à Capharnaüm. Marie Salomé et Marie d'Alphée sont présentes : elles préparent la cuisine. Après les avoir saluées, la mère de Jacques et de Jude lui apprend que Simon, un autre de ses fils, est venu. Elle en est contente, mais elle ne sera vraiment heureuse que quand toute sa famille sera à Jésus. Le Seigneur lui assure alors que cela arrivera, puis il va trouver sa Mère.

En y allant, il rencontre Simon d'Alphée, Alphée, fils de Sarah, Joseph d'Emmaüs et le berger Isaac. Le groupe discute un peu et le Sauveur confie qu'il a trois nouveaux disciples à Isaac. Puis ils vont manger, et c'est durant le repas qu'arrive Elie, le pharisien de Capharnaüm.

Ce dernier a de nombreux présents pour le Christ, pour le remercier du miracle pour son petit-fils. Jésus accepte et il entend également son cousin Simon lui annoncer qu'il va le suivre. Mais une fois le pharisien parti, il va s'isoler et Matthieu le rejoint pour lui tenir compagnie. Le futur évangéliste remarque que son Seigneur n'a pas l'air heureux, et celui-ci lui révèle alors que les conversions d'Elie et de Simon sont tout humaines, là où celle du percepteur d'impôt était complète et sincère. Passé ce matin, Elie redeviendra Elie, et Simon restera toujours habité par son humanité.

Le Maître invite alors son apôtre à rester près de lui, et quand son disciple lui affirme qu'il ne sait pas parler et qu'il craint ne jamais être capable de parler du Messie, Jésus le réconforte et lui affirme que le publicain est un "pauvre homme qui, grâce à sa volonté, devient l’homme, l’homme juste rêvé par Dieu." Il saura donc guider les âmes et le Sauveur lui demande de pouvoir s'appuyer sur lui, et de le consoler, car ne pas être compris est une de ses grandes amertumes.