Maria voit Jean de Zébédée. Il aperçoit le Maßtre et l'interpelle. Les deux hommes discutent. Jésus priait et réfléchissait à ce qu'il allait dire à la synagogue, mais voyant spirituellement que Jean le cherchait, il est allé à sa rencontre. Le fils de Zébédée lui demande si Jésus l'aime et le Christ lui renvoie la question. Jean lui révÚle alors qu'il l'aime beaucoup, que son ùme, selon lui, le cherchait depuis toujours. Quand le Sauveur lui demande ce qu'il fera s'il doit quitter son pÚre, sa mÚre, ses frÚres et ses soeurs, ainsi que la vie, la femme et l'amour, Jean répond que l'amour du Christ lui tiendra lieu de pÚre, de mÚre, de frÚres, de soeur et de femme. Quand Jésus évoque sa mort, Jean ne veut pas du tout que cela arrive et il lui demande la permission d'aimer son Seigneur. Ce que Jésus lui accorde. Le frÚre de Jacques est heureux.
Ils parlent ensuite d'AndrĂ© et de Pierre, puis JĂ©sus va vers la synagogue. En chemin, il console l'enfant Jacques, qui est sur le point de pleurer parce qu'il a couru trop vite. Ils Ă©voquent briĂšvement les enfants lors de l'Exode ainsi que les Limbes, et le petit reçoit la promesse qu'il ira tout de suite au Ciel Ă sa mort s'il est bon. Cela donne l'occasion Ă Jean d'interroger le MaĂźtre sur sa parentĂ©. Il confirme qu'il n'a ni neveux, ni frĂšres ni soeurs, mais des cousins et sa MĂšre. Enfin, JĂ©sus va prĂȘcher Ă la synagogue.
Il lit un extrait du Livre de JĂ©rĂ©mie, et s'adresse au peuple d'IsraĂ«l qui pleure Ă cause de l'occupation Ă©trangĂšre. Certains disent qu'ils ont encore le Temple mais le Seigneur rappelle que la priĂšre n'est sainte que si on a en nous l'amour du prochain. Les riches qui font de grandes offrandes, mais qui ont un coeur dur, ne sont pas agréés par Dieu. Aussi, le Christ les enjoint Ă ĂȘtre de bonne volontĂ©, Ă ĂȘtre sincĂšres et bons. Il rappelle que la Loi est simple, si on donne aux Commandements une lumiĂšre d'amour. AprĂšs avoir fait une allusion Ă l'Eucharistie, il encourage les Ăąmes Ă aimer.
Son discours fini, il retrouve Pierre et AndrĂ©. JĂ©sus Ă©nonce le caractĂšre de Pierre : c'est un homme qui devrait s'abstenir de juger sans s'ĂȘtre d'abord informĂ©, mais il reconnaĂźt sincĂšrement ses torts. Le MaĂźtre demande aussi Ă AndrĂ© pourquoi il n'est pas venu plus tĂŽt et Pierre avoue que c'est lui qui l'a retenu. Le pĂȘcheur avoue Ă©galement ses faiblesses et JĂ©sus lui donne dĂ©jĂ des premiers conseils. Pour le moment, Dieu ne lui demande pas de s'arracher le coeur et de se sĂ©parer de ses affections les plus saintes, mais il lui demande de pratiquer la justice, aimer la misĂ©ricorde, et de s'appliquer totalement Ă suivre son Dieu. Cela plaĂźt Ă Pierre. AndrĂ©, lui, ne dit rien, mais le Seigneur promet qu'il deviendra un lion. Les GalilĂ©ens le quittent, mais Jean veut le suivre Ă JĂ©rusalem. Simon de Jonas l'encourage Ă aller voir le Christ et JĂ©sus accepte que Jean l'accompagne.
Jésus donne pour finir une dictée sur l'humilité de Jean. C'est lui qui amÚne Pierre au Sauveur, mais comme le fils du tonnerre connaissait la timidité d'André, et comme Jean était juste, celui-ci s'efface dans son Evangile et laisse croire qu'André est le premier apÎtre du Seigneur.
Combien, en comparaison, se proclament comme de grands apĂŽtres alors que leur rĂ©ussite vient d'un ensemble de choses, non seulement de saintetĂ©, mais aussi d'audace humaine, de chance, du fait que certaines personnes sont moins hardies que nous, mais peut-ĂȘtre plus saintes que nous.
Le Christ nous encourage Ă ne pas se glorifier quand on agit bien : on doit toujorus avoir un regard limpide et "rendre Ă qui de droit la louage qui lui revient". Il faut reconnaĂźtre les apĂŽtres grĂące Ă qui on peut faire notre travail efficacement. Il faut savoir dire : "Je suis l'instrument actif, mais celui-ci a plus d'amour que moi, prie mieux que moi, et c'est grĂące Ă lui que j'ai la force d'agir.
Jean est le préféré, il est le pur, l'aimant, l'obéissant, et il est trÚs humble. En cela, Jésus se mirait en lui et sa MÚre avait l'impression d'avoir un second fils.