– Mais comment faire pour être bon avec tout le monde ? Ces gens nous méprisent, nous oppriment, ne nous comprennent pas, ont plein de vices..., dit Jacques, fils d’Alphée, en s’excusant.
– Comment faire ? Tu es content d’être né d’Alphée et de Marie ?
– Oui, bien sûr. Pourquoi me demandes-tu cela ?
– Et si Dieu t’avait interrogé avant ta conception, aurais-tu voulu naître d’eux ?
– Mais oui. Je ne comprends pas...
– Et si, au contraire, tu étais né d’un païen, qu’est-ce que tu aurais dit en t’entendant accuser d’avoir voulu naître d’un païen ?
– J’aurais dit... j’aurais dit : “ Je n’en suis pas responsable. Je suis né de lui, mais j’aurais pu naître d’un autre. ” J’aurais dit : “ Il n’est pas juste de m’accuser. Si je ne fais pas de mal, pourquoi me haïssez-vous ? ”
– Tu l’as dit. Eux aussi, que vous méprisez en tant que païens, peuvent dire la même chose. Tu n’as pas de mérite à être né d’Alphée, qui est un vrai juif. Tu dois seulement en remercier l’Eternel parce qu’il t’a fait un grand don, et par reconnaissance et humilité chercher à amener au vrai Dieu ceux qui ne l’ont pas reçu.