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EMV 195 · Tome 3, p. 274-277

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : Une leçon de Jean d’En-Dor Ă  Judas. L’entrĂ©e Ă  JĂ©rusalem.

Date de la vision : Mercredi 20 juin 1945

Calendrier : Vendredi 24 mars 28 (11 Nissan 3788)

Lieux (carte) : De Béérot vers Jérusalem.

Cycle : Le second voyage pascal

RĂ©sumĂ© : Il pleut. Si Pierre et Yabeç sont de bonne humeur, ce n'est pas le cas de Judas, qui ronchonne. Jean d'Endor commence alors Ă  discuter avec lui, mais l'Iscariote n'est pas d'humeur Ă  recevoir des leçons d'autrui, et il fait remarquer qu'il est un apĂŽtre. Jean rĂ©plique alors qu'on ne sat jamais ce qu'on va devenir : il croyait finir sa vie en prĂ©cepteur honnĂȘte Ă  Cinthium, avant de se changer en meurtrier. Tout le monde peut donc recevoir des leçons grĂące Ă  l'expĂ©rience d'autrui, et Jean est particuliĂšrement heureux puisqu'il a trouvĂ© JĂ©sus.

Judas estime qu'il ne connaĂźt d'autres sagesses que celle d'IsraĂ«l, mais l'ancien prisonnier estime qu'avoir la sagesse de Dieu est meilleure, et que c'est comme une journĂ©e ensoleillĂ©e par rapport Ă  un jour brumeux. Il croit aussi que JĂ©sus est Dieu - car Judas le lui fait remarquer - mais il n'ose pas encore parler familiĂšrement avec le MaĂźtre. Il croit cependant que le Seigneur entend son Ăąme pleurer de reconnaissance. JĂ©sus le lui confirme et l'encourage a parlĂ© avec lui-mĂȘme. Judas rĂ©torque alors qu'un jour, il lui a dit de ne pas parler avec son propre moi, ce que le Christ confirme, mais c'Ă©tait alors parce que l'homme de KĂ©rioth mĂ©disait intĂ©rieurement. Dans le cas prĂ©sent, Jean parle avec lui-mĂȘme pour mĂ©diter, ce qui est excellent.

Judas est agité et agressif, et Jésus lui fait remarquer que son coeur est maussade comme le temps. Mais il lui fait remarquer que le soleil reviendra vite et l'apÎtre s'éloigne en étant de mauvaise humeur. Barthélémy se demande ce qu'il a et Pierre entend qu'on a manqué de respect au Maßtre, ce qui agite aussitÎt le frÚre d'André. Mais Jésus le rassure, et finalement, Simon de Jonas se reconcentre sur l'enfant. Enfin, le groupe apostolique fait son entrée pour la Pùque à Jérusalem.

Contenu du chapitre : 195.1 : L'expĂ©rience de Jean d'En-Dor et de Judas s’affrontent en deux conceptions. 195.2 : JĂ©sus confirme la sagesse de Jean d'En-Dor. 195.3 : RĂ©action des apĂŽtres Ă  la colĂšre de Judas. JĂ©sus Ă©vite de provoquer la susceptibilitĂ© de Pierre. 195.4 : L'entrĂ©e Ă  JĂ©rusalem de la foule et du groupe apostolique.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 56

EMV 196 · Tome 3, p. 279-289

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Titre du chapitre : Le sabbat Ă  GethsĂ©mani. JĂ©sus Ă©voque l’enfance de sa MĂšre et classe les diffĂ©rents amours selon leur puissance.

Date de la vision : Jeudi 21 juin 1945

Calendrier : Samedi 25 mars 28 (12 Nisan 3788).

NB : le 25 mars est le jour oĂč l'Église commĂ©more l'Annonciation.

Lieux (carte) : Gethsémani

Cycle : Le second voyage pascal

RĂ©sumĂ© : Les apĂŽtres nettoient leur linge Ă  GethsĂ©mani. Seul Yabeç ne peut pas se changer, mais il aura bientĂŽt un vĂȘtement neuf : JĂ©sus lui promet mĂȘme qu'il ira avec sa MĂšre en chercher un. Le groupe se disperse dans l'oliverai et le Christ se promĂšne avec l'enfant. Les apĂŽtres se demandent alors ce que la Vierge dira de ce petit, et ils demandent l'avis du MaĂźtre. Il leur rĂ©pond qu'elle le prendra sur son coeur, et le Sauveur raconte ensuite un Ă©pisode de son enfance, celui racontĂ© en EMV 7.5, avec le petit oiseau ramassĂ© par Joachim. Puis, il parle des diffĂ©rentes puissances d'amour. L'amour de premiĂšre puissance est l'amour de Dieu, l'amour de deuxiĂšme puissance est l'amour paternel et maternel, l'amour de troisiĂšme puissance est l'amour conjugal. Puis, il y a l'amour du prochain, l'amour de la science et l'amour du travail. Il n'y en a pas d'autres : le reste est Ă©quivalent Ă  des dĂ©sirs, mais ce ne sont pas des amours. Durant la conversation, JĂ©sus prend Ă©galement le temps de parler d'Adam et Eve et de leur amour surnaturel, avant la Chute.

Judas ergote un peu, au point qu'il se dispute avec Pierre, et Yabeç déclare qu'il est méchant, ce qui n'est pas sans rappeler la remarque de Benjamin de Magdala en EMV 184. Mais la leçon reprend enfin et le Christ raconte un second épisode sur la vie de sa MÚre. A un mariage, elle a demandé aux invités de ne pas la caresser, car son corps était le Temple de l'Esprit Saint et qu'elle voulait se garder pour lui seul. Judas demande alors si Joachim et Anne savaient qu'elles étaient l'Immaculée, et Jésus lui répond par la négative.

Enfin, Yabeç exprime le dĂ©sir de voir la Maman de JĂ©sus, et celui-ci lui promet que ce sera bientĂŽt le cas. Comme l'enfant veut aller au Temple, Marie de Jonas, leur hĂŽtesse, lui trouve un vĂȘtement plus prĂ©sentable. La vision s'arrĂȘte lĂ .

Contenu du chapitre : 196.1 : Yabeç aura un vĂȘtement neuf. 196.2 : Que dira Marie de cet enfant ? 196.3 : Souvenir de Joachim expliquant, par la parabole de l'oiseau tombĂ© du nid, comment le Sauveur l’a aimĂ© sans pĂ©chĂ©. 196.4 : Les trois puissances d'amour : celui de Dieu, des parents, des Ă©poux. 196.5 : Ces trois amours tels qu’ils Ă©taient avant la Faute. 196.6 : Puis l'amour du prochain, de la science et du travail et c’est tout. Altercation entre Pierre et Judas. 196.7 : D’oĂč vient ce que JĂ©sus sait de l’enfance de Marie. Une leçon de chastetĂ© de la toute jeune Marie. 196.8 : Joachim a prophĂ©tisĂ© de grandes vĂ©ritĂ©s sur Marie, sa fille. 196.9 : Yabeç fera la connaissance de Marie avant d'aller au Temple.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 57.

EMV 196.1 · Tome 3, p. 279-280

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

La matinĂ©e du sabbat a Ă©tĂ© occupĂ©e en majeure partie Ă  reposer les corps fatiguĂ©s et Ă  remettre en Ă©tat les vĂȘtements empoussiĂ©rĂ©s et froissĂ©s par le voyage. Dans les grandes citernes de GethsĂ©mani, que les orages ont remplies, et dans le CĂ©dron qui chante toute une symphonie sur les pierres de son lit, Ă©cumant et gonflĂ© par les pluies des jours prĂ©cĂ©dents, il y a tant d’eau que c’en est une vĂ©ritable invitation. L’un aprĂšs l’autre, les pĂšlerins, dĂ©fiant la fraĂźcheur, s’y plongent, et puis, revĂȘtus Ă  nouveau de pied en cap, les cheveux encore plaquĂ©s par les embruns du torrent, ils puisent de l’eau dans les citernes pour la reverser dans des bassins oĂč l’on a mis les vĂȘtements, couleur par couleur.

« Ah, bien ! Dit Pierre, tout content. Ils vont tremper là et Marie se fatiguera moins à les laver. »

(Je suppose que c’est la femme qui entretient GethsĂ©mani).

« Toi seul, petit, tu ne peux pas te changer. Mais demain
 »

En effet, l’enfant a un petit vĂȘtement propre qu’il a tirĂ© de son sac, un sac qui pourrait suffire Ă  une poupĂ©e tant il est minuscule. Mais cet habit est encore plus dĂ©lavĂ© et plus dĂ©chirĂ© que l’autre et Pierre le regarde avec apprĂ©hension en murmurant :

« Comment vais-je faire pour le conduire en ville ? PliĂ© en deux, mon manteau ferait Ă  peu prĂšs l’affaire, car, avec un manteau
 il serait couvert tout entier. »

Jésus, qui entend ce soliloque paternel, lui dit :

« Il vaut mieux le laisser se reposer maintenant. Ce soir, nous irons Ă  BĂ©thanie


– Mais je veux lui acheter un vĂȘtement. Je le lui ai promis


– Certainement, tu le feras, mais il vaut mieux prendre conseil de ma MĂšre. Tu sais
 les femmes
 elles sont plus capables que nous pour les achats
 et elle sera heureuse de s’occuper d’un enfant
 Vous irez ensemble ! »

La pensĂ©e d’aller faire ces achats avec Marie transporte l’a­pĂŽtre au septiĂšme ciel. Je ne sais pas si JĂ©sus dit toute sa pensĂ©e ou s’il n’en garde pas pour lui une partie, Ă  savoir qu’il aurait pu dire que sa MĂšre a meilleur goĂ»t pour Ă©viter un bariolage de couleurs mal assorties. En fait, il atteint son but tout en Ă©vitant d’humilier son Pierre.

EMV 196.2-9 · Tome 3, p. 280-289

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

JĂ©sus se promĂšne en observant Yabeç qui joue de bon cƓur avec Jean et les plus jeunes. Judas lui-mĂȘme, une fois passĂ© son dĂ©pit d’hier, est joyeux et s’amuse. Les plus ĂągĂ©s les regardent et sourient.

« Que dira ta MÚre de cet enfant ? demande Barthélemy.

– Moi, je crois qu’elle dira : “ Il est bien chĂ©tif ”, dĂ©clare Thomas.

– Oh non ! Elle dira : “ Pauvre enfant ! ” rĂ©pond Pierre.

– Elle te dira, au contraire : “ Je suis contente que tu l’aimes ”, objecte Philippe.

– La MĂšre n’en aurait jamais doutĂ©. Mais je crois qu’elle ne dira rien. Elle le serrera sur son cƓur, dit Simon le ZĂ©lote.

– Et, à ton avis, Maütre, que dira-t-elle ?

– Elle fera ce que vous dites. Mais elle pensera bien des choses – sinon mĂȘme toutes –, elle se les dira dans son cƓur mais, en l’embrassant, elle lui dira seulement : “ Sois bĂ©ni ! ” ; et elle prendra soin de lui comme si c’était un oiseau tombĂ© du nid.

196.3 Ecoutez-moi : un jour, elle me racontait un Ă©vĂ©nement de sa petite enfance : elle n’avait pas encore trois ans car elle n’était pas encore au Temple, et son cƓur se brisait d’amour en donnant, comme des fleurs et des olives Ă©crasĂ©es et pressurĂ©es sous le pressoir, toute son huile et tous ses parfums. Dans son dĂ©lire d’amour, elle disait Ă  sa mĂšre qu’elle dĂ©sirait ĂȘtre vierge pour plaire davantage au Sauveur, mais qu’elle aurait voulu ĂȘtre une pĂ©cheresse pour pouvoir ĂȘtre sauvĂ©e. Elle en pleurait presque, parce que sa mĂšre ne la comprenait pas et elle ne savait lui expliquer comment on peut faire pour ĂȘtre en mĂȘme temps la “ pure ” et la “ pĂ©cheresse ”. C’est son pĂšre qui lui rendit la paix, en lui apportant un petit moineau qu’il avait sauvĂ© alors qu’il Ă©tait en danger sur le rebord d’une fontaine. Il lui raconta la parabole du petit oiseau en expliquant que Dieu l’avait sauvĂ©e d’avance et que, pour cette raison, elle devait le bĂ©nir deux fois. Et la petite vierge de Dieu, la trĂšs grande Vierge Marie, exerça sa premiĂšre maternitĂ© spirituelle envers cet oisillon qu’elle libĂ©ra quand il fut capable de voler. Mais il ne quitta jamais le jardin de Nazareth, consolant par ses vols et ses pĂ©piements la triste maison et les tristes cƓurs d’Anne et de Joachim aprĂšs le dĂ©part de Marie au Temple. Il est mort peu de temps avant qu’Anne ne rende le dernier soupir
 Il avait terminĂ© sa mission


196.4 Ma MĂšre s’était vouĂ©e Ă  la virginitĂ© par amour. Mais, Ă©tant une crĂ©ature parfaite, elle avait la maternitĂ© dans le sang et dans l’ñme. Car la femme est faite pour ĂȘtre mĂšre, et c’est une aberration de demeurer sourde Ă  ce sentiment, qui est un amour de deuxiĂšme puissance
 »

Les autres se sont approchés tout doucement.

« Que veux-tu dire, MaĂźtre, en parlant d’amour de deuxiĂšme puissance ? demande Jude.

– Mon frĂšre, il y a plusieurs amours et de puissances diffé­rentes. Il y a l’amour de premiĂšre puissance : celui avec lequel on aime Dieu. Puis l’amour de deuxiĂšme puissance : l’amour maternel ou paternel car, si le premier est entiĂšrement spirituel, le second est pour deux parts spirituel et pour une seule charnel. Il s’y mĂȘle, oui, le sentiment d’affection humaine, mais l’amour supĂ©rieur prĂ©domine. En effet, un pĂšre et une mĂšre qui le sont sainement et saintement ne se contentent pas de procurer aliments et caresses au corps de leur enfant, mais aussi nourriture et amour Ă  son intelligence comme Ă  son Ăąme. C’est si vrai que celui qui se voue Ă  l’enfance, ne serait-ce que pour l’instruire, finit par l’aimer comme si c’était sa propre chair.

– Moi, en effet, j’aimais beaucoup mes Ă©lĂšves, dit Jean d’En-Dor.

– J’ai compris que tu devais ĂȘtre un bon maĂźtre, en voyant comment tu te comportes avec Yabeç. »

L’homme d’En-Dor s’incline et baise la main de JĂ©sus sans parler.

« Continue, je t’en prie, ta classification des amours, demande Simon le ZĂ©lote.

– Il y a l’amour pour sa compagne. C’est un amour de troisiĂšme puissance parce qu’il est fait– je parle toujours des amours sains et saints – pour moitiĂ© d’esprit et pour moitiĂ© de chair. L’homme, pour son Ă©pouse, est un maĂźtre et un pĂšre en plus d’ĂȘtre Ă©poux. Et la femme, pour son Ă©poux, est un ange et une mĂšre, en plus d’ĂȘtre Ă©pouse. Ce sont les trois amours les plus Ă©levĂ©s.

196.5 – Et l’amour du prochain ? Ne te trompes-tu pas ? Ou bien l’as-tu oubliĂ© ? » demande Judas.

Les autres le regardent avec surprise et
 avec sévérité, à cause de son observation.

Mais Jésus répond tranquillement :

« Non, Judas. Mais rĂ©flĂ©chis bien : on aime Dieu, parce qu’il est Dieu et aucune explication n’est nĂ©cessaire pour encourager cet amour. Il est Celui qui est, c’est-Ă -dire le Tout ; et l’homme, c’est le rien qui devient une partie du Tout grĂące Ă  l’ñme que lui infuse l’Eternel. Sans elle, l’homme serait seulement l’un des nombreux animaux sauvages qui vivent sur la terre, dans l’eau ou dans l’air. Il doit adorer Dieu par devoir et pour mĂ©riter de survivre dans le Tout, c’est-Ă -dire pour mĂ©riter de devenir une partie du peuple saint de Dieu au Ciel, citoyen de la JĂ©rusalem qui ne connaĂźtra Ă©ternellement ni profanation ni destruction.

L’amour de l’homme, et en particulier de la femme, pour ses enfants, a valeur de commandement, selon les mots de Dieu Ă  Adam et Ă  Eve : aprĂšs les avoir bĂ©nis, voyant qu’il avait fait une “ bonne chose ” dans un lointain sixiĂšme jour, le premier sixiĂšme jour de la crĂ©ation, il leur dit : “ Croissez et multipliez-vous, et remplissez la terre
 ”

Je devine l’objection que tu n’exprimes pas et j’y rĂ©ponds tout de suite : dans la crĂ©ation, avant la faute, tout Ă©tait ordonnĂ© Ă  l’amour et basĂ© sur lui. Cette multiplication des enfants aurait Ă©tĂ© amour saint, pur, puissant, parfait. C’est le premier commandement que Dieu avait donnĂ© Ă  l’homme : “ Croissez et multipliez-vous. ” Par consĂ©quent, aprĂšs moi, aimez vos enfants. L’amour, tel qu’il existe maintenant : celui qui actuellement engendre des enfants, n’existait pas alors. La malice n’existait pas, pas plus que l’exĂ©crable dĂ©sir des sens. L’homme aimait la femme et la femme aimait l’homme, naturellement, non pas naturellement selon la nature telle que nous l’entendons, ou plutĂŽt telle que vous, hommes, l’entendez, mais selon la nature des enfants de Dieu : surnaturellement.

Comme ils Ă©taient doux, ces premiers jours d’amour entre Adam et Eve, qui Ă©taient frĂšre et sƓur, puisque nĂ©s d’un PĂšre unique, et qui pourtant Ă©taient Ă©poux et, dans leur amour, se regardaient avec les yeux innocents de deux jumeaux au berceau ! Et l’homme Ă©prouvait l’amour d’un pĂšre pour sa compagne “ os de ses os et chair de sa chair ”, comme l’est un enfant pour un pĂšre. Et la femme connaissait la joie d’ĂȘtre fille, c’est-Ă -dire protĂ©gĂ©e par un amour trĂšs haut car elle sentait qu’elle possĂ©dait en elle quelque chose de cet homme magnifique qui l’aimait avec innocence et avec une angĂ©lique ardeur dans les belles prairies de l’Eden !

Ensuite, dans l’ordre des commandements que Dieu a donnĂ©s avec un sourire Ă  ses enfants bien-aimĂ©s, vient celui qu’Adam lui-mĂȘme — dotĂ© par la grĂące d’une intelligence qui n’avait au-dessus d’elle que celle de Dieu — exprime, en parlant de sa compagne et en elle de toutes les femmes ; c’est le dĂ©cret de la pensĂ©e de Dieu qui se rĂ©flĂ©chissait avec nettetĂ© dans le pur miroir de l’ñme d’Adam oĂč naissait une fleur de pensĂ©e et de parole : “ L’homme quittera son pĂšre et sa mĂšre et s’unira Ă  sa femme ; les deux seront une seule chair. ”

Si les trois piliers des trois amours dont je viens de parler n’avaient pas existĂ©, l’amour du prochain aurait-il pu exister ? Non, cela aurait Ă©tĂ© impossible. L’amour de Dieu nous donne Dieu pour ami et enseigne l’amour. Celui qui n’aime pas Dieu, qui est bon, ne peut certainement pas aimer son prochain, qui le plus souvent a des dĂ©fauts. S’il n’y avait pas eu l’amour conjugal et la paternitĂ© dans le monde, il n’aurait pas pu y avoir de prochain car le prochain est fait de l’ensemble des enfants nĂ©s des hommes. En es-tu persuadĂ© ?

– Oui, MaĂźtre. Je n’avais pas rĂ©flĂ©chi.

– En fait, il est difficile de remonter aux sources. L’homme est dĂ©sormais enfoncĂ© depuis des siĂšcles et des millĂ©naires dans la boue, et ces sources sont si haut sur les cimes ! D’ailleurs, la premiĂšre d’entre elles vient d’une hauteur abyssale : Dieu
 Mais je vous prends par la main et je vous conduis aux sources. Je sais oĂč elles se trouvent


196.6 – Et les autres amours ? demandent en mĂȘme temps Simon le ZĂ©lote et l’homme d’En-Dor.

– Le premier de la seconde sĂ©rie est l’amour du prochain. En rĂ©alitĂ©, c’est le quatriĂšme en puissance. Ensuite vient l’amour de la science, puis l’amour du travail.

– Et c’est tout ?

– C’est tout.

– Mais il y a beaucoup d’autres amours ! S’exclame Judas Iscariote.

– Non, il y a d’autres dĂ©sirs, mais ce ne sont pas des amours. Ce sont des “ absences d’amour ”. Celles-ci nient Dieu, elles nient l’homme. Pour cette raison, elles ne peuvent ĂȘtre des amours car ce sont des nĂ©gations, or la nĂ©gation c’est la haine.

– Si je refuse de consentir au mal, est-ce Ă©galement de la haine ? demande encore Judas.

– Pauvres de nous ! Mais tu es plus ergoteur qu’un scribe ! Dis-moi, qu’est-ce que tu as ? Est-ce l’air vif de la JudĂ©e qui t’excite les nerfs, comme une crampe ? s’exclame Pierre.

– Non. J’aime m’instruire et avoir beaucoup d’idĂ©es, des idĂ©es claires. Ici, il est facile de parler avec les scribes, justement. Je ne veux pas rester Ă  court d’arguments.

– Et crois-tu pouvoir au bon moment sortir l’échantillon de la couleur rĂ©clamĂ©e, du sac oĂč tu conserves tous ces chiffons ? demande Pierre.

– Chiffons, les paroles du Maütre ? Tu blasphùmes !

– Ne joues pas au scandalisĂ© ! Dans sa bouche Ă  lui, ce ne sont pas des chiffons. Mais, une fois que nous avons dĂ©formĂ© ses paroles, c’est ce qu’elles deviennent
 Essaie de mettre du byssus prĂ©cieux entre les mains d’un enfant
 Peu de temps aprĂšs, c’est une loque sale et dĂ©chirĂ©e. C’est ce qui nous arrive Ă  nous
 Maintenant, si tu prĂ©tends pĂȘcher au bon moment la loque qu’il te faut, entre ce qui n’est qu’une loque et ce qui est sale
 hum ! Je ne sais pas ce que tu en feras.

– Ne t’en soucie pas. Ce sont mes affaires.

– Ah ! Tu peux ĂȘtre sĂ»r que je ne m’en soucie pas ! J’ai assez des miennes. Et d’ailleurs
 Je me contente que tu ne nuises pas au MaĂźtre car, dans ce cas, je m’occuperais aussi de tes affaires


– Quand j’agirai mal, tu le feras : mais cela n’arrivera pas, car je sais y faire
 Je ne suis pas un ignorant, moi


– Je le suis, moi, et je le sais. Mais puisque, prĂ©cisĂ©ment, j’en suis conscient, je ne fais pas de rĂ©serves, pour les sortir ensuite au bon moment. Je me recommande Ă  Dieu, et Dieu m’aidera pour l’amour de son Messie dont je suis le serviteur le plus insignifiant et le plus fidĂšle.

– FidĂšles, nous le sommes tous ! RĂ©plique Judas avec arrogance.

– Oh ! Le mĂ©chant ! » Dit Yabeç avec sĂ©vĂ©ritĂ©, rompant le silence qu’il gardait attentivement. « Pourquoi offenses-tu mon pĂšre ? Il est ĂągĂ©, il est bon. Tu ne dois pas. Tu es un homme mĂ©chant, et tu me fais peur !

– Et de deux ! » dit Ă  voix basse Jacques, fils de ZĂ©bĂ©dĂ©e, en donnant un coup de coude Ă  AndrĂ©.

Il a parlé doucement, mais Judas a entendu.

« Tu vois, MaĂźtre, si les paroles de cet imbĂ©cile d’enfant de Magdala ont laissĂ© un souvenir ? dit Judas, rouge de dĂ©pit.

196.7 – Mais ne vaudrait-il pas mieux continuer la leçon du Maütre, au lieu de ressembler à des chevreaux en colùre ? demande le pacifique Thomas.

– Mais oui, MaĂźtre ! S’exclame Matthieu. Parle-nous encore de ta MĂšre. Son enfance est si lumineuse ! Elle nous rend l’ñme vierge par simple reflet ; or, moi, pauvre pĂ©cheur, j’en ai bien besoin !

– Que dois-je vous raconter ? Il y a tant d’épisodes, tous plus doux l’un que l’autre


– C’est elle qui te les a racontĂ©s ?

– Quelques-uns, oui, mais Joseph beaucoup plus. C’est lui qui m’a fait les plus beaux rĂ©cits quand j’étais petit. Et aussi AlphĂ©e, fils de Sarah, qui Ă©tait de six ans plus ĂągĂ© que ma MĂšre et fut son ami pendant les quelques annĂ©es oĂč elle vĂ©cut Ă  Nazareth.

– Oh, raconte ! » demande instamment Jean.

Ils sont tous en cercle, assis Ă  l’ombre des oliviers avec au milieu Yabeç qui regarde fixement JĂ©sus, comme s’il Ă©coutait un conte paradisiaque.

« Je vais vous rapporter la leçon de chastetĂ© que ma MĂšre a donnĂ©e, quelques jours avant d’entrer au Temple, Ă  son petit ami et Ă  beaucoup d’autres.

Ce jour-lĂ , une jeune fille de Nazareth, parente de Sarah, s’était mariĂ©e. Joachim et Anne avaient Ă©tĂ© invitĂ©s eux aussi aux noces, et avec eux la petite Marie qui, avec d’autres enfants, Ă©tait chargĂ©e de jeter des pĂ©tales effeuillĂ©s sur le chemin de l’épouse. On dit qu’elle Ă©tait trĂšs belle depuis sa plus tendre enfance, et tout le monde se la disputait, aprĂšs la joyeuse entrĂ©e de l’épouse. Il Ă©tait trĂšs difficile de voir Marie parce qu’elle vivait beaucoup Ă  la maison, affectionnant, plus que tout autre lieu, une petite grotte qu’elle appelle toujours la grotte “ de ses fiançailles ”. Aussi, quand on la voyait, blonde, rose, gracieuse, on l’accablait de caresses. On l’appelait : “ Fleur de Nazareth ” ou bien : “ Perle de la GalilĂ©e ” ou encore : “ Paix de Dieu ” en souvenir d’un immense arc-en-ciel qui Ă©tait survenu Ă  l’improviste Ă  son premier vagissement. Effectivement, elle Ă©tait et reste tout cela, et plus encore. C’est la Fleur du Ciel et de la crĂ©ation, c’est la Perle du Paradis et la Paix de Dieu
 Oui, la paix. Je suis le Pacifique car je suis le Fils du PĂšre et le fils de Marie : la paix infinie et la paix douce.

Ce jour-lĂ , tous voulaient lui donner des baisers et la prendre sur leurs genoux. Or elle, Ă©cartant les baisers et les contacts, dit avec une gracieuse gravitĂ© : “ Je vous en prie, ne me froissez pas. ” Ils crurent qu’elle parlait de son vĂȘtement de lin ceint d’une bande bleue Ă  la taille et aussi Ă  ses petits poignets et autour de son cou
 ou de la petite guirlande de fleurs bleues dont Anne l’avait couronnĂ©e pour tenir en place les boucles lĂ©gĂšres de ses cheveux. Ils l’assurĂšrent qu’ils n’allaient froisser ni son vĂȘtement ni sa guirlande. Mais elle, avec assurance, comme une petite femme de trois ans debout au milieu d’un cercle de grandes personnes, dit avec sĂ©rieux : “ Je ne pense pas Ă  ce qui se rĂ©pare. Je parle de mon Ăąme. Elle appartient Ă  Dieu et je veux que Dieu seul y touche. ” On lui objecta : “ Mais c’est Ă  toi que nous donnons des baisers, pas Ă  ton Ăąme. ” Elle rĂ©torqua : “ Mon corps est le temple de mon Ăąme et l’Esprit en est le prĂȘtre. On n’admet pas le peuple dans l’enceinte des prĂȘtres. Je vous en prie, n’entrez pas dans l’enceinte de Dieu. ”

AlphĂ©e, qui avait alors plus de huit ans et qui l’aimait beaucoup, fut frappĂ© par cette rĂ©ponse. Le lendemain, il la trouva prĂšs de sa petite grotte occupĂ©e Ă  cueillir des fleurs, et il lui demanda : “ Marie, quand tu seras grande, me voudrais-tu pour Ă©poux ? ” Il Ă©tait encore animĂ© par l’effervescence de la fĂȘte nuptiale Ă  laquelle il avait assistĂ©. Mais elle lui rĂ©pondit : “ Je t’aime bien, mais je ne te vois pas comme homme. Je te dis un secret : je vois seulement l’ñme des vivants. Elle, je l’aime beaucoup, de tout mon cƓur, mais je ne vois personne d’autre que Dieu comme ‘Vrai Vivant’ Ă  qui je pourrais me donner moi-mĂȘme. ” VoilĂ  un Ă©pisode.

– “ Vrai Vivant ” ! Mais tu sais que c’est une parole profonde ! » s’exclame BarthĂ©lemy.

Souriant, Jésus répond humblement :

« Elle était la MÚre de la Sagesse.

– Elle Ă©tait
 ? Mais n’avait-elle pas trois ans ?

– Elle l’était. Je vivais dĂ©jĂ  en elle, car j’étais Dieu en elle, dĂšs sa conception, dans son UnitĂ© et sa trĂšs parfaite TrinitĂ©.

196.8 – Mais, excuse-moi si j’ose parler, moi qui suis coupable, mais

Joachim et Anne savaient-ils qu’elle Ă©tait la Vierge Ă©lue ? demande Judas.

– Non, ils l’ignoraient.

– Dans ce cas, comment Joachim pouvait-il dire que Dieu l’avait sauvĂ©e d’avance ? Cela ne fait-il pas allusion Ă  son privilĂšge par rapport Ă  la faute ?

– C’est une allusion. Mais, comme pour tous les prophĂštes, c’est Dieu qui parlait par la bouche de Joachim. Lui non plus n’a pas compris la sublime vĂ©ritĂ© surnaturelle que l’Esprit mettait sur ses lĂšvres, car Joachim Ă©tait un juste, au point de mĂ©riter cette paternitĂ©, et c’était un humble – puisqu’il n’y a pas de justice lĂ  oĂč rĂšgne l’orgueil. Lui, il Ă©tait juste et humble. Il consola sa fille par son amour de pĂšre. Il l’instruisit par sa science de prĂȘtre, car il l’était en tant que tuteur de l’Arche de Dieu. Il la consacra comme pontife par le titre le plus doux : “ La femme sans tache. ” Un jour viendra oĂč un autre Pontife aux cheveux blancs dira au monde : “ Elle est la Femme conçue immaculĂ©e ” ; il donnera aux croyants cette vĂ©ritĂ©, comme un article de foi incontestable, pour que, dans le monde d’alors, en train de s’enfoncer toujours plus dans une grisaille nĂ©buleuse d’hĂ©rĂ©sies et de vices, resplendisse ouvertement la Toute-Belle de Dieu, couronnĂ©e d’étoiles, vĂȘtue des rayons de la lune moins purs qu’elle, et appuyĂ©e sur les astres, la Reine du créé et de l’incréé ; car, dans son Royaume, Dieu-Roi a pour Reine Marie.

– Alors Joachim Ă©tait prophĂšte ?

– C’était un juste. Son Ăąme rĂ©pĂ©tait comme un Ă©cho ce que Dieu disait Ă  son Ăąme aimĂ©e de Dieu.

196.9 – Quand allons-nous voir cette Maman, Seigneur ? demande Yabeç dont les yeux traduisent le dĂ©sir.

– Ce soir. Que lui diras-tu, en la voyant ?

– “ Je te salue, Mùre du Sauveur. ” Cela va bien comme ça ?

– TrĂšs bien, confirme JĂ©sus avec une caresse.

– Mais nous n’irons pas au Temple aujourd’hui ? demande Philippe.

– Nous y irons avant de partir pour BĂ©thanie. Et toi, Yabeç, tu resteras tranquille ici, n’est-ce pas ?

– Oui, Seigneur. »

L’épouse de Jonas, le rĂ©gisseur de l’oliveraie, qui s’est approchĂ©e tout doucement, demande :

« Pourquoi ne l’y conduis-tu pas ? L’enfant en a envie
 »

Jésus la regarde avec insistance sans parler.

La femme comprend et le dit :

« J’ai compris ! Mais je dois avoir encore un petit manteau de Marc. Je vais le chercher. »

Sur ce, elle s’éloigne en courant.

Yabeç tire Jean par la manche :

« Est-ce que les maßtres seront sévÚres ?

– Oh non ! N’aie pas peur ; et puis ce n’est pas pour aujourd’hui. Dans quelques jours, avec la MĂšre de JĂ©sus, tu seras plus sage qu’un docteur » dit Jean pour le rĂ©conforter.

Les autres entendent et sourient de l’apprĂ©hension de Yabeç.

« Mais qui le présentera en qualité de pÚre ? demande Matthieu.

– Moi. C’est naturel ! A moins que
 le MaĂźtre ne veuille le prĂ©senter, dit Pierre.

– Non, Simon. Je ne le ferai pas. Je te laisse cet honneur.

– Merci, MaĂźtre. Mais
 tu seras prĂ©sent toi aussi ?

– Certainement. Nous le serons tous. C’est “ notre ” enfant
 »

Marie, femme de Jonas, revient avec un manteau violet foncĂ© encore en bon Ă©tat. Mais quelle couleur ! Elle-mĂȘme le dit :

« Marc n’a jamais voulu le porter parce que la couleur ne lui plaisait pas. »

Je le crois bien ! C’est affreux ! Et le pauvre Yabeç, avec son teint olivĂątre, a l’air d’un noyĂ© dans cette couleur violente. Mais lui ne se voit pas
 si bien qu’il est heureux de porter ce manteau dans lequel il peut se draper comme un homme


« Le repas est prĂȘt, MaĂźtre. La servante a dĂ©jĂ  enlevĂ© l’agneau de la broche.

– Alors allons-y. »

Et, descendant de l’endroit oĂč ils se trouvent, ils entrent dans la vaste cuisine pour le repas.

Annotation

Il lui raconta la parabole du petit oiseau : Voir le paradoxe de la "pécheresse par amour" exprimé par la Sans-péché et la parabole du petit oiseau : voir en EMV 7.5.

Il est Celui qui est, c’est-Ă -dire le Tout ; et l’homme, c’est le rien qui devient une partie du Tout grĂące Ă  l’ñme que lui infuse l’Eternel. "Partie" a Ă©tĂ© corrigĂ© (selon l’explication apportĂ©e dans la note d’EMV 167.9) en “participant ” sur une copie dactylographiĂ©e ; elle ajoute en bas de page : “Si l’ñme sait rester en Ă©tat de grĂące, donc dĂ©ifiĂ©e, non pas par identitĂ© de substance, mais par Ă©lĂ©vation Ă  l’ordre surnaturel. ”

Note de l'EMV 167 : "Parcelle de Dieu" semble avoir Ă©tĂ© modifiĂ© en parcelle nĂ©e de Dieu par une correction peu claire de Maria Valtorta sur une copie dactylographiĂ©e, sur laquelle elle a ajoutĂ© la note suivante : "Il ne faut pas donner au mot parcelle le sens de “partie de Dieu” infusĂ©e en nous, mais de “lieu-trĂŽne”, “siĂšge” infusĂ© ou “spirĂ©â€ (par le “souffle de vie” dont parle GenĂšse 2, 7) par Dieu, donc chose de Dieu venue de Dieu en l’homme. Saint Thomas d’Aquin l’appelle “une capacitĂ© de Dieu” que Dieu remplit de lui-mĂȘme, afin que nous participions tous Ă  sa vie divine."

Il faut garder à l’esprit cette explication de Maria Valtorta (ainsi que le texte d’EMV 10.9) chaque fois que l’Ɠuvre parle de l’ñme comme une “partie” ou une “parcelle” de Dieu.

On le reliera aux notes qui se trouvent en EMV 4.6, EMV 54.5, EMV 165.4, EMV 170.4, EMV 365.16, EMV 444.4, EMV 463.4, EMV 524.7, EMV 537.11.

“ Croissez et multipliez-vous, et remplissez la terre... ” Selon Genùse 1, 28.

L’homme aimait la femme et la femme aimait l’homme, naturellement, non pas naturellement selon la nature telle que nous l’entendons, ou plutĂŽt telle que vous, hommes, l’entendez, mais selon la nature des enfants de Dieu : surnaturellement. "Surnaturellement" : Maria Valtorta note sur une copie dactylographiĂ©e : sans que le dĂ©sordre de la malice s’unisse ou mĂȘme “se substitue” aux lois ordonnĂ©es de Dieu, inhĂ©rentes Ă  la multiplication et Ă  la population de la terre. Elle ajoute en marge : Tant que l’homme est restĂ© dans cet ordre, le venin de la triple concupiscence qui le rendit dĂ©lirant, puis rebelle, enfin dĂ©chu, ne naquit pas en lui.

L’homme Ă©prouvait l’amour d’un pĂšre pour sa compagne “ os de ses os et chair de sa chair ”, comme l’est un enfant pour un pĂšre. Selon GenĂšse 2, 23.

“ L’homme quittera son pùre et sa mùre et s’unira à sa femme ; les deux seront une seule chair. ” Selon Genùse 2, 24.

Livre de la GenĂšse 1, 28

Gn 1, 28 : Et Dieu les bénit, et il leur dit : « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre. »

Livre de la GenĂšse 2, 23-24

Gn 2, 23-24 : Et l’homme dit : « Celle-ci cette fois est os de mes os et chair de ma chair ! Celle-ci sera appelĂ©e femme, parce qu’elle a Ă©tĂ© prise de l’homme. » C’est pourquoi l’homme quittera son pĂšre et sa mĂšre, et s’attachera Ă  sa femme, et ils deviendront une seule chair.

EMV 196.2-3 · Tome 3, p. 280-281

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Voir dans son contexte

Citation

JĂ©sus se promĂšne en observant Yabeç qui joue de bon cƓur avec Jean et les plus jeunes. Judas lui-mĂȘme, une fois passĂ© son dĂ©pit d’hier, est joyeux et s’amuse. Les plus ĂągĂ©s les regardent et sourient.

« Que dira ta MÚre de cet enfant ? demande Barthélemy.

– Moi, je crois qu’elle dira : “ Il est bien chĂ©tif ”, dĂ©clare Thomas.

– Oh non ! Elle dira : “ Pauvre enfant ! ” rĂ©pond Pierre.

– Elle te dira, au contraire : “ Je suis contente que tu l’aimes ”, objecte Philippe.

– La MĂšre n’en aurait jamais doutĂ©. Mais je crois qu’elle ne dira rien. Elle le serrera sur son cƓur, dit Simon le ZĂ©lote.

– Et, à ton avis, Maütre, que dira-t-elle ?

– Elle fera ce que vous dites. Mais elle pensera bien des choses – sinon mĂȘme toutes –, elle se les dira dans son cƓur mais, en l’embrassant, elle lui dira seulement : “ Sois bĂ©ni ! ” ; et elle prendra soin de lui comme si c’était un oiseau tombĂ© du nid.

EMV 196.3 · Tome 3, p. 281

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

196.3 Ecoutez-moi : un jour, elle me racontait un Ă©vĂ©nement de sa petite enfance : elle n’avait pas encore trois ans car elle n’était pas encore au Temple, et son coeur se brisait d’amour en donnant, comme des fleurs et des olives Ă©crasĂ©es et pressurĂ©es sous le pressoir, toute son huile et tous ses parfums. Dans son dĂ©lire d’amour, elle disait Ă  sa mĂšre qu’elle dĂ©sirait ĂȘtre vierge pour plaire davantage au Sauveur, mais qu’elle aurait voulu ĂȘtre une pĂ©cheresse pour pouvoir ĂȘtre sauvĂ©e. Elle en pleurait presque, parce que sa mĂšre ne la comprenait pas et elle ne savait lui expliquer comment on peut faire pour ĂȘtre en mĂȘme temps la “ pure ” et la “ pĂ©cheresse ”. C’est son pĂšre qui lui rendit la paix, en lui apportant un petit moineau qu’il avait sauvĂ© alors qu’il Ă©tait en danger sur le rebord d’une fontaine. Il lui raconta la parabole du petit oiseau en expliquant que Dieu l’avait sauvĂ©e d’avance et que, pour cette raison, elle devait le bĂ©nir deux fois. Et la petite vierge de Dieu, la trĂšs grande Vierge Marie, exerça sa premiĂšre maternitĂ© spirituelle envers cet oisillon qu’elle libĂ©ra quand il fut capable de voler. Mais il ne quitta jamais le jardin de Nazareth, consolant par ses vols et ses pĂ©piements la triste maison et les tristes coeurs d’Anne et de Joachim aprĂšs le dĂ©part de Marie au Temple. Il est mort peu de temps avant qu’Anne ne rende le dernier soupir... Il avait terminĂ© sa mission...

Détail

Jésus raconte un épisode de l'enfance de la Vierge Marie.

Annotation

Il lui raconta la parabole du petit oiseau : Voir le paradoxe de la "pécheresse par amour" exprimé par la Sans-péché et la parabole du petit oiseau : voir en EMV 7.5.

EMV 196.4 · Tome 3, p. 281-282

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Ma MĂšre s’était vouĂ©e Ă  la virginitĂ© par amour. Mais, Ă©tant une crĂ©ature parfaite, elle avait la maternitĂ© dans le sang et dans l’ñme. Car la femme est faite pour ĂȘtre mĂšre, et c’est une aberration de demeurer sourde Ă  ce sentiment, qui est un amour de deuxiĂšme puissance


Annotation

Concernant les différentes puissances d'amour, voir l'EMV 196.4-6.

EMV 196.4 · Tome 3, p. 282

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

L’homme, pour son Ă©pouse, est un maĂźtre et un pĂšre en plus d’ĂȘtre Ă©poux. Et la femme, pour son Ă©poux, est un ange et une mĂšre, en plus d’ĂȘtre Ă©pouse.