EMV 135.6 · Tome 2, p. 412
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
Quand bien même je me tairais, les vents de Dieu vous apporteraient les paroles de mon amour et de la rancoeur d’autrui.
Détail
Jésus dit :
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 135.6 · Tome 2, p. 412
Quand bien même je me tairais, les vents de Dieu vous apporteraient les paroles de mon amour et de la rancoeur d’autrui.
Jésus dit :
EMV 135.6 · Tome 2, p. 412-413
135.6 … La vision reprend lorsque Jésus revient sur la terrasse pour parler aux habitants de Béthanie et des localités voisines, accourus pour l’entendre.
« Paix à vous.
Quand bien même je me tairais, les vents de Dieu vous apporteraient les paroles de mon amour et de la rancœur d’autrui. Je sais que vous êtes en effervescence, car la raison de ma présence parmi vous ne vous est pas inconnue. Mais ce ne doit être qu’une manifestation joyeuse, et bénissez avec moi le Seigneur qui utilise le mal pour réjouir ses enfants, ramenant par l’aiguillon du mal son Agneau parmi les agneaux pour le mettre à l’abri des loups.
Voyez comme le Seigneur est bon. A l’endroit où j’étais, sont arrivés, comme des eaux à la mer, un fleuve et une rivière. Un fleuve de douceur affectueuse, une rivière de brûlante amertume. Le premier, c’était votre amour, depuis Lazare et Marthe jusqu’au bout du pays ; la rivière, c’était la hargne injuste de gens qui, ne pouvant venir vers le Bien qui les invite, accusent le Bien d’être le Crime. Et le fleuve disait : “ Reviens, reviens parmi nous. Que nos eaux t’entourent, t’isolent, te défendent. Qu’elles te donnent tout ce que te refuse le monde ! ” La rivière empoisonnée était menaçante et voulait tuer par son poison. Mais qu’est-ce qu’une rivière devant un fleuve, et qu’est-elle devant la mer ? Rien. Le poison de la rivière a été réduit à rien car le fleuve de votre amour l’a annihilé, et dans la mer de mon amour ne s’est jetée que la douceur de votre amour. Mieux, il a fait naître un bien : il m’a ramené vers vous. Bénissons-en le Très-Haut. »
Jésus a été contraint de venir à Béthanie pour la Fête des Lumières, afin d'échapper à la haine et à la hargne du Sanhédrin. Il parle ensuite aux habitants de Béthanie et se déclare Agneau de Dieu. Comme il donne ce discours aux habitants de Béthanie, il évoque Lazare et Marthe.
EMV 135.7 · Tome 2, p. 414
Il n’y a pas de misère plus grande que celle-là, la misère de celui qui a perdu pour toujours l’amitié de Dieu et son Royaume. Et elle doit faire pitié, seulement pitié.
EMV 135.8 · Tome 2, p. 415
C’est le secret du Rédempteur et des rédempteurs : faire preuve de patience, de bonté, de constance et prier. Rien d’autre. Tout geste est de trop pour certaines maladies...
EMV 136 · Tome 2, p. 416-429
À Béthanie, on célèbre la Fête des Encénies - aussi appelée la Fête de la Lumière ou la Fête de la Dédicace. C'est le premier anniversaire de Jésus sans sa Mère. Le Christ vagabonde dans le jardin, il écoute un rossignol. Puis, après avoir béni le Père pour ce chant, il reste un temps avec Simon, il lui parle du Ciel et des places qu'y auront les différents saints et bienheureux. Ensuite, arrive Marthe, qui est chagrinée, car Marie-Madeleine est partie récemment, elle voulait quitter ce "tombeau" pour retrouver ses joies. Ils vont à table et sont rejoints par les bergers de Bethléem, ce qui console Jésus de l'absence de sa Mère. Après que le Seigneur ait remercié Lazare et Marthe, en étant assez délicat pour évoquer Marie-Madeleine et consoler Marthe, ils en viennent à parler de l'Evangile de l'Enfance : de l'Immaculée Conception, à sa Présentation au Temple, ses fiançailles avec Joseph, la Nativité, la Fuite en Egypte, le retour en Galilée, le recouvrement au Temple. Pour finir, Pierre souhaite se souvenir de tout cela, mais a peur de ne pas y arriver : Matthieu lui assure qu'il a une bonne mémoire et qu'il le lui racontera. Enfin, Pierre souhaite mourir en prononçant le nom de Jésus et celui-ci lui confirme que cela arrivera.
EMV 136 · Tome 2
Les apôtres furent humiliés par leur défection au Christ. À ce moment, toutes les branches de l'humanité corrompue prirent le dessus en eux et de nouveau tout ce qui trouble l'homme les saisit, les secoua et les excita. Ils comprirent alors que dans la mesure où ils étaient devenus différents, cela ne venait pas de leur unique mérite, mais du fait qu'ils étaient avec Jésus. En eux, l'orgueil, corrupteur de l'homme fut broyé. Il est nécessaire que cela soit fait pour tous ceux qui sont choisis en vue d'une destinée spéciale pour qu'ils ne perdent pas leur vocation en perdant mon amour. L'un après l'autre sont tombés ceux qui avaient usurpé ma place en toi. Et ton Dieu seul est redevenu ton Roi auquel tu as chanté le Miserere de ton sage repentir.
EMV 136.1 · Tome 2, p. 416
La maison de Lazare, déjà superbe en temps normal, est ce soir toute splendeur. Elle semble embrasée par les innombrables lumières qui y brillent et leur clarté ressort à l’extérieur en cette nuit qui commence, débordant des salles dans l’atrium et de là dans le portique, s’allongeant pour revêtir d’or les pierres des sentiers, les plantes et les buissons des parterres, rivalisant avec le clair de lune et en triomphant même pendant les premiers mètres grâce à sa splendeur jaune et charnelle, tandis qu’un peu plus loin le vêtement de pur argent que la lune étend sur toutes choses leur donne un air angélique.
Même le silence qui enveloppe le magnifique jardin, où l’on n’entend que l’arpège du jet d’eau dans le bassin, paraît augmenter la paix recueillie et paradisiaque de la nuit lunaire, pendant que près de la maison, beaucoup de voix joyeuses, accompagnées du glissement familier des meubles qu’on met en place et des nappes qu’on pose sur les tables, rappellent que l’homme est l’homme et pas encore un pur esprit.
La Fête de la Dédicace est la Fête de la Lumière en Israël.
EMV 136.2 · Tome 2, p. 418
Je suis le Maître de la mort et de la vie.
EMV 136.2 · Tome 2, p. 418-419
Regarde le ciel, Simon. Tu y vois des étoiles plus ou moins grandes, et des planètes de différentes tailles. Toutes possèdent vie et splendeur grâce à Dieu qui les a faites, mais toutes n’ont pas la même splendeur et la même taille. Dans mon Ciel, également, il en sera ainsi. Tous les rachetés posséderont par moi la vie, et par ma lumière la splendeur. Mais tous n’auront pas une égale splendeur, une égale grandeur. Certains ne seront qu’une simple poussière d’astres, comme celle qui compose la voie lactée. Ceux-là seront les innombrables qui, du Christ, auront eu ou plutôt auront aspiré le minimum indispensable pour n’être pas damnés, et qui parviendront au Ciel uniquement grâce à l’infinie miséricorde de Dieu, après un long purgatoire. D’autres seront plus brillants et plus formés : ce seront les justes qui auront uni leur volonté – note bien, leur volonté, pas leur bonne volonté – à la volonté du Christ et auront obéi à mes paroles pour ne pas être damnés. Puis il y aura les planètes, les volontés bonnes, oh ! D’une splendeur inouïe ! Leur éclat sera celui du diamant pur ou celui des gemmes de diverses couleurs : le rouge du rubis, le violet de l’améthyste, le blond de la topaze, la blancheur éclatante des perles : ceux qui auront fait preuve d’amour jusqu’à en mourir, ceux qui auront embrassé la pénitence par amour, ceux qui auront agi par amour, ceux qui par amour seront restés sans tache.
De plus, parmi ceux que représentent ces planètes – et ce seront mes gloires de Rédempteur –, certains auront en eux la lumière du rubis, de l’améthyste, de la topaze et de la perle parce que tout en eux sera amour. Ils se seront montrés héroïques pour arriver à se faire pardonner de n’avoir pas su aimer plus tôt, pénitents pour s’imprégner d’expiation, de même qu’Esther, avant de se présenter à Assuérus, s’imprégna de parfums, infatigables pour faire en peu de temps – le peu de temps qui leur reste – ce qu’ils n’ont pas fait au cours des années qu’ils ont perdues dans le péché, purs jusqu’à l’héroïsme pour oublier jusque dans leurs entrailles – pas seulement en leur âme et pensée – que leurs sens existent. Ce seront eux qui attireront par leur splendeur multiforme les yeux des croyants, des purs, des pénitents, des martyrs, des héros, des ascètes, des pécheurs et pour chacune de ces catégories, leur splendeur sera parole, réponse, invitation, assurance...
Jésus parle du Ciel à Simon le Zélote.
Livre d'Esther 2, 1-18
Est 2, 1-18
Après ces événements, quand la colère du roi Assuérus se fut apaisée, il se souvint de Vasti, de sa conduite et des décisions prises à son sujet. Les gens qui étaient au service du roi dirent alors : « Qu’on cherche pour le roi des jeunes filles vierges, agréables à voir ; qu’il établisse dans toutes les provinces de son royaume des commissaires, pour rassembler à Suse-la-Citadelle, dans la maison des femmes, toutes les jeunes filles vierges et agréables à voir, sous l’autorité de Hégué, eunuque du roi, gardien des femmes, qui leur donnera ce qui est nécessaire à leur toilette.
La jeune fille qui plaira au roi deviendra reine à la place de Vasti. » Le conseil plut au roi, et il le suivit. Or il y avait dans Suse-la-Citadelle un Juif du nom de Mardochée, fils de Jaïre, fils de Shiméï, fils de Qish, homme de Benjamin ; il avait été emmené de Jérusalem par le roi de Babylone Nabucodonosor, parmi les captifs déportés avec Jékonias, roi de Juda.
Il élevait alors Hadassa – c’est Esther –, fille de son oncle, qui était orpheline de père et de mère. La jeune fille avait belle prestance et elle était agréable à voir. À la mort de son père et de sa mère, Mardochée l’avait adoptée comme fille. Lorsque furent connus l’ordre du roi et son édit, de nombreuses jeunes filles furent rassemblées à Suse-la-Citadelle, sous l’autorité de Hégué. Esther fut choisie parmi elles et conduite dans la maison du roi, sous l’autorité de Hégué, gardien des femmes.
La jeune fille lui plut et gagna sa faveur. Il se hâta de lui donner ce qui était nécessaire à sa toilette et à sa subsistance, il lui attribua sept suivantes, venant de la maison du roi, et l’installa avec ses suivantes dans le meilleur appartement de la maison des femmes. Esther n’avait révélé ni son peuple ni son origine, car Mardochée le lui avait interdit.
Chaque jour, Mardochée passait devant la cour de la maison des femmes, pour savoir comment allait Esther et comment on la traitait. Chaque jeune fille devait se présenter à son tour au roi Assuérus, au terme d’une année, où elle avait accompli son temps réglementaire de préparation : pendant six mois, elle usait d’huile de myrrhe, et, pendant six mois, de baumes et de crèmes de beauté pour les femmes. Quand elle se présentait au roi, chaque jeune fille obtenait tout ce qu’elle demandait pour l’emporter avec elle en passant de la maison des femmes au palais royal. Elle s’y rendait le soir et, le lendemain matin, elle passait dans la seconde maison des femmes, sous l’autorité de Shaashgaz, l’eunuque royal chargé des concubines. Elle ne revenait pas chez le roi, à moins que le roi ne la désire et ne la rappelle nommément.
Pour Esther, fille d’Abihaïl, l’oncle de ce Mardochée qui l’avait adoptée comme fille, quand vint le tour de se rendre chez le roi, elle ne demanda rien d’autre que ce qu’avait indiqué Hégué, l’eunuque du roi, gardien des femmes. Et Esther gagnait la bienveillance de tous ceux qui la voyaient. Esther fut amenée au roi Assuérus, au palais royal, au dixième mois, qui est le mois de Téveth, la septième année de son règne. Et le roi la préféra à toutes les autres femmes. Elle gagna sa bienveillance et sa faveur plus que toutes les autres jeunes filles. Il mit sur sa tête la couronne royale et la fit reine à la place de Vasti.
Le roi fit alors un grand banquet pour ses princes et ses serviteurs, le banquet d’Esther. Il accorda des allégements aux provinces et fit des largesses avec une libéralité royale.
EMV 136.3 · Tome 2, p. 420
« Paix à vous tous » dit Jésus, en entrant dans l’atrium où brillent des dizaines de lampes d’argent toutes allumées et disposées un peu partout.
Lazare s’avance, souriant :
« Paix et bénédiction à toi, Maître, et nombreuses années de sainte félicité. »
Ils s’embrassent.
« Certains de nos amis m’ont dit que tu es né pendant que Bethléem étincelait d’une lointaine encénie. Nous comme eux, nous jubilons de t’avoir ce soir. Tu ne demandes pas de qui il s’agit ?
– Je n’ai pas d’autres amis qui ne soient pas mes disciples et mes chers amis de Béthanie, en dehors des bergers. Ce sont donc eux. Ils sont venus ? Pourquoi ?
– Pour t’adorer, notre Messie. Jonathas nous a annoncé ta présence et nous sommes ici. Avec nos troupeaux qui sont maintenant dans les étables de Lazare, et avec nos coeurs, qui sont maintenant comme toujours sous tes pieds saints. »
Isaac a parlé au nom d’Elie, de Lévi, de Joseph et de Jonathas qui sont tous prosternés à ses pieds. Jonathas a sa belle tenue d’intendant très aimé de son maître, Isaac celle d’un infatigable pèlerin, un vêtement en laine épaisse marron foncé imperméable à l’eau ; Lévi, Joseph, Elie sont habillés de neuf par Lazare pour pouvoir prendre place aux tables sans avoir à porter le pauvre vêtement déchiré et imprégné de l’odeur des troupeaux des bergers.
« C’est pour cela que vous m’avez envoyé au jardin ? Que Dieu vous bénisse tous ! Il ne manque que ma Mère à mon bonheur. Levez-vous, levez-vous. C’est mon premier anniversaire en l’absence de ma Mère. Mais votre présence m’enlève toute tristesse, toute nostalgie de ses baisers. »
Les bergers sont présents à la fête des Encénies, chez Lazare, à Béthanie. Il y a Isaac, Élie, Lévi, Joseph, Jonathas. C'est le premier anniversaire de Jésus sans sa Mère (selon la chronologie de Valtorta.fr, on est le 29 décembre 27) et cela le console.