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Lieux saints

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EMV 197.1 · Tome 3, p. 290

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Pierre est vraiment solennel quand il entre en qualité de père dans l’enceinte du Temple, tenant Yabeç par la main. Il paraît même plus grand, tant il se tient droit en marchant.

Derrière, en groupe, viennent tous les autres. Jésus est le dernier, occupé à mener une discussion serrée avec Jean d’En-Dor qui paraît avoir honte d’entrer au Temple.

Pierre demande à son petit protégé : « Tu n’y es jamais venu ? », s’attirant cette réponse :

« Quand je suis né, père, mais je ne m’en souviens pas. »

Cela fait rire Pierre de bon cœur. Il le répète à ses compagnons qui rient eux aussi en disant bonnement et finement :

« Peut-être que tu dormais et par conséquent… » ou bien : « Nous sommes tous comme toi. Nous ne nous rappelons pas notre venue ici, à notre naissance. »

Annotation

Pierre demande à son petit protégé : « Tu n’y es jamais venu ? », s’attirant cette réponse : « Quand je suis né, père, mais je ne m’en souviens pas. » Pour la cérémonie de sa présentation au Temple et de la purification de sa mère.

EMV 199.3-4 · Tome 3, p. 307-308

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jusqu’aux environs de Jérusalem, ils marchent tous ensemble. Puis ils se séparent. Judas part tout seul de son côté et entre dans la ville, probablement par la porte qui se trouve vers la Tour Antonia. Thomas, Philippe et Nathanaël font encore quelques dizaines de mètres avec Jésus et leurs compagnons, puis entrent en ville, par le faubourg d’Ophel, en compagnie de Marie et de l’enfant.

199.4 « Et maintenant, allons voir ces malheureux ! » dit Jésus.

Tournant le dos à Jérusalem, il se dirige vers un lieu désolé situé sur les pentes d’une colline rocheuse qui se trouve entre les deux routes qui mènent de Jéricho à Jérusalem. C’est un lieu étrange où l’on accède par des sortes de gradins. Après le premier niveau, on grimpe un sentier et le premier palier est surélevé d’au moins trois mètres au-dessus du sentier, et de même pour le second. Lieu aride, mort… très triste.

« Maître, crie Simon le Zélote, je suis ici. Arrête-toi pour que je te montre le chemin… »

Et Simon, qui s’était adossé à la roche pour avoir un peu d’ombre, s’avance et conduit Jésus par un sentier à gradins qui va vers Gethsémani, mais en est séparé par la route qui mène du mont des Oliviers à Béthanie. »

« Nous y voilà. J’ai vécu au milieu des tombeaux de Siloan et c’est ici que se trouvent mes amis. Une partie d’entre eux, du moins. Les autres sont à Ben Hinnom, mais ne peuvent venir… Ils devraient traverser la route, et on les verrait.

– Nous irons aussi les trouver.

– Merci ! Pour eux et pour moi.

EMV 201 · Tome 3, p. 322-329

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Détail

Titre du chapitre : L’examen de majorité de Marziam.

Date de la vision : Mardi 26 juin 1945.

Calendrier : Mercredi 29 mars 28 (16 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Temple de Jérusalem

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Le groupe apostolique est avec les femmes et Joseph d'Arimathie. Près du Temple, ils attendent Judas, Thomas, et Barthélémy, mais seul les deux derniers se présentent. L'Iscariote n'est pas là. Ils vont l'attendre à un autre endroit mais l'apôtre ne pointe pas le bout de son nez. Joseph d'Arimathie s'impatiente et ils s'en vont finalement dans le lieu saint, où Marziam va passer son examen. Jésus ne peut pas l'accompagner car cela le desservirait. Pierre en est peiné mais comprend. A la place, Joseph accompagne Simon et son fils adoptif. Il sont accueillis par Azraël et Jacob, deux rabbins ou chefs de synagogue qui montrent du mépris à Pierre et survolent l'examen. Mais Marziam est accepté et l'enfant revient avec son père, tout heureux. Jésus l'est aussi mais est attristé, comme les autres, par la défection de Judas et Pierre s'en rend compte tardivement. Cependant, le Maître le rassure et ils vont chez Joseph d'Arimathie. C'est alors que la vision se termine.

Contenu du chapitre : 201.1 : Entrée dans le Temple au milieu des insultes qui fusent entre les soldats et la foule. 201.2 : On se retrouve avec les apôtres, mais Judas est absent. 201.3 : On le cherche en vain et Pierre entre avec Marziam, sans Jésus. 201.4 : Joseph d'Arimathie fait jouer son prestige. Premières questions. 201.5 : Marziam réussit l'examen et Pierre prononce son petit discours. 201.6 : Joseph d'Arimathie invite à un banquet. Pierre va sacrifier un agnelet. 201.7 : Judas a été un trouble-fête.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 62

EMV 202 · Tome 3, p. 329-333

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Reproche adressé à Judas et arrivée des paysans de Yokhanan (Giocana).

Date de la vision : Mercredi 27 juin 1945.

Calendrier : Jeudi 30 mars 28 (17 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Temple de Jérusalem

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Le groupe apostolique est au Temple, sans les femmes. Ils attendent Pierre qui est parti sacrifier un agneau. Pendant ce temps, ils aperçoivent Judas et Thomas va écouter ce qu'il dit, sans attendre l'accord de Jésus. Rapidement, l'apôtre fait connaître sa présence à l'Iscariote et Judas décide donc d'aller avec lui voir le reste du groupe. Mais Thomas n'est pas niais et l'avertit d'être prudent sur sa conduite.

Une fois devant le Maître et les autres, Judas salue Jésus, mais celui-ci est sérieux et souligne que Judas le fuit. Le Christ pointe aussi du doigt qu'il a ignoré Pierre et le groupe le jour de l'examen de Marziam. Pendant que Judas tente de se justifier, l'enfant s'éclipse heureusement pour voir les paysans de Doras, et Jésus demande à Jean d'Endor de les retenir un peu. S'ensuit une réprimande à Judas, qui lui fait savoir qu'il ne pourra pas être présent le lendemain pour voir des amis de son père. L'homme s'en va et Jésus demande à ses amis d'oublier cet incident et de ne pas le raconter à Simon-Pierre, Jean d'Endor, Marziam et sa Mère.

Enfin, les paysans de Doras saluent le Maître et sont en extase devant la bonne santé de Yabeç, qui ne cache pas son affection pour son Jésus. La vision finit ainsi.

Contenu du chapitre : 202.1 : Dans la grande cour du Temple, Judas se pavane au milieu de scribes. 202.2 : Thomas va le chercher et le blâme. 202.3 : Jésus reproche sévèrement à Judas son absence et son impolitesse. 202.4 : Et demande aux autres le silence sur l'incident. 202.5 : Les paysans remarquent le bonheur de Marziam.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 63

EMV 203 · Tome 3, p. 333-342

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Titre du chapitre : La prière du Notre Père

Date de la vision : Jeudi 28 juin 1945

Calendrier : Jeudi 30 mars 28 (17 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Jérusalem puis Gethsémani

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Jésus quitte la maison dans laquelle il réside avec les apôtres, sauf Judas, qui n'est pas présent. Il demande à Jean d'Endor de veiller sur les femmes-disciples en leur absence et va au mont des Oliviers avec les disciples. Il leur déclare en chemin qu'il veut leur faire un grand cadeau et il les remercie par ailleurs pour leur amour envers Lui.

Pendant qu'ils marchent, le Maître signale que les apôtres supportent des continuelles déceptions et épreuves mais qu'il leur faut toujours faire confiance en Dieu. Entretemps, il leur apprend qu'ils vont au mont des Oliviers, à Gethsémani. Une fois arrivé sur place, ils parlent de Judas, qui est jaloux de Jean d'Endor, et dont le comportement étonne les apôtres. Puis, Jésus revient à leur sujet principal et leur enseigne la prière du Notre Père. Il s'arrête sur chaque phrase et les encourage à prier ainsi Dieu le Père. Ensuite, il envoie Jude et Simon le Zélote chercher les femmes et les enfants (car c'est l'aurore), suite à quoi ils iront à Béthanie.

Contenu du chapitre : 203.1 : Jésus désire être seul avec ses apôtres. 203.2 : Je vais vous apprendre à prier. 203.3 : Simon de Jonas se transforme en Pierre de Jésus. 203.4 : Judas, absent, est devenu moins bon. Il est jaloux de Jésus. 203.5 : La prière parfaite : Quand vous priez dites ainsi. 203.6 : Notre Père : sentez-vous des fils. 203.7 : Que le Nom saint et suave soit sanctifié. 203.8 : Que vienne le règne de Dieu sur terre. 203.9 : Obéissance parfaite sur la Terre comme au Ciel. 203.10 : Le pain quotidien demandé au Père qui est bon. 203.11 : Nécessité du pardon. 203.12 : Les tentations. L'humilité de se connaître. 203.13 : Le don de la seconde Pâque. Retour à Gethsémani.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 64

EMV 203.1 · Tome 3, p. 333

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Jésus sort avec ses disciples d’une maison proche des murs. Je crois que c’est toujours dans le quartier de Bézéta car, pour sortir des murs, on doit encore passer devant la maison de Joseph, qui se trouve près de la Porte que j’ai entendu nommer Porte d’Hérode.

La ville est à moitié déserte en cette paisible soirée au clair de lune. Je me rends compte que la Pâque a été consommée dans l’une des maisons de Lazare, qui n’est pourtant pas la maison du Cénacle. Celle-ci est à l’opposé. L’une est au nord, l’autre au sud de Jérusalem.

Sur le seuil de la maison, Jésus, avec son aimable courtoisie, prend congé de Jean d’En-Dor qu’il laisse pour protéger les femmes et qu’il remercie pour cette garde. Il embrasse Marziam, venu lui aussi sur le seuil, puis s’éloigne par la Porte dite d’Hérode.

Annotation

Pour sortir des murs, on doit encore passer devant la maison de Joseph, qui se trouve près de la Porte que j’ai entendu nommer Porte d’Hérode. Joseph d’Arimathie qui les avait invités la veille au soir.

EMV 203.6 · Tome 3, p. 338

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“ Notre Père ”.

Je l’appelle “ Père ”. C’est le Père du Verbe, c’est le Père de Celui qui s’est incarné. C’est ainsi que je veux que vous l’appeliez vous aussi, car vous faites un avec moi, si vous demeurez en moi. Il fut un temps où l’homme devait se jeter face à terre pour soupirer, en tremblant d’épouvante : “ Dieu ! ” Celui qui ne croit pas en moi ni en ma parole est encore pris par cette crainte paralysante… Observez l’intérieur du Temple. Non seulement Dieu, mais aussi le souvenir de Dieu, est caché aux yeux des fidèles par un triple voile. Sépara­tion par la distance, séparation par les voiles, tout a été pris et appliqué pour signifier à celui qui prie : “ Tu es fange. Lui, il est Lumière. Tu es abject. Lui, il est Saint. Tu es esclave. Lui, il est Roi. ”

Mais maintenant !… Relevez-vous ! Approchez-vous ! Je suis le Prêtre éternel. Je peux vous prendre par la main et vous dire : “ Venez. ” Je peux saisir les rideaux du vélarium et les écarter, ouvrant tout grand l’inaccessible lieu, fermé jusqu’à aujourd’hui. Fermé ? Pourquoi ? Fermé à cause de la faute originelle, oui, mais encore plus étroitement fermé par la conscience corrompue des hommes. Pourquoi est-il fermé si Dieu est amour, si Dieu est Père ? Je peux, je dois, je veux vous conduire, non pas dans la poussière, mais dans l’azur ; non pas au loin, mais tout près ; non pas comme des esclaves, mais comme des fils sur le cœur de Dieu.

Dites “ Père ! Père ! ”, et ne vous lassez pas de le répéter. Ne savez-vous pas que, chaque fois que vous le dites, le Ciel rayonne de la joie de Dieu ? Ne diriez-vous que ce mot, avec un amour véritable, vous feriez déjà une prière agréable au Seigneur. “ Père ! Mon père ! ” disent les enfants à leur géniteur. C’est le premier mot qu’ils disent : “ Mère, père. ” Vous êtes les petits enfants de Dieu. Je vous ai engendrés à partir du vieil homme que vous étiez. Ce vieil homme, je l’ai détruit par mon amour, pour faire naître l’homme nouveau, le chrétien. Appelez donc, du premier nom que les enfants connaissent, le Père très saint qui est aux Cieux.

EMV 207.1 · Tome 3, p. 375

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Simon-Pierre s’avance pour rejoindre le groupe de Jésus et demande :

« Allons-nous d’ici à Bethléem ? Jean dit que, la dernière fois, vous aviez pris un autre chemin.

– C’est vrai, répond Jésus. Mais c’était parce que nous venions de Jérusalem. D’ici, c’est plus court. Au tombeau de Rachel, que les femmes veulent voir, nous nous séparerons comme vous l’avez décidé il y a un moment. Nous nous retrouverons ensuite à Bet-çur où ma Mère désire faire halte. »

Annotation

Allons-nous d’ici à Bethléem ? Jean dit que, la dernière fois, vous aviez pris un autre chemin. Périple de Jésus, Jean, Judas et Simon le zélote. Cf. EMV 70 à EMV 74.

Nous nous retrouverons ensuite à Bet-çur : BET-ÇUR : (la maison du veilleur). Betsur (prononcer Betsour) dans l’original de Maria Valtorta. Traduit par Béthsur (1985) et par Bet-Çur (2016) dans les éditions françaises. Autres orthographes rencontrées : Bethsur, Beth-Tsur, Beth-Zur, Bethsour. Aujourd’hui Beit Sur, à 6 km au nord d’Hébron.

Où ma Mère désire faire halte : Pour retrouver une amie du Temple : Élise. Voir ci-après EMV 208.

Genèse 35,18-19 – Rachel, fille cadette de Laban. Elle était très belle. Jacob la rencontra auprès du puits où elle allait abreuver ses troupeaux, à proximité de Harân, en Mésopotamie. Dès qu’il la vit, il l’aima. Jacob, dépourvu de biens, ne pouvait payer la somme que tout prétendant donnait aux parents d’une jeune fille. C’est pourquoi il servit son beau-père pendant 7 ans, afin d’obtenir Rachel. En même temps, Jacob, isolé et fugitif, était heureux de se rattacher à un groupe patriarcal. Il se lia par contrat, et on lui donna une femme du clan. Dès lors, il ne pouvait pas partir et emmener sa femme et ses enfants sans autorisation, même au terme du contrat. À la fin des 7 premières années, Laban trompa Jacob, et lui fit épouser Léa, son aînée, beaucoup moins attrayante semble-t-il. Le fils d’Isaac servit encore 7 ans pour avoir la cadette, la seule qu’il ait aimée. Rachel devint sa femme (Genèse 29,1-30) la mère de Joseph (Genèse 30,22-25), puis de Benjamin; elle mourut à la naissance de celui-ci (Genèse 35,16-20; 48,7). Jacob l’ensevelit un peu au nord de Ephrata, plus connue sous le nom de Bethléem. La tombe se trouvait en un lieu que traversait le voyageur allant de Béthel à Bethléem (source BibleOnLine).         

Livre de la Genèse 35, 16-19

Gn 35, 16-19 : Ils partirent de Béthel. Il y avait encore une certaine distance avant d’arriver à Ephrata, lorsque Rachel enfanta, et son accouchement fut pénible. Pendant les douleurs de l’enfantement, la sage-femme lui dit : « Ne crains point, car c’est encore un fils que tu vas avoir. » Comme son âme s’en allait, — car elle était mourante, — elle le nomma Bénoni ; mais son père l’appela Benjamin. Rachel mourut, et elle fut enterrée au chemin d’Éphrata, qui est Bethléem. 20Jacob éleva un monument sur sa tombe ; c’est le monument de la Tombe de Rachel, qui subsiste encore aujourd’hui.

EMV 207.2 · Tome 3, p. 376-377

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ils continuent leur route par la fraîche vallée orientée d’est en ouest, puis ils tournent légèrement vers le nord, longent une colline qui se dresse là et rejoignent ainsi la route qui mène de Jérusalem à Bethléem, justement à côté du cube que surmonte le dôme arrondi du tombeau de Rachel. Tous s’approchent pour prier avec respect.

« Nous nous sommes arrêtés ici, Joseph et moi. Tout est comme à l’époque. Il n’y a que la saison qui diffère : c’était alors une froide journée de Casleu[1]. Il avait plu et les routes étaient devenues boueuses, puis il s’était levé un vent glacial et peut-être avait-il gelé pendant la nuit. Les chemins s’étaient durcis mais, sillonnés par des chars et par la foule, ils ressemblaient tous à une mer couverte de trous, si bien que mon petit âne se fatiguait beaucoup…

– Pas toi, Mère ?

– Oh moi, je t’avais, toi !… »

Son regard exprime un tel bonheur que c’en est émouvant. Puis elle reprend la parole :

« La nuit tombait et Joseph était très soucieux… Un vent cinglant se levait et ne cessait de se renforcer… Les gens se hâtaient vers Bethléem, on se heurtait, et plusieurs prenaient à partie mon petit âne qui avançait bien lentement, cherchant où il devait mettre les sabots… Il semblait savoir que tu étais là… et que tu sommeillais pour la dernière fois dans le berceau de mon sein. Il faisait froid… mais moi, je brûlais. Je te sentais arriver… Arriver ? Tu pourrais dire : “ Cela fait neuf mois que j’étais là, Maman. ” Certes, mais à ce moment-là, c’était comme si tu descendais des Cieux. Les Cieux s’abaissaient jusqu’à moi et j’en voyais les splendeurs… Je voyais la Divinité brûler de la joie de ta naissance toute proche, et ces feux me pénétraient, m’incendiaient, m’abstrayaient… de tout… Froid… vent… foule… tout cela n’était rien ! Je voyais Dieu… De temps à autre, avec effort, je réussissais à ramener mon esprit sur la terre et je souriais à Joseph qui craignait pour moi le froid et la fatigue ; il guidait le petit âne de peur d’un faux pas et m’enveloppait dans une couverture pour que je ne prenne pas froid… Mais il ne pouvait rien arriver. Je ne sentais pas les secousses. J’avais l’impression d’avancer sur un chemin d’é­toiles, au milieu de nuées éclatantes que soutenaient les anges… Et je souriais… D’abord à toi… A travers les barrières de la chair, je te regardais dormir, tes petits poings serrés dans ton petit lit de roses vivantes, mon bouton de lys… Puis je souriais à mon époux si affligé, si affligé, pour l’encourager… et aussi aux gens qui ne savaient pas que déjà ils respiraient dans l’aura du Sauveur…

Nous nous sommes arrêtés près du tombeau de Rachel pour que le petit âne se repose un moment et pour manger un peu de pain et d’olives, nos provisions de pauvres. Mais je n’avais pas faim. Je ne pouvais pas avoir faim… Ma joie me nourrissait…

Annotation

Mon petit âne se fatiguait beaucoup… Cf. EMV 28.

Tombeau de Rachel – Genèse 35, 16-19 – Rachel, fille cadette de Laban. Elle était très belle. Jacob la rencontra auprès du puits où elle allait abreuver ses troupeaux, à proximité de Harân, en Mésopotamie. Dès qu’il la vit, il l’aima. Jacob, dépourvu de biens, ne pouvait payer la somme que tout prétendant donnait aux parents d’une jeune fille. C’est pourquoi il servit son beau-père pendant 7 ans, afin d’obtenir Rachel. En même temps, Jacob, isolé et fugitif, était heureux de se rattacher à un groupe patriarcal. Il se lia par contrat, et on lui donna une femme du clan. Dès lors, il ne pouvait pas partir et emmener sa femme et ses enfants sans autorisation, même au terme du contrat. À la fin des 7 premières années, Laban trompa Jacob, et lui fit épouser Léa, son aînée, beaucoup moins attrayante semble-t-il. Le fils d’Isaac servit encore 7 ans pour avoir la cadette, la seule qu’il ait aimée. Rachel devint sa femme (Genèse 29,1-30) la mère de Joseph (Genèse 30,22-25), puis de Benjamin; elle mourut à la naissance de celui-ci (Genèse 35,16-20; 48,7). Jacob l’ensevelit un peu au nord de Ephrata, plus connue sous le nom de Bethléem. La tombe se trouvait en un lieu que traversait le voyageur allant de Béthel à Bethléem (source BibleOnLine).

Livre de la Genèse 35, 16-19

Gn 35, 16-19 : Ils partirent de Béthel. Il y avait encore une certaine distance avant d’arriver à Ephrata, lorsque Rachel enfanta, et son accouchement fut pénible. Pendant les douleurs de l’enfantement, la sage-femme lui dit : « Ne crains point, car c’est encore un fils que tu vas avoir. » Comme son âme s’en allait, — car elle était mourante, — elle le nomma Bénoni ; mais son père l’appela Benjamin. Rachel mourut, et elle fut enterrée au chemin d’Éphrata, qui est Bethléem. 20Jacob éleva un monument sur sa tombe ; c’est le monument de la Tombe de Rachel, qui subsiste encore aujourd’hui.

EMV 217.4 · Tome 3, p. 459

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Il y a ici quelqu’un de bien plus grand que le Temple et qui peut prendre ce qu’il veut de la création, car Dieu a disposé toutes choses pour servir d’escabeau à la Parole. Et moi, je prends et je donne. Il en est ainsi des épis du Père servis sur l’immense table qu’est la terre, comme de la Parole. Je prends et je donne. Aux bons comme aux mauvais, car je suis la Miséricorde. Mais vous ignorez ce qu’est la miséricorde. Si vous saviez ce que cela signifie, vous comprendriez aussi que je ne veux qu’elle. Si vous saviez ce qu’est la miséricorde, vous n’auriez pas condamné des innocents. Mais vous l’ignorez. Vous ne savez pas non plus que je ne vous condamne pas, vous ne savez pas que je vous pardonnerai et que je demanderai même au Père de vous pardonner. Car c’est la miséricorde que je veux, et non le châtiment. Mais vous, vous ne le savez pas. Vous ne voulez pas le savoir. C’est là un péché plus grand que celui que vous m’imputez, que celui que, selon vous, ces innocents ont commis. Du reste, sachez que le sabbat est fait pour l’homme et non pas l’homme pour le sabbat, et que le Fils de l’homme est le maître même du sabbat.

Détail

Jésus parle à des pharisiens qui lui sont hostiles.

Annotation

Aux bons comme aux mauvais, car je suis la Miséricorde. Mais vous ignorez ce qu’est la miséricorde. Si vous saviez ce que cela signifie, vous comprendriez aussi que je ne veux qu’elle. Cf. Osée 6,6 repris aussi dans Matthieu 9,13.