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Maria Valtorta et son œuvre

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EMV 20.8 · Tome 1, p. 134

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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20.8 Quant à toi, ma fille, souffre, car ta souffrance unie à la mienne et à celle de mon Jésus est une offrande parfaite, agréable à Dieu et méritoire. Ton amour compatissant m’est si cher ! Mais veux-tu me donner un baiser ? Embrasse les plaies de mon Fils. Mets-y le baume de ton amour. J’ai ressenti en mon coeur la souffrance des fouets et des épines comme la torture des clous et de la croix. Mais je sens tout autant chaque caresse faite à mon Enfant : ce sont autant de baisers qui me sont donnés. Ensuite, viens. Je suis la Reine du ciel, mais je suis toujours la Maman... »

Me voilà tout heureuse !

EMV 21 · Tome 1, p. 134-139

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Visitation à Elisabeth

Date de la vision : Samedi 1er avril 1944

Calendrier : Dimanche 24 mars de l'an -5

Lieux (carte) : Hébron

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Marie arrive à Hébron. Maria décrit les lieux, puis elle décrit plus spécifiquement l'arrivée de la Vierge. Celle-ci s'arrête devant une maison assez luxueuse, où on ne manque de rien, et l'Immaculée cherche à manifester sa présence. Une petite vieille, bien curieuse, lui présente une cloche et l'assomme de questions. Heureusement, un serviteur arrive - vraisemblablement un jardinier - et il sauve la Mère de la commère. Marie entre rapidement à l'intérieur après avoir remercié la petite vieille. Le serviteur la conduit à l'intérieur et lui parle de ce qu'il s'est passé dans cette maison : il évoque ainsi l'enfantement d'Elisabeth, mais également le mutisme de Zacharie, car il n'est plus capable de parler. Il cherche à appeler sa femme, Sarah, qui est une autre servante, mais à la place, c'est Elisabeth qui arrive. Celle-ci voit Marie, Marie voit Elisabeth, et toutes deux accourent l'une vers l'autre. Elles s'embrassent dans de chaleureuses effusions, et c'est là que l'Esprit Saint enveloppe Elisabeth. La sanctification du Précurseur a lieu, et Jean-Baptiste devient sans Tâche. Elisabeth et Marie prononcent les paroles de l'Evangile, puis Zacharie arrive, mais il ne se rend pas compte de l'état spirituel de Marie. Il prend plutôt des nouvelles de la Vierge et de Joseph, et Elisabeth lui révèle avec simplicité qu'elle est mère. Mais ni l'une, ni l'autre n'en disent plus.

Maria écrit ensuite la manière dont elle a reçu la vision et déclare qu'elle a vu Marie lors de la mise au tombeau du Christ.

Contenu du chapitre : 21.1 : Par les montagnes de Judée. 21.2 : La riche propriété de Zacharie à Hébron. 21.3 : La drôle de clochette et l’ouverture de la grille. 21.4 : Le vieux Samuel donne des nouvelles de Zacharie et d'Élisabeth. 21.5 : L’étreinte d’Élisabeth et de Marie, l’illumination intérieure, le Magnificat. 21.6 : L’arrivée de Zacharie. 21.7 : Des visions selon ses besoins spirituels.

EMV 21.2-3 · Tome 1, p. 134-135

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Marie entre maintenant dans le village. Comme le soir vient, des femmes observent l’arrivée de l’étrangère et papotent. Elles la suivent du regard et ne se calment que lorsqu’elles la voient s’arrêter devant l’une des plus belles maisons, située au centre du village. Elle comprend un jardin devant et, sur les côtés et à l’arrière, un verger bien entretenu. Vient ensuite une vaste prairie qui monte et descend selon les sinuosités du relief, pour finir par un bois de haute futaie ; j’ignore ce qui se trouve plus loin. Toute la propriété est entourée d’une haie de mûriers ou de rosiers sauvages. J’ai du mal à les distinguer puisque, si vous vous en souvenez, la fleur comme les feuilles de ces buissons épineux se ressemblent beaucoup ; d’ailleurs, il est d’autant plus facile de se tromper que les branches ne portent pas encore de fruit. A l’avant de la maison, c’est-à-dire sur le côté qui touche le vil­lage, la propriété est entourée d’un muret blanc sur lequel courent des branches de vrais rosiers, encore sans fleurs mais déjà bien garnies de boutons. Au centre, une grille en fer, fermée. On se rend bien compte que c’est la maison d’un notable du village et de personnes plutôt fortunées : tout y dénote, sinon la richesse et le luxe, du moins l’aisance. L’ordre y règne.

21.3 Marie descend de son âne et s’approche de la grille. Elle regarde entre les barreaux, mais ne voit personne. Elle cherche alors à manifester sa présence. Une petite femme plus curieuse que les autres qui l’a suivie lui montre un étrange appareil qui sert de cloche. Ce sont deux morceaux de métal fixés sur un axe. Quand on secoue l’axe à l’aide d’une corde, ils battent l’un contre l’autre en tintant comme une cloche ou un gong.

Marie tire la corde, mais si doucement que cela ne produit qu’un léger tintement que personne n’entend. La femme, une petite vieille tout nez et menton et entre les deux une langue qui en vaut bien dix, s’accroche à la corde et tire à plusieurs reprises. Cela fait un vacarme à réveiller un mort.

« C’est comme ça qu’il faut faire, femme. Sinon, comment peut-on vous entendre ? Vous savez, Elisabeth est vieille, et Zacharie tout autant. Il est même devenu muet, à présent, et sourd par-dessus le marché. Leurs domestiques aussi sont âgés, vous savez... Vous n’êtes jamais venue ? Vous connaissez Zacharie ? Vous êtes... »

Mais un petit vieux qui boite vient délivrer Marie de ce déluge de renseignements et de questions ; ce doit être un jardinier ou un paysan car il a un sarcloir à la main, et une serpette à la ceinture. Il ouvre, et Marie entre après avoir remercié la vieille femme, mais... hélas, sans lui avoir donné la moindre réponse ! Quelle déception pour la curieuse...

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Marie va visiter Elisabeth.

EMV 21.7 · Tome 1, p. 139

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Avant de somnoler, hier soir, j’ai vu les larmes de Marie, courbée sur la pierre de l’onction, sur le corps inanimé du Rédempteur. Elle était à sa droite et tournait le dos à l’entrée de la grotte du sépulcre. La lumière des torches se reflétait sur son visage et me permettait de voir sa pauvre figure ravagée par la douleur, inondé de larmes. Elle prenait la main de Jésus, elle la caressait, la réchauffait sur ses joues, l’embrassait, en étendait les doigts... les embrassait l’un après l’autre, ces doigts désormais inertes. Puis elle lui caressait le visage, se penchait pour embrasser sa bouche ouverte, ses yeux à demi clos, son front blessé. La lueur rougeâtre des torches faisait ressortir encore plus vivement les plaies de tout ce corps torturé et rendait plus apparente la cruauté de la torture subie et la réalité de sa mort.

Je suis restée ainsi, en contemplation, aussi longtemps que mon intelligence a gardé sa lucidité. Puis, une fois sortie de ma somnolence, j’ai prié et je me suis installée tranquillement pour m’endormir vraiment. C’est alors qu’a commencé la vision ci-dessus [la Visitation, EMV 21]. Mais la Mère m’a dit :

« Ne bouge pas, contente-toi de regarder. Tu écriras demain. »

Ensuite, dans mon sommeil, j’ai tout revu en songe. Réveillée à 6 h 30, j’ai encore revu ce que j’avais déjà vu éveillée, puis en songe. J’ai alors écrit pendant que je voyais. Puis vous êtes venu, et j’ai pu vous demander si je devais ajouter ce qui suit. Ce sont de petits tableaux séparés sur le séjour de Marie chez Zacharie.

EMV 22 · Tome 1, p. 140-148

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Les journées passées à Hébron. Les fruits de la charité de Marie à l’égard d’Élisabeth.

Date de la vision et de la dictée : Dimanche 2 avril 1944

Calendrier : Avril de l'an -5

Lieux (carte) : Hébron

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Marie réside à Hébron. Elisabeth arrive près d'elle et parle de leurs maternités respectives. L'épouse de Zacharie ne souffre plus depuis que la Vierge est là, mais auparavant, elle a beaucoup souffert à cause de son grand âge. Marie, en comparaison, ne souffre pas, mais elle n'a pas le poids de la Faute.

Elisabeth veut filer des vêtements pour Jean-Baptiste, mais Marie dit qu'elle fera ce travail à sa place. La Vierge argue qu'elle a tout son temps et qu'elle pensera d'abord à sa cousine, puisque la naissance du Précurseur est proche. Ensuite, elle pensera à son enfant, Jésus.

C'est là que la l'Immaculée révèle le nom de son Fils à Elisabeth, et elle lui dévoile ses angoisses. En effet, Marie connaît les prophètes, et elle pressent déjà que Jésus sera l'Agneau, l'Homme des Douleurs. Elisabeth la console néanmoins en disant que Dieu sera avec elle et que son enfant sera aimé dans le siècle des siècles.

Les deux femmes parlent ensuite de Zacharie, qui est muet. C'est une grande douleur pour son épouse. Elle espère qu'à la naissance de l'enfant, il retrouvera la parole. La bienheureuse mère voudrait que son fils s'appelle Jean, et elle dévoile sa souffrance à sa cousine. Pour lui changer les idées, Marie lui propose d'aller dehors et elles se retrouvent près d'un petit troupeau avec des agneaux.

La vision change, cette fois, le temps a passé. Marie file pour Elisabeth. Elles en viennent à parler de Jésus et de son apparence. Puis, elles évoquent Joseph et Marie lui révèle qu'elle a laissé le soin à Dieu d'intervenir. En dehors d'Elisabeth, personne ne doit savoir sa maternité divine, et Elisabeth, qui comprend, souligne qu'elle a même tu ce fait à Zacharie. Ce dernier entre alors et Marie dit les prières. Elle enjoint le prêtre à croire à la Miséricorde de Dieu, car l'homme croit qu'il ne pourra plus jamais parler.

Enfin, Marie donne une leçon sur la charité, sur le fait de faire grandir les dons de Dieu en nous. On doit toujours être charitables, pas égoïste. Elle nous donne aussi une leçon sur le temps qui passe : Dieu en est le maître, et il aide ceux qui espèrent en lui. "L'égoïsme n'avance à rien, il retarde tout. La charité ne retarde rien, elle fait avancer les choses". Pour finir, la Mère signale qu'elle a trouvé beaucoup de paix dans la maison d'Elisabeth, et que si elle n'avait pas été tourmentée par la pensée de Joseph et de son Fils, Rédempteur du monde, elle aurait été heureuse. Mais Marie signifie à la fois lumière et amertume...

Contenu du chapitre : 22.1 : Marie coud pour l'enfant d'Élisabeth. 22.2 : Élisabeth se sent beaucoup mieux depuis la visite de Marie. 22.3 : Marie est émue en pensant à l'Homme des douleurs d'Isaïe. 22.4 : Le mutisme de Zacharie peine Élisabeth. 22.5 : Promenade dans le jardin au milieu des colombes, des chevreaux et des agneaux. 22.6 : Marie file et tisse. 22.7 : Elle imagine ce que sera son enfant. 22.8 : Dieu révélera le mystère à Joseph. 22.9 : Zacharie parlera à nouveau. Le Messie naîtra à Bethléem. 22.10 : L'amour du prochain. 22.11 : Mon amour du prochain et mon amour de Dieu. 22.12 : La charité avance la réalisation des choses. 22.13 : L'amertume mélangée aux douceurs.

EMV 22.10-13 · Tome 1, p. 146-148

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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22.10 Marie dit :

« Le premier acte de l’amour du prochain s’exerce envers le prochain. Que cela ne te semble pas n’être qu’un simple jeu de mots. La charité a un double objet : Dieu et le prochain. Dans la charité à l’égard du prochain est comprise celle qui s’exerce envers nous-mêmes. Mais si nous nous aimons plus que les autres, nous ne sommes plus charitables, nous sommes égoïstes. Même dans les choses permises, il faut être assez saint pour faire passer les besoins d’autrui avant les nôtres. Soyez-en sûrs, mes enfants : Dieu supplée aux besoins des personnes généreuses par tous les moyens de sa puissance et de sa bonté.

22.11 C’est cette certitude qui m’a poussée à venir à Hébron pour aider ma parente dans l’état où elle se trouvait. Comme j’avais été attentive à lui apporter une aide humaine, Dieu, se donnant au-delà de toute mesure à son habitude, y unit le don d’un secours surnaturel auquel j’étais loin de penser. Je vais apporter de l’aide matérielle, et Dieu sanctifie ma droiture d’intention en opérant la sanctification du fruit du sein d’Elisabeth ; par elle, qui présanctifie Jean-Baptiste, il soulage la souffrance physique d’une fille d’Eve déjà âgée, qui a conçu à un âge inhabituel.

Elisabeth, cette femme à la foi intrépide et qui s’abandonne avec confiance à la volonté de Dieu, méritait de comprendre le mystère renfermé en moi. L’Esprit lui parle par le tressaillement de l’enfant en elle. Jean-Baptiste a prononcé son premier discours d’annonciateur du Verbe à travers les tissus de veines et de chair qui le séparent de sa sainte mère et en même temps l’unissent à elle.

Et moi, je ne refuse pas de dire ma qualité de Mère du Seigneur à celle qui en est digne et à qui la Lumière se révèle. Le lui refuser reviendrait à refuser à Dieu la louange qui lui est due, la louange que je portais en moi. Puisque je ne pouvais la partager avec personne, je la disais aux plantes, aux fleurs, aux étoiles, au soleil, aux oiseaux qui chantent et aux brebis patientes, au murmure des eaux et à la lumière d’or qui me donnait un baiser en descendant du ciel. Mais prier à deux est plus doux que de faire notre prière toutes seules. J’aurais voulu que le monde entier connaisse mon sort, non pas pour moi, mais pour s’unir à moi dans une même louange de mon Seigneur.

La prudence m’a empêchée de révéler la vérité à Zacharie. Ç’aurait été outrepasser l’oeuvre de Dieu. Or, si j’étais son Epouse et sa Mère, j’étais toujours sa servante et, puisqu’il m’avait aimée sans mesure, je ne pouvais me permettre de me substituer à lui et de prendre une décision qui m’aurait placée au-dessus de lui.

Dans sa sainteté, Elisabeth comprend et se tait, car les saints sont toujours humbles et soumis.

22.12 Un don de Dieu doit toujours nous rendre meilleurs. Plus nous recevons de lui, plus nous devons donner, car plus nous recevons, plus c’est le signe qu’il est en nous et avec nous. Et plus il est en nous et avec nous, et plus nous devons nous efforcer de nous rapprocher de sa perfection.

Voilà pourquoi je fais passer mon ouvrage au second rang, et je travaille pour Elisabeth. Je ne cède pas à la peur de ne pas avoir assez de temps. Dieu est le maître du temps. Il vient en aide à ceux qui espèrent en lui, même dans les choses de tous les jours. L’égoïsme n’avance à rien, il retarde. La charité ne retarde rien, elle fait avancer les choses. Gardez-le toujours à l’esprit.

22.13 Quelle paix dans la maison d’Elisabeth ! Si je n’avais eu le souci de Joseph et celui, surtout, de mon enfant qui devait être le Rédempteur du monde, j’aurais été heureuse. Mais déjà la croix projetait son ombre sur ma vie et j’entendais les voix des prophètes comme un glas...

Je m’appelais Marie. L’amertume a toujours été mêlée aux douceurs que Dieu déversait dans mon coeur. Mais quand Dieu nous appelle, Maria, à la condition de victime pour son honneur, il est doux d’être moulues comme du grain sous la meule : c’est ainsi que nous faisons de notre douleur le pain qui fortifie les faibles et les rend capables de gagner le Ciel !

Mais cela suffit. Tu es fatiguée et heureuse. Repose-toi avec ma bénédiction. »

EMV 23 · Tome 1, p. 148-152

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Naissance de Jean- Baptiste. Toute souffrance s’apaise sur le sein de Marie.

Date de la vision et de la dictée : Lundi 3 avril 1944 (Lundi saint)

Calendrier : Jeudi 4 juillet de l'an -5

Lieux (carte) : Hébron

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Marie et Elisabeth se promènent dans la maison de Zacharie. Elles marchent doucement et Marie est attentive à tout. Prenant soin de sa parente, elle va aider Sarah, la servante, puis invite Elisabeth à marcher encore un peu. Elles vont voir les colombes, et en voyant leur affection à son égard, Elisabeth devient émue. Son état lui fait craindre la mort et elle est inquiète pour son mari et son enfant. Marie la rassure, lui dit que tout ira bien, l'invite à avoir confiance en Dieu. Comme la souffrance d'Elisabeth revient, elles rentrent à la maison. Le travail de la mère du Précurseur commence. Marie réconforte Zacharie et prie avec le vieillard. Quand celui-ci s'endort (on est en pleine nuit), elle en prend soin et continue sa prière.

Elisabeth appelle la Vierge et lui demande de mettre sa main sur son sein immaculé. Marie l'apaise, lui dit d'avoir confiance en Dieu, et lui dit que Jésus est là. Quand sa cousine est calmée, elle repart. Zacharie dort toujours. L'Immaculée prie intensément, jusqu'à ce que le vieux prêtre se réveille. Mais Jean n'est toujours pas né.

Marie continue à prier, et l'aurore pointe bientôt le bout de son nez. C'est un peu plus tard que Jean naîtra pour la grande joie des deux parents. Zacharie reçoit l'enfant, puis Marie le rapporte à sa mère. Le bébé se calme dès qu'il est sur le sein de Marie. Elisabeth demande à celle-ci si Zacharie parle, mais ce n'est malheureusement pas le cas. La Vierge lui dit alors d'espérer encore dans le Seigneur...

Après la vision, la Pleine de Grâce donne une dictée à Maria et explique que, si elle a été préservée de la Faute et des douleurs de l'enfantement, sa maternité spirituelle a néanmoins été remplie de souffrances. Ensuite, Marie nous invite à toujours venir la trouver, car elle est l'éternelle porteuse de Jésus. Elle prie sans cesse pour nous et pour notre salut.

Contenu du chapitre : 23.1 : Une vision de paix au milieu des heures sombres. 23.2 : Marie aide Élisabeth et Sarah dans le jardin. 23.3 : Elle rassure une Élisabeth qui a peur de mourir. 23.4 : Elle veille à tout dans la maison. 23.5 : Élisabeth souffrante l’appelle à son chevet. 23.6 : Elle revient pour rassurer Zacharie. 23.7 : Zacharie est nerveux, Marie prie. 23.8 : On apporte le garçon au père. Marie le rapporte à la mère. 23.9 : Le déchirement de l’enfantement spirituel de Marie. 23.10 : Venez à moi qui suis l’éternelle porteuse de Jésus.

EMV 23.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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23.1 Au beau milieu de tout ce que le monde actuel nous offre de répugnant, voici que descend du Ciel la vision de paix qui suit. Je me demande d’ailleurs comment c’est possible, car je suis un vrai fétu de paille emporté par le vent, dans ces heurts permanents contre une méchanceté humaine si contraire à ce qui vit en moi.

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Maria Valtorta reçoit la vision de la naissance de Jean-Baptiste et dit :

EMV 23.9-10 · Tome 1

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23.9 Marie dit :

« Si ma présence a sanctifié Jean-Baptiste, elle n’a pas pour autant effacé chez Elisabeth la condamnation venue d’Eve : “ Tu enfanteras dans la douleur ”, avait dit l’Eternel.

Moi seule, qui suis sans tache et n’ai jamais connu d’union humaine, je fus exempte des douleurs de l’enfantement. La souffrance et la tristesse sont les fruits de la faute. J’avais beau être l’Immaculée, j’ai pourtant dû connaître douleur et tristesse, parce que j’étais la Corédemptrice. Mais pas les tourments de l’enfantement, non, je n’ai pas connu cette souffrance-là.

Mais crois-moi, ma fille, il n’y eut et n’y aura jamais de tourment d’enfantement semblable au martyre d’une maternité spirituelle accomplie sur le plus dur des lits, celui de ma propre croix, au pied du gibet de mon fils mourant. Or quelle est la mère qui est contrainte de donner le jour ainsi, de mêler la torture de ses entrailles déchirées par les râles de son fils agonisant au déchirement intérieur pour devoir surmonter l’horreur de devoir dire : “ Je vous aime : venez à moi, je suis votre Mère ” aux meurtriers de son Fils né de l’amour le plus sublime qu’ait jamais vu le ciel, de l’amour d’un Dieu pour une vierge, d’un baiser de feu, d’une étreinte de lumière qui devinrent chair et firent d’un sein de femme le tabernacle de Dieu ?

“ Que de douleur, pour être mère ! ”, dit Elisabeth. Elle est grande, en effet, mais ce n’est rien en comparaison de la mienne.

23.10 “ Laisse-moi poser mes mains sur ton sein. ” Ah, si vous me demandiez toujours cela quand vous souffrez !

Je suis celle qui porte éternellement Jésus. Il est en moi, comme tu l’as vu l’an dernier, tel l’hostie dans l’ostensoir. Celui qui vient à moi, c’est Lui qu’il trouve. Celui qui s’appuie sur moi, c’est en Lui qu’il se confie. Celui qui s’adresse à moi, c’est à Lui qu’il parle. Je suis son vêtement. Il est mon âme. Bien plus aujourd’hui que pendant les neuf mois où il se développait dans mon sein, mon Fils est uni à sa Mère. Alors toute douleur se calme, l’espérance refleurit et toutes sortes de grâces descendent sur ceux qui viennent à moi poser leur tête sur mon sein.

Je prie pour vous. Souvenez-vous-en. Le bonheur d’être au Ciel et d’y vivre dans le rayonnement de Dieu ne me fait pas oublier pour autant mes enfants qui souffrent sur la terre. Et je prie. Le Ciel tout entier prie, car le Ciel aime. Le Ciel, c’est la charité vivante. Or la charité a pitié de vous. Mais même s’il n’y avait que moi, ma prière suffirait déjà aux besoins de ceux qui mettent leur espoir en Dieu. Je ne cesse, en effet, de prier pour vous tous, que vous soyez saints ou mauvais, pour accorder aux saints la joie et aux mauvais un repentir salutaire.

Venez, venez, vous, les enfants de ma douleur. Je vous attends au pied de la croix pour vous faire grâce. »

EMV 24 · Tome 1, p. 155-159

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Circoncision de Jean-Baptiste. Marie est source de grâce pour celui qui accueille la Lumière.

Date de la vision : Mardi 4 avril 1944 (mardi saint)

Date de la dictée : Mardi 4 avril 1944. Sur une copie dactylographiée, Maria Valtorta note : "La très sainte Vierge Marie dictait ces mots le mercredi saint."

Calendrier : Vendredi 12 juillet de l'an -5

Lieux (carte) : Hébron

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : C'est la circoncision de Jean. Il y a du monde chez Zacharie. On parle du nom de l'enfant, et on veut lui donner le nom de son père, mais Elisabeth est intraitable : son nom sera Jean. On demande l'avis de Zacharie et celui-ci écrit que son nom sera effectivement Jean, "Dieu fait grâce". Sa langue se délie alors et il dit son cantique. Elisabeth est toute heureuse. La circoncision a lieu, et le petit se calme dans les bras de la Vierge. Zacharie va alors la voir et lui demande pardon de ne pas l'avoir reconnue, alors qu'elle est enceinte du Sauveur. Il la bénit et l'Immaculée répond que toute louange doit aller à Dieu. L'Immaculée lui demande aussi de prier pour elle car si être la mère du Sauveur est une bienheureuse destinée, être la mère du Rédempteur doit être une destinée d'atroces souffrances.

Dans la dictée qui suit, Marie explique que Dieu pardonne à celui qui reconnaît sa faute et se repent. Elle nous invite à débarrasser notre âme de tout ce qui l'alourdit et d'accueillir la Lumière de Dieu. La Vierge explique ensuite que celui qui possède Dieu, qui a l'amitié de Dieu n'est jamais seul, car même si cela n'enlève pas la souffrance, il nous donne lumière et caresse qui allège notre croix. Il faut aussi savoir remercier le Très-Haut pour ses grâces.

L'Immaculée nous explique enfin qu'on la fait beaucoup souffrir, car on rejette la grâce. Quand elle donne la dictée, le vendredi saint approche : elle nous invite donc à prier en reprenant les mots de son Fils sur la Croix. Enfin, elle rappelle à Maria que, si cette dernière voit ses joies, il n'empêche pas moins que sa souffrance a toujours grandit de façon exponentielle, jusqu'à recevoir son Fils mort dans ses bras.

Contenu du chapitre : 24.1 : La maison en fête. 24.2 : Le nom. Le miracle. Le Benedictus. 24.3 : Seule Marie peut calmer la douleur du petit Jean au retour de sa circoncision. 24.4 : Zacharie, qui peut de nouveau parler, se prosterne devant Marie. 24.5 : Marie demande ses prières pour la Corédemptrice qu’elle sera. 24.6 : Dieu pardonne au repenti. 24.7 : Il rend la douleur douce en son amertume. 24.8 : La douleur de voir un ennemi de Jésus. 24.9 : Le mystère du Vendredi Saint. 24.10 : Une douleur sans cesse grandissante.