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Notes du thème

Saints, vénérables et bienheureux de l'Eglise catholique

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EMV 170.1 · Tome 3, p. 85-86

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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170.1 Jésus s’adresse aux apôtres en leur assignant à chacun une place pour diriger et surveiller la foule qui monte dès les premières heures de la matinée, avec des malades portés sur les bras ou sur des brancards, ou qui se traînent avec des béquilles. Dans la foule, il y a Etienne et Hermas.

L’air est pur et un peu frais, mais le soleil a vite fait de tempérer cet air de montagne un peu vif. C’est tout avantage, car le soleil donne à l’air une pureté, une fraîcheur qui n’est pas désagréable.

Les gens s’asseyent sur des pierres ou des rochers épars dans le vallon entre les deux crêtes. Certains attendent que le soleil ait séché l’herbe humide de rosée pour s’asseoir à même le sol. Il y a une foule nombreuse – de toutes conditions –, venue de toutes les régions de Palestine. Les apôtres sont perdus dans la foule, mais telles des abeilles qui vont et viennent des prés à la ruche, ils reviennent de temps à autre auprès du Maître, pour le renseigner, le questionner, ou pour avoir le plaisir que le Maître les regarde de près.

EMV 171 · Tome 3, p. 97-104

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus est toujours sur les Cornes d'Hattin, il continue le sermon sur la montagne. En premier lieu, le Seigneur rappelle qu'il ne change pas d'un iota la Loi, parce que c'est Lui-même qui l'a donnée avec la très sainte Trinité. Cependant, le Christ vient la compléter, sans pour autant la surcharger comme le font les hommes.

Après avoir défini l'homme saint, le Christ continue en disant que celui qui suit l'un des plus petits commandements sera grand dans le Royaume des Cieux et que celui qui violera l'un des Commandements sera l'un des plus petits dans le Royaume céleste. Le Maître enjoint à ne pas avoir la justice des pharisiens et des scribes, et il enjoint encore les hommes à se méfier des faux prophètes.

Dans un second temps, Jésus revient sur l'amour du prochain et donne quelques traits qu'on retrouve dans l'Evangile : aimer et pardonner, tendre l'autre joue en pensant qu'il vaut mieux qu'il nous frappe plutôt qu'il ne s'en prenne à quelqu'un qui ne pourra la supporter, et ainsi de suite. Il invite à se montrer généreux, à donner notre tunique pour ne pas que notre frère commette un double vol si on cherche à nous dérober, quelque chose. Enfin, le Christ revient sur la parole : "Oeil pour oeil, dent pour dent" pour la remplacer par l'amour, et il nous encourage à être parfait comme notre Père céleste, à ne pas nous fâcher et à ne pas garder de la rancune contre le prochain, mais à nous réconcilier avec lui.

Quand le Maître termine son discours, Jésus parle de quelqu'un qui le hait, et qui n'ose pas demander le miracle. Le Seigneur accomplit quand même un prodige pour le guérir, mais quand ses apôtres l'interrogent, il leur déclare que les écailles sont tombées de ses yeux, et pas de son coeur.

EMV 171.6 · Tome 3, p. 103-104

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Il y a ici, devant moi, un homme qui me hait et qui n’ose pas me dire : “ Guéris-moi ” parce qu’il sait que je connais ses pensées. Mais moi, je dis : “ Qu’il te soit fait comme tu le désires. Et comme les écailles tombent de tes yeux, que la rancœur et les ténèbres te tombent du cœur. ” Partez tous avec ma paix. Je vous parlerai encore demain. »

Les gens s’éloignent lentement ; ils attendent peut-être l’annonce d’un miracle qui ne se produit pas.

Même les apôtres et les disciples les plus anciens, restés sur la montagne, demandent :

« Mais qui était-ce ? Il n’est peut-être pas guéri ? »

Et ils insistent auprès du Maître resté debout, les bras croisés, qui regarde les gens descendre.

Dans un premier temps, Jésus ne répond pas, puis il dit :

« Les yeux sont guéris, mais pas l’âme. Elle ne le peut pas car elle est chargée de haine.

– Mais qui est-ce ? Ce romain, peut-être ?

– Non. Un pauvre homme…

– Dans ce cas, pourquoi l’avoir guéri ? demande Pierre.

– Devrais-je foudroyer tous ceux qui lui ressemblent ?

– Seigneur… je sais que tu ne veux pas que je dise : “ oui ”, par conséquent je ne le dis pas… mais je le pense… et cela revient au même…

– En effet, Simon-Pierre, mais sache qu’alors… Ah ! Que de cœurs couverts des écailles de la haine autour de moi ! Viens. Montons au sommet regarder de là-haut notre belle mer de Galilée. Toi et moi, seuls. »

EMV 172 · Tome 3, p. 104-115

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus parle du serment, du jeûne et de la prière. Dans son sermon, il s'arrête sur la difficulté de l'homme à être honnête et sur ses faux-serments : trop souvent, l'homme est parjure, et celui qui exige un serment n'a lui-même pas grande confiance envers le prochain. Quand on prononce un serment et qu'on jure quelque chose, en invoquant ce qui nous est le plus cher, on trompe notre prochain : on est voleur, sacrilège, traître et homicide. Or, on ne trompe pas Dieu qui est la Vérité même. Jésus encourage donc les hommes à ne pas prononcer de faux serments, comme dans l'Evangile, et il enjoint autrui à ne pas jurer sur les défunts, si sur la tête de notre famille, ni sur notre corps, qui appartient à Dieu. Que notre oui soit un oui et un non soit un non.

Ensuite, le Christ insiste sur la prière dite avec le coeur, où on cherche à ne pas se faire remarquer et où on n'est pas envahi par les scrupules. Il faut cesser de compter le nombre d'heures où on est en prière : c'est moins les prières sans âme qui comptent que les actions et les paroles dites avec amour. Jésus déclare ainsi qu'on peut tout faire en priant : qu'il s'agisse de réaliser un pain ou de faire notre travail, tant qu'on cherche à aimer en tout. Il faut aussi ne pas avoir peur de demander car Dieu est un Père qui veille sur nous et sur nos besoins.

Puis le Maître explique pourquoi Dieu peut ne pas exaucer notre prière. En effet, il peut nous refuser une grâce parce que cela nous ferait du mal à l'avenir. Parfois, donc, Dieu dit : "Je ne peux pas", parce que dans sa Sagesse, il voit que telle grâce, qui nous semble bonne maintenant, serait néfaste pour nous ensuite.

Enfin, Jésus applique ce qu'il dit sur la prière au jeûne : on ne doit pas s'afficher en public ni s'attrister, mais être joyeux et faire comme si on avait bien mangé. Cacher cet jeûne aux autres sera un acte d'héroïsme et Dieu nous récompensera de ne pas chercher les éloges des hommes. De plus, celui qui fait un jeûne par amour se nourrit d'amour.

Le Sauveur renvoie alors les gens qui écoutent et accueillent deux pauvres. L'un est Ismaël, un homme rejeté par sa fille qui veut faire sa dernière Pâques ; l'autre est femme du nom de Sarath qui est malade. Il guérit cette dernière et Jésus lui demande de veiller sur le vieillard. Le Christ interroge ensuite Simon le Zélote pour savoir s'il peut les confier à Lazare, puisqu'ils sont deux pauvres qui n'ont rien, et celui-ci le lui garantit. L'épisode se finit sur la scène du vieillard heureux d'adopter une nouvelle fille et de trouver un nouveau protecteur.

EMV 172.9-11 · Tome 3, p. 112-115

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Que ces deux pauvres restent avec nous. Ils seront les hôtes bénis qui donneront de la saveur à notre pain. La paix soit avec vous. »

Et les deux pauvres restent. C’est une femme décharnée et un très vieil homme. Mais ils ne sont pas ensemble. Le hasard les a réunis et ils étaient restés dans un coin, abattus, tendant inutilement la main à ceux qui passaient devant eux.

Comme ils n’osent pas s’avancer, Jésus va directement à eux et les prend par la main pour les amener au centre du groupe des disciples, sous une espèce de tente que Pierre a dressée dans un coin et sous laquelle ils s’abritent peut-être la nuit et se réunissent aux heures les plus chaudes de la journée. C’est une tente faite de branchages et… de manteaux. Mais elle est utile, bien qu’elle soit si basse que Jésus et Judas, les deux plus grands, doivent se courber pour entrer.

« Voici un père et voici une sœur. Apportez ce que nous avons et, tout en prenant notre repas, nous écouterons leur histoire. »

Et Jésus sert personnellement les deux pauvres, tout honteux, et écoute leur lamentable histoire. Le vieillard est seul depuis que sa fille est partie au loin avec son mari et a oublié son père. La femme, elle aussi, est seule depuis que la fièvre a tué son mari, et de surcroît elle est malade.

« Le monde nous méprise parce que nous sommes pauvres, dit le vieillard. Je marche en demandant l’aumône pour recueillir de quoi accomplir la Pâque. J’ai quatre-vingts ans. J’ai toujours fait la Pâque et celle-ci est peut-être la dernière. Mais je veux partir sans aucun remords dans le sein d’Abraham. De la même façon que je pardonne à ma fille, j’espère être pardonné. Et je veux faire ma Pâque.

– Mais le chemin est long, père.

– Plus long est le chemin du Ciel si on n’accomplit pas le rite.

– Tu fais route tout seul ? Et si tu te sens mal en chemin ?

– L’ange de Dieu me fermera les yeux. »

Jésus caresse sa tête tremblante et blanche et il demande à la femme :

« Et toi ?

– Je recherche du travail. Si j’étais mieux nourrie, je guérirais des fièvres et si j’étais guérie, je pourrais travailler aux grains.

– Tu crois que la nourriture suffirait à te guérir ?

– Non. Il y a aussi toi…, mais je suis une pauvre chose, une trop pauvre chose pour pouvoir demander la pitié.

– Et si je te guérissais, que désirerais-tu encore ?

– Rien de plus. J’aurais obtenu déjà bien plus que je ne puis espérer. »

Jésus sourit et lui donne un morceau de pain humecté d’un peu d’eau vinaigrée qui sert de boisson. La femme le mange sans mot dire et Jésus continue à sourire.

172.10 Le repas est vite fini. Il était tellement frugal ! Apôtres et disciples vont chercher de l’ombre sur les pentes, parmi les buissons. Jésus reste sous la tente. Le vieillard s’est placé contre la paroi herbeuse et s’endort de fatigue.

Peu après, la femme, qui pourtant s’était éloignée pour se reposer à l’ombre, vient vers Jésus, qui lui sourit en signe d’encouragement. Elle s’avance timidement, et pourtant joyeusement, jusqu’à ce qu’elle arrive près de la tente puis, vaincue par la joie, elle fait rapidement les derniers pas et tombe à plat ventre avec un cri étouffé :

« Tu m’as guérie ! Sois béni ! C’est l’heure du grand frisson, et je ne l’ai plus… Oh ! »

Et elle baise les pieds de Jésus.

« Es-tu sûre d’être guérie ? Je ne te l’ai pas dit. Ce pourrait être un hasard…

– Oh, non ! Maintenant j’ai compris ton sourire quand tu m’as donné ce morceau de pain. Ta puissance est entrée en moi avec cette bouchée. Je n’ai rien à te donner en échange, rien d’autre que mon cœur. Commande à ta servante, Seigneur, et elle t’obéira jusqu’à la mort.

– Oui. Tu vois ce vieil homme ? Il est seul et c’est un juste. Tu avais un mari et la mort te l’a enlevé. Lui, il avait une fille et l’é­goïsme la lui a enlevée. C’est pire. Et pourtant, il ne maugrée pas. Mais il n’est pas juste qu’il marche vers sa dernière heure tout seul. Sois une fille pour lui.

– Oui, mon Seigneur.

– Mais cela veut dire travailler pour deux.

– Je suis forte, maintenant, et je le ferai.

172.11 – Alors, va là-bas, sur cet escarpement, et dis à l’homme qui s’y repose, celui qui est vêtu de toile bise, de venir me trouver. »

La femme s’en va promptement et revient avec Simon le Zélote.

« Viens, Simon. J’ai à te parler. Attends, femme. »

Jésus s’éloigne de quelques mètres.

« Penses-tu que Lazare aurait quelque difficulté à accueillir une travailleuse de plus ?

– Lazare ? Mais je crois qu’il ne sait même pas combien il a de serviteurs. Un de plus, un de moins… Mais de qui s’agit-il ?

– Cette femme. Je l’ai guérie et…

– C’est assez, Maître : si tu l’as guérie, c’est signe que tu l’aimes. Ce que tu aimes est sacré pour Lazare. Je m’engage pour lui.

– C’est vrai, ce que j’aime est sacré pour Lazare. Tu l’as bien dit. C’est pour cette raison que Lazare deviendra saint car, aimant ce que j’aime, il aimera la perfection. Je veux unir ce vieil homme à cette femme et faire faire joyeusement à ce patriarche sa dernière Pâque. J’aime beaucoup les vieillards qui sont saints et si je peux leur accorder un crépuscule serein, j’en suis heureux.

– Tu aimes aussi les enfants…

– Oui, et les malades…

– Et ceux qui pleurent…

– Et ceux qui sont seuls…

– Ah ! Mon Maître, mais tu ne te rends pas compte que tu aimes tout le monde ? Même tes ennemis ?

– Je ne m’en aperçois pas, Simon. C’est ma nature d’aimer. Voilà que le patriarche s’éveille. Allons lui dire qu’il fera la Pâque avec une fille auprès de lui et qu’il ne manquera plus de pain. »

Ils reviennent à la tente où la femme les attend et ils vont tous trois auprès du vieillard, qui s’est assis et relace ses sandales.

« Que fais-tu, père ?

– Je redescends vers la vallée et j’espère trouver un abri pour la nuit, et demain je mendierai sur la route et puis… peu à peu… d’ici un mois, si je ne meurs pas, j’arriverai au Temple.

– Non.

– Je ne dois pas ? Pourquoi ?

– Parce que le bon Dieu ne le veut pas. Tu n’iras pas seul. Cette femme viendra avec toi. Elle te conduira où je le lui dirai et vous serez accueillis par amour pour moi. Tu feras la Pâque, mais sans t’épuiser. Ta croix, tu l’as déjà portée, père. Dépose-la maintenant et recueille-toi en prière d’action de grâces pour le bon Dieu.

– Mais pourquoi… mais pourquoi… moi…, je ne mérite pas tant… Toi… une fille… C’est plus que si tu me donnais vingt ans… Et où, où m’envoies-tu ? »

Le vieil homme pleure dans le buisson de sa longue barbe.

« Chez Lazare, fils de Théophile. Je ne sais pas si tu le connais.

– Oh !… Je suis des confins de la Syrie et je me souviens de Théophile. Mais… mais… ô fils béni de Dieu, laisse-moi te bénir ! »

Alors Jésus, assis également sur l’herbe, penche sa haute taille pour permettre au vieux père de lui imposer solennellement les mains sur la tête. D’une voix de tonnerre, de sa voix caverneuse de vieillard, il prononce l’antique bénédiction :

« Que le Seigneur te bénisse et te garde. Que le Seigneur te montre sa face et ait pitié de toi. Que le Seigneur tourne vers toi son regard et te donne sa paix. »

Jésus, Simon et la femme répondent ensemble :

« Et qu’il en soit ainsi. »

Détail

Jésus recueillent deux pauvres et il va les confier à Lazare. On évoque celui-ci à partir de l'EMV 172.11.

EMV 173.1.5 · Tome 3, p. 116 et p. 120

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Pierre dit quelque chose à Jésus qui lui fait un signe comme pour dire : « Peu importe. » Mais je ne comprends pas ce que répond l’apôtre, qui reste pourtant à côté de Jésus et auquel s’unissent ensuite Jude et Matthieu. Les autres sont perdus dans la foule. (...)

[Jésus enseigne la foule à agir dans le secret, pour ne pas recevoir de louanges des hommes. Il souhaite que nous fassions nos actes de charité et notre aumône, puis que nous oublions que nous l'avons faite pour que nous ne nous gonflions pas d'orgueil.]

« (...) Oubliez l’acte lui-même. Il vous en restera toujours la présence d’une lumière, d’une parole douce comme le miel, et cela vous rendra le jour lumineux, doux, bienheureux. Car cette lumière sera le sourire de Dieu, ce miel la paix spirituelle qui est encore Dieu, cette voix la voix du Dieu Père qui vous dira : “ Merci. ” Lui, il voit le mal caché et le bien qui se cache et il vous en récompensera. Je vous le…

173.5 – Maître, tu fais le contraire de ce que tu dis ! »

L’insulte, hargneuse et imprévue, provient du milieu de la foule. Tous se tournent vers cette voix. Il y a de la confusion.

Pierre bougonne :

« Je te l’avais bien dit ! Eh ! Quand il y a un de ceux-là… rien ne va plus ! »

Annotation

Pierre dit quelque chose à Jésus qui lui fait un signe comme pour dire : « Peu importe. » Comme on le voit ensuite, Pierre signale l’arrivée de pharisiens dont l’un interviendra par la suite.

Jésus évoque cette interruption le lendemain.

EMV 173.6 · Tome 3, p. 122

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Hier j’ai reçu d’un homme qui ne possède rien, plus que ce que m’ont donné tous ceux qui possèdent. C’est un ami aussi pauvre que moi. Mais il m’a donné quelque chose qui ne peut s’acheter avec de l’argent et qui m’a rendu heureux : car cela m’a rappelé tant d’heures sereines de mon enfance et de ma jeunesse lorsque, chaque soir, les mains du Juste se posaient sur ma tête et que j’allais me reposer avec sa bénédiction pour protéger mon sommeil. Hier, cet ami pauvre m’a fait roi par sa bénédiction. Vous voyez : ce que lui m’a donné, aucun de mes amis riches ne me l’a jamais donné. Ne craignez donc rien. Même si vous n’avez pas de quoi faire l’aumône, il suffit que vous ayez l’amour et la sainteté pour faire du bien à qui est pauvre, épuisé ou affligé.

EMV 174.2 · Tome 3, p. 125-126

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Les gens ne cessent d’affluer. Il en monte de tous côtés : des vieillards, des bien portants, des malades, des bébés, des époux qui veulent débuter dans leur vie avec la bénédiction de la parole de Dieu, des mendiants, des gens aisés qui hèlent les apôtres et donnent leur offrande pour ceux qui n’ont rien, et qui semblent se confesser tant ils se dissimulent pour le faire.

Thomas a pris un de leurs sacs de voyage et y verse tranquillement tout ce trésor de pièces de monnaie comme si c’était du grain pour les poules, puis il porte le tout près du rocher d’où Jésus va parler et, tout joyeux, dit en riant :

« Réjouis-toi, Maître ! Aujourd’hui il y en a pour tous ! »

Jésus répond en souriant :

« Et nous allons commencer immédiatement afin que ceux qui sont tristes puissent se réjouir dès maintenant. Toi et tes compagnons, repérez les malades et les pauvres et amenez-les devant. »

Cela se fait en un temps relativement court car il faut écouter le cas des uns et des autres, et cela aurait duré beaucoup plus longtemps sans l’organisation pratique de Thomas qui grimpe sur un rocher pour être visible et crie de sa voix puissante :

« Que tous ceux qui souffrent physiquement aillent à ma droite, là où il y a de l’ombre. »

Judas, doté lui aussi d’une voix d’une puissance et d’une beauté peu communes, l’imite et crie à son tour :

« Que tous ceux qui croient avoir droit à l’obole viennent ici, autour de moi. Et veillez bien à ne pas mentir car l’œil du Maître lit dans les cœurs. »

La foule s’agite et se sépare en trois groupes : les malades, les pauvres et ceux qui attendent seulement l’enseignement.

EMV 174.2-5.8 · Tome 3, p. 126-128

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La foule s’agite et se sépare en trois groupes : les malades, les pauvres et ceux qui attendent seulement l’enseignement.

Mais, parmi ces derniers, deux, puis trois semblent avoir besoin de quelque chose qui n’est ni la santé, ni l’argent, mais qui est plus nécessaire. Il s’agit d’une femme et de deux hommes. Ils regardent les apôtres, mais n’osent parler. (...)

Jésus est déjà penché sur les malades, et les hosannas de la foule ponctuent chaque miracle.

La femme, qui paraît tout en peine, ose tirer le vêtement de Jean qui parle avec André et sourit.

Il se penche et lui demande :

« Que veux-tu, femme ?

– Je voudrais parler au Maître…

– Es-tu malade ? Tu n’es pas pauvre…

– Je ne suis ni malade ni pauvre, mais j’ai besoin de lui… car il existe des maux sans fièvre et des misères sans pauvreté, or la mienne… la mienne… »

Elle pleure.

« Tu vois, André, cette femme a de la peine et elle voudrait le dire au Maître. Comment allons-nous faire ? »

André regarde la femme et dit :

« C’est sûrement quelque chose dont elle souffre, tant qu’elle ne lui en aura pas parlé… »

La femme approuve d’un signe de tête. André reprend :

« Ne pleure pas… Jean, conduis-la à notre tente. J’y amènerai le Maître. »

Tout sourire, Jean demande qu’on le laisse passer pendant que, dans la direction opposée, André se dirige vers Jésus.

Mais les deux hommes affligés observent la manœuvre : l’un d’eux arrête Jean, l’autre arrête André, et, peu après, ils se retrouvent tous deux avec Jean et la femme derrière l’abri de feuillage qui sert de mur à la tente.

André rejoint Jésus au moment où il guérit l’estropié, qui lève ses béquilles comme deux trophées avec l’agilité d’un danseur tout en criant sa bénédiction. André lui murmure :

« Maître, derrière notre tente il y a trois personnes qui pleurent. Mais ce sont des peines de cœur qui ne peuvent être rendues publiques…

– C’est bien. J’ai encore cette fillette et cette femme et puis je viens. Va leur dire d’avoir foi. »

André s’éloigne (...). Les malades sont tous exaucés et ce sont eux qui crient le plus fort dans la foule nombreuse qui applaudit le « Fils de David, gloire de Dieu et notre gloire. »

Jésus se dirige vers la tente.

Judas s’écrie :

« Maître ! Et eux ? »

Jésus se retourne :

« Qu’ils attendent là où ils sont. Eux aussi seront consolés. »

Et il s’en va rapidement derrière les feuillages, là où se trouvent, avec André et Jean, les trois personnes en peine. [Le Christ écoute ces trois personnes, qui s'en vont satisfaites.]

Jésus retourne vers la foule, vers les pauvres et il distribue les oboles comme il le juge bon. Maintenant tout le monde est content et Jésus peut parler.

EMV 174.3 · Tome 3, p. 126-127

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Simon le Zélote passe, l’air sévère ; puis c’est Pierre, affairé, qui harangue une dizaine de diablotins auxquels il promet des olives s’ils restent tranquilles jusqu’à la fin et des claques s’ils font du tapage pendant que le Maître parle ; Barthélemy arrive, âgé et sérieux ; puis ce sont Matthieu et Philippe qui portent dans leurs bras un estropié qui aurait eu trop de mal à se frayer un passage dans la foule compacte ; ensuite, voici les cousins du Seigneur qui donnent le bras à un mendiant presque aveugle et à une pauvre femme, de je ne sais quel âge, qui pleure en racontant à Jacques tous ses malheurs ; puis c’est Jacques, fils de Zébédée, qui tient dans les bras une pauvre fillette, certainement malade, qu’il a prise à sa mère ; celle-ci, anxieuse, le suit pour empêcher la foule de lui faire du mal. Pour finir, viennent, si je puis dire, les deux inséparables, André et Jean, car si ce dernier, avec sa tranquille nature de saint enfant, va avec tous ses compagnons de la même manière, André, à cause de sa grande timidité, préfère demeurer avec son ancien compagnon de pêche et de foi en Jean-Baptiste. Ils étaient tous deux restés au croisement des deux sentiers principaux pour diriger la foule vers leurs places ; désormais la montagne ne présente plus d’autres pèlerins sur ses chemins de pierres et les deux hommes se réunissent pour se diriger vers le Maître avec les offrandes qu’ils ont reçues.

Détail

Thomas et Judas ne sont pas nommés ici, mais ils sont en train de s'occuper des pélerins dans l'EMV 174.2. Ils les divisent en trois groupes : les malades, les pauvres et ceux qui attendent un enseignement de Jésus.