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Notes du thème

Saints, vénérables et bienheureux de l'Eglise catholique

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EMV 159.4 · Tome 2, p. 536

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Si vous étiez païens, je pourrais m’attarder à vous expliquer comment tout homme vient d’un Dieu unique. Mais vous êtes hébreux et disciples de Jean. Vous appartenez donc à la fine fleur des juifs et il n’est pas nécessaire que je vous l’explique. Vous pouvez donc comprendre et croire qu’il est de mon devoir, en tant que Verbe de Dieu, de porter sa parole à tous les hommes, fils d’un Père universel.

Détail

Jésus parle à des disciples de Jean et qualifie ceux-ci de "fine fleur des juifs". Signe qu'ils étaient bien formés par leurs connaissances des Ecritures et de la Loi, ainsi que par le Précurseur.

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EMV 159.5-7 · Tome 2, p. 537-538

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Une autre question, Maître : pourquoi les disciples de Jean font-ils de grands jeûnes et pas les tiens ? Nous ne disons pas que tu ne dois pas manger. Même le prophète Daniel fut saint aux yeux de Dieu, tout en étant un grand de la cour de Babylone, or toi tu es plus grand que lui. Mais eux...

– Bien souvent, ce qu’on n’obtient pas par le rigorisme, on l’obtient par la cordialité. Il y a des personnes qui ne viendraient jamais au Maître, c’est donc au Maître d’aller à eux. D’autres viendraient volontiers au Maître, mais ils ont honte de le faire au milieu de la foule. Vers eux aussi le Maître doit aller. Et puisqu’ils me disent : “ Sois mon hôte pour que je puisse te connaître ”, j’y vais, sans tenir compte du plaisir d’une table opulente, ni des conversations qui me sont tellement pénibles, mais encore et toujours de l’intérêt de Dieu. Voilà pour moi. Et puisque souvent au moins une des âmes que j’aborde de cette façon se convertit — or toute conversion est une fête nuptiale pour mon âme, une grande fête à laquelle prennent part tous les anges du Ciel et que bénit le Dieu éternel — mes disciples aussi, en tant qu’amis de Moi-l’Epoux, jubilent avec leur ami l’Epoux. Voudriez-vous voir vos amis dans la peine pendant que moi je jubile ? Pendant que je suis avec eux ? Mais un temps viendra où ils ne m’auront plus avec eux. Alors ils feront de grands jeûnes.

159.6 A temps nouveaux, nouvelles méthodes. Jusqu’à hier, auprès de Jean-Baptiste, c’était la cendre de la Pénitence. Aujourd’hui, dans mon aujourd’hui, c’est la douce manne de la Rédemption, de la Miséricorde, de l’Amour. Les méthodes anciennes ne pourraient se greffer sur mon action, comme mes méthodes n’auraient pu être mises en oeuvre alors, ne serait-ce qu’hier, puisque la Miséricorde n’était pas encore sur la terre. Maintenant, elle y est. Ce n’est plus le prophète, mais le Messie qui est sur la terre, lui à qui tout a été remis par Dieu. A chaque temps correspond ce qui lui est utile. Personne ne coud un morceau d’étoffe neuve sur un vieux vêtement, parce qu'autrement – et surtout au moment du lavage – l’étoffe neuve rétrécit et déchire l’ancienne étoffe, si bien que la déchirure s’élargit encore. De la même façon, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres parce qu'autrement le vin fait éclater les outres incapables de supporter le bouillonnement du vin nouveau, si bien que celui-ci se répand hors des outres qu’il a crevées. Mais on met le vin vieux qui a déjà travaillé dans de vieilles outres, et le vin nouveau dans des outres neuves. Car une force doit être équilibrée par une autre qui doit lui être égale. Il en est ainsi maintenant. La force de la nouvelle doctrine impose des méthodes nouvelles pour sa diffusion. Et moi, qui sais, je les emploie.

159.7 – Merci, Seigneur. Nous sommes satisfaits. Prie pour nous. Nous sommes de vieilles outres. Pourrons-nous résister à ta force ?

– Oui, parce que Jean-Baptiste vous a tannés et parce que ses prières, unies aux miennes, vous en donneront la possibilité. Partez avec ma paix et dites à Jean que je le bénis.

– Mais... selon toi, vaut-il mieux pour nous rester avec Jean-Baptiste ou venir avec toi ?

– Tant qu’il y a du vin vieux, il est plus agréable de le boire parce qu’il flatte davantage le palais. Plus tard... comme l’eau malsaine qui se trouve partout vous dégoûtera, vous aimerez le vin nouveau.

– Crois-tu que Jean-Baptiste sera repris ?

– Certainement. Je lui ai déjà adressé une mise en garde. Allez, allez. Profitez de votre Jean tant que vous le pouvez et faites-lui plaisir. Après, vous m’aimerez, moi. Et cela vous sera pénible aussi... car personne, après avoir goûté le vin vieux ne désire aussitôt le vin nouveau. Il dit : “ Le vin vieux était meilleur. ” Et en effet, j’aurai une saveur spéciale qui vous paraîtra âpre. Mais vous vous habituerez à la longue à cette saveur vitale. Adieu, mes amis. Que Dieu soit avec vous. »

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Evangile de Matthieu 9,14-17

Alors les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront.

Et personne ne pose une pièce d’étoffe neuve sur un vieux vêtement, car le morceau ajouté tire sur le vêtement, et la déchirure s’agrandit. Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve. »

Evangile de Marc 2,18-22

Comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vient demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront.

Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves. »

Evangile de Luc 5,33-39

Ils lui dirent alors : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! » Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. »

Il leur dit aussi en parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »

EMV 160.1-6 · Tome 3, p.11-17

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus est sur la route de Nephtali, vers Giscala. Ses disciples lui apprennent qu'il y a Gamaliel et Jésus décide d'aller à sa rencontre, malgré que certains apôtres soient peu convaincus. Le rabbi est surpris, mais pas hostile au Seigneur, qu'il salue très respectueusement. Il lui fait remarquer que la route est fatigante, mais Jésus dit que si on le reçoit, si on l'écoute toute fatigue disparaît.

Gamaliel lui propose alors de manger avec lui et il discute avec le Christ. Après avoir parlé du Précurseur, il fait remarquer que Jésus vagabonde toujours, et ce dernier répond que cela déconcerte ceux qui le haïssent, mais que les bons viennent à lui quand même. Gamaliel signale qu'il ne le hait pas, que son intelligence admire Jésus de Nazareth. Cependant son âme est alourdie par trop de choses et le Sauveur l'encourage à ne pas attendre ses dernières paroles pour se convertir.

Les deux hommes progressent un peu ensemble, ils en viennent à parler de l'amour de Jésus pour les animaux et des leçons qu'il tire de la Création. Puis, ils évoquent Hillel car ils vont prier sur son tombeau. Gamaliel est supris que le Messie connaisse la pensée de ce rabbi aujourd'hui décédé, et Jésus affirme que sa pensée ne lui était pas inconnue, car il "n'ignore rien de la pensée des hommes". Il énonce alors le fait qu'il est le Verbe et il parle très clairement de la Sainte Trinité.

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EMV 160.1 · Tome 3, p.11

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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160.1 « Maître ! Maître ! Tu ne sais pas qui est devant nous ? C’est le rabbin Gamaliel ! Il est assis avec ses serviteurs, dans une caravane, à l’ombre des bois et à l’abri des vents ! Ils sont en train de faire cuire un agneau. Qu’allons-nous faire ?

– Mais ce que nous avions l’intention de faire, mes amis : nous continuons notre route.

– Mais Gamaliel appartient au Temple !

– Gamaliel n’est pas perfide. Ne craignez rien. Moi, je vais de l’avant.

– Alors moi aussi » disent ensemble les cousins, tous les Galiléens et Simon. Seuls Judas et – un peu moins – Thomas paraissent peu décidés à avancer. Mais ils suivent les autres.

Ils parcourent encore quelques mètres sur une route de montagne encaissée entre des parois boisées. Après un tournant, elle débouche sur une sorte de plateau qu’elle traverse en s’élargissant, pour redevenir étroite et sinueuse sous une voûte de branches entrelacées. Dans une clairière ensoleillée, mais en même temps ombragée par les premières feuilles de la forêt, de nombreuses personnes se tiennent sous une riche tente pendant que d’autres, dans un coin, s’emploient à faire tourner l’agneau au-dessus du feu.

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EMV 160.1-2 · Tome 3, p. 21-22

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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162.1 Par un jardin potager dont tous les sillons commencent à verdir, Jésus entre dans une grande cuisine où les deux Marie les plus âgées (Marie femme de Clopas et Marie Salomé) préparent le dîner.

« Paix à vous !

– Oh, Jésus ! Maître ! »

Les deux femmes se retournent et le saluent, l’une tenant un beau poisson qu’elle est en train d’ouvrir, l’autre le chaudron plein de légumes qu’elle fait bouillir et qu’elle avait retiré de son crochet pour voir où en était la cuisson. Leurs bons visages un peu flétris, rougis par la flamme et le travail, sourient de joie ; sous l’effet du bonheur, ils semblent rajeunir et embellir.

« C’est prêt dans un instant, Jésus. Tu es fatigué ? Tu dois avoir faim, dit sa tante Marie, qui a la familiarité d’une parente et qui, je crois, aime Jésus plus que ses propres enfants.

– Pas plus que d’habitude. Mais je mangerai certainement avec plaisir les bons plats que Marie et toi m’avez préparés. Et les autres de même. Les voilà qui arrivent.

– Ta Mère est dans la chambre du haut. Tu sais ? Simon est venu… Oh, je suis vraiment contente, ce soir ! Non : pas complètement, parce que… Tu le sais, toi, quand je serai vraiment contente…

– Oui, je le sais. »

Jésus attire à lui sa tante, l’embrasse sur le front puis dit :

« Je connais ton désir et je sais que tu envies Salomé, sans qu’il y ait de péché. Mais un jour viendra où, comme elle, tu pourras dire : “ Tous mes enfants appartiennent à Jésus. ” 162.2Je vais trouver Maman. »

Il sort, monte le petit escalier extérieur qui mène à la terrasse qui, pour une bonne moitié, recouvre la maison ; l’autre partie est oc­cupée par une vaste pièce d’où sortent de grosses voix d’hommes et, de temps à autre, la douce voix de Marie, cette voix claire et virginale de jeune fille que les années n’ont pas altérée, cette même voix qui a dit “ Je suis la servante du Seigneur ” et qui chantait des berceuses à son bébé.

Jésus s’approche sans bruit, tout en souriant parce qu’il entend sa Mère dire :

« Ma demeure, c’est mon Fils. Et je n’éprouve aucune douleur d’être loin de Nazareth, sauf lorsqu’il est parti. Mais s’il est auprès de moi… ah, plus rien ne me manque ! Et puis, je ne crains rien pour ma maison : vous y êtes, vous…

– Oh ! Regarde, voilà Jésus ! » crie Alphée, fils de Sarah, qui, ayant le visage tourné vers la porte, est le premier à y voir apparaître Jésus.

« Je suis là, oui. Que la paix soit avec vous tous. Maman ! »

Il embrasse sa Mère sur le front et reçoit son baiser.

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EMV 160.2 · Tome 3, p. 12

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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On apporte des coupes pour se purifier les doigts. Jésus procède au rite avec une grande distinction tandis que les Douze, que Gamaliel examine attentivement, le font tant bien que mal, à l’exception de Simon, Judas, Barthélemy et Matthieu, plus rompus aux usages raffinés juifs.

Détail

Gamaliel a invité Jésus a mangé avec lui. En bon juif, ils doivent procéder à la purification des mains. Thomas, Simon le Zélote, Barthélémy et Judas sont plus rompus à cet exercice que les autres disciples.

EMV 160.3 · Tome 3, p. 13

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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160.3 « C’est le hasard qui nous réunit, Rabbi. Je ne pensais vraiment pas te trouver en route pour Giscala.

– Je suis en route vers le monde entier.

– Oui, tu es le Prophète infatigable. Jean est stable, toi tu es itinérant.

– Il est ainsi plus facile aux âmes de me trouver.

– Je ne dirais pas cela. Avec tous ces déplacements, tu les désorientes.

– Je désoriente mes ennemis. Mais ceux qui veulent me voir, parce qu’ils aiment la Parole de Dieu, me trouvent. Et le Maître, qui les veut tous, va à eux ; ainsi il fait du bien aux bons et déjoue les manœuvres de ceux qui le haïssent.

Détail

Jésus a rencontré Gamaliel sur la route de Giscala et ce dernier parle au Maître.

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EMV 161 · Tome 3, p. 17-21

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus arrive à Capharnaüm avec les disciples. Ils vont à une fontaine, et Jean donne à boire au Maître. Simon-Pierre, qui est allé porter des poissons chez lui, arrive alors en courant et avertit que le petit-fils d'Elie le pharisien a été mordu par un serpent : le petit est désormais mourant. Le grand-père est comme fou et supplie le Maître de venir le guérir. D'ailleurs, après avoir demandé à Pierre de l'amener chez lui, c'est lui-même qui arrive implorer la bonté de Jésus. Celui-ci le réconforte et va sauver l'enfant, en suçant l'endroit de la morsure, comme pour aspirer le poison. L'enfant est sauvé, mais en se réveillant, il se souvient du seprent et est effrayé. Le Christ le rassure et Elisée déclare alors qu'il l'aime bien, même si son grand-père lui a dit de le traiter de "maudit". Elie réagit alors au quart de tour et prétend naturellement ne jamais avoir dit cela.

Jésus s'en va en faisant ses adieux à la famille éprouvée, puis Judas lui reproche de ne pas avoir fait un miracle éclatant. Le Seigneur répond alors que, s'il avait agi ainsi, Elie l'aurait accusé d'avoir été aidé par Belzébuth et il affirme par ailleurs que le miracle "amène à la fois ceux qui sont déjà sur cette route". Quand on n'a pas l'humilité, le miracle pousse les gens au blasphème et il valait donc mieux agir de manière simple. Quant au fait d'avoir aidé son ennemi, Jésus répond qu'il est la Bonté même et aucun de ses adversaires ne pourra dire qu'il a été vindicatif et provocateur à leur égard.

EMV 161.1 · Tome 3, p. 17-18

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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161.1 Jésus est sur le point d’arriver en barque à Capharnaüm. Le soleil va se coucher et le lac n’est qu’un scintillement jaune-rouge.

Tandis que les deux barques manœuvrent pour accoster, Jean dit :

« Je me dépêche d’aller chercher de l’eau à la fontaine pour que tu puisses te désaltérer.

– L’eau est bonne, ici, s’exclame André.

– Oui, elle est bonne. Et votre amour me la fait paraître encore meilleure.

– Moi, je vais porter le poisson à la maison. Les femmes les prépareront pour le repas. Tu nous parleras ensuite, à elles et à nous ?

– Oui, Pierre.

– C’est le plus beau, maintenant, de revenir chez soi. Auparavant, nous avions l’air de nomades. Mais maintenant, avec les femmes, il y a plus d’ordre, plus d’amour. Et puis, voir ta Mère me fait oublier toute fatigue. Je ne sais… »

Jésus sourit et se tait.

La barque s’échoue sur la grève. Jean et André, en sous-vêtements courts, sautent dans l’eau et tirent la barque sur la rive avec l’aide des garçons puis disposent la planche qui sert de pont. Jésus est le premier à descendre ; il attend que la seconde barque soit amarrée pour s’unir à tous ses disciples. Puis, à pas lents, ils s’avancent vers la fontaine. C’est une fontaine naturelle, une source qui jaillit un peu en dehors du village et dont l’eau retombe dans un bassin en pierre, fraîche, abondante, argentée. Cette eau vous invite à la boire tant elle est limpide. Jean, qui a couru en avant avec l’amphore, est déjà de retour et tend le broc ruisselant à Jésus, qui boit à longues gorgées.

« Comme tu avais soif, mon Maître ! Et moi, comme un sot, je ne m’étais pas procuré de l’eau !

– Cela ne fait rien, Jean. Maintenant tout est passé », répond Jésus avec une caresse.

Détail

On apprend qu'à Capharnaüm, il y a une fontaine avec une eau très pure. Pierre énonce également les femmes-disciples. Dans l'EMV 162, on apprendra que Marie Salomé, Marie d'Alphée, la Vierge et Suzanne sont présentes à Capharnaüm.

EMV 161.2-3 · Tome 3, p. 18-19

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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161.2 Ils sont sur le point de revenir quand ils voient Simon-Pierre, qui était allé porter ses poissons chez lui, arriver aussi vite qu’il le peut.

« Maître, Maître ! Crie-t-il, à bout de souffle. » Tout le village est en émoi, car l’unique petit-fils d’Eli le pharisien est en train de mourir à la suite d’une morsure de serpent. Contre la volonté de sa mère, il était parti avec le vieil homme dans leur oliveraie. Eli surveillait des travaux, et l’enfant jouait près des racines d’un vieil olivier. Il a mis la main dans un trou dans l’espoir d’y trouver quelque lézard, mais c’est un serpent qu’il a trouvé. Le vieillard a l’air d’un fou. La mère de l’enfant – qui, entre parenthèses, déteste son beau-père, et à juste titre – l’accuse d’assassinat. L’enfant se refroidit rapidement. Entre parents, ils ne se sont jamais aimés ! Or, on ne peut être plus de la même famille que cela !

– Les querelles de familles sont une bien triste chose !

– Mais, Maître, je dis que les serpents n’ont pas aimé le serpent : Eli. Et ils ont tué le petit serpent. Je regrette qu’il m’ait vu et qu’il m’ait crié : “ Le Maître est là ? ” Et je regrette pour le petit. C’était un bel enfant, et ce n’est pas sa faute s’il est le petit-fils d’un pharisien.

– Effectivement, ce n’est pas sa faute. »

161.3 Ils se dirigent vers le village et voient venir à leur rencontre une foule de personnes qui crient et pleurent, le vieil Eli en tête.

« Il nous a trouvés ! Retournons sur nos pas !

– Mais pourquoi ? Ce vieil homme souffre.

– Ce vieil homme te déteste, souviens-t’en : c’est l’un de tes accusateurs les plus acharnés auprès du Temple.

– Je me souviens que je suis la Miséricorde. »

Le vieil Eli, échevelé, bouleversé, les vêtements en désordre, court vers Jésus bras tendus et s’écroule à ses pieds en criant :

« Pitié ! Pitié ! Pardon ! Ne te venge pas de ma dureté de cœur sur un innocent. Toi seul peux le sauver ! Dieu, ton Père, t’a conduit ici. Je crois en toi ! Je te vénère ! Je t’aime ! Pardon ! Je me suis montré injuste et menteur ! Mais me voilà puni. Ces heures sont à elles seules une punition. A l’aide ! C’est le seul fils de mon garçon qui est mort. Et elle m’accuse de l’avoir tué. »

Il pleure en se frappant la tête contre terre en cadence.

« Allons, ne pleure pas comme ça. Veux-tu mourir sans plus te soucier de voir grandir cet enfant ?

– Il meurt ! Il meurt ! Il est peut-être déjà mort. Fais-moi mourir, moi aussi. Que je n’aie pas à vivre dans cette maison vide ! Oh, mes tristes derniers jours !

– Eli, relève-toi et allons-y…

– Tu… tu viens vraiment ? Mais sais-tu qui je suis ?

– Un malheureux. Allons. »

Le vieil homme se lève et dit :

« Je pars en avant, mais toi, cours, cours, dépêche-toi ! »

Et il s’en va d’autant plus rapidement que le désespoir lui aiguillonne le cœur.

« Seigneur, crois-tu que cela puisse le faire changer ? Ah ! Quel miracle inutile ! Laisse donc mourir ce petit serpent ! Le vieux mourra aussi de chagrin et… ça en fera un de moins sur ta route. C’est Dieu qui a pensé à…

– Simon ! En vérité, en ce moment c’est toi le serpent. »

Repoussant sévèrement Pierre, qui reste tête basse, Jésus va de l’avant.

Détail

Le petit-fils d'Elie le pharisien est mourant et Pierre vient avertir Jésus. Il fait cependant preuve d'une grande dureté de coeur envers l'enfant et sa famille et Jésus lui fait des reproches.