EMV 200.7 · Tome 3, p. 322
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
L’humilité soutient l’amour et le rend parfait.
Notes du mot-clé
Confort de lecture
EMV 200.7 · Tome 3, p. 322
L’humilité soutient l’amour et le rend parfait.
EMV 203.1 · Tome 3, p. 334
Voyez : je supporte de continuelles épreuves et déceptions. Du moins, ce sont des déceptions pour vous. Pour moi, soyez-en persuadés, je n’ai pas de déceptions, car il ne m’a pas été accordé le don d’ignorance… Même pour cela, je vous conseille de vous laisser conduire par moi. Si je permets ceci ou cela, n’y faites pas obstacle. Si je n’interviens pas pour mettre fin à quelque chose, ne vous occupez pas de le faire vous-mêmes. Chaque chose en son temps. Ayez confiance en moi, par-dessus tout.
Jésus parle des épreuves que le groupe apostolique vit et il enjoint les apôtres à la confiance en Dieu.
EMV 203.4 · Tome 3, p. 336-337
« Prie pour qu’il guérisse. La jalousie est une maladie…
– Qu’à tes côtés, on guérit si on le veut. Ah ! Je le supporterai, pour toi… Mais quel effort !… »
Jésus parle de quelqu'un de jaloux.
EMV 203.5 · Tome 3, p. 337-338
C’est une prière si parfaite que les vagues des hérésies et le cours des siècles ne l’entameront pas. Le christianisme sera désuni sous la morsure de Satan et beaucoup de parties de ma chair mystique seront détachées, morcelées, formant des cellules particulières dans le vain désir de se créer un corps parfait comme le sera le Corps mystique du Christ, c’est-à-dire formé de tous les fidèles unis dans l’Eglise apostolique qui sera, tant que la terre existera, l’unique véritable Eglise. Mais ces petits groupes séparés, privés par conséquent des dons que je laisserai à l’Eglise Mère pour nourrir mes enfants, garderont toujours le titre d’églises chrétiennes en raison de leur culte pour le Christ et, au sein de leur erreur, elles se souviendront toujours qu’elles sont venues du Christ. Eh bien, elles aussi prieront avec cette prière universelle. Souvenez-vous-en. Méditez-la continuellement. Appliquez-la à votre action. Il ne faut pas autre chose pour se sanctifier. Si quelqu’un était seul, dans un milieu païen, sans église, sans livre, il aurait déjà tout ce que l’on peut savoir en méditant cette prière ainsi qu’une église ouverte dans son cœur pour la réciter. Il aurait une règle de vie et une sanctification assurée.
Jésus parle du Notre Père.
EMV 204.4-5.8 · Tome 3, p. 344-346 et 349-350
Plautina se lève de nouveau et dit :
« J’ai beaucoup réfléchi… j’aurais tant à apprendre… tout, pour juger. Mais, s’il m’est permis de le demander, je voudrais savoir comment se construit une foi, en toi par exemple, sur un terrain que tu as dit être privé d’une vraie foi. Tu as dit que nos croyances sont vaines. Dans ce cas, nous restons sans rien. Comment arriver à avoir ?
– Je vais prendre l’exemple d’une chose que vous possédez : les temples. Vos édifices sacrés, vraiment beaux, dont l’unique imperfection est d’être dédiés au Néant, peuvent vous enseigner comment l’on peut arriver à avoir une foi et où la placer. Observez : où sont-ils construits ? Quel lieu choisit-on si possible pour eux ? Comment sont-ils construits ? L’endroit est généralement spacieux, dégagé et en hauteur. Et, s’il n’est pas spacieux et dégagé, on le rend tel en démolissant tout ce qui encombre ou limite le terrain. S’il n’est pas en hauteur, on le surélève sur un stéréobate plus élevé que celui de trois marches, utilisé d’habitude pour les temples situés déjà sur un lieu naturellement élevé. Enfermés la plupart du temps dans une enceinte sacrée formée de colonnades et de portiques à l’intérieur desquels se trouvent des arbres consacrés aux dieux, des fontaines et des autels, des statues et des stèles, ils sont d’ordinaire précédés du propylée, au-delà duquel se trouve l’autel où l’on fait les prières aux divinités. En face se trouve le lieu du sacrifice, car le sacrifice précède la prière. Souvent, en particulier pour les plus grands, un péristyle les borde d’une guirlande de marbres précieux. A l’intérieur se trouvent le vestibule antérieur, à l’extérieur ou à l’intérieur du péristyle, la chambre du dieu, le vestibule postérieur. Les marbres, les statues, les frontons, les acrotères et les tympans tous polis, précieux, ornés font du temple un édifice très noble, même au regard des plus rustres. Est-ce bien cela ?
– Oui, Maître. Tu les as vus et très bien étudiés, confirme en le louant Plautina.
– Mais s’il est bien établi qu’il n’a jamais quitté la Palestine… ? s’exclame Quintilianus.
– Je n’en suis jamais sorti pour aller à Rome ou à Athènes, mais je n’ignore pas l’architecture de la Grèce et de Rome. Dans le génie de l’homme qui a décoré le Parthénon, j’étais présent, car je suis partout où il y a vie et manifestation de la vie. Là où un sage pense, un sculpteur sculpte, un poète compose, une mère chante sur un berceau, un homme se fatigue sur les sillons, un médecin lutte contre les maladies, un vivant respire, un animal vit, un arbre pousse, je suis là avec Celui de qui je viens. Dans le grondement d’un tremblement de terre ou le fracas de la foudre, dans la lumière des étoiles ou le mouvement des marées, dans le vol de l’aigle ou dans le bruit du moustique, je me trouve avec le très-haut, le Créateur.
– De sorte que… tu… tu connais tout ? Aussi bien les pensées que les œuvres humaines ? demande encore Quintilianus.
– Oui. »
Les romains se regardent avec stupéfaction.
204.5 Un silence prolongé… puis, timidement, Valéria requiert :
« Développe ta pensée, Maître, pour que nous sachions que faire.
– Oui. La foi se construit comme on construit les temples dont vous êtes si fiers. On fait un emplacement pour le temple, on dégage les alentours, on surélève son emplacement.
– Mais où se trouve le temple pour y mettre la foi, cette divinité vraie ? demande Plautina.
– La foi n’est pas une divinité, Plautina. C’est une vertu. Il n’y a pas de divinité dans la vraie foi, mais il existe un Dieu unique et vrai.
(...) 204.8 – Comment pouvons-nous donner à l’âme espace, liberté, élévation ?
– En détruisant ce qu’il y a d’inutile dans votre moi. Il vous faut le libérer de toutes les idées fausses et, avec les débris de ces destructions, l’élever pour y établir le temple souverain. Il faut que l’âme monte toujours plus haut, sur les trois degrés.
Vous autres romains, vous aimez les symboles. Considérez les trois degrés à la lumière d’un symbole. Ils peuvent vous dire leurs trois noms : pénitence, patience, constance. Ou bien : humilité, pureté, justice. Ou encore : sagesse, générosité, miséricorde. Ou enfin le trinôme lumineux : foi, espérance, charité. Considérez encore le symbole de l’enceinte ornée et robuste qui entoure l’aire du temple. Il faut savoir entourer l’âme, reine d’un corps qui est le temple de l’Esprit éternel, d’une barrière qui la défende sans pourtant lui ôter la lumière ni l’accabler par la vue de laideurs. C’est une enceinte sûre et affranchie du désir de tout ce qui est inférieur : la chair et le sang, pour s’élever vers ce qui est supérieur : l’esprit. L’affranchir à force de volonté, faire disparaître les angles, les ébréchures, les taches, les veines d’imperfection du marbre de notre moi, pour donner à l’âme une enceinte parfaite. Et, en même temps, faire de cette enceinte établie pour protéger le temple un refuge miséricordieux pour les plus malheureux qui ne savent pas ce qu’est la charité.
Les portiques, quant à eux, symbolisent l’effusion de l’amour, de la pitié, du désir que d’autres viennent à Dieu, semblables à des bras aimants qui s’étendent pour faire un voile sur le berceau d’un orphelin.
Au-delà de l’enceinte, se trouvent les plantes les plus belles et les plus parfumées en hommage au Créateur. Semées sur un terrain d’abord nu, puis cultivées, elles symbolisent les vertus de tous noms et forment la seconde enceinte vivante et fleurie autour du sanctuaire ; et au milieu des plantes, au milieu des vertus, il y a les fontaines, autre amour, autre purification avant de s’approcher du propylée qui en est proche ; et c’est là que, avant de monter à l’autel, on doit sacrifier l’attachement à la chair, se dépouiller de toute luxure. Il faut ensuite aller plus loin, près de l’autel, pour y présenter son offrande, puis encore vous approcher de la chambre où se trouve Dieu, en dépassant le vestibule. Or que sera cette chambre ? Un trésor de richesses spirituelles, car rien n’est trop beau pour servir de cadre à Dieu.
Avez-vous compris ? Vous m’avez demandé comment se construit la foi. Je vous ai répondu : “ En suivant la méthode qu’on emploie pour construire les temples. ” Vous voyez que c’est vrai.
Plautina, une dame romaine et donc païenne, s'adresse au Maître.
EMV 204.8 · Tome 3, p. 349-350
– Comment pouvons-nous donner à l’âme espace, liberté, élévation ?
– En détruisant ce qu’il y a d’inutile dans votre moi. Il vous faut le libérer de toutes les idées fausses et, avec les débris de ces destructions, l’élever pour y établir le temple souverain. Il faut que l’âme monte toujours plus haut, sur les trois degrés.
Vous autres romains, vous aimez les symboles. Considérez les trois degrés à la lumière d’un symbole. Ils peuvent vous dire leurs trois noms : pénitence, patience, constance. Ou bien : humilité, pureté, justice. Ou encore : sagesse, générosité, miséricorde. Ou enfin le trinôme lumineux : foi, espérance, charité. Considérez encore le symbole de l’enceinte ornée et robuste qui entoure l’aire du temple. Il faut savoir entourer l’âme, reine d’un corps qui est le temple de l’Esprit éternel, d’une barrière qui la défende sans pourtant lui ôter la lumière ni l’accabler par la vue de laideurs. C’est une enceinte sûre et affranchie du désir de tout ce qui est inférieur : la chair et le sang, pour s’élever vers ce qui est supérieur : l’esprit. L’affranchir à force de volonté, faire disparaître les angles, les ébréchures, les taches, les veines d’imperfection du marbre de notre moi, pour donner à l’âme une enceinte parfaite. Et, en même temps, faire de cette enceinte établie pour protéger le temple un refuge miséricordieux pour les plus malheureux qui ne savent pas ce qu’est la charité.
Les portiques, quant à eux, symbolisent l’effusion de l’amour, de la pitié, du désir que d’autres viennent à Dieu, semblables à des bras aimants qui s’étendent pour faire un voile sur le berceau d’un orphelin.
Au-delà de l’enceinte, se trouvent les plantes les plus belles et les plus parfumées en hommage au Créateur. Semées sur un terrain d’abord nu, puis cultivées, elles symbolisent les vertus de tous noms et forment la seconde enceinte vivante et fleurie autour du sanctuaire ; et au milieu des plantes, au milieu des vertus, il y a les fontaines, autre amour, autre purification avant de s’approcher du propylée qui en est proche ; et c’est là que, avant de monter à l’autel, on doit sacrifier l’attachement à la chair, se dépouiller de toute luxure. Il faut ensuite aller plus loin, près de l’autel, pour y présenter son offrande, puis encore vous approcher de la chambre où se trouve Dieu, en dépassant le vestibule. Or que sera cette chambre ? Un trésor de richesses spirituelles, car rien n’est trop beau pour servir de cadre à Dieu.
Avez-vous compris ? Vous m’avez demandé comment se construit la foi. Je vous ai répondu : “ En suivant la méthode qu’on emploie pour construire les temples. ” Vous voyez que c’est vrai.
EMV 206.5 · Tome 3, p. 363
Il faut, par l’humilité, garder ses vêtements toujours propres. Il est bien facile de ternir la pureté du cœur, et celui qui n’a pas le cœur pur ne peut voir Dieu. L’humilité est comme une eau qui lave. L’humble, parce que son œil n’est pas obscurci par la fumée de l’orgueil, s’aperçoit tout de suite qu’il a terni son vêtement. Il court vers son Seigneur et lui dit : “ J’ai perdu la netteté de mon cœur. Je pleure pour me purifier. Je pleure à tes pieds. Et toi, mon Soleil, blanchis mon vêtement par ton pardon bienveillant, par ton amour paternel ! ”
Jésus raconte la parabole des dix vierges et souligne qu'elles ont des vêtements propres.
EMV 206.5 · Tome 3, p. 364
L’humilité ! J’ai dit : “ Quand vous priez ou faites pénitence, faites en sorte que le monde ne s’en aperçoive pas. ” Dans les livres sapientiaux, il est écrit : “ Il n’est pas bien de révéler le secret du Roi." L’humilité est le voile blanc que l’on met pour le défendre sur le bien que l’on fait et sur celui que Dieu nous accorde. Il ne faut pas se glorifier de l’amour privilégié que Dieu nous accorde, ni rechercher une sotte gloire humaine. Ce don serait retiré sur-le-champ. Mais que le cœur chante intérieurement à son Dieu : “ Mon âme te glorifie, Seigneur… parce que tu as tourné les yeux vers la bassesse de ta servante. ” »
J’ai dit, en EMV 172.5 et en EMV 172.8.
Livre de Tobie 12, 7
Tb 12, 7 : Il est bon de tenir caché le secret du roi, mais il est honorable de révéler et de publier les œuvres de Dieu.
Le livre de Tobie est classé soit dans les livres sapientiaux, soit le plus souvent dans les livres historiques. Il fait partie des sept livres deutérocanoniques retenues par la tradition catholique/orthodoxe, mais considérés comme apocryphe par la tradition protestante/anglicane.
“ Mon âme te glorifie, Seigneur… parce que tu as tourné les yeux vers la bassesse de ta servante. ” Le Magnificat. Cf. Luc 1,46 qui s’inspire du cantique d’Anne, la mère de Samuel (1 Samuel 2,1-10).
EMV 206.5 · Tome 3, p. 364
L’âme doit tresser sa guirlande quotidienne d’actes vertueux, car, en présence du Très-Haut, il ne doit rien rester de vicieux et il convient de ne pas avoir l’aspect négligé. Guirlande quotidienne, ai-je dit, car l’âme ne sait pas quand Dieu (l’Epoux) lui apparaîtra pour lui dire : “ Viens. ” Il ne faut donc pas se lasser de renouveler la couronne. N’ayez pas peur. Les fleurs perdent leur fraîcheur, mais les fleurs des couronnes vertueuses ne la perdent pas. L’ange de Dieu, que chaque homme a auprès de lui, recueille ces guirlandes quotidiennes et les apporte au Ciel ; là, elles serviront de trône au nouveau bienheureux quand son âme entrera comme épouse dans la maison nuptiale.
EMV 206.6 · Tome 3, p. 364-365
Comme la foi est brillante et quelle douce amie elle est ! Elle donne une flamme qui rayonne comme une étoile, une flamme joyeuse car elle a une certitude sereine, une flamme qui rend lumineux jusqu’à l’instrument qui la porte. Même le corps de l’homme que nourrit la foi semble, dès cette terre, devenir plus lumineux et plus spirituel, exempt d’un vieillissement précoce. Car celui qui a la foi se laisse guider par les paroles et les commandements de Dieu pour parvenir à posséder Dieu, sa fin ; c’est pourquoi il fuit toute corruption, il n’a ni trouble, ni peur, ni remords, il n’est pas obligé de faire des efforts pour se rappeler ses mensonges ou pour cacher ses mauvaises actions, et il se garde beau et jeune de la belle incorruptibilité des saints. Une chair et un sang, une âme et un cœur purs de toute luxure pour conserver l’huile de la foi, pour donner une lumière sans fumée. Une volonté constante pour nourrir toujours cette lumière.
La vie de chaque jour avec ses déceptions, ses constatations, ses contacts, ses tentations, ses frictions, tend à diminuer la foi. Non ! Cela ne doit pas se produire. Allez chaque jour aux sources de l’huile suave, de l’huile de la sagesse, de l’huile de Dieu. Une lampe peu alimentée peut s’éteindre au moindre souffle, elle peut être éteinte par la lourde rosée de la nuit. La nuit… L’heure des ténèbres, du péché, de la tentation vient pour tous. C’est la nuit de l’âme. Mais si elle se remplit, elle-même, de foi, sa flamme ne peut être éteinte par les vents du monde ni par le brouillard de la sensualité.