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Notes du thème

Eléments dans la vie chrétienne

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EMV 126.2 · Tome 2, p. 344

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Pour mesurer la culpabilité d’un pécheur, il faut prendre en considération les circonstances qui précèdent, préparent, justifient, expliquent la faute elle-même.

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Jésus développe les questions à se poser :

  • Qui a péché ? Envers qui avons-nous péché ?
  • Qu'est-ce que j'ai fait ?
  • Où ?
  • Avec quels moyens ?
  • Comment ?
  • Quand ?

EMV 126.2 · Tome 2, p. 344

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Pour moi, il n’existe pas d’esclaves ou de puissants. Tous sont des hommes créés par un Etre unique, par conséquent tous sont égaux. En fait, devant la majesté de Dieu, même le plus puissant monarque de la Terre n’est que poussière. Et à ses yeux comme aux miens, il n’existe qu’un seul esclavage, celui du péché et donc sous la domination de Satan.

EMV 126.2 · Tome 2, p. 345

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La Loi antique distingue les hommes libres des esclaves et se livre à des considérations subtiles selon que la mort a été immédiate ou qu’il y a eu un jour ou deux de survie, et de même si la femme enceinte est morte du coup qui l’a frappée ou si la mort n’a atteint que le fruit de son sein. Mais tout cela a été dit lorsque la lumière de la perfection était encore bien lointaine. Maintenant, elle est parmi vous et vous dit : “ Quiconque frappe mortellement l’un de ses semblables pèche. ” Et il ne pèche pas seulement à l’égard de l’homme, mais aussi contre Dieu.

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Livre de l'Exode 21, 12-36

Ex 21, 12-36 : « Qui frappe un homme à mort sera mis à mort. Mais s’il n’a pas traqué sa victime, si Dieu l’a mise à portée de sa main, je te fixerai un lieu où il pourra se réfugier.

Mais quand un homme est en rage contre son prochain au point de le tuer par ruse, tu l’arracheras même de mon autel pour qu’il meure. Celui qui frappe son père ou sa mère sera mis à mort. Celui qui commet un rapt – qu’il ait vendu l’homme ou qu’on le trouve entre ses mains – sera mis à mort. Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.

« Quand des hommes se querellent et que l’un d’eux frappe son prochain avec une pierre ou avec le poing, sans le tuer mais en l’obligeant à garder le lit, si la victime peut se lever et se promener au dehors avec sa canne, l’agresseur sera acquitté. Il devra seulement l’indemniser pour son arrêt de travail, jusqu’à complète guérison.

Si quelqu’un frappe avec un bâton et fait mourir de sa main son serviteur ou sa servante, la victime devra être vengée. Mais si elle survit un jour ou deux, elle ne sera pas vengée, car elle a été achetée avec l’argent du maître.

Si des hommes, en se battant, heurtent une femme enceinte et que celle-ci accouche prématurément sans qu’un autre malheur n’arrive, le coupable paiera l’indemnité imposée par le mari, avec l’accord des juges.

Mais s’il arrive malheur, tu paieras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure.

Si un homme blesse l’œil de son serviteur ou de sa servante, et que l’œil soit perdu, il rendra la liberté à la victime en compensation. Et s’il fait tomber une dent de son serviteur ou de sa servante, il rendra la liberté à la victime en compensation.

Si un bœuf tue d’un coup de corne un homme ou une femme, il sera lapidé et on ne mangera pas la viande. Mais le propriétaire sera tenu pour innocent. Par contre, quand le bœuf a déjà, plus d’une fois, donné des coups de corne et que son propriétaire, averti, l’a laissé sans surveillance, si l’animal a causé la mort d’un homme ou d’une femme, il sera lapidé, et le propriétaire lui-même sera mis à mort.

Et si on lui impose une rançon, il donnera, pour racheter sa vie, tout ce qu’on lui imposera.

Si c’est un fils que le bœuf frappe d’un coup de corne, ou si c’est une fille, on appliquera cette règle-là. Si c’est un serviteur que le bœuf frappe, ou si c’est une servante, on donnera au maître trente pièces d’argent, et le bœuf sera lapidé.

Si un homme laisse une citerne ouverte ou qu’il creuse une citerne sans la recouvrir, et qu’un bœuf ou un âne y tombe, le propriétaire de la citerne indemnisera le propriétaire de la bête morte ; celui-ci recevra une certaine somme d’argent et celui-là, le cadavre de la bête.

Si le bœuf d’un homme blesse le bœuf de son prochain et cause sa mort, les propriétaires vendront le bœuf vivant et se partageront l’argent ; quant à la bête morte, ils se la partageront également. Mais s’il est notoire que ce bœuf a déjà, plus d’une fois, donné des coups de corne et que son propriétaire l’ait laissé sans surveillance, celui-ci fournira un bœuf en compensation de la bête morte qui, elle, lui reviendra.

Livre du Lévitique 24, 17-22

Lv 24, 17-22 : Si un homme frappe à mort un être humain, quel qu’il soit, il sera mis à mort. Celui qui frappe à mort un animal le remplacera par un autre, vie pour vie. Si un homme provoque une infirmité chez un de ses compatriotes, on lui fera comme il a fait : fracture pour fracture, œil pour œil, dent pour dent. Telle l’infirmité provoquée, telle l’infirmité subie.

Celui qui frappe à mort un animal le remplacera par un autre ; celui qui frappe à mort un homme mourra.

Il n’y aura chez vous qu’un seul droit, tant pour l’israélite de souche que pour l’immigré, car je suis le Seigneur votre Dieu. »

Moïse ayant ainsi parlé aux fils d’Israël, on fit sortir hors du camp l’auteur de la malédiction et on le lapida. Les fils d’Israël firent comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.

Livre des Nombres 35, 9-34

Nb 35, 9-34 : Le Seigneur parla à Moïse. Il dit : « Parle ainsi aux fils d’Israël : Quand vous aurez passé le Jourdain pour entrer dans le pays de Canaan, choisissez-vous des villes qui seront pour vous des villes de refuge. Le meurtrier qui, par inadvertance, aura frappé quelqu’un à mort s’y enfuira. Ces villes vous serviront de refuge contre le vengeur du sang. Ainsi, le meurtrier ne sera pas mis à mort avant d’avoir comparu en jugement devant la communauté.

Les villes que vous donnerez aux lévites seront pour vous des villes de refuge au nombre de six : vous donnerez trois villes situées au-delà du Jourdain et vous donnerez trois villes situées au pays de Canaan. Elles seront les villes de refuge. Ces six villes serviront de refuge aux fils d’Israël ainsi qu’à l’immigré et à l’hôte de passage, afin que s’y enfuie quiconque aura, par inadvertance, frappé quelqu’un à mort.

S’il l’a frappé avec un objet en fer, et causé la mort, c’est un meurtrier ; et le meurtrier doit être mis à mort. Si de sa main il l’a frappé avec une pierre qui peut provoquer la mort, et a effectivement causé la mort, c’est un meurtrier ; et le meurtrier doit être mis à mort. Ou encore si de sa main il l’a frappé avec un objet en bois qui peut provoquer la mort, et a effectivement causé la mort, c’est un meurtrier ; et le meurtrier doit être mis à mort. C’est le vengeur du sang qui mettra à mort le meurtrier ; dès qu’il tombera sur lui, il le mettra à mort.

Si par haine un homme a bousculé quelqu’un ou a lancé quelque chose contre lui avec malveillance, et qu’ainsi il a causé la mort, ou si avec hostilité il l’a frappé de la main, et qu’ainsi il a causé la mort, celui qui a frappé sera mis à mort ; c’est un meurtrier. Dès qu’il tombera sur le meurtrier, le vengeur du sang le mettra à mort. Mais si c’est par hasard et sans hostilité qu’un homme a bousculé quelqu’un, ou lui a lancé quelque objet sans malveillance, ou encore si, sans le voir, il l’a atteint avec une pierre qui peut provoquer la mort – et qu’en faisant tomber cette pierre, il a effectivement causé la mort, tandis qu’il n’était pas son ennemi et ne lui voulait pas de mal –, alors, la communauté jugera entre celui qui a frappé et le vengeur du sang, selon le droit.

La communauté soustraira le meurtrier à la main du vengeur du sang. La communauté le renverra dans sa ville de refuge, là où il s’était enfui. Il devra y rester jusqu’à la mort du grand prêtre qui a reçu l’onction avec l’huile sainte. Mais si le meurtrier sort des limites de la ville de refuge où il s’est enfui, et que le vengeur du sang, le trouvant hors des limites de sa ville de refuge, le tue, le vengeur n’aura pas de sang sur les mains. En effet, le meurtrier devra rester dans sa ville de refuge jusqu’à la mort du grand prêtre. Après la mort du grand prêtre, le meurtrier retournera sur la terre qui lui appartient. Telles seront pour vous les règles de droit, d’âge en âge, où que vous habitiez.

Quiconque frappe à mort une personne, c’est sur la déposition de plusieurs témoins qu’il sera tué. Mais la déposition d’un seul témoin ne pourra faire condamner quelqu’un à mort. Vous n’accepterez pas de rançon en échange de la vie d’un meurtrier. Il est passible de mort, il doit être mis à mort. Vous n’accepterez pas non plus de rançon pour permettre à celui qui s’est enfui dans sa ville de refuge de revenir habiter sur sa terre avant la mort du grand prêtre.

Vous ne profanerez pas la terre où vous êtes, car le sang, lui, profane la terre. On ne peut faire l’expiation pour le sang répandu sur la terre que par le sang de celui qui l’a répandu. Vous ne rendrez pas impure la terre où vous habitez et au milieu de laquelle je demeure, car Je suis le Seigneur, moi qui demeure au milieu des fils d’Israël. »

EMV 126.3 · Tome 2, p. 347

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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L’homme est donc la créature de prédilection de Dieu. Même s’il est maintenant coupable, c’est toujours la créature qui lui est la plus chère. Ce qui le prouve, c’est qu’il a envoyé son Verbe lui-même, non pas un ange ou un archange, ni un chérubin ou un séraphin, mais son Verbe, en le revêtant de la chair humaine pour sauver l’homme. Il n’a pas estimé indigne ce vêtement pour permettre que souffre et expie celui qui, étant comme lui un très pur Esprit, n’aurait pu, en tant que tel, souffrir et expier la faute de l’homme.

Le Père m’a dit : “ Tu seras homme : l’Homme. J’en avais créé un, parfait comme tout ce que je fais. Je lui avais destiné une douce vie, une très douce dormition et un bienheureux réveil, un séjour très heureux et éternel dans mon Paradis céleste. Mais, tu le sais, rien de souillé ne peut pénétrer dans ce Paradis, car Moi-Nous, Dieu un et trine, nous y avons notre trône. Or seule la sainteté peut paraître en notre présence. Je Suis Celui qui Suis. Ma divine nature, notre mystérieuse essence ne peut être connue que par ceux qui sont sans tache. Maintenant l’homme, en Adam et par Adam, est souillé. Va le purifier. Je le veux. Tu seras désormais : l’Homme, le Premier-Né. Car tu seras le premier à entrer ici, avec ta chair mortelle exempte du péché, avec l’âme exempte du péché originel. Ceux qui t’ont précédé sur la terre et ceux qui te suivront posséderont la vie grâce à ta mort de Rédempteur. ” Il ne pouvait mourir que quelqu’un qui était né. Moi, je suis né et je mourrai.

EMV 126.10 · Tome 2, p. 351

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« C’est à moi que tu t’adresses ? C’est moi qui suis visé ?

– C’est toi, oui. Sors de ma maison.

– Je sors. Mais nous règlerons cela bientôt, n’en doute pas.

– Bientôt ? Tout de suite. Le Dieu du Sinaï, je te l’ai dit, t’attend.

– Toi aussi, malfaisant, qui as fait arriver sur moi le malheur et les animaux nuisibles de la terre. Nous nous reverrons. Et ce sera ma joie.

– Oui. Et tu ne voudras pas me revoir car c’est moi qui te jugerai.

– Ha ! Ha ! Maléd… »

Il se débat, gargouille quelques syllabes et tombe.

« Il est mort ! Crie le serviteur. Le maître est mort ! Béni sois-tu, Messie, notre vengeur !

– Non, pas moi, mais Dieu, le Seigneur éternel. Que personne ne se souille. Que le serviteur seul s’occupe de son maître. Et sois bon pour son corps. Soyez bons, vous tous, ses serviteurs. Ne vous réjouissez pas, par haine du mort, pour ne pas mériter une condamnation. Que Dieu et le juste Jonas soient toujours pour vous des amis et moi avec eux. Adieu.

– Mais il est mort par ta volonté ? demande Pierre.

– Non, mais le Père est entré en moi… C’est un mystère que tu ne peux comprendre. Sache seulement qu’il n’est pas permis de s’attaquer à Dieu. Il se venge lui-même.

– Dans ce cas, ne pourrais-tu pas demander au Père de faire mourir tous ceux qui te haïssent ?

– Tais-toi ! Tu ne sais pas de quel esprit tu es ! Je suis la Miséricorde et non la Vengeance. »

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Jésus vient d'adresser des paroles à Doras et celui-ci prend la parole.

EMV 127 · Tome 2, p. 352-359

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus rencontre pour la première fois trois disciples de Jean-Baptiste. Celui-ci est libre et est heureux de voir venir les âmes au Christ. Il dit que lui doit diminuer, pendant que Jésus doit grandir. Les disciples rapportent également des commentaires du Précurseur sur Aglaé (la femme voilée de la Belle-Eau), puis, Jésus parle de Jean et de son âme sans tâche grâce à la Visitation de Marie. Après cela, la conversation se termine et Jésus parle aux gens présents sur le "Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu". Il s'arrête beaucoup sur la mort de Doras, qui ne prenait plus soin de son âme, et n'avait de soin que pour son corps, la terre et ses propres richesses. Il aurait mieux valu qu'il se repente, plutôt qu'il ne meure impénitent.

EMV 127.2 · Tome 2, p. 353

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Il y a quelques jours, Doras le pharisien est venu pour se purifier. Mais Jean-Baptiste lui a refusé le baptême en disant : “ L’eau ne pénètre pas là où se trouve une pareille croûte de péchés. Le seul qui puisse te pardonner, c’est le Messie. ” Il a alors répondu : “ J’irai le trouver. Je veux guérir, et je pense que ce mal vient de son maléfice. ” Alors Jean-Baptiste l’a chassé comme il aurait chassé Satan.

Détail

Doras, un pharisien, a demandé le baptême, que Jean-Baptiste lui a refusé à cause de son coeur impénitent. Il l'envoie alors vers Jésus, qu'il reconnaît comme le Messie.

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EMV 127.4 · Tome 2, p. 354-355

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Il y a quelques jours, des disciples lui ont dit en notre présence : “ Rabbi, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain et à qui tu as rendu témoignage, baptise maintenant. Et tous vont à lui. Tu vas rester sans fidèles. ” Jean a répondu :

“ Bienheureuse mon oreille qui entend cette nouvelle ! Vous ne savez pas quelle joie vous me faites. Sachez que l’homme ne peut rien prendre qui ne lui soit donné par le Ciel. Vous pouvez témoigner que j’ai dit : ‘ Je ne suis pas le Christ, mais celui qui a été envoyé devant lui pour lui préparer le chemin. ’ L’homme juste ne s’approprie pas un nom qui n’est pas le sien et, même si quelqu’un veut le louer en lui disant : ‘ C’est toi, celui-là ’, c’est-à-dire le Saint, il répond : ‘ Non. En vérité, non. Je suis son serviteur. ’ Et il en ressent également une grande joie car il dit : ‘ Voilà, c’est que je lui ressemble un peu si l’on peut me prendre pour lui. ’ Or que veut celui qui aime, si ce n’est ressembler à l’être aimé ? Seule l’épouse jouit de l’époux. Celui qui s’est entremis pour le mariage ne pourrait en jouir car ce serait immoralité et vol. Mais l’ami de l’époux qui se tient dans son voisinage et entend sa voix que remplit la joie nuptiale, éprouve une joie si vive qu’elle est un peu semblable à celle qui rend heureuse la vierge que l’ami a épousée et que cela lui donne un avant-goût du miel des paroles nuptiales. C’est ma joie, et elle est complète. Que fait encore l’ami de l’époux après l’avoir servi des mois durant et après avoir escorté son épouse jusqu’à la maison ? Il se retire et disparaît. Ainsi en est-il de moi ! Un seul reste : l’époux avec l’épouse : l’Homme avec l’Humanité. Ah ! Quelle parole profonde ! Il faut qu’il croisse et que je diminue. Celui qui vient du Ciel est au-dessus de tous. Les patriarches et les prophètes s’effacent à son arrivée, car il est pareil au soleil qui éclaire tout et d’une lumière si vive que les astres et les planètes, dont la lumière est éteinte, s’en revêtent ; quant à ceux qui ne sont que ténèbres par eux-mêmes, ils disparaissent dans sa suprême splendeur. Il en est ainsi, car, lui, il vient du Ciel, tandis que les patriarches et les prophètes doivent monter au Ciel, mais n’en proviennent pas. Celui qui vient du Ciel est au-dessus de tous et il annonce ce qu’il a vu et entendu. Mais celui qui ne tend pas vers le Ciel ne peut accepter son témoignage, et par conséquent il renie Dieu. Ceux qui acceptent le témoignage de celui qui est descendu du Ciel scellent leur foi en Dieu Vérité, et non pas fable sans vérité ; ils entendent la Vérité parce qu’ils ont une âme qui la recherche. Car Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu lui a donné l’Esprit avec plénitude ; or l’Esprit dit : ‘ Me voici. Prends-moi, je veux être avec toi, qui es le délice de notre amour. ’ Car le Père aime le Fils sans mesure et lui a tout remis en main. Ceux donc qui croient au Fils possèdent la vie éternelle. Mais ceux qui refusent de croire au Fils ne verront pas la Vie et la colère de Dieu restera en eux et sur eux. ”

Voilà ce qu’il a dit. J’ai gravé ces paroles dans mon esprit pour te les rapporter, dit Mathias.

– Et moi, je t’en loue et t’en remercie.

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Jean 3, 25-36

Jn 3, 25-36 : Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification. Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! » Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue.

Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »