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Commandements

Thème : Le Décalogue et les Commandements · Page 2 sur 6

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EMV 78.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Tous pèlerins et étrangers sur cette terre, sachez vous unir et marcher vers le Royaume promis. Le chemin, ce sont les commandements, accomplis non par crainte du châtiment, mais par amour pour toi, Père saint. L’arche, c’est un coeur parfait où se trouve la manne nourrissante de la sagesse et où fleurit le rameau d’une volonté pure. Et, pour que la maison soit éclairée, venez à la lumière du monde. C’est moi qui vous l’apporte. Je vous apporte la lumière. Rien d’autre. Je ne possède pas de richesses et je ne promets pas d’honneurs terrestres, mais je possède toutes les richesses surnaturelles de mon Père, et à ceux qui suivront Dieu avec amour et charité, je promets l’honneur éternel du Ciel.

EMV 82.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ne savez-vous pas que la Loi dit : “ Aime ton prochain comme toi-même " ? Celui qui n'aime pas son prochain ne peut pas non plus aimer Dieu. Et celui qui n'aime pas Dieu, comment peut-il aller dans sa Maison et le prier ? Dieu pourrait leur dire – et il le dit dans les Cieux – : “ Va-t'en. Je ne te connais pas. Un fils, toi ? Non, tu n'aimes pas tes frères, tu ne respectes pas en eux le Père qui les a faits. Tu n'es donc ni un frère ni un fils, mais un bâtard, un mauvais fils pour Dieu, un faux frère pour tes frères. "

EMV 119 · Tome 2, p. 288-297

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Dans l'EMV 119, des gens parlent de Jean-Baptiste et de la Nativité. Un homme qui a la gangrène est guéri par Jésus qui lui donne le baptême. Un autre, qui est homicide, se repent et est pardonné. Enfin, Jésus donne une leçon sur le Commandement "Je suis le Seigneur ton Dieu". Il dit que les disciples baptiseront à partir de maintenant, et qu'ils ne sont pas encore prêts pour la prière du Notre Père, ni pour faire des miracles, d'ailleurs.

EMV 119.4 · Tome 2, p. 291-292

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Il est dit, dans le Livre, que le Seigneur s’est manifesté sur le Sinaï dans toute sa terrible puissance pour dire aussi par elle : “ Je suis Dieu. Voici ma volonté. Voilà les foudres toutes prêtes pour ceux qui seront rebelles à la volonté de Dieu. ” Et, avant de parler, il a prescrit que personne du peuple ne devait monter contempler Celui qui est, et que même les prêtres devaient se purifier avant de s’approcher de la limite fixée par Dieu, pour n’être pas frappés. Cela, parce que c’était le temps de la justice et de l’épreuve. Les Cieux étaient fermés comme par la pierre sur le mystère du Ciel et sur le courroux de Dieu, et seules les flèches de la justice tombaient du Ciel sur les fils coupables. Mais maintenant, non. Maintenant le Juste est venu accomplir toute justice. Le temps est arrivé où, sans foudre et sans limites, la Parole divine s’adresse à l’homme, pour donner à l’homme la grâce et la vie.

Annotation

Note de l'éditeur : Voir Ex 19, 10-25. Là commence toute une série de discours qui illustrent le Décalogue, rapportée en Ex 20, 1-17 et Dt 5, 1-22. La Loi des dix commandements est commentée ou citée à d'autres reprises dans l'oeuvre, p. ex. en : 288.4 (en tant que loi naturelle), 293.5, 329.10, 335.9, 397.1, 414.9, 452.7/11, 453.6, 455.15, 471.7, 472.6/7, 476.8, 486.8, 493.4/5, 534.8, 565.4, 576.6, 592.12.18, 600.26, 604.7, 632.38, 635.17. A l'esprit du Décalogue se rattachent le commandement d'aimer Dieu (Dt 6, 5) et celui d'aimer son prochain (Lv 19, 18); comme en : 122.10, 196.5, 277.3, 279.2, 281.10, 295.4, 444.3, 596.2.10.

Livre de l'Exode 19, 10-25

Ex 19, 10-25 : Le Seigneur dit encore à Moïse : « Va vers le peuple ; sanctifie-le, aujourd’hui et demain ; qu’ils lavent leurs vêtements, pour être prêts le troisième jour ; car, ce troisième jour, en présence de tout le peuple, le Seigneur descendra sur la montagne du Sinaï. Fixe des limites au peuple, en leur disant : Gardez-vous de gravir la montagne et d’en toucher le bord ! Quiconque touchera la montagne sera mis à mort ! Le condamné, tu ne le toucheras pas de la main, il sera lapidé ou percé de flèches. Qu’il s’agisse d’un animal ou d’un homme, il ne vivra pas. Quand la trompe retentira, quelques-uns monteront sur la montagne. »

Moïse descendit de la montagne vers le peuple. Il sanctifia le peuple ; tous lavèrent leurs vêtements, et Moïse dit au peuple : « Soyez prêts dans trois jours. N’approchez aucune femme. »

Le troisième jour, dès le matin, il y eut des coups de tonnerre, des éclairs, une lourde nuée sur la montagne, et une puissante sonnerie de cor ; dans le camp, tout le peuple trembla. Moïse fit sortir le peuple hors du camp, à la rencontre de Dieu, et ils restèrent debout au pied de la montagne. La montagne du Sinaï était toute fumante, car le Seigneur y était descendu dans le feu ; la fumée montait, comme la fumée d’une fournaise, et toute la montagne tremblait violemment. La sonnerie du cor était de plus en plus puissante. Moïse parlait, et la voix de Dieu lui répondait. Le Seigneur descendit sur le sommet du Sinaï, il appela Moïse sur le sommet de la montagne, et Moïse monta vers lui.

Le Seigneur dit à Moïse : « Descends et avertis le peuple de ne pas se précipiter pour voir le Seigneur, car beaucoup d’entre eux périraient. Même les prêtres qui s’approchent du Seigneur doivent se sanctifier, de peur que le Seigneur ne s’emporte contre eux. »

Moïse répondit au Seigneur : « Le peuple ne peut pas monter sur la montagne du Sinaï, puisque, toi-même, tu nous as avertis en ces termes : “Délimite la montagne et sanctifie-la.” » Puis le Seigneur lui dit : « Va, descends. Ensuite, tu remonteras, toi et Aaron avec toi. Quant aux prêtres et au peuple, qu’ils ne se précipitent pas pour monter vers le Seigneur, de peur que le Seigneur ne s’emporte contre eux. »

Moïse descendit vers le peuple et leur en fit part.

EMV 119.5 · Tome 2, p. 292-293

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

119.5 La première parole du Père et Seigneur est celle-ci : “ Je suis le Seigneur ton Dieu. ”

Il n’est pas un instant de la journée où cette parole ne résonne et ne soit manifestée par la voix et le doigt de Dieu. Où ? Partout... Tout ne cesse de le dire : de l’herbe aux étoiles, de l’eau au feu, de la laine à la nourriture, de la lumière aux ténèbres, de la santé à la maladie, de la richesse à la pauvreté, tout dit : “ Je suis le Seigneur. C’est par moi que tu as ceci. Une de mes pensées te le donne, une autre te l’enlève. Il n’est pas d’armée puissante ni de défense qui puisse te faire échapper à ma volonté. ” Elle crie dans la voix du vent, elle chante dans le murmure de l’eau, elle se répand dans le parfum des fleurs, elle caresse le sommet des monts. Elle murmure, elle parle, elle appelle, elle clame dans les consciences : “ Je suis le Seigneur ton Dieu. ”

Ne l’oubliez jamais ! Ne fermez pas vos yeux, vos oreilles, n’étranglez pas votre conscience pour ne pas entendre cette parole. Elle n’en existe pas moins. Le moment vient où, sur le mur de la salle du festin, ou sur les flots déchaînés de la mer, sur les lèvres rieuses de l’enfant ou sur la pâleur du vieillard qui va mourir, sur la rose parfumée ou dans la puanteur du tombeau, elle arrive, écrite par le doigt de feu de Dieu. Il vient un moment où, dans l’ivresse du vin et des plaisirs, dans le tourbillon des affaires, dans le repos de la nuit, dans une promenade solitaire, elle élève la voix et dit : “ Je suis le Seigneur ton Dieu ” ; et cette chair que tu embrasses avidement, cette nourriture que tu avales goulûment, cet or que ton avarice accumule, et ce lit où tu restes paresseusement, ou encore le silence, la solitude, le sommeil, rien ne peut la faire taire.

“ Je suis le Seigneur ton Dieu ”, le compagnon qui ne t’aban­donne pas, l’hôte que tu ne peux chasser. Es-tu bon ? Alors ton hôte et compagnon est le bon ami. Es-tu pervers et coupable ? L’hôte et compagnon devient le Roi irrité et ne donne pas la paix. Mais il ne t’abandonne pas, non, il ne t’abandonne pas. Il n’est permis qu’aux damnés de se séparer de Dieu. Mais la séparation est un tourment implacable et éternel.

119.6 “ Je suis le Seigneur ton Dieu ” et il ajoute “ qui t’a tiré de la terre d’Egypte, de la maison de l’esclavage. ” Ah ! En vérité, comme cette parole est juste de nos jours ! De quelle Egypte, de quelle Egypte te tire-t-il, pour t’amener à la terre promise qui n’est pas ce lieu-ci, mais le Ciel, le Royaume éternel du Seigneur où il n’y aura plus ni faim ni soif, ni froid ni mort, mais où tout ruissellera de joie et de paix, et où toute âme sera rassasiée de paix et de joie.

C’est à la vraie servitude qu’il vous arrache aujourd’hui. Voici le Libérateur : c’est moi. Je viens briser vos chaînes. Tout dominateur humain peut connaître la mort, et par sa mort les peuples esclaves recouvrent leur liberté. Mais Satan ne meurt pas. Il est immortel. C’est le dominateur qui vous a mis dans les fers pour vous traîner où il le veut. Le péché est en vous et le péché est la chaîne par laquelle Satan vous tient. Moi, je viens briser cette chaîne. C’est au nom du Père que je viens, mais c’est aussi mon désir. C’est pour que s’accomplisse la promesse qui n’a pas été comprise : “ Je t’ai tiré hors d’Egypte et de l’esclavage. ”

C’est maintenant qu’elle s’accomplit spirituellement. Le Seigneur votre Dieu vous enlève à la terre de l’idole qui séduisit vos premiers parents, il vous arrache à l’esclavage de la faute, il vous revêt de la grâce, il vous admet dans son Royaume. En vérité, je vous dis que ceux qui viendront à moi pourront entendre le Très-Haut leur dire, d’une voix paternelle pleine de douceur, au fond de leur coeur bienheureux : “ Je suis le Seigneur ton Dieu qui t’attire à moi, libre et heureux. ”

Venez. Tournez vers le Seigneur votre coeur et votre visage, votre prière et votre volonté. L’heure de la grâce est venue. »

Détail

Discours sur le premier Commandement : "Je suis le Seigneur ton Dieu".

Annotation

Livre de l'Exode 20, 1-17

Ex 20, 1-17 : Alors Dieu prononça toutes les paroles que voici :

« Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage.

Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi.

Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre.

Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ; mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération.

Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque en vain son nom.

Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui est dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié.

Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.

Tu ne commettras pas de meurtre.

Tu ne commettras pas d’adultère.

Tu ne commettras pas de vol.

Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.

Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. »

Livre du Deutéronome 5, 1-22

Dt 5, 1-22 : Moïse convoqua tout Israël et leur dit : Écoute, Israël, les décrets et les ordonnances que je proclame à vos oreilles aujourd’hui. Vous les apprendrez et vous veillerez à les mettre en pratique. Le Seigneur notre Dieu a conclu une alliance avec nous à l’Horeb : ce n’est pas avec nos pères que le Seigneur a conclu cette alliance, mais bien avec nous, nous-mêmes qui sommes ici aujourd’hui, tous vivants. C’est face à face que le Seigneur a parlé avec vous sur la montagne, du milieu du feu. Moi, je me tenais entre le Seigneur et vous en ce temps-là, pour vous transmettre la parole du Seigneur, car vous aviez peur du feu et vous n’étiez pas montés sur la montagne. Le Seigneur a dit :

« Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. Tu n’auras pas d’autres dieux que moi.

Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre.

Tu ne te prosterneras pas devant ces images pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ; mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération.

Tu n’invoqueras pas le nom du Seigneur ton Dieu pour le mal, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque son nom pour le mal.

Observe le jour du sabbat, en le sanctifiant, selon l’ordre du Seigneur ton Dieu. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage, mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu. Tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l’immigré qui réside dans ta ville. Ainsi, comme toi-même, ton serviteur et ta servante se reposeront. Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d’Égypte, et que le Seigneur ton Dieu t’en a fait sortir à main forte et à bras étendu. C’est pourquoi le Seigneur ton Dieu t’a ordonné de célébrer le jour du sabbat.

Honore ton père et ta mère, comme te l’a ordonné le Seigneur ton Dieu, afin d’avoir longue vie et bonheur sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.

Tu ne commettras pas de meurtre.

Tu ne commettras pas d’adultère.

Tu ne commettras pas de vol.

Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.

Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, tu ne désireras ni sa maison ni son champ, ni son serviteur ni sa servante, ni son bœuf ou son âne : rien de ce qui lui appartient. »

Ces paroles, le Seigneur les a dites à toute l’assemblée de son peuple sur la montagne, du milieu du feu, des nuages et de la nuée obscure ; il les a dites d’une voix puissante et n’a rien ajouté. Ensuite il les a écrites sur deux tables de pierre, qu’il m’a données.

EMV 120 · Tome 2, p. 297-302

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Dans l'EMV 120, Jésus prêche sur le Commandement : "Tu n'auras pas d'autres dieux devant moi". Il parle de la présence de Dieu, qui est tout le temps avec l'homme, ce qui l'encourage à toujours faire de bonnes actions ; cela freine par ailleurs ses enfants à faire le mal. Puis, Jésus parle de la sainte jalousie du Seigneur, qui nous veut pour lui, pour une éternité de délice, dans son Ciel sans fin. Il nous parle enfin de l'idolâtrie, car tous nous avons des autels secrets dans nos coeurs ; puis, le Sauveur souligne de la miséricorde du Très-Haut, et nous invite à bien agir, à faire de notre coeur un Ciel qui accueille Dieu.

Quand la prédication est finie, Jésus opère des miracles sur des personnes malades. Puis il envoie les Douze baptiser, pendant que Judas et Simon donneront l'aumône.

EMV 120.1.2-5 · Tome 2, p. 297-301

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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120.1 « Il est dit : “ Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi. Tu ne te feras aucune image sculptée, rien qui ressemble à ce qui est dans les cieux, là-haut, ou sur la terre, ici-bas, ou dans les eaux, au-dessous de la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux et tu ne les serviras pas, car moi, Yahvé, ton Dieu, je suis le Dieu fort et jaloux, qui punis la faute des pères sur les enfants, les petits-enfants et les arrière-petits-enfants pour ceux qui me haïssent, mais je fais miséricorde jusqu’à la millième génération pour ceux qui m’aiment et gardent mes commandements. ” »

(...) 120.2 « “ tu n’auras pas d’autres dieux devant moi. ”

Vous avez entendu que Dieu est omniprésent par son regard et sa parole. En vérité, nous sommes toujours en sa présence. Que nous soyons enfermés dans une chambre ou au milieu du public du Temple, nous sommes en sa présence de la même façon. Que nous soyons des bienfaiteurs cachés qui dérobons notre visage à celui que nous assistons ou des assassins qui attaquons le voyageur dans un défilé solitaire et le tuons, nous sommes en sa présence de la même façon. Le roi au milieu de sa cour est en sa présence, tout comme le soldat sur le champ de bataille, le lévite à l’intérieur du Temple, le sage penché sur ses livres, le paysan sur son sillon, le marchand à son comptoir, la mère penchée sur le berceau, l’épouse dans la chambre nuptiale, la jeune fille dans le secret de la maison de son père, l’enfant qui étudie à l’école, le vieillard qui s’étend pour mourir. Tous sont en sa présence, de même que toutes les actions de l’homme.

Toutes les actions de l’homme ! Parole terrible ! Et consolante parole ! Elle sera terrible si ces actes ont pour but le péché, elle sera consolante s’ils poursuivent la sainteté. Savoir que Dieu voit est un frein à la mauvaise conduite, un réconfort dans les bonnes actions. Dieu voit celui qui agit bien. Je sais qu’il n’oublie pas ce qu’il voit. Je crois qu’il récompense les bonnes actions. Je suis donc certain d’obtenir cette récompense et je me repose sur cette certitude. Elle me donnera une vie sereine et une mort paisible, parce que dans la vie et dans la mort mon âme sera consolée par l’étoile rayonnante de l’amitié de Dieu. C’est ainsi que raisonne celui qui agit bien.

120.3 Mais celui qui agit mal, pourquoi ne pense-t-il pas que parmi les actions défendues, il y a les cultes idolâtriques ? Pourquoi ne dit-il pas : “ Dieu voit que, pendant que je simule un culte saint, j’adore un dieu ou des dieux menteurs auxquels j’ai érigé un autel qui est secret aux yeux des hommes, mais connu de Dieu ” ? Quels dieux, direz-vous, si, même au Temple, il n’y a pas de représentation de Dieu ? Quel visage ont ces dieux, s’il a été impossible de donner un visage au Dieu vrai ?

Oui. Impossible de lui donner un visage, car le Parfait et le Très Pur ne peut être dignement représenté par l’homme. Seul l’âme entrevoit sa beauté spirituelle et sublime, entend sa voix, goûte sa tendresse, quand il se répand près d’un saint qui mérite ce contact divin. Mais l’oeil, l’ouïe, la main de l’homme ne peuvent voir ou entendre et par conséquent exprimer par le son d’une cithare ou par le marteau et le ciseau sur le marbre ce qu’est le Seigneur. Ames des justes, quel sera votre bonheur sans fin lorsque vous verrez Dieu ! Le premier regard sera l’aurore d’une béatitude qui vous accompagnera dans les siècles des siècles.

Cependant, ce que l’homme ne peut faire pour le vrai Dieu, il le fait pour des dieux menteurs. L’un érige un autel à la femme, un deuxième à l’or, un autre à la puissance, à la science, ou aux triomphes militaires. L’un adore l’homme puissant, son semblable dans l’ordre naturel, qui ne le dépasse que par la force ou la chance. Un autre s’adore lui-même et dit : “ Il n’y a personne qui m’égale. ” Voilà les dieux de ceux qui appartiennent au peuple de Dieu.

Ne vous étonnez pas de voir les païens adorer des animaux, des reptiles ou des astres. Combien de reptiles, combien d’animaux, combien d’astres éteints n’adorez-vous pas dans vos coeurs ! Les lèvres prononcent des paroles mensongères pour flatter, pour posséder, pour corrompre. Cela n’est-il pas la prière d’une idolâtrie secrète ? Les coeurs couvent des pensées de vengeance, de trafic, de prostitution. N’est-ce pas là rendre un culte aux dieux immondes du plaisir, de l’avidité, du mal ?

120.4 Il est dit : “ Tu n’adoreras rien de ce qui n’est pas ton Dieu vrai, unique, éternel. ” Il est dit : “ Je suis le Dieu fort et jaloux. ”

Fort : aucune autre force n’est plus grande que la sienne. L’homme est libre d’agir, Satan est libre de tenter. Mais quand Dieu dit : “ Cela suffit ”, l’homme ne peut plus mal agir et Satan ne peut plus tenter. Ce dernier est refoulé dans son enfer, l’autre abattu dans l’excès de ses mauvaises actions, car il y a une limite que Dieu ne leur permet pas de dépasser.

Jaloux. De qui ? De quelle jalousie ? La mesquine jalousie des petits hommes ? Non, mais de la sainte jalousie de Dieu pour ses enfants. C’est la juste jalousie, la jalousie amoureuse. Il vous a créés. Il vous aime. Il vous veut. Il sait ce qui vous nuit. Il connaît ce qui tend à vous séparer de lui. Et il est jaloux de ce qui se met entre le Père et ses enfants et les dévie de l’unique amour qui est salut et paix : Dieu. Comprenez cette sublime jalousie qui n’est pas mesquine, qui n’est pas cruelle, qui n’emprisonne pas. Elle est au contraire amour infini, bonté infinie et liberté sans limite, et elle se donne à la créature finie pour l’aspirer à lui et en lui pour l’éternité et désire la faire participer à son infinie bonté. Un bon père ne veut pas être seul à profiter de ses richesses. Mais il veut que ses enfants y aient part. Au fond, c’est plus pour ses enfants que pour lui-même qu’il les a accumulées. Il en va de même pour Dieu. Mais il apporte dans cet amour et ce désir la perfection de toute son action.

120.5 Ne décevez pas le Seigneur. Il promet le châtiment pour les coupables et pour les enfants des enfants coupables. Or les promesses de Dieu ne sont jamais mensongères. Mais que votre âme ne s’abatte pas, ô fils de l’homme et de Dieu. Ecoutez l’autre promesse et exultez : “ Mais je fais miséricorde jusqu’à la millième génération à ceux qui m’aiment et gardent mes commandements. ”

Jusqu’à la millième génération des bons et jusqu’à la millième faiblesse des pauvres enfants de l’homme, qui tombent non par malice mais par étourderie et par les pièges du démon. Plus encore : je vous dis qu’il vous ouvre les bras si, le coeur contrit et le visage baigné de larmes, vous dites : “ Père, j’ai péché. Je le sais. Je m’humilie et le reconnais devant toi. Pardonne-moi. Ton pardon sera ma force pour revenir à ‘ vivre ’ la vraie vie. ”

Ne craignez pas. Avant que vous ne péchiez par faiblesse, il savait que vous alliez pécher. Mais son coeur ne se ferme que lorsque vous persistez dans le péché, en le voulant réellement, en faisant d’un péché ou de plusieurs péchés vos horribles dieux. Abattez toutes les idoles, faites place au Dieu vrai. Il descendra dans sa gloire pour consacrer votre coeur, quand il ne verra que lui seul en vous.

Rendez à Dieu sa demeure. Ce n’est pas dans des temples de pierre, mais dans le coeur des hommes qu’elle se trouve. Lavez-en le seuil, débarrassez l’intérieur de tout luxe inutile ou coupable. Dieu seul. Lui seul. Il est tout ! Et le coeur d’un homme où réside Dieu, le coeur d’un homme qui chante son amour à l’Hôte divin, n’est en rien inférieur au Paradis.

Faites de chaque coeur un Ciel. Commencez la cohabitation avec le Très-Haut. Demain, dans votre éternité, elle se perfectionnera en puissance et en joie. Mais ici-bas, elle pourra déjà surpasser l’étonnement tremblant d’Abraham, de Jacob et de Moïse. Parce qu’elle ne sera plus la rencontre fulgurante et effrayante avec le Puissant, mais le séjour avec le Père et l’Ami qui descend vous dire : “ Ma joie est de me trouver parmi les hommes. Tu me rends heureux. Merci, mon enfant. ” »

EMV 121 · Tome 2, p. 302-311

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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A la Belle-Eau, les apôtres sont agités, car le frère de lait d'Hérode, Manahen, est arrivé pour écouter le Maître. Seulement, Jésus n'est pas encore là, et les Douze sont troublés, faute d'instructions de la part du Seigneur. Rapidement, une dispute éclate entre Pierre et Judas : Simon de Jonas ne veut pas que l'Iscariothe approche Aglaé, et il finit par dire ses quatre vérités à Judas. Les autres apôtres s'interposent, car toute ces disputes fatiguent Jésus et Jude comme Philippe rapportent deux épisodes où ils ont surpris Jésus à pleurer. Le futur traître éclate alors en larmes, et le Sauveur arrive sur ces entrefaites. Pierre se blâme d'avoir été trop dur avec Judas, mais celui-ci admet également qu'il n'est pas bon. Jésus calme le jeu, leur assure que Manahen veut le voir sans aucune mauvaise intention, puis il renvoie les autres et s'entretient avec Judas. Jésus souhaite que son disciple s'examine lui-même et parle avec son âme, pour mieux discerner ses défauts et Judas finit par avouer que le Christ n'est pas juste. En fait, l'homme de Kérioth est jaloux et Jésus remet l'église au milieu du village. Il rappelle qu'il l'a sans cesse défendu face aux autres apôtres, puis Jésus prend congé car il est temps pour lui d'aller voir la foule qui l'attend.

Le Maître fait ainsi un discours à la Belle-Eau sur le Commandement "Tu ne prononceras pas en vain le nom du Seigneur". Il revient sur l'erreur d'Israël, qui croit que les païens blasphèment quand il prononcent le Nom de Dieu. Or, les païens ont le droit de chercher le Seigneur. Jésus ajoute que même ceux qui croient prononcent en vain le nom de Dieu quand leur âme n'ont pas de repentir ou quand ils sont hypocrites. On pourrait alors croire que seuls les petits enfants ont le droit d'appeler le Très-Haut, mais les pécheurs peuvent (et doivent) l'invoquer lorsqu'ils veulent guérir de leurs fautes. Finalement Jésus conclut : "On prononce "en vain" le nom de Dieu si on n'essaie pas de changer en bien".

Il n'y a pas de malade, et quand le Christ s'aperçoit que Manahen s'apprête à repartir, après avoir hésité un moment, il lui demande s'il a un endroit où dormir et s'il a de la nourriture. Le futur disciple révèle alors que non, et Jésus l'invite à la Belle-Eau.

EMV 121.6-8 · Tome 2, p. 308-309

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Que la paix soit avec vous tous et avec la paix la lumière et la sainteté.

Il est dit : “ Tu ne prononceras pas le nom de Jéovêh ton Dieu en vain. ”

Quand le prononce-t-on en vain et qui le fait ? Seulement quand on blasphème ? Non. Même quand on le prononce sans se rendre digne de Dieu. Un fils peut-il dire : “ J’aime mon père et je l’ho­nore ” si ensuite, à tout ce que désire son père, il oppose des oeuvres contraires ? Ce n’est pas en disant : “ père, père ” qu’on l’aime réellement. Ce n’est pas en disant : “ Dieu, Dieu ” que l’on aime le Seigneur.

121.7 En Israël où, comme je l’ai expliqué avant-hier, il y a tant d’idoles dans le secret des coeurs, on trouve aussi une louange hypocrite à Dieu, louange à laquelle ne correspondent pas les oeuvres de ceux qui le louent. En Israël, il y a aussi une tendance : celle de trouver nombre de péchés dans les choses extérieures, sans vouloir les trouver là où ils sont réellement, à l’intérieur. Les juifs font encore preuve d’un sot orgueil, une habitude antihumaine et antispirituelle : celle de considérer comme blasphématoire le Nom de notre Dieu sur des lèvres païennes ; ils vont même jusqu’à défendre aux païens de s’approcher du vrai Dieu parce qu’ils y voient un sacrilège.

C’était valable jusqu’à présent, mais plus aujourd’hui.

Le Dieu d’Israël est le même Dieu qui a créé tous les hommes. Pourquoi empêcher ceux qui ont été créés de sentir l’attraction de leur Créateur ? Croyez-vous que les païens n’éprouvent rien au fond du coeur, quelque chose d’insatisfait qui crie, qui s’agite, qui cherche ? Qui ? Quoi ? Le Dieu inconnu. Et, si un païen tend de tout son être vers l’autel du Dieu inconnu – vers cet autel immatériel qu’est l’âme, qui garde toujours un certain souvenir de son Créateur –, croyez-vous que Dieu repousse comme une profanation l’offrande de son âme qui attend d’être possédée par la gloire de Dieu, – comme le fut le Tabernacle érigé par Moïse, selon l’ordre qu’il avait reçu – et qui gémit jusqu’à ce moment ? Et prenez-vous pour un péché cet acte, suscité par un honnête désir de l’âme qui, éveillée par des appels célestes, répond : “ Je viens ” à Dieu qui lui dit : “ Viens ” ? Croyez-vous qu’il soit saint, le culte corrompu d’un Israël qui offre au Temple les restes de ses plaisirs et entre en présence de Dieu, et l’invoque, lui, le Très-Pur, avec une âme et un corps où les fautes fourmillent comme des vers ?

Non. En vérité je vous dis que la perfection du sacrilège se trouve en ce juif qui, avec son âme impure, prononce en vain le nom de Dieu. Vous le prononcez en vain lorsque vous savez – et vous n’êtes pas sots – que, à cause de l’état de votre âme, c’est inutilement que vous le prononcez. Ah ! Je vois le visage indigné de Dieu se détourner avec dégoût quand un hypocrite l’appelle, quand quelqu’un l’invoque sans se repentir ! Et j’en éprouve de la terreur, moi qui pourtant ne mérite pas ce courroux divin.

121.8 Je lis dans plus d’un coeur cette pensée : “ Mais alors, en dehors des petits enfants, personne ne pourra invoquer Dieu, puisqu’il n’y a dans l’homme qu’impureté et péché. ” Non. Ne dites pas cela. C’est par les pécheurs que ce nom doit être invoqué et par tous ceux qui se sentent étranglés par Satan et qui veulent se libérer du péché et du Séducteur. Ceux qui le veulent ! Voilà ce qui change le sacrilège en supplication. Vouloir guérir. Appeler le Puissant pour être pardonné et pour être guéri. L’invoquer pour mettre en fuite le Séducteur.

Il est dit dans la Genèse que le Serpent tenta Eve à l’heure où le Seigneur ne se promenait pas dans l’Eden. Si Dieu avait été dans l’Eden, Satan n’aurait pu y être. Si Eve avait appelé Dieu, Satan aurait été mis en fuite. Ayez toujours dans le coeur cette pensée. Et, avec sincérité, appelez le Seigneur. Ce nom est salut.

Beaucoup d’entre vous veulent descendre au fleuve pour se purifier. Mais purifiez-vous le coeur sans cesse, en y écrivant par l’amour le mot : Dieu. Pas de prières menteuses. Pas de pratiques routinières. Mais, de votre coeur, de votre pensée, par vos actes, par tout vous-mêmes, dites ce nom : Dieu. Dites-le pour ne pas être seuls. Dites-le pour être soutenus. Dites-le pour être pardonnés.

Comprenez le sens de la parole du Dieu au Sinaï : on prononce “ en vain ” le nom de Dieu si on n’essaie pas de changer en bien. C’est péché. Ce n’est pas “ en vain ” lorsque, tels les battements de votre coeur, chaque minute de la journée, chaque action honnête, chaque besoin, tentation et souffrance vous ramènent sur les lèvres cette parole d’amour filial : “ Viens, mon Dieu ! ” Alors, en vérité, vous ne péchez pas en invoquant le saint nom de Dieu.

Allez, que la paix soit avec vous. »

Détail

Discours à la Belle-Eau sur le Commandement "Tu ne prononceras pas en vain le nom du Seigneur".

EMV 122 · Tome 2, p. 311-322

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

À la Belle-Eau, Jean vient trouver Jésus pour lui dire que Judas cherche à être bon et qu'il souhaite rester avec le fils de Zébédée. Jésus accorde que Jean reste auprès de Judas tant qu'aucun trouble n'entre dans son coeur. Puis il enjoint Pierre à aider Judas à devenir bon. Il guérit un enfant qui est handicapé mental, en lui faisant répéter le Nom de Jésus qui est salut. Le Christ parle ensuite aux apôtres de la maladie, entrée dans le monde par Satan, et de la force de son Nom. Il y a une brève évocation de Jean-Baptiste. Enfin, le Maître donne un discours sur le Commandement : "Tu honoreras ton père et ta mère". Il parle de la famille, des parents et des enfants. Puis, il accorde à une mère déchirée la conversion de son fils mauvais.