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Manahen

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EMV 75 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus, Jean, Simon le Zélote et Judas marchent en direction d'Hébron. Ils entendent le son des clochettes et découvrent donc qu'il y a des bergers à proximité. Jésus va alors vers Elie, Lévi, et Joseph (fils du berger Joseph de la Nativité). Il les interroge, et quand il leur dévoile qu'il vient de Nazareth, les bergers demandent s'il a attendu parler de Marie, Joseph et Jésus de Nazareth. Ils lui racontent leurs persécutions, le Gloria qu'ils ont entendu, les prières et leur comportement tout au long de leur vie. Quand ils déclarent qu'ils cherchent le Sauveur, Jésus se dévoile à eux et les bergers croient instantanément : ils sont heureux de retrouver l'Enfant qu'ils ont adoré dans la crèche. Jésus s'assied près d'eux et prend des nouvelles des douze bergers. Deux sont morts (Samuel et Joseph), mais les huit autres - à savoir Jonas, Jonathas, Benjamin, Isaac, Daniel, Siméon, Jean, Tobie (désormais Matthias) - sont encore en vie.

Ils mangent ensemble et les bergers interrogent le Maître sur Marie, Joseph, la fuite en Egypte, le retour... Jusqu'à ce qu'ils demandent ce qu'ils peuvent faire pour le servir. Le Seigneur leur dit qu'il va parcourir la Judée, que les disciples les tiendront informés et que plus tard, ils pourront venir. En attendant, ils peuvent l'accompagner à Yutta voir Isaac et à Hébron pour se reccueillir sur le tombeau de Samuel.

Elie lui demande s'ils pourront le servir toute la vie, et Jésus lui prédit qu'ils le serviront toute sa vie à lui. Quand le berger lui répond qu'il mourra avant le Christ, le Seigneur le détrompe : Elie sera un des derniers regards qu'il verra à sa mort, mais le vieil homme verra son triomphe, après quoi, il attendra la mort, qui sera synonyme de rencontre éternelle avec son Jésus.

EMV 121 · Tome 2, p. 302-311

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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A la Belle-Eau, les apôtres sont agités, car le frère de lait d'Hérode, Manahen, est arrivé pour écouter le Maître. Seulement, Jésus n'est pas encore là, et les Douze sont troublés, faute d'instructions de la part du Seigneur. Rapidement, une dispute éclate entre Pierre et Judas : Simon de Jonas ne veut pas que l'Iscariothe approche Aglaé, et il finit par dire ses quatre vérités à Judas. Les autres apôtres s'interposent, car toute ces disputes fatiguent Jésus et Jude comme Philippe rapportent deux épisodes où ils ont surpris Jésus à pleurer. Le futur traître éclate alors en larmes, et le Sauveur arrive sur ces entrefaites. Pierre se blâme d'avoir été trop dur avec Judas, mais celui-ci admet également qu'il n'est pas bon. Jésus calme le jeu, leur assure que Manahen veut le voir sans aucune mauvaise intention, puis il renvoie les autres et s'entretient avec Judas. Jésus souhaite que son disciple s'examine lui-même et parle avec son âme, pour mieux discerner ses défauts et Judas finit par avouer que le Christ n'est pas juste. En fait, l'homme de Kérioth est jaloux et Jésus remet l'église au milieu du village. Il rappelle qu'il l'a sans cesse défendu face aux autres apôtres, puis Jésus prend congé car il est temps pour lui d'aller voir la foule qui l'attend.

Le Maître fait ainsi un discours à la Belle-Eau sur le Commandement "Tu ne prononceras pas en vain le nom du Seigneur". Il revient sur l'erreur d'Israël, qui croit que les païens blasphèment quand il prononcent le Nom de Dieu. Or, les païens ont le droit de chercher le Seigneur. Jésus ajoute que même ceux qui croient prononcent en vain le nom de Dieu quand leur âme n'ont pas de repentir ou quand ils sont hypocrites. On pourrait alors croire que seuls les petits enfants ont le droit d'appeler le Très-Haut, mais les pécheurs peuvent (et doivent) l'invoquer lorsqu'ils veulent guérir de leurs fautes. Finalement Jésus conclut : "On prononce "en vain" le nom de Dieu si on n'essaie pas de changer en bien".

Il n'y a pas de malade, et quand le Christ s'aperçoit que Manahen s'apprête à repartir, après avoir hésité un moment, il lui demande s'il a un endroit où dormir et s'il a de la nourriture. Le futur disciple révèle alors que non, et Jésus l'invite à la Belle-Eau.

EMV 121.1.3.5.9-10 · Tome 2, p. 302, 305, 307, 310-311

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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121.1 Tous les disciples sont sens dessus dessous. On dirait une ruche bourdonnante tant ils sont agités. Ils parlent, guettent dehors, regardent dans tous les sens... Jésus n’est pas là. Enfin ils prennent une décision pour régler ce qui les agite et Pierre ordonne à Jean :

« Va chercher le Maître. Il est dans le bois du côté du fleuve. Dis-lui de venir tout de suite ou bien de nous dire ce que nous devons faire. »

Jean s’éloigne au galop.

Judas dit :

« Moi, je ne comprends pas pourquoi tant d’agitation et d’impolitesse. Je serais allé à lui et je l’aurais accueilli avec les honneurs dus à son rang. Sa visite est un honneur pour nous. Donc...

– Je n’en sais rien, moi, dit Pierre. Il est peut-être différent de son frère de lait... Mais... qui se trouve avec les hyènes en prend l’odeur et l’instinct. (...)

[Jésus arrive et dit aux disciples :]

Quel mal y a-t-il à ce que Manahen soit venu aussi ? Quelqu’un ne peut-il pas, tout en étant parent d’Hérode, avoir soif du Dieu vrai ? Vous craignez pour moi ? Mais non. Fiez-vous en ma parole. Cet homme ne vient que dans une intention honnête.

– Pourquoi, alors, ne s’est-il pas fait connaître ? demandent les disciples.

– Parce que, justement, il vient comme “ âme ”, non pas en tant que frère de lait d’Hérode. S’il s’est entouré de silence, c’est parce qu’il pense que, devant la parole de Dieu, la parenté avec un roi ne compte pas... Nous respecterons son silence.

– Mais si, au contraire, c’est lui qui l’a envoyé ?

– Qui ? Hérode ? Non, n’ayez pas peur.

– Mais qui l’envoie, alors ? Comment te connaît-il ?

– C’est par mon cousin Jean lui-même. Croyez-vous qu’en prison il ne m’aura pas prêché ? Et aussi par Kouza... par la voix de la foule... par la haine même des pharisiens... Même les frondaisons et l’air parlent de moi, désormais. Le caillou a été jeté dans l’eau immobile, et le bâton a frappé le bronze. Les vagues forment des cercles toujours plus vastes, portant aux eaux lointaines la révélation, et le son la livre à l’espace... La terre a appris à dire : “ Jésus ” et jamais plus elle ne se taira. Allez, et soyez courtois avec lui comme tout un chacun. (...)

Jésus sort et arrive à la porte.

Pierre est dehors :

« Viens, Maître. (...) Voilà Manahen. C’est celui qui a un manteau d’un rouge si foncé qu’il en est presque noir. Il m’a donné ceci pour les pauvres et m’a demandé s’il pouvait rester pour dormir.

– Et qu’as-tu répondu ?

– La vérité : “ Nous n’avons de lits que pour nous. Va au village. ” »

Jésus ne dit rien. Mais il laisse Pierre en plan et va dire quelques mots à Jean. Puis il gagne sa place et commence à parler.

(...) 121.9 Il n’y a pas de malades. Jésus reste les bras croisés, adossé au mur sous l’appentis où déjà descend l’ombre. Il regarde ceux qui partent sur leurs ânes, ceux qui, poussés par le désir de se purifier, se hâtent vers le fleuve, ceux qui, à travers champs, se di­rigent vers le village.

L’homme vêtu de rouge très foncé semble incertain de la décision à prendre. Jésus le suit du regard. Finalement, il s’en va vers son cheval. Il a un magnifique cheval blanc caparaçonné de rouge au-dessous de la selle couverte de cabochons.

« Homme, attends-moi, dit Jésus qui le rejoint. La nuit tombe. Sais-tu où dormir ? Tu viens de loin ? Tu es seul ? »

L’homme répond :

« De très loin... et j’irai... je ne sais pas... Au village, si je trouve... sinon... à Jéricho... J’y ai laissé mon escorte à qui je ne faisais pas confiance.

– Non. Je t’offre mon lit. Il est tout prêt. As-tu de la nourriture ?

– Je n’ai rien. Je croyais trouver un village plus hospitalier...

– Il n’y manque rien.

– Rien. Pas même la haine pour Hérode. Sais-tu qui je suis ?

– Pour ceux qui me cherchent, il n’y a qu’un nom : frère, au nom de Dieu. Viens. Nous romprons le pain ensemble. Tu peux abriter ton cheval sous cet appentis. J’y dormirai et te le garderai...

– Non, cela jamais. Je dormirai ici. J’accepte le pain, mais rien de plus. Je ne mettrai pas mon corps souillé là où tu étends ton corps saint.

– Tu me crois saint ?

– Je sais que tu es saint. Jean, Kouza... tes oeuvres... tes paroles... La cour royale en résonne comme le coquillage garde le bruit de la mer. Je descendais chez Jean... puis, je l’ai perdu. Mais il m’avait dit : “ Quelqu’un de plus grand que moi te recueillera et t’élèvera. ” Ce ne pouvait être que toi. Je suis venu quand j’ai su où tu étais. »

Ils sont restés seuls sous l’appentis. Les disciples parlent entre eux près de la cuisine et ils guettent.

121.10 Simon le Zélote, qui était aujourd’hui chargé de baptiser, revient du fleuve avec les derniers qui ont reçu le baptême. Jésus les bénit et puis il dit à Simon :

« Cet homme est un pèlerin qui cherche un abri au nom de Dieu. Et, au nom de Dieu, nous le saluons comme ami. »

Simon s’incline, et l’homme également. Ils entrent dans la pièce et Manahen attache son cheval à la mangeoire. Jean, averti par un signe de Jésus, accourt, apportant de l’herbe et un seau d’eau. Pierre accourt aussi avec un lumignon à huile car il fait déjà sombre.

« Je serai très bien ici. Que Dieu vous récompense » dit le cavalier ; puis il pénètre, entre Jésus et Simon, dans la cuisine éclairée par un feu de brindilles qu’on a allumé.

Tout se termine.

Détail

Manahen, le frère de lait du roi Hérode, arrive à la Belle-Eau. Les apôtres sont tout en affaire, surtout Judas. Jésus est dehors, et quand il revient, il les rassure : c'est par Jean que cet homme est venu jusqu'à lui. Après avoir parlé aux foules, le Christ l'invite à rester dans les environs.

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EMV 127.2 · Tome 2, p. 353-354

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Il y a quelques jours, Doras le pharisien est venu pour se purifier. Mais Jean-Baptiste lui a refusé le baptême en disant : “ L’eau ne pénètre pas là où se trouve une pareille croûte de péchés. Le seul qui puisse te pardonner, c’est le Messie. ” Il a alors répondu : “ J’irai le trouver. Je veux guérir, et je pense que ce mal vient de son maléfice. ” Alors Jean-Baptiste l’a chassé comme il aurait chassé Satan. En partant, Doras a rencontré Jean qu’il connaissait depuis le temps où il allait voir Jonas qui était un peu parent avec lui, et il lui a dit : “ J’y vais, tout le monde y va. Même Manahen y est allé et jusqu’aux... courtisanes y vont (je dis ce mot, mais il en a utilisé un autre plus dégoûtant). La Belle Eau est pleine de gens dans l’illusion. Mais, s’il me guérit et me lève l’anathème des terres, creusées comme par des machines de guerre par des armées de taupes, de vers et de courtilières qui déterrent les graines et rongent les racines des arbres fruitiers et des vignes – car il n’y a pas moyen d’en venir à bout –, je deviendrai pour lui un ami. Sinon... malheur à lui ! ” Nous lui avons répondu : “ Et c’est avec ces sentiments que tu y vas ? ” Il a demandé : “ Et qui a foi en ce possédé ? Du reste, puisqu’il reçoit les prostituées, il peut bien faire alliance avec moi. ” Nous avons voulu te prévenir pour que tu puisses savoir à quoi t’en tenir sur Doras.

– Tout est déjà fait.

– Déjà ? Ah, c’est vrai ! Lui, il a des chars et des chevaux, quand nous n’avons que nos jambes. Quand est-il venu ?

– Hier.

– Et qu’est-il arrivé ?

– Voilà : si vous avez l’intention de vous occuper de Doras, vous pouvez vous rendre chez lui à Jérusalem et participer au deuil. On est en train de le préparer pour le tombeau.

– Il est mort ? !

– Oui, ici. Mais ne parlons pas de lui.

– Bien, Maître... »

Détail

Les disciples de Jean-Baptiste viennent prévenir Jésus que Doras est en route pour venir le voir et il rapporte certains de ses propos. Le pharisien évoque notamment Manahen et Aglaé. Jésus leur répond alors que tout est accompli.

EMV 127.3 · Tome 2, p. 354

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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127.3 Dis-nous seulement une chose. Est-ce vrai, ce qu’il a dit de Manahen ?

– Oui. Cela vous déplaît-il ?

– Oh ! Mais c’est notre joie ! Nous lui avons tant parlé de toi, à lui, à Machéronte ! Et que veut un apôtre, sinon que son Maître soit aimé ? C’est ce que voulait Jean, et nous avec lui.

– Tu parles bien, Mathias, la Sagesse est avec toi.

Détail

Les disciples de Jean-Baptiste ont été prévenus par Doras que Manahen était allé jusqu'au Christ. Il lui demande confirmation quand ils arrivent sur place. En effet, Manahen est un disciple du Précurseur

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