EMV 163.1 · Tome 3, p. 28
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
Mes disciples ignorent les susceptibilités orgueilleuses et les rancœurs incurables.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 163.1 · Tome 3, p. 28
Mes disciples ignorent les susceptibilités orgueilleuses et les rancœurs incurables.
EMV 163.3-5 · Tome 3, p. 29-31
163.3 Le repas commence. Au début, on discute de choses et d’autres. Puis cela devient plus intéressant. Et, comme les blessures font souffrir et que les chaînes pèsent lourd, revoilà l’éternel discours sur l’esclavage dans lequel Rome tient la Palestine. Je ne sais si ce sujet a été choisi intentionnellement ou sans mauvaise intention. Ce que je sais, c’est que les cinq pharisiens se plaignent de nouvelles vexations romaines comme d’un sacrilège, et ils veulent intéresser Jésus à la discussion.
« Tu comprends, ils veulent examiner scrupuleusement nos recettes. Et, comme ils ont compris que nous nous réunissons dans les synagogues pour parler de cela et d’eux, ils nous menacent d’y entrer, sans aucun respect. Je crains que, un beau jour, ils n’entrent même dans les maisons des prêtres ! S’écrie Joachim.
– Et toi, qu’en dis-tu ? N’en es-tu pas dégoûté ? » demande Eli.
Interpellé, directement, Jésus répond :
« Comme juif oui, comme homme non.
– Pourquoi cette distinction ? Je ne comprends pas. Es-tu deux en un ?
– Non. Mais il y a en moi d’une part la chair et le sang – en somme, l’animal – et d’autre part l’âme. Mon âme de juif respectueux de la Loi souffre de ces profanations. Pas la chair et le sang, car il me manque l’aiguillon qui vous blesse, vous.
– Lequel ?
– L’intérêt. Vous dites que vous vous réunissez dans les synagogues pour parler aussi d’affaires sans avoir à craindre des oreilles indiscrètes. Vous redoutez de ne plus pouvoir le faire, par conséquent vous craignez de ne plus pouvoir dissimuler au fisc le moindre sou, donc d’être soumis à des taxes en juste rapport avec vos biens. Moi, je n’ai rien. Je vis de la bonté de mon prochain et de mon amour pour lui. Je ne possède ni or, ni champs, ni vignobles, et je n’ai pas d’autre maison que celle de ma mère, si petite et si pauvre que le fisc la néglige. Je ne suis donc pas poussé par la crainte qu’on découvre de fausses déclarations, d’être taxé et puni. Tout ce que j’ai, c’est la Parole que Dieu m’a donnée et que j’annonce. Or elle est tellement élevée que l’homme ne saurait la taxer.
163.4 – Mais, si tu étais dans notre situation, comment te comporterais-tu ?
– Ne vous offensez pas si je vous dis ma pensée tout net : elle s’oppose à la vôtre. En vérité, je vous dis que j’agirais autrement.
– Et comment ?
– En ne lésant pas la sainte vérité. C’est une vertu toujours sublime, même quand elle s’applique à des choses aussi humaines que les impôts.
– Mais alors, on nous prendrait tout ! Tu ne réfléchis pas au fait que nous possédons beaucoup et que nous devrions donner beaucoup !
– Vous l’avez dit : Dieu vous a donné beaucoup. A vous de donner beaucoup, dans une juste proportion. Pourquoi agir malhonnêtement, comme c’est malheureusement le cas, au point que le pauvre doive supporter des impôts sans rapport avec ses ressources ? C’est ce qui se fait chez nous. Que les taxes sont nombreuses en Israël – les taxes qui viennent de nous –, et comme elles sont injustes ! Elles servent aux grands, qui ont déjà de grands biens. Alors qu’elles font le désespoir des pauvres qui, pour les verser, doivent se priver jusqu’à souffrir de la faim. Ce n’est pas cela que nous conseille la charité envers notre prochain. Nous devrions avoir le souci, nous autres juifs, de prendre sur nos épaules les charges qui accablent le pauvre.
– Tu parles comme cela parce que tu es pauvre, toi aussi !
– Non, Urie. Je parle comme cela parce que ce n’est que justice. Pourquoi Rome a-t-elle pu et peut-elle encore exercer une telle pression sur nous ? parce que nous avons péché et que nous sommes divisés par des rancœurs. Le riche hait le pauvre, le pauvre hait le riche. Parce qu’il n’y a pas de justice. L’ennemi en profite pour nous assujettir.
– Tu as fait allusion à plusieurs motifs… Quels sont les autres ?
– Je ne voudrais pas manquer à la vérité en altérant le caractère du lieu consacré au culte : vous en avez fait un refuge sûr pour des préoccupations humaines.
– Tu nous le reproches.
– Non, je réponds. A vous d’écouter votre conscience. Vous êtes des maîtres, par conséquent…
163.5 – Moi, je suis d’avis que le moment est venu de se soulever, de se rebeller, de punir l’envahisseur et de rétablir notre royaume.
– C’est bien vrai ! Tu as raison, Simon. Mais le Messie est ici. C’est à lui qu’il revient de le faire, répond Eli.
– Mais, pardonne-moi, Jésus, pour l’instant le Messie n’est que bonté. Il donne des conseils sur tout, mais ne pousse pas à la révolte. Nous allons agir et…»
Jésus reprend : « – Ecoute, Simon : rappelle-toi le Livre des Rois. Saül était à Gilgal, les Philistins à Mikmas, le peuple avait peur et se débandait, le prophète Samuel n’arrivait pas. Saül voulut prendre les devants et offrir lui-même le sacrifice. Rappelle-toi la réponse que, à son arrivée, Samuel fit à l’imprudent roi Saül : “ Tu as agi en insensé et tu n’as pas observé l’ordre que le Seigneur t’avait donné. Si tu n’avais pas fait cela, le Seigneur aurait affermi pour toujours ta royauté sur Israël mais, au lieu de cela, ta royauté ne subsistera pas. ” Un acte intempestif et orgueilleux n’a servi ni au roi ni au peuple. Dieu connaît l’heure, pas l’homme. Dieu connaît les moyens, pas l’homme. Laissez faire Dieu et méritez son aide en vous conduisant saintement. Mon Royaume ne viendra pas par la rébellion et la férocité, mais il s’établira. Il ne sera pas réservé à un petit nombre, mais il sera universel. Bienheureux ceux qui viendront à lui, sans être trompés par mon aspect pauvre, selon l’esprit de la terre, et qui verront en moi le Sauveur. N’ayez pas peur. Je serai Roi, le roi issu d’Israël, le roi qui étendra son règne sur l’humanité tout entière. Mais vous, les maîtres d’Israël, ne déformez pas mes paroles ni celles des prophètes qui m’annoncent. Aucun royaume humain, aussi puissant soit-il, n’est universel ni éternel. Les prophètes disent que le mien le sera. Que cela vous éclaire sur la vérité et la spiritualité de ma royauté.
Jésus est à un banquet donné par Eli, le pharisien. Ils commencent à parler des vexations commises par les Romains et on voit que les pharisiens ont tort dans leur manière d'agir ainsi que de voir les choses, notamment lié aux taxes réclamées par Rome. En 163.5, les pharisiens évoquent la possibilité de se rebeller et de rétablir le royaume d'Israël.
EMV 163.3 · Tome 3, p. 29
Il y a en moi d’une part la chair et le sang – en somme, l’animal – et d’autre part l’âme.
Jésus parle aux pharisiens et dit :
EMV 163.5 · Tome 3, p. 31
163.5 – Moi, je suis d’avis que le moment est venu de se soulever, de se rebeller, de punir l’envahisseur et de rétablir notre royaume.
– C’est bien vrai ! Tu as raison, Simon. Mais le Messie est ici. C’est à lui qu’il revient de le faire, répond Eli.
– Mais, pardonne-moi, Jésus, pour l’instant le Messie n’est que bonté. Il donne des conseils sur tout, mais ne pousse pas à la révolte. Nous allons agir et…»
Jésus reprend : « – Ecoute, Simon : rappelle-toi le Livre des Rois. Saül était à Gilgal, les Philistins à Mikmas, le peuple avait peur et se débandait, le prophète Samuel n’arrivait pas. Saül voulut prendre les devants et offrir lui-même le sacrifice. Rappelle-toi la réponse que, à son arrivée, Samuel fit à l’imprudent roi Saül : “ Tu as agi en insensé et tu n’as pas observé l’ordre que le Seigneur t’avait donné. Si tu n’avais pas fait cela, le Seigneur aurait affermi pour toujours ta royauté sur Israël mais, au lieu de cela, ta royauté ne subsistera pas. ” Un acte intempestif et orgueilleux n’a servi ni au roi ni au peuple. Dieu connaît l’heure, pas l’homme. Dieu connaît les moyens, pas l’homme. Laissez faire Dieu et méritez son aide en vous conduisant saintement. Mon Royaume ne viendra pas par la rébellion et la férocité, mais il s’établira. Il ne sera pas réservé à un petit nombre, mais il sera universel. Bienheureux ceux qui viendront à lui, sans être trompés par mon aspect pauvre, selon l’esprit de la terre, et qui verront en moi le Sauveur. N’ayez pas peur. Je serai Roi, le roi issu d’Israël, le roi qui étendra son règne sur l’humanité tout entière. Mais vous, les maîtres d’Israël, ne déformez pas mes paroles ni celles des prophètes qui m’annoncent. Aucun royaume humain, aussi puissant soit-il, n’est universel ni éternel. Les prophètes disent que le mien le sera. Que cela vous éclaire sur la vérité et la spiritualité de ma royauté. »
Jésus est auprès de pharisiens de Capharnaüm et l'un d''eux, appelé Simon, appelle à la restauration du Royaume d'Israël.
Premier Livre de Samuel 13, 1-14
1 S 13, 1-14 : On ignore l’âge de Saül lorsqu’il devint roi, et il régna deux ans sur Israël.
Saül choisit trois mille hommes en Israël : il y en eut deux mille avec Saül à Mikmas et dans la montagne de Béthel, et mille avec Jonathan, son fils, à Guibéa de Benjamin. Quant au reste du peuple, il le renvoya, chacun à ses tentes.
Jonathan détruisit le poste de garde des Philistins, qui était à Guéba, et les Philistins l’apprirent. Alors Saül fit sonner du cor dans tout le pays pour dire : « Que les Hébreux l’apprennent ! » Tout Israël l’apprit et disait : « Saül a détruit le poste de garde des Philistins ; et même, Israël est devenu odieux aux Philistins ! » Alors le peuple se regroupa derrière Saül, à Guilgal.
Les Philistins se rassemblèrent en vue de combattre Israël : trente mille chars, six mille cavaliers et une troupe aussi nombreuse que les grains de sable au bord de la mer. Ils montèrent établir leur camp à Mikmas, à l’est de Beth-Awen. Les hommes d’Israël virent le danger, tant le peuple était menacé de près. Ils se cachèrent dans les grottes, les trous, les rochers, les souterrains et les citernes.
Des Hébreux passèrent aussi le Jourdain pour gagner le pays de Gad et de Galaad. Saül était encore à Guilgal, et tout le peuple qui était derrière lui tremblait de peur. Il attendit sept jours le rendez-vous de Samuel, mais Samuel ne vint pas à Guilgal. Le peuple, quittant Saül, commençait à se disperser. Alors Saül dit : « Amenez-moi les animaux pour l’holocauste et les sacrifices de paix ! » Et il offrit l’holocauste.
Or, comme il achevait d’offrir l’holocauste, voici que Samuel arriva. Saül sortit à sa rencontre pour le saluer. Samuel lui dit : « Qu’as-tu fait ? » Saül répondit : « Quand j’ai vu que le peuple se dispersait en me quittant, que toi-même tu ne venais pas au rendez-vous et que les Philistins étaient rassemblés à Mikmas, je me suis dit : Maintenant, les Philistins vont descendre pour m’attaquer à Guilgal, sans que j’aie apaisé le Seigneur ! Alors, me faisant violence, j’ai offert l’holocauste. »
Samuel dit à Saül : « Tu as agi comme un insensé ! Tu n’as pas observé le commandement du Seigneur ton Dieu, ce qu’il t’avait ordonné. Autrement, le Seigneur aurait établi ta royauté sur Israël pour toujours. Mais maintenant ta royauté ne tiendra pas. Le Seigneur a cherché un homme selon son cœur et l’a institué chef de son peuple, puisque tu n’as pas observé ce que t’avait ordonné le Seigneur. »
EMV 164.4 · Tome 3, p. 34
Déposez sur ce rocher les fardeaux que vous portez et jetez au fond de la vallée l’autre poids que vous avez sur le cœur : votre humanité. Je vous ai amenés ici pour parler à votre âme, pour vous nourrir spirituellement, pour vous rendre esprit.
EMV 164.4 · Tome 3, p. 35
« Judas, Jean, portez les vivres à l’intérieur de ma grotte, celle-ci. Ils doivent durer et c’est moi qui ferai la distribution.
– Il y en a peu, objecte quelqu’un.
– Le nécessaire pour survivre. Un estomac trop rassasié appesantit l’esprit. Je veux vous élever et non vous alourdir. »
Jésus part en retraite avec ses apôtres et il parle de leurs denrées alimentaires.
EMV 165.5 · Tome 3, p. 40-41
Le monde nous attend, ce monde profané et profanateur qui a besoin de maîtres et de rédempteurs. J’ai voulu vous faire connaître Dieu pour que vous le préfériez de loin au monde dont toutes les affections ne valent pas un seul sourire de Dieu. J’ai voulu que vous puissiez méditer sur ce qu’est le monde et sur ce qu’est Dieu pour vous faire désirer le meilleur. En ce moment, vous n’aspirez qu’à Dieu. Ah ! Si je pouvais vous garder à cette heure-ci, à ce désir ! Mais le monde nous attend. Et nous allons vers le monde qui nous attend, au nom de la sainte charité : de même qu’elle m’a envoyé dans le monde, elle vous envoie elle aussi, par mon commandement. Mais je vous en conjure ! Comme on garde une perle dans son écrin, gardez bien le trésor de ces jours où vous vous êtes regardés, soignés, relevés, revêtus, unis à Dieu. Telles les pierres du témoignage élevées par les patriarches en souvenir des alliances avec Dieu, conservez ces précieux souvenirs dans votre cœur.
EMV 165.6 · Tome 3, p. 39-40
EMV 165.7 · Tome 3, p. 40
Toutes les affections du monde "ne valent pas un seul sourire de Dieu."
EMV 165.9 · Tome 3, p. 42
Serez-vous tous parfaits ? Non. L’esprit qui vous anime actuellement durera-t-il ? Non. Le monde lancera ses tentacules pour étrangler votre âme. Ce sera la victoire du monde, fils de Satan pour les cinq dixièmes, esclave de Satan pour encore trois dixièmes, indifférent à Dieu pour les deux dixièmes qui restent. Cette victoire éteindra la lumière dans le cœur des saints. Défendez-vous tout seuls contre vous-mêmes, contre le monde, la chair, le démon. Mais surtout défendez-vous de vous-mêmes. Soyez en garde, mes enfants, contre l’orgueil, la sensualité, la duplicité, la tiédeur, l’assoupissement spirituel, et encore contre l’avarice ! Quand votre “ moi inférieur ” élève la voix et pleurniche sous prétexte de cruautés à son endroit, faites-le taire par ces mots : “ pour un instant de privation que je te cause, je te procure, et pour l’éternité, le banquet extatique que tu as eu dans la caverne de la montagne à la fin de la lune de Shebat. ”
Fin de la lune de Shebat : février.