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Notes du thème

Le collège des anciens

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EMV 31.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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31.4 – Nazareth ? Mais vous devez rester ici ! Le Messie doit grandir à Bethléem. C’est la cité de David. Le Très-Haut l’a conduit, par le biais de la volonté de César, à naître sur la terre de David, la terre sainte de Judée. Pourquoi l’emmener à Nazareth ? Vous savez comment les juifs jugent les Nazaréens. Demain, cet Enfant devra être le Sauveur de son peuple. Il ne faut pas que la capitale méprise son Roi sous prétexte qu’il vient d’une terre qu’ils dénigrent. Vous savez aussi bien que moi combien le Sanhédrin est susceptible et comme les trois castes principales sont méprisantes... D’ailleurs, en restant ici, non loin de moi, je pourrai vous aider quelque peu et mettre tout ce que j’ai au service du Nouveau-Né, moins en biens matériels qu’en dons moraux. Et lorsqu’il sera en âge de comprendre, je serai très heureux de lui servir de maître comme à mon enfant, pour que, une fois devenu grand, il me bénisse. Nous devons garder à l’esprit la grandeur de son destin et donc penser qu’il doit pouvoir se présenter au monde avec toutes les cartes en main pour gagner facilement sa partie. Certes, il possèdera la Sagesse. Mais le simple fait qu’un prêtre lui aura servi de maître le fera accepter plus aisément par les pharisiens difficiles à convaincre et par les scribes. Cela lui facilitera sa mission. »

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Après la Nativité, Zacharie est opposé à ce que la Sainte Famille retourne à Nazareth.

EMV 32.8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Vois, Maria, voyez, mes enfants : Syméon a attendu toute une longue vie avant de “ voir la Lumière ”, avant de savoir que la promesse de Dieu était accomplie. Mais il n’a jamais douté. Jamais il ne s’est dit : “ Il est inutile que je persévère dans l’espérance et la prière. ” Il a persévéré. Et il a obtenu de “ voir ” ce que n’ont pas vu le prêtre et les membres du Sanhédrin bouffis d’orgueil et aveuglés : le Fils de Dieu, le Messie, le Sauveur, dans ce corps d’enfant qui lui donnait tiédeur et sourire. Par mes lèvres de bébé, il a reçu le sourire de Dieu en guise de première récompense pour sa vie honnête et pieuse.

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Jésus parle de la Présentation au Temple et particulièrement de Syméon.

EMV 53.1-2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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53.1 Je vois Jésus entrer dans l’enceinte du Temple avec Pierre, André, Jean et Jacques, Philippe et Barthélemy.

Il y a une très grande foule à l’intérieur et à l’extérieur, des pèlerins qui arrivent par bandes de tous les coins de la ville. Du haut de la colline sur laquelle le Temple est construit, on voit les rues de la ville, étroites et sinueuses, qui fourmillent de passants. On dirait qu’un ruban mouvant de mille couleurs s’est déroulé entre le blanc cru des maisons. Oui, la cité a l’aspect d’un jouet bizarre fait de rubans multicolores entre deux alignements de maisons blanches, et tous convergent vers le point où resplendissent les dômes de la Maison du Seigneur.

Mais à l’intérieur, c’est une vraie foire. Plus aucun recueillement dans le lieu saint. On court, on appelle, on achète des agneaux, on crie et on maudit à cause du prix exagéré, on pousse les pauvres bêtes bêlantes dans des parcs – ce sont de rudimentaires enclos délimités par des cordes et des pieux, aux entrées desquelles se tient le marchand ou éventuellement le propriétaire qui attend des acheteurs. Coups de bâtons, bêlements, jurons, appels, insultes contre les serviteurs peu pressés de rassembler et d’enclore les animaux, ou contre les acheteurs qui lésinent sur le prix ou qui s’éloignent, insultes plus fortes contre les gens prévoyants qui ont amené l’agneau de chez eux.

Autour des comptoirs de change, autre vacarme. Je ne sais si c’est toujours ainsi ou seulement à l’occasion de la Pâque ; on se rend compte que le Temple fonctionnait comme... la Bourse ou le marché noir. La valeur des monnaies n’était pas fixée. Il y avait le cours légal qui était certainement déterminé, mais les changeurs en imposaient un autre, en s’appropriant un pourcentage arbitraire pour le change. Et je vous assure qu’ils s’y entendaient à étrangler les clients ! Plus un client était pauvre, plus il venait de loin, plus on le volait : les vieux plus que les jeunes, ceux qui arrivaient d’au-delà de la Palestine plus que les vieux.

De pauvres petits vieux regardaient et regardaient encore leur pécule mis de côté, avec combien de peine, tout le long de l’année, le sortaient et le rentraient cent fois en tournant autour des changeurs et finissaient enfin par revenir au premier qui se vengeait de leur éloignement temporaire en augmentant l’agio du change... Les grosses pièces quittaient alors avec force soupirs les mains de leur propriétaire pour passer dans les griffes de l’usurier en échange de pièces de monnaie plus légères. Et au moment du choix, nouvelle tragédie de comptes et de soupirs devant les marchands d’agneaux qui refilaient aux petits vieux, à moitié aveugles, les agneaux les plus chétifs.

53.2 Je vois revenir deux petits vieux, lui et elle, qui poussent un frêle agnelet que les sacrificateurs ont dû trouver défectueux. Pleurs, supplications, impolitesses, grossièretés se croisent sans que le vendeur s’en émeuve.

« Pour ce que vous voulez payer, Galiléens, ce que je vous ai donné est déjà trop beau ! Allez-vous-en ! Ou ajoutez cinq autres deniers pour en avoir un plus beau !

– Au nom de Dieu ! Nous sommes pauvres et vieux ! Veux-tu nous empêcher de faire la Pâque, la dernière, peut-être ? Est-ce que ce que tu nous as pris ne suffit pas pour une petite bête ?

– Faites place, crasseux que vous êtes ! Voici que vient à moi Joseph l’Ancien. Il m’honore de sa préférence. Dieu soit avec toi ! Viens, choisis ! »

Celui qu’on appelle Joseph l’Ancien ou Joseph d’Arimathie entre dans l’enclos et prend un magnifique agneau. Il passe avec un riche habit, tout fier, sans un coup oeil pour les pauvres qui gémissent à la porte et même à l’entrée de l’enclos. Il les bouscule, pour ainsi dire, en sortant avec l’agneau gras qui bêle.

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Joseph d'Arimathie apparaît en 53.2. La description du Temple a également été rajoutée pour bien comprendre le contexte.

EMV 74.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Qui es-tu ?

– Judas de Kérioth, précédemment au Temple, maintenant disciple du Rabbi Jésus de Galilée. Ami du pharisien Simon, du sadducéen Yokhanan, du conseiller du Sanhédrin Joseph d’Arimathie et enfin, ce que tu peux vérifier, d’Eléazar, fils d’Hanne, le grand ami du proconsul.

– Je vérifierai. Où vas-tu ?

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Des soldats romains demandent à Judas :

EMV 85 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus monte au Temple de Jérusalem avec Simon le Zélote pour prier le Père. Il ne compte pas y prêcher. Légère évocation des Bergers de Bethléem. Jésus planifie ce qu'ils vont faire : aller voir Jonas, aller à Nazareth, puis à Capharnaüm. Ils vont aussi retrouver les autres disciples. Ils parlent de l'âme puis de la belle Galilée, de Nazareth et de Marie. Prédication de Judas à des hommes du Temple. Simon se repent d'avoir mal pensé de lui dans l'EMV 83. Les deux hommes vont ensuite retrouver Jean à l'Oliveraie, à Gethsémani. Il y a rencontré la mère d'Annalia, Elise, et a encouragé la femme à venir voir Jésus car sa fille est très malade.

EMV 85.3-5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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85.3 Ils sont entrés et traversent un premier palier. Ils passent par un portique et se dirigent vers un second palier.

« Maître : regarde là-bas Judas au milieu d’un groupe de gens ! Il y a aussi des pharisiens et des membres du Sanhédrin. Je vais écouter ce qu’il dit. Me laisses-tu y aller ?

– Va, je t’attendrai près du Grand Portique. »

Simon part rapidement et se place de façon à entendre, mais sans être vu...

Judas parle avec beaucoup de conviction :

« ... et il y a ici des personnes que tous vous connaissez et respectez, qui peuvent dire ce que j’étais. Eh bien ! je vous dis que lui, il m’a changé. Je suis le premier racheté. Beaucoup d’entre vous vénèrent Jean-Baptiste. Lui aussi le vénère et l’appelle “ le saint, pareil à Elie pour sa mission, mais encore plus grand qu’Elie. ” Donc, si tel est Jean-Baptiste, il ne peut être que le Messie, celui que Jean-Baptiste appelle “ l’Agneau de Dieu ” en jurant qu’en raison de sa sainteté, il l’a vu couronné du Feu de l’Esprit de Dieu, tandis qu’une voix venue du Ciel le proclamait : “ Fils bien-aimé de Dieu qu’il faut écouter ” ... Et il l’est. Je vous le jure. Je ne suis pas un rustre, ni un sot. C’est bien lui. Je l’ai vu à l’oeuvre, j’ai entendu ses paroles et je vous dis : c’est lui le Messie. Le miracle lui obéit comme un esclave obéit à son maître. Maladies et malheurs disparaissent sans laisser de traces et se changent en joie et santé. Et les coeurs changent encore plus que les corps. Vous le voyez chez moi. N’avez-vous pas de malades, de peines à lui présenter ? Si oui, venez demain à l’aube à la Porte des Poissons. Il y sera et vous satisfera. En attendant, voilà : en son nom, je donne aux pauvres ce secours. »

Judas distribue alors des pièces de monnaie à deux estropiés et à trois aveugles et pour finir oblige une petite vieille à accepter les dernières pièces.

85.4 Puis il congédie la foule et reste avec Joseph d’Arimathie, Nicodème et d’autres qui me sont inconnus.

« Ah ! Maintenant, je vais bien ! S’exclame Judas. Je n’ai plus rien et je suis comme il le veut.

– Vraiment, je ne te reconnais plus. Je croyais que c’était une plaisanterie, mais je vois que tu agis sérieusement, s’exclame Joseph.

– Très sérieusement. Je suis le premier à ne pas me reconnaître ! Je suis encore une bête immonde par rapport à lui, mais j’ai déjà changé.

– Et tu n’appartiendras plus au Temple ? demande l’un des auditeurs qui me sont inconnus.

– Ah non ! J’appartiens au Christ. Celui qui s’en approche, à moins d’être une vipère, ne peut que l’aimer et ne désire plus que lui.

– Il ne viendra plus ici ? demande Nicodème.

– Bien sûr que si, il reviendra. Mais pas maintenant.

– Je voudrais l’entendre.

– Il a déjà parlé ici, Nicodème.

– Je le sais. J’étais avec Gamaliel... je l’ai vu... mais je ne me suis pas arrêté.

– Nicodème, qu’a dit Gamaliel ?

– Il a dit : “ C’est quelque nouveau prophète. ” Rien d’autre.

– Et tu ne lui as pas rapporté ce que, moi, je t’ai dit, Joseph ? Tu es son ami...

– Je l’ai fait, mais il m’a répondu : “ Nous avons déjà Jean-Baptiste et, selon l’enseignement des scribes, il doit se passer au moins cent ans entre lui et le Messie pour préparer le peuple à la venue du Roi. Moi, je dis qu’il en faut moins, a-t-il ajouté, car les temps sont désormais accomplis. ” Et il a dit enfin : “ Cependant, je ne peux admettre que le Messie se manifeste ainsi... Un jour, j’ai cru que la manifestation du Messie était commencée parce que sa première lueur avait été vraiment un éclair céleste. Mais après... il s’est fait un grand silence et je pense m’être trompé. ”

– Essaie d’en parler encore. Si Gamaliel était avec nous, et vous avec lui...

– Je ne vous le conseille pas, objecte l’un des trois inconnus. Le Sanhédrin est puissant et Hanne le domine avec ruse et avidité. Si ton Messie veut vivre, je lui conseille de rester dans l’ombre. A moins qu’il ne s’impose par la force. Mais dans ce cas, il y a Rome...

– Si le Sanhédrin l’entendait, il se convertirait au Christ.

– Ha, ha, ha ! S’exclament en riant les trois inconnus. Judas, nous te croyions changé, mais encore intelligent. Si ce que tu dis de lui est vrai, comment peux-tu penser que le Sanhédrin le suive ? Viens, viens. Joseph ! Cela vaut mieux pour tous. Que Dieu te protège, Judas, tu en as besoin. »

Et ils s’en vont. Judas reste seul avec Nicodème.

85.5 Simon s’éclipse et revient vers le Maître.

« Maître, je m’accuse d’avoir commis une calomnie, en paroles et dans mon coeur. Cet homme me désoriente. Je le prenais presque pour ton ennemi, or je l’ai entendu parler de toi en des termes tels que peu d’entre nous le font, spécialement ici où la haine pourrait supprimer d’abord le disciple, puis le Maître. Et je l’ai vu donner de l’argent aux pauvres et chercher à convaincre des membres du Sanhédrin...

– Tu l’as vu, Simon ? Je suis content que tu l’aies vu en pareille circonstance. Tu le répèteras aux autres quand ils l’accuseront. Bénissons le Seigneur pour cette joie que tu me donnes et pour ton honnêteté d’avouer avoir péché, ainsi que pour le travail du disciple que tu croyais malfaisant, mais qui ne l’est pas. »

Ils prient longuement puis ils sortent.

« Il ne t’a pas vu ?

– Non. J’en suis sûr.

– Ne lui en parle pas. C’est une âme très malade. Un éloge lui ferait l’effet d’une nourriture donnée à un convalescent en proie à une grande fièvre stomacale. Elle le rendrait pire, car il se glorifierait d’avoir été remarqué. Et là où entre l’orgueil...

– Je me tairai.

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Jésus et Simon le Zélote sont dans le Temple. Pour rappel, dans l'EMV 83, Jésus a pleuré à cause de Judas et Simon s'en est aperçu. Il s'en défie quelque peu.

EMV 88 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Lévi, Joseph, les bergers, sont avec Jésus ; il y a également Jean, Simon le Zélote et Judas. Ils arrivent à la plaine d'Esdrelon. Pendant que Lévi part en avant pour prévenir Jonas, Jésus reste seul avec Jean. Le bien-aimé lui déclare qu'il préfère sa barque aux durs tourments infligés par Doras, et Jésus, plaisantant à moitié, lui demande s'il préfère vraiment sa barque. Jean, impulsif, répond que c'est le Christ qui préfère, car il est l'Amour sur Terre. Jésus prend alors le temps de lui expliquer que l'Amour est avide d'amour et que peu, parmi les hommes, ne sauront aimer Dieu comme il se doit. Aimer sera le propre des Jean et le Seigneur prend l'exemple du blé qui se donne à tous, en nourrissant ses frères et soeurs. Ce doux colloque se termine et Jonas arrive. Le berger maltraité est tout heureux de retrouver son Maître. Ils évoquent Marie, puis les sévices de Doras. Jésuis l'encourage à rester à sa place, à continuer à se sanctifier et à sanctififier les autres. Il pourra continuer l'évangélisation parmi les pauvres qu'il fréquente. Enfin, le Seigneur va voir les autres travailleurs de Doras avec son fidèle ami.

EMV 88.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Tu crois qu’il sera là ? demande Jésus à Lévi.

– Certainement. A cette époque, les moissons sont rentrées et la récolte des fruits n’est pas encore commencée. Les paysans sont donc occupés à surveiller les vignobles et les pommeraies contre les voleurs, et ils ne s’en écartent pas, surtout quand les patrons sont exigeants comme celui de Jonas. La Samarie est proche et quand ces renégats le peuvent... ils nous pillent volontiers, nous qui venons d’Israël. Ne savent-ils pas qu’après cela, les serviteurs passent à la bastonnade ? Bien sûr qu’ils le savent, mais ils nous haïssent, voilà tout.

– N’aie pas de rancoeur, Lévi, dit Jésus.

– Non. Mais tu verras comment par leur faute Jonas fut mis à mal il y a cinq ans. Depuis lors il passe la nuit à monter la garde. Car la flagellation est un supplice cruel...

– C’est encore loin ?

– Non, Maître, regarde, là où finit cette terre désolée et où se trouve une tache sombre. Ce sont les pommeraies de Doras, le dur pharisien. Si tu permets, je te précède pour me faire reconnaître par Jonas.

– Va.

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EMV 88.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Tu as été sur le point de mourir ? Quand ?

– Quand j’ai été fouetté presque à mort parce qu’on avait pillé deux vignes. Regarde toutes ces blessures ! »

Il descend son vêtement et montre ses épaules toutes balafrées de cicatrices irrégulières.

« Il m’a frappé avec un fouet garni de fer. Il a compté les grappes enlevées, cela se voyait par la trace du pédoncule arraché, et m’a assené un coup pour chaque grappe. Puis il m’a laissé sur place, à demi mort. J’ai été secouru par Marie, la jeune femme d’un compagnon à moi. Elle m’a toujours bien aimé. Son père était régisseur avant moi et, à mon arrivée ici, je me suis attaché à cette petite parce qu’elle s’appelait Marie. Elle m’a soigné, et je suis guéri depuis deux mois car, à cause de la chaleur, les plaies s’étaient infectées, ce qui me donnait une forte fièvre. J’ai dit au Dieu d’Israël : “ Peu importe. Laisse-moi revoir ton Messie. Ces souffrances ne comptent plus guère. Accepte-les en sacrifice. Je ne peux jamais aller t’offrir un sacrifice. Je suis le serviteur d’un homme cruel et tu le sais. Même à la Pâque, il ne me laisse pas venir à ton autel. Prends-moi comme hostie, mais donne-le-moi, Lui ! ”

88.4 – Et le Très-Haut t’a donné satisfaction.

EMV 88.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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88.5 – Seigneur, ne dédaignes-tu pas d’entrer chez moi ? Si tu m’assures que le voleur ne pénétrera pas dans le domaine, je voudrais te donner l’hospitalité et appeler autour de toi les quelques personnes qui te connaissent par ma parole. Le patron nous a méprisés et piétinés comme de mauvaises herbes. Nous n’avons que l’espérance d’une récompense éternelle. Mais si tu te montres à des coeurs brisés, ils auront en eux une autre force.

– Je viens. Ne crains pas pour les arbres et les vignes. Peux-tu croire que les anges monteront une garde fidèle à ta place ?

– Oh ! Seigneur, je les ai vus, tes serviteurs célestes. Je crois et je viens avec toi en toute sécurité. Bénis soient-ils, ces arbres et ces vignes pour lesquels la brise sera vol des ailes d’anges et chants des voix angéliques ! Béni soit-il, ce sol que tu sanctifies de ton pied ! Viens, Seigneur Jésus ! Ecoutez, arbres et vignes. Ecoutez, campagnes. Maintenant, ce Nom que je vous avais confié pour ma consolation, je le lui dis à lui. Jésus est ici. Ecoutez et que dans les branches et les sarments tressaille la sève. Le Messie est avec nous. »

Tout se termine sur ces joyeuses paroles.

Détail

Jonas veille sur les vignes de Doras, par crainte de quelques voleurs, car il y a cinq ans, il y a eu effectivement des larcins et le berger en a été puni sévèrement. Il a reçu la flagellation. Alors Jonas demande à Jésus :

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