EMV 158.4 · Tome 2, 532-533
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
« Mais, tu parlais de l’une de tes amies romaines ...
– Oui, c’est une amie intime de Claudia, je crois même qu’elles sont parentes. Elle voudrait parler avec toi ou, du moins, t’entendre parler. Et ce n’est pas la seule. Maintenant que tu as guéri la petite fille de Valéria – la nouvelle s’en est transmise en un éclair –, elles le désirent encore plus vivement. Au banquet de l’autre soir, on a beaucoup parlé, pour et contre toi. Il y avait en effet des hérodiens et des sadducéens... même s’ils le nieraient si on le leur demandait... Il y avait aussi des femmes... riches et... et pas honnêtes. Il y avait... – cela me déplaît de le dire parce que je te sais ami de son frère – Marie de Magdala, avec son nouvel ami et une autre femme, grecque je crois, et de moeurs aussi libres qu’elle. Tu sais... chez les païens, les femmes sont à table avec les hommes et c’est très... très... Quel ennui ! Par gentillesse, mon amie m’avait choisi pour compagnon mon propre époux, ce qui m’avait beaucoup soulagée. Mais les autres... oh !... Eh bien... on parlait de toi, car le miracle sur Faustina a fait du bruit. Et si les romains admirent en toi le grand médecin ou le mage – pardonne-moi, Seigneur – les hérodiens et les sadducéens jetaient du venin sur ton nom, et Marie, oh ! Marie ! Quelle horreur !... Elle a commencé par la dérision et puis ... Non, cela, je ne veux pas te le dire. J’en ai pleuré toute la nuit...
– Laisse-la faire. Elle guérira.
– Mais elle se porte bien, tu sais...
– Physiquement, oui. Le reste est tout intoxiqué. Elle guérira.
– Tu le dis... »