EMV 136.3.4 · Tome 2, p. 419 et p. 420-421
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
« Nous t’avons fait attendre, Marthe. Mais je parlais à Simon des étoiles et nous avons oublié toutes ces lumières. Vraiment ta maison est un firmament, ce soir...
– C’est non seulement pour nous et les serviteurs que nous avons fait de telles illuminations, mais aussi pour toi et pour tes amis, nos hôtes. Merci d’être venu pour la dernière soirée. C’est maintenant la vraie fête, de la Purification, justement... »
Marthe voudrait en dire plus, mais elle sent les larmes qui lui montent aux yeux, et elle se tait.
« Paix à vous tous » dit Jésus, en entrant dans l’atrium où brillent des dizaines de lampes d’argent toutes allumées et disposées un peu partout.
Lazare s’avance, souriant :
« Paix et bénédiction à toi, Maître, et nombreuses années de sainte félicité. »
Ils s’embrassent.
(...) 136.4 Tout le monde entre dans la salle du banquet. Ici, la plupart des lampes sont en or. Le métal est avivé par la lueur de la lumière et la lumière semble plus brillante, réfléchie par tant d’or. La table a été disposée en U pour faire place à tant de convives et pour faciliter le travail des trancheurs et des serveurs. En plus de Lazare, il y a les apôtres, les bergers et Maximin, le vieux serviteur de Simon.
Marthe surveille la répartition des places et voudrait rester debout. Mais Jésus s’y oppose :
« Aujourd’hui, tu n’es pas l’hôtesse : tu es la soeur, et tu prends place avec moi comme si nous étions du même sang. Nous sommes une famille. Les règles tombent pour laisser la place à l’amour. Ici, à côté de moi, et près de toi Jean. Moi avec Lazare. Mais donnez-moi une lampe. Qu’entre Marthe et moi, une lumière veille... une flamme, pour celles qui sont absentes, mais présentes à notre esprit. Pour celles que nous aimons, que nous attendons, pour les femmes qui nous sont chères mais loin d’ici. Pour toutes. La flamme a des paroles lumineuses, l’amour a des mots enflammés, et elles vont loin, ces paroles, sur les ondes immatérielles des âmes qui se retrouvent toujours, au-delà des monts et des mers, et apportent baisers et bénédictions... Elles apportent tout. N’est-ce pas vrai ? »
Marthe pose la lampe là où Jésus le veut, à une place qui reste vide... et Marthe, comprenant son intention, se penche pour embrasser la main de Jésus qui la pose sur sa tête brune, la bénissant et la réconfortant.
Détail
Marthe souffre de l'absence de Marie-Madeleine (qui est partie, en prétendant quitter les "tombeaux" pour aller retrouver ses "joies"). Voir 136.2