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Notes du thème

Qui sont les apôtres ?

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EMV 112.2 · Tome 2, p. 241-242

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Où vas-tu ?

– A Jérusalem.

– Aujourd’hui même ?

– Ce soir, je serai à Béthanie.

– Chez Lazare ?

– Chez Lazare.

– Dans ce cas, j’y vais moi aussi.

– Oui, tu viens jusqu’à Béthanie. Ensuite André, accompagné de Jacques, fils de Zébédée, et de Thomas iront à Gethsémani faire les préparatifs et nous attendre tous, et toi, tu iras avec eux. »

Jésus martèle tellement ces mots que Judas ne réagit pas.

« Et nous ? demande Pierre.

– Toi, avec mes cousins et Matthieu, vous irez où je vous enverrai pour revenir le soir. Jean, Barthélemy, Simon et Philippe resteront avec moi, c’est-à-dire qu’ils iront à Béthanie annoncer que le Rabbi est venu et leur parlera à la neuvième heure. »

112.3 Ils avancent vite au milieu des champs dénudés. Il y a de l’orage, pas dans le ciel qui est serein, mais dans les cœurs. Tous s’en rendent compte et marchent en silence.

Par cette route de Jéricho à Béthanie, la maison de Lazare, où ils arrivent, est l’une des premières du village. Jésus congédie le groupe qui doit aller à Jérusalem, puis l’autre qu’il envoie vers Bethléem en disant :

« Allez-y sans inquiétude. Vous trouverez à mi-chemin Isaac, Elie et les autres. Dites-leur que je serai à Jérusalem pour plusieurs jours et que je les attends pour les bénir. »

EMV 112.5-6 · Tome 2, p. 243-245

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Lazare demande :

« Et Jonas ?

– Il est mort.

– Mort ? Dans ce cas...

– Je l’ai eu à la fin de sa vie. Mais il est mort libre et heureux, chez moi à Nazareth, entre ma Mère et moi.

– Doras l’a usé avant de te le donner !

– Il est mort de fatigue, oui, mais aussi sous les coups qu’il a reçus.

– C’est un démon, et il te hait. Cette hyène déteste le monde entier... Il ne t’a pas dit qu’il te hait... ?

– Il me l’a dit.

– Méfie-toi de lui, Jésus. Il est capable de tout. Seigneur... que t’a dit Doras ? Ne t’a-t-il pas conseillé de me fuir ? Ne t’a-t-il pas montré le pauvre Lazare sous un jour ignominieux ?

– Je crois que tu me connais suffisamment pour comprendre que je juge par moi-même et avec justice. Quand j’aime, j’aime sans me demander si cet amour peut me servir ou me desservir aux yeux du monde.

– Mais cet homme est féroce et atroce quand il blesse et tâche de nuire... Il m’a tourmenté encore ces jours passés. Il est venu ici et m’a dit... Ah ! Alors que j’ai déjà tant de soucis ! Pourquoi vouloir t’enlever à moi, toi aussi ?

– Je suis le réconfort des tourmentés et le compagnon des abandonnés. C’est pour cela aussi que je suis venu à toi.

– Oh ! Alors tu sais ?... Ah, ma honte !

– Non. Pourquoi ta honte ? Je sais. Eh quoi ? Prononcerai-je l’anathème sur toi qui souffres ? Je suis miséricorde, paix, pardon, amour pour tous ; et que sera-ce pour les innocents ? Tu n’es pas responsable du péché qui te fait souffrir. Devrais-je m’acharner sur toi, alors que j’ai pitié d’elle aussi ?...

– Tu l’as vue ?

– Je l’ai vue. Ne pleure pas. »

Mais Lazare a laissé retomber sa tête sur ses bras croisés sur la table. Il pleure et sanglote douloureusement.

Marthe s’avance et regarde. Jésus lui fait signe de garder le silence. Elle s’éloigne alors avec des larmes qui coulent silencieusement. Lazare se calme peu à peu et a honte de sa faiblesse. Jésus le réconforte et, comme son ami désire rester seul un instant, il sort dans le jardin et se promène dans les parterres où quelques roses pourpres résistent encore.

112.6 Marthe le rejoint peu après.

« Maître... Lazare t’a parlé ?

– Oui, Marthe.

– Lazare n’a plus de paix depuis qu’il sait que tu es au courant et que tu l’as vue...

– Comment est-il au courant ?

– D’abord cet homme qui était avec toi et qui prétend être ton disciple : cet homme jeune, grand, brun et sans barbe... puis Doras. Ce dernier nous a fustigés de son mépris, et l’autre a seulement dit que vous l’aviez vue sur le lac... avec ses amants...

– Mais ne pleurez pas pour cela ! Croyez-vous que j’ignorais votre blessure ? Je la connaissais déjà quand j’étais auprès du Père... Ne te laisse pas abattre, Marthe. Relève ton coeur et ton front.

– Prie pour elle, Maître. Moi, je prie... mais je n’arrive pas à pardonner complètement, et peut-être l’Eternel repousse-t-il ma prière.

– Tu as raison : il faut pardonner pour être pardonné et écouté. Je prie déjà pour elle. Mais donne-moi ton pardon et celui de Lazare. Toi, par ta fraternelle bonté, tu peux parler et obtenir encore plus que moi. Sa blessure est trop ouverte et brûlante pour que même ma main l’effleure. Toi, tu peux le faire. Donnez-moi votre pardon plénier, saint et, moi, j’agirai... (...)

EMV 112.13 · Tome 2, p. 321

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus entre dans la cuisine pour prendre sa nourriture, mais à peine a-t-il commencé de manger que l’on frappe à la porte.

André, qui en est le plus près, se lève et sort dans la cour. Il parle, puis rentre :

« Maître, une femme, celle qui pleurait, te demande. Elle dit qu’elle doit partir et qu’elle doit te parler.

– Mais si c’est comme ça, comment et quand va manger le Maître ? s’exclame Pierre.

– Il fallait lui dire de revenir plus tard, dit Philippe.

– Silence. Je mangerai après. Continuez, vous autres. »

EMV 113 · Tome 2, p. 246-248

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus revient à Béthanie après la fête des Tentes. Il discute avec Lazare, qui lui parle de Joseph d'Arimathie, ainsi que de Nicodème. Le premier souhaite le voir et a affirmé que celui qui fait des miracles a Dieu avec soi. Le second critique la présence de Judas dans le groupe apostolique, car c'est un caméléon. Les deux amis discutent donc de l'Iscariote, puis la vision prend fin.

EMV 113.2 · Tome 2, p. 246

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus est de nouveau chez Lazare. D’après ce que j’entends, je comprends que la fête des Tentes est déjà passée, et que Jésus est revenu à Béthanie sur l’insistance de son ami qui souhaiterait ne jamais se séparer de Jésus. Je comprends aussi que Jésus y est accompagné des seuls Simon et Jean. Les autres sont disséminés dans la région. Je comprends enfin qu’il s’agit d’une réunion d’amis encore fidèles à Lazare, qui les a invités pour leur faire connaître Jésus.

EMV 113.3 · Tome 2, p. 247

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Je suis venu pour les pauvres et pour ceux qui souffrent dans leur âme et leur corps plus que pour les puissants qui ne voient en moi qu’un objet qui les intéresse. Mais j’irai chez Joseph. Je n’ai aucun parti pris contre les puissants. L’un de mes disciples pourrait en témoigner : celui qui, par curiosité et pour se donner de l’importance, est venu chez toi, sans mon ordre… mais il est jeune, il faut l’excuser… Il pourrait témoigner de mon respect pour les castes puissantes qui se proclament d’elles-mêmes “ les tutrices de la Loi ” et… – à ce qu’elles laissent entendre – les soutiens du Très-Haut. Or l’Eternel se soutient tout seul ! Nul docteur n’a jamais fait preuve d’autant de respect que moi pour les officiers du Temple.

– Je le sais et il y en a beaucoup qui le savent, beaucoup… Mais seuls les meilleurs donnent à ton attitude son nom exact. Les autres… l’appellent “ hypocrisie ”.

– Chacun donne ce qu’il a en lui, Lazare.

– C’est vrai. Mais va chez Joseph. Il souhaiterait ta présence pour le prochain sabbat.

– J’irai. Tu peux le lui faire savoir.

Détail

Lazare demande à Jésus d'aller chez Joseph d'Arimathie et Jésus lui répond. Il en vient à parler de Judas, qui est allé chez son ami de Béthanie sans sa permission.

EMV 113.4 · Tome 2, p. 247-248

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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113.4 – Nicodème aussi est bon. Mais il... il m’a dit... Puis-je te rapporter une critique à propos de l’un de tes disciples ?

– Cite-la. Si Nicodème est un homme juste, son jugement sera juste. S’il est injuste, il critiquera une conversion, car l’Esprit donne la lumière à l’esprit de l’homme, si c’est un homme droit ; et l’esprit de l’homme, conduit par l’Esprit de Dieu, possède une sagesse surnaturelle et lit ce qu’il y a dans les coeurs.

– Il m’a dit : “ Je ne critique pas la présence d’ignorants et de publicains au nombre des disciples du Christ, mais je ne trouve pas convenable qu’il y ait parmi les siens un homme qui ne sait pas s’il est pour lui ou contre lui et qui est comme un caméléon qui prend la couleur et l’aspect de ce qui l’entoure. ”

– Il s’agit de Judas. Je le sais. Mais soyez-en tous sûrs : la jeunesse est un vin qui fermente, puis s’éclaircit. Pendant la fermentation, il se gonfle et écume et déborde de tous côtés sous l’effet d’une vitalité exubérante. Le vent du printemps secoue les arbres dans tous les sens, il semble ébouriffer follement les frondaisons. Mais c’est lui que nous devons remercier pour la fécondation des fleurs. Judas est vin et vent. Mais il n’est pas mauvais. Ses agissements bouleversent et troublent, heurtent même, et font souffrir. Mais il n’est pas foncièrement mauvais... c’est un poulain au sang ardent.

– Tu le dis... Moi, je ne suis pas compétent pour le juger.

113.5 Il m’est resté l’amer souvenir qu’il m’a dit que tu l’avais vue...

– Mais cette amertume est maintenant adoucie par le miel que t’apporte ma promesse...

– Oui, mais moi je garde le souvenir de ce moment. On n’oublie pas la souffrance, même quand elle appartient au passé.

– Lazare, Lazare, tu t’inquiètes de trop de choses... et si peu importantes ! Laisse faire le temps : ce sont des bulles d’air qui crèvent et disparaissent avec leurs reflets gais ou tristes. Regarde vers le Ciel. Lui, il ne s’évanouit pas : il demeure pour les justes.

– Oui, mon Maître et ami. Je ne veux pas juger les relations de Judas avec toi, ni sa présence à tes côtés que tu acceptes. Je prierai pour qu’il ne te nuise pas. »

Jésus sourit et la vision prend fin.

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Lazare et Jésus parlent de Joseph d'Arimathie, puis de Nicodème.

EMV 114 · Tome 2, p. 248-256

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Jésus va à un banquet donné par Joseph d'Arimathie. Lazare, Gamaliel, Félix, Jean, Simon et Corneille (des pharisiens) sont présents. Jésus, de son côté, a pris Thomas et Nicodème avec lui. Les invités parlent de Jean-Baptiste, dont la sainteté est incontestable, et parlent du fait que les miracles ne prouvent pas forcément la sainteté. Ils dévient sur Aaron et Moïse, en parlant notamment du pontificat et du grand-prêtre, Caïphe. Jésus donne une définition de ce qu'est un pontife, mais fâché, Félix s'en va. Jésus demande alors à Gamaliel s'il veut lui aussi un miracle, et ce dernier ne veut que le signe que l'Enfant lui a promis.

EMV 114.1 · Tome 2, p. 248

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Jésus est avec Simon et Thomas. Il n’a pas d’autres apôtres avec lui. J’ai l’impression qu’il tient sagement compte des sentiments et des caractères divers des gens qu’il doit fréquenter et que, selon les circonstances, il amène avec lui ceux qu’un hôte peut accepter sans être trop heurté. Ces juifs doivent être plus… susceptibles que des femmelettes romantiques…

Je me rends compte qu’ils parlent de Joseph d’Arimathie, et Thomas, qui le connaît peut-être très bien, montre ses vastes et belles propriétés qui s’étendent sur la colline, en particulier du côté de Jérusalem, sur la route qui va de la capitale à Arimathie et relie ensuite cette localité à Joppé. J’entends que c’est leur sujet de discussion, et Thomas mentionne aussi avec admiration les champs de Joseph qui bordent les routes de la plaine.

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Jésus va à un banquet donné par Joseph d'Arimathie.

EMV 114.2 · Tome 2, p. 249-250

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Entre, Maître. Je suis heureux que tu aies accepté mon invitation. Je ne pensais pas mériter une telle faveur.

– Pourquoi ? Je vais aussi chez Lazare et...

– Lazare est pour toi un ami. Moi, je suis un inconnu.

– Tu es une âme qui cherche la vérité. La Vérité ne te repousse donc pas.

– Tu es la Vérité ?

– Je suis le Chemin, la Vie et la Vérité. Celui qui m’aime et me suit trouvera en lui-même le chemin sûr, la vie bienheureuse et connaîtra Dieu ; car Dieu, qui est Amour et Justice, est de surcroît la Vérité.

– Tu es un grand docteur. Toutes tes paroles respirent la sagesse. »

Puis, il se tourne vers Simon :

« Je suis heureux que toi aussi, après une si longue absence, tu reviennes chez moi.

– Mon absence n’était pas volontaire. Tu sais quel sort fut le mien et quelle souffrance avait frappé la vie du petit Simon que ton père aimait.

– Je le sais, et tu dois savoir que je n’ai jamais dit le moindre mot en ta défaveur.

– Je sais tout. Mon fidèle serviteur m’a dit que c’est à toi aussi que je dois d’avoir vu respecter ma propriété. Que Dieu t’en récompense.

– J’avais une certaine importance au Sanhédrin, et j’ai profité de cette situation pour apporter une aide juste à un ami de ma maison. – Nombreux étaient les amis de la mienne, et nombreux étaient ceux qui avaient quelque importance au Sanhédrin, mais ils n’étaient pas justes comme toi...

– Et celui-ci, qui est-il ? Ce n’est pas un nouveau visage pour moi... mais je ne sais où...

– Je suis Thomas, surnommé Didyme...

– Ah ! Voilà ! Est-ce que ton vieux père vit encore ?

– Il vit. Il s’occupe toujours de ses affaires, avec mes frères. Je l’ai quitté pour le Maître, mais il en est heureux.

– C’est un véritable israélite et, puisqu’il est arrivé à croire que Jésus de Nazareth est le Messie, il ne peut que se réjouir que son fils fasse partie de ses préférés. »

Détail

Jésus est chez Joseph d'Arimathie. On apprend que ce dernier connaît Thomas et Simon le Zélote.