EMV 171.6 · Tome 3, p. 103-104
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
« Il y a ici, devant moi, un homme qui me hait et qui n’ose pas me dire : “ Guéris-moi ” parce qu’il sait que je connais ses pensées. Mais moi, je dis : “ Qu’il te soit fait comme tu le désires. Et comme les écailles tombent de tes yeux, que la rancœur et les ténèbres te tombent du cœur. ” Partez tous avec ma paix. Je vous parlerai encore demain. »
Les gens s’éloignent lentement ; ils attendent peut-être l’annonce d’un miracle qui ne se produit pas.
Même les apôtres et les disciples les plus anciens, restés sur la montagne, demandent :
« Mais qui était-ce ? Il n’est peut-être pas guéri ? »
Et ils insistent auprès du Maître resté debout, les bras croisés, qui regarde les gens descendre.
Dans un premier temps, Jésus ne répond pas, puis il dit :
« Les yeux sont guéris, mais pas l’âme. Elle ne le peut pas car elle est chargée de haine.
– Mais qui est-ce ? Ce romain, peut-être ?
– Non. Un pauvre homme…
– Dans ce cas, pourquoi l’avoir guéri ? demande Pierre.
– Devrais-je foudroyer tous ceux qui lui ressemblent ?
– Seigneur… je sais que tu ne veux pas que je dise : “ oui ”, par conséquent je ne le dis pas… mais je le pense… et cela revient au même…
– En effet, Simon-Pierre, mais sache qu’alors… Ah ! Que de cœurs couverts des écailles de la haine autour de moi ! Viens. Montons au sommet regarder de là-haut notre belle mer de Galilée. Toi et moi, seuls. »