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Jacques d'Alphée (apôtre)

Thème : Apôtres · Page 8 sur 16

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EMV 144.1-4 · Tome 2, p. 467-470

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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EMV 145.1 · Tome 2, p. 471

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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145.1 Au milieu d’une place, Jésus s’adresse à une foule nombreuse. Il est monté sur le petit banc de pierre à côté de la fontaine. Les gens l’entourent. Les Douze également se tiennent autour lui, mais ils ont l’air... consternés ou ennuyés, quand ils ne manifestent pas clairement leur dégoût de certains contacts. Barthélemy et Judas, en particulier, montrent ouvertement leur embarras, et pour éviter le plus possible le voisinage des Samaritains, Judas s’est assis à cheval sur la branche d’un arbre, comme s’il voulait dominer la scène tandis que Barthélemy s’est adossé à une porte cochère dans un coin de la place. Les préjugés sont bien vivants chez tous.

Jésus, en revanche, n’a rien qui diffère de l’ordinaire. Je dirais, au contraire, qu’il s’efforce de ne pas effrayer par sa majesté en même temps qu’il cherche à la manifester pour lever tout doute. Il caresse deux ou trois enfants dont il demande le nom et il s’intéresse à un vieil aveugle auquel il donne personnellement l’obole, répond à deux ou trois questions qu’on lui pose sur des sujets qui ne sont pas d’ordre général, mais privé.

Détail

Humanité des apôtres face à des samaritains.

EMV 146 · Tome 2, p. 475-477

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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EMV 147.1-4 · Tome 2, p. 478-483

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Dans ce chapitre, les Douze sont présents et bougonnent contre le Maître. Thomas fait remarquer que les samaritains avaient peu de foi puisqu'ils n'ont pas demandé de miracles (ce à quoi Jésus répond) et Jacques d'Alphée fait remarquer qu'en allant sur les terres de Samarie, le Sanhédrin pourrait lui trouver de nouvelles accusations. Enfin, Philippe considère que ce détour est un temps perdu, mais du temps enployé à rassembler les brebis perdues n'est jamais gâché. Reste Pierre qui aperçoit un homme et qui est certain qu'on veut faire du mal au Maître. Il est démenti car le pauvre bougre apporte une femme possédée et a foi au Messie.

EMV 147.1 · Tome 2, p. 478-479

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Pourtant, pardonne-moi, Jésus, si je te le dis, il me semble qu’avec toute la haine qui te poursuit, il est nuisible pour toi de susciter de nouvelles accusations. Si les membres du Sanhédrin savaient que tu as eu …

– Mais dis-le simplement : “ de l’amour ”, car c’est cela que j’ai eu, Jacques, et que j’ai encore. Et toi, qui es mon cousin, tu peux comprendre que je ne puis ressentir autre chose que de l’amour. Je t’ai montré que je n’éprouve que de l’amour, même pour ceux qui m’étaient hostiles parmi ceux de mon sang et de mon pays. Devrais-je donc ne pas en éprouver pour ceux-ci, qui m’ont respecté sans me connaître ? Les membres du Sanhédrin peuvent bien faire tout le mal qu’ils veulent. Mais ce ne sera pas la perspective de ce mal à venir qui fermera les digues de mon amour omniprésent et agissant partout. Du reste… même si j’agissais autrement… je n’empêcherais pas le Sanhédrin de trouver, par haine, des motifs d’accusation.

Détail

Jésus vient d'aller en Samarie et il en discute avec les apôtres. Jacques prend alors la parole.

Annotation

Je t’ai montré que je n’éprouve que de l’amour, même pour ceux qui m’étaient hostiles parmi ceux de mon sang et de mon pays : Jésus fait ici référence à Alphée, qu'il a rencontré lors de sa maladie (voir notamment EMV 93 et EMV 100).

Des motifs d'accusation : La fréquentation des samaritains sera effectivement un motif supplémentaire d'accusation.

EMV 149 · Tome 2, p. 486-490

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Les Douze sont présents dans ce chapitre et parlent des lépreux ainsi que du voyage de Jésus en pleine nuit, pour aller rencontrer Jean-Baptiste. Ils en viennent finalement à parler du martyre.

EMV 149.1 · Tome 2, p. 486-487

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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149.1 « Seigneur, pourquoi ne prends-tu pas de repos la nuit ? Cette nuit, je me suis levé et je ne t’ai pas trouvé. Ta place était vide, dit Simon le Zélote.

« Pourquoi m’as-tu cherché, Simon ?

– Pour te passer mon manteau. Je craignais que tu n’aies froid dans cette nuit sereine, mais glaciale.

– Et toi, tu n’avais pas froid ?

– Je me suis habitué au cours de mes longues années de misère à être mal couvert, mal nourri, mal logé... Cette Vallée des Morts !... Quelle horreur ! A ce moment, ce n’était pas l’occasion, mais une autre fois que nous irons à Jérusalem – car certainement nous y monterons – viens, mon Seigneur, dans ces lieux de mort. Il s’y trouve tant de malheureux... et la misère matérielle n’est pas la plus grave... Ce qui ronge et consume davantage, c’est le désespoir... Ne trouves-tu pas, mon Seigneur, qu’il y a trop de dureté à l’égard des lépreux ? »

C’est Judas qui répond, avant même Jésus, à Simon le Zélote qui plaide en faveur de ses anciens compagnons :

« Tu voudrais les laisser au milieu du peuple ? Tant pis pour eux s’ils sont lépreux !

– Il ne manquerait plus que cela pour faire des hébreux des martyrs ! On verrait même la lèpre se promener dans les rues avec les troupes et le reste ! S’exclame Pierre.

– Il me semble que c’est une mesure de juste prudence de les tenir à l’écart, souligne Jacques, fils d’Alphée.

– Oui, mais il faudrait le faire avec pitié. Tu ne sais pas ce que c’est que d’être lépreux. Tu ne peux pas en parler. Pourquoi, s’il est juste de prendre soin de nos corps, n’avons-nous pas la même justice pour les âmes des lépreux ? Qui leur parle de Dieu ? Or Dieu seul sait à quel point ils ont besoin de penser à un Dieu et à une paix dans cette atroce désolation qui est la leur !

– Simon, tu as raison. J’irai les voir, parce que c’est juste et pour vous enseigner cette miséricorde. Jusqu’à présent j’ai guéri des lépreux rencontrés par hasard. Jusqu’à ce moment, c’est-à-dire jusqu’à ce que j’aie été chassé de Juda, je me suis adressé aux grands de Juda comme étant les plus éloignés et ceux qui avaient le plus besoin d’être rachetés pour aider le Rédempteur. Désormais, je suis convaincu de l’inutilité de cette tentative, et je l’abandonne. Ce n’est plus vers les grands, mais vers les plus petits, vers les misères d’Israël que je vais. Et parmi elles, il y aura les lépreux de la Vallée des Morts. Je ne décevrai pas la foi qu’ont en moi ceux qui ont été évangélisés par le lépreux reconnaissant.

– Comment sais-tu, Seigneur, que j’ai fait cela ?

– De la même manière que je sais ce que pensent de moi mes amis et ennemis dont je scrute le coeur.

Détail

Simon le Zélote demande à Jésus d'aller voir les lépreux près de Jérusalem pour les guérir. Lui qui a été lépreux, il regrette qu'on ne prenne pas soin de l'âme de ces malades.

Annotation

J'irai les voir. Jésus ira guérir les lépreux de Jérusalem en EMV 199.4.

EMV 149.4-5 · Tome 2, p. 488-490

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Un jour viendra où “ mes ” saints seront conduits devant les juges et à la mort. Ils seront saints, ils seront dans la grâce de Dieu, ils seront fortifiés par la foi, l’espérance et la charité. Et pourtant j’entends déjà leur cri, le cri de leur âme : “ Seigneur, aide-nous en cet instant ! ” Ce n’est que par mon aide que mes saints seront forts dans les persécutions.

149.5 – Mais... ce ne sera pas nous, hein ? Parce que, moi, je ne suis vraiment pas capable de souffrir.

– C’est vrai, tu n’es pas capable de souffrir. Mais toi, Barthélemy, tu n’es pas encore baptisé.

– Si, je le suis.

– Dans l’eau. Mais il te manque encore un autre baptême. Alors tu sauras souffrir.

– Je suis déjà âgé.

– Malgré ton âge, tu seras plus fort qu’un jeune.

– Mais tu nous aideras quand même, n’est-ce pas ?

– Je serai toujours avec vous.

– J’essaierai de m’habituer à souffrir, murmure Barthélemy.

– Moi, je prierai sans relâche, dès maintenant, pour obtenir de toi cette grâce, déclare Jacques, fils d’Alphée.

– Je suis âgé, et je ne demande qu’à te précéder et entrer avec toi dans la paix, affirme Simon le Zélote.

– Quant à moi... je ne sais ce que je voudrais : mourir avant toi ou en même temps que toi, dit Jude.

– Pour ma part, j’aurai de la peine si je te survis, mais je me consolerai en te prêchant aux peuples, professe Judas.

– Moi, je pense comme ton cousin, lance Thomas.

– Moi, au contraire, comme Simon le Zélote, dit Jacques, fils de Zébédée.

– Et toi, Philippe ?

– Mais... je préfère ne pas y penser. L’Eternel me donnera ce qui est le mieux.

– Ah ! Mais taisez-vous ! C’est à croire que le Maître doit mourir bientôt ! Ne me faites pas penser à sa mort ! S’exclame André.

– Tu as bien raison, mon frère. Tu es jeune et en bonne santé, Jésus. Tu nous enterreras tous, nous qui sommes plus âgés que toi.

– Et s’ils me tuent ?

– Que cela n’arrive jamais. Mais moi, je te vengerai.

– Comment ? Par des vengeances sanglantes ?

– Eh ! Même comme cela si tu le permets. Sinon, en levant par ma profession de foi parmi les peuples les accusations lancées contre toi. Le monde t’aimera parce que je serai infatigable à te prêcher, termine Pierre.

– C’est vrai. Il en sera ainsi. Et toi, Jean ? Et toi, Matthieu ?

– Moi, je dois souffrir et attendre d’avoir lavé mon âme, avec bien des difficultés, soupire Matthieu.

– Quant à moi... je ne sais pas. Je voudrais mourir tout de suite pour ne pas te voir souffrir. Je voudrais me tenir à tes côtés pour te réconforter lors ton agonie. Je voudrais vivre longtemps pour te servir longtemps. Je voudrais mourir avec toi, pour entrer avec toi au Ciel. Je voudrais tout, parce que je t’aime. Et je pense que moi, le plus petit parmi mes frères, je pourrai tout cela si je sais t’aimer à la perfection. 149.6 Jésus, augmente ton amour ! Conclut Jean.

– Tu veux dire : “ Augmente mon amour ”, objecte Judas. Parce que c’est nous qui devons aimer toujours plus...

– Non, je dis bien : “ Augmente ton amour ”, car nous l’aimerons davantage s’il nous brûle de son amour. »

Jésus attire à lui le pur et passionné Jean. Il lui donne un baiser sur le front et dit :

« Tu as révélé un mystère de Dieu sur la sanctification des coeurs. Dieu se répand sur les justes, et plus ils se livrent à son amour, plus il l’augmente et plus la sainteté grandit. C’est la mystérieuse et ineffable action de Dieu et des esprits. Elle s’accomplit dans les silences mystiques et sa puissance, que les mots humains ne peuvent décrire, crée d’indescriptibles chefs-d’oeuvre de sainteté. Ce n’est pas une erreur, mais une parole sage que de demander à Dieu d’augmenter son amour dans un coeur. »

Annotation

Non, je dis bien : “ Augmente ton amour ”, car nous l’aimerons davantage s’il nous brûle de son amour. Cette prière, qui trouble Judas, sera comprise par Pierre, qui s'en souvient, et la fait à son tour en EMV 401.4.

EMV 151.1 · Tome 2, p. 492-493

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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151.1 Jésus se dirige peut-être vers le lac, il se rend sûrement à Cana. Il prend la direction de la maison de Suzanne. Ses cousins l’accompagnent.

Arrivés à la maison, ils se reposent et se restaurent. Les parents et les amis de Cana l’écoutent comme on devrait toujours le faire. Jésus instruit simplement ces braves gens et console l’époux de Suzanne – qui doit être malade car elle n’est pas là et j’entends qu’on parle avec insistance de ses souffrances –. C’est alors qu’entre un homme bien vêtu qui se prosterne aux pieds de Jésus.

« Qui es-tu ? Que veux-tu ? »

Pendant que cet homme soupire et pleure, le maître de maison tire Jésus par un pan de son vêtement et lui chuchote :

« C’est un officier du Tétrarque. Ne t’y fie pas trop.

– Parle donc. Que veux-tu de moi ?

– Maître, j’ai appris que tu es revenu. Je t’attendais comme on attend Dieu. Viens tout de suite à Capharnaüm. Mon fils est couché, tellement malade que ses heures sont comptées. J’ai vu Jean, ton disciple. C’est par lui que je sais que tu venais ici. Viens, viens tout de suite, avant qu’il ne soit trop tard.

Détail

Jean de Zébédée n'est pas présent dans ce chapitre, mais il est cité par l'officier de Capharnaüm. Pour plus d'informations, consulter l'annotation.

Annotation

Il semble que Jésus soit rentré avec ses cousins à Nazareth, tandis que les autres apôtres ont regagné directement Capharnaüm. Seul Jean, dans son Évangile, mentionne ce miracle dont il serait un acteur.