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Notes du thème

Entourage de Jésus

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EMV 130.2 · Tome 2, p. 374-375

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Ne vous scandalisez que du mal véritable. Mais quand vous voyez que c’est au nom de Dieu que le Maître agit, ne vous scandalisez pas et ne croyez pas ceux qui voudraient vous faire croire au scandale, même s’il s’agit de choses nouvelles. Voici le temps nouveau. C’est comme une fleur qui va naître sur une racine qui travaille depuis des siècles : et ce temps est venu. S’il n’avait pas été précédé par des siècles d’attente, nous n’aurions pas pu comprendre sa parole. Mais des siècles d’obéissance à la Loi du Sinaï nous ont donné le minimum de préparation pour nous permettre, en ces temps nouveaux – fleur divine que la Bonté nous a accordé de voir –, d’en aspirer tous les parfums et tous les sucs pour nous purifier, nous fortifier, et nous parfumer de sainteté comme un autel. Puisque ce temps est nouveau, il a de nouvelles méthodes qui ne sont pas opposées à la Loi, mais toutes pénétrées de miséricorde et de charité, parce qu’il est la Miséricorde et l’Amour descendus du Ciel. »

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Prédication de Jacques d'Alphée.

EMV 130.3 · Tome 2, p. 375

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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130.3 « Comme tu parles bien, toi ! Dit Pierre, frappé d’admiration. Moi, je ne sais jamais quoi dire. Je dis seulement : “ Soyez bons. Aimez-le, écoutez-le, croyez en lui. ” Je ne sais vraiment pas comment il peut être content de moi !

– Il l’est pourtant énormément, répond Jacques, fils d’Alphée.

– Le dis-tu sincèrement ou bien par gentillesse ?

– C’est la vérité : il me le disait encore hier.

– Oui ? ! Alors aujourd’hui je suis plus content que le jour où on m’a amené mon épouse. »

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Pierre trouve qu'il ne sait pas parler, mais Jacques d'Alphée lui assure que Jésus est content de lui

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EMV 130.3 · Tome 2, p. 375-376

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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130.3 « Comme tu parles bien, toi ! Dit Pierre, frappé d’admiration. Moi, je ne sais jamais quoi dire. Je dis seulement : “ Soyez bons. Aimez-le, écoutez-le, croyez en lui. ” Je ne sais vraiment pas comment il peut être content de moi !

– Il l’est pourtant énormément, répond Jacques, fils d’Alphée.

– Le dis-tu sincèrement ou bien par gentillesse ?

– C’est la vérité : il me le disait encore hier.

– Oui ? ! Alors aujourd’hui je suis plus content que le jour où on m’a amené mon épouse. Mais toi... où as-tu appris à si bien parler ?

– Sur les genoux de sa Mère et à ses côtés. Quelles leçons ! Quelles paroles ! Il n’y a que lui qui puisse parler encore mieux qu’elle. Mais ce qui lui manque en puissance, elle l’ajoute en douceur... et ça pénètre... Et ses leçons ! As-tu déjà vu un linge dont un coin a touché une huile parfumée ? Tout doucement il absorbe non seulement l’huile mais le parfum et, même si l’huile vient à disparaître, il reste toujours le parfum pour dire : “ J’ai été ici. ” Ainsi en est-il d’elle. En nous aussi, d’ailleurs, qui sommes des étoffes grossières puis lavées par l’existence, elle a pénétré par sa sagesse et sa grâce, et son parfum demeure en nous.

– Pourquoi ne la fait-il pas venir ? Il disait qu’il allait le faire ! On deviendrait meilleurs, moins têtus... moi du moins. Et même ces gens... Ils deviendraient meilleurs, même ces vipères qui viennent de temps à autre...

– Tu crois cela ? Moi non. Nous, nous deviendrions meilleurs et les humbles eux aussi. Mais les puissants et les méchants !... Ah ! Simon Pierre ! Ne prête jamais aux autres tes sentiments honnêtes ! Tu en serais déçu... »

EMV 130.4 · Tome 2, p. 375

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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130.4 Jésus sort de la cuisine, tenant par la main un petit garçon qui trottine à ses côtés en mordillant un croûton de pain huilé. Jésus adapte le long pas de sa démarche aux petites jambes de son ami.

« Une conquête ! Dit-il joyeusement. Cet homme de quatre ans qui s’appelle Asraël m’a dit qu’il veut être un disciple et qu’il veut tout apprendre : à prêcher, à guérir les enfants malades, à faire venir du raisin sur les sarments en décembre, et puis il veut gravir une montagne et crier au monde entier : “ Venez, c’est le Messie ! ” N’est-ce pas, Asraël ? »

Rieur, l’enfant dit que oui, oui et, entre-temps, grignote son croûton.

(...) Avant de passer devant la femme voilée, il [Jésus] souffle à l’enfant :

« Dis à cette femme : “ Que la paix soit avec toi. ”

– Pourquoi ?

– Parce qu’elle a un “ bobo ”, comme toi quand tu tombes. Et elle pleure. Mais si tu lui dis cela, ça va la guérir.

– Que la paix soit avec toi, femme. Ne pleure pas. C’est le Messie qui me l’a dit. Si tu l’aimes, lui il t’aime et te guérit » crie l’enfant pendant que Jésus l’entraîne avec lui sans s’arrêter.

Il y a vraiment en Asraël l’étoffe d’un missionnaire. Même s’il est parfois un peu… intempestif dans ses prédications et s’il en dit plus que ce qu’on lui a demandé de dire.

EMV 131 · Tome 2, p. 380-384

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus enseigne à ne pas voler et à ne pas envier autrui. Il revient en particulier sur l'origine de l'envie, avec Lucifer, Adam et Ève, Caïn et Abel. Le Seigneur nous enjoint aussi à être simple comme des oiseaux, à faire confiance en Dieu et en sa Providence. À la demande d'autrui, il parle du péché d'Hérode ainsi que de la prostitution. Puis, il guérit une homme presqu'aveugle.

EMV 132 · Tome 2, p. 384-393

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Dans son discours, Jésus parle du Premier Livre des Macchabées, avec la Fête de la Dédicace. Il invite à suivre la base de la Loi pour se sanctifier, c'est-à-dire le Décalogue. Puis, il explique qu'on doit se purifier (avec le repentir), mettre Dieu dans notre cœur et avoir un autel nouveau, sachant que le Christ prie avec nous le Père et qu'il ne faut pas avoir peur de l'approcher. Une fois qu'il a fini, il discute avec Pierre qui regrette de ne pas savoir parler, mais Jésus confirme sa primauté spirituelle. Son apôtre demande également s'il peut avoir un fils, mais Jésus lui dit non : son Vicaire aura plutôt des milliers d'enfants spirituels. Le Maître lui assure aussi qu'il saura parler quand l'heure viendra et il l'envoie vendre une précieuse bague.

EMV 132.6 · Tome 2, p. 390

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La femme voilée s’éloigne de son pas habituel, svelte et légèrement ondulant. Elle semble avoir des ailes, avec son manteau gonflé par le vent aux épaules.

« Je vais comprendre si elle est d’Israël, dit Pierre.

– Pourquoi ?

– Parce que si elle reste ici, c’est signe que...

– ... que cette pauvre femme n’a pas de maison à elle, rien de plus. Souviens-toi de cela, Pierre. »

Jésus se dirige vers le village.

« Oui, Maître, je m’en souviendrai... »

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Jésus envoie le peuple israélite à la Fête de la Dédicace (on allume généralement les lumières en famille). Pierre regarde la femme voilée et espère découvrir grâce à ça si elle est juive.

EMV 132.7 · Tome 2, p. 391

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Sais-tu que je suis né justement le 25 du mois de Casleu ?

– Eh ! Qui sait combien de lumières ? demande Pierre, étonné.

– On ne pouvait les compter... Toutes les étoiles du ciel étaient là...

– Non ! On ne t’a pas fait fête à Nazareth ?

– Je ne suis pas né à Nazareth, mais dans une ruine, à Bethléem. Je vois que Jean a su se taire. Il est très obéissant, Jean.

– Et il n’est pas curieux. Mais moi... je le suis tellement ! Tu vas le raconter ? A ton pauvre Simon. Autrement, comment faire pour parler de toi ? »

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Jésus dit à Pierre :

EMV 132.7-8 · Tome 2, p. 391-393

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Parfois des gens me questionnent, et je ne sais que dire... Les autres savent comment parler. Je veux dire tes frères et Simon, Barthélemy et aussi Judas. Et... oui, Thomas aussi sait parler... on dirait quelqu’un qui fait de la réclame au marché... pour vendre sa marchandise. Mais il arrive à parler... Matthieu... lui aussi se débrouille bien ! Il déploie l’ancien savoir-faire dont il usait pour plumer les gens à son comptoir de gabelle, pour forcer les autres à dire : “ Tu as raison. ” Mais moi !... Pauvre Simon, fils de Jonas ! Qu’est-ce que les poissons ont bien pu t’enseigner ? Et le lac ? Deux choses... mais qui ne servent pas : les poissons à me taire et à être constant : leur constance à échapper au filet et pour moi la constance à les y mettre. Le lac, à être courageux et à avoir l’oeil à tout. Et la barque ? A trimer sans épargner mes muscles, à rester debout même si les eaux sont agitées et si on risque de tomber. L’oeil sur l’étoile polaire, les mains fermes à la barre, force, courage, constance, attention, voilà ce que m’a enseigné ma pauvre vie... »

Jésus lui pose une main sur l’épaule et le secoue en le regardant avec affection et admiration, une véritable admiration pour cette simplicité et il dit :

« Et ça te paraît peu, Simon Pierre ? Tu as tout ce qu’il faut pour être ma “ pierre ”. Il n’y a rien à ajouter, rien à enlever. Tu seras le pilote éternel, Simon. Et à celui qui viendra après toi, tu diras : “ L’oeil sur l’étoile polaire : Jésus. La main ferme à la barre, force, courage, constance, attention, trimer sans relâche, avoir l’oeil à tout, et savoir rester debout même sur les eaux agitées... ” Pour ce qui est du silence... allons... les poissons ne te l’ont pas enseigné !

– Mais pour ce que je devrais savoir dire, je suis plus muet que les poissons. Les autres paroles ?... Même les poules savent caqueter comme je le fais...

132.8 Mais, dis-moi, mon Maître. Me donnes-tu un fils, à moi aussi ? Nous sommes âgés... mais tu as dit que Jean-Baptiste est né d’une femme âgée... Et tu viens de dire : “ Et à celui qui viendra après toi, tu diras... ” Qui vient après un homme, si ce n’est son fils ? »

Pierre a un visage suppliant et plein d’espoir.

« Non, Pierre. Ne t’en afflige pas. Tu ressembles tout à fait à ton lac quand un nuage cache le soleil. De riant, il devient sombre. Non, mon Pierre. Ce n’est pas un fils, ce sont des milliers, des dizaines de milliers que tu auras, et dans toutes les nations... Ne te rappelles-tu pas le jour où je t’ai dit : “ Tu seras pêcheur d’hommes ” ?

– Oh oui... mais... ç’aurait été si doux, un enfant qui m’aurait appelé “ papa ” !

– Tu en auras tant que tu ne pourras plus les compter et tu leur donneras la vie éternelle. Tu les retrouveras au Ciel et tu me les amèneras en disant : “ Ce sont les enfants de ton Pierre et je veux qu’ils soient là où je suis ”. Et moi, je te répondrai : “ Oui, Pierre. Qu’il en soit comme tu veux, car tu as tout fait pour moi, et moi, je fais tout pour toi. ” »

C’est avec une douceur sans pareille qu’il lui fait ces promesses. Pierre avale sa salive, partagé entre la peine de son espérance morte d’une paternité terrestre et les pleurs de joie d’une extase qui déjà s’annonce.

« Oh ! Seigneur, dit-il, mais pour donner la vie éternelle, il faut persuader les âmes d’aller vers le bien. Et... nous en revenons toujours au même point : je ne sais pas parler.

– Tu sauras parler quand l’heure viendra, et mieux que Gamaliel.

– Je veux le croire... Mais c’est à toi de faire ce miracle, car si je dois y arriver de moi-même... »

Jésus rit de son rire tranquille et lui dit :

« Aujourd’hui, je suis tout à toi. Allons au village, chez cette veuve. J’ai une obole secrète : une bague à vendre. Sais-tu comment je l’ai eue ? Il est arrivé à mes pieds une pierre, pendant que je priais au pied de ce saule. On y avait attaché un petit paquet avec un morceau de parchemin. A l’intérieur du paquet, il y avait la bague ; sur le parchemin le mot « charité ».

– Tu veux me la montrer ? Oh ! Qu’elle est belle ! Ça vient d’une femme. Quel petit doigt ! Mais combien de métal... !

– Tu vas aller la vendre. Moi, je ne sais pas le faire. L’hôtelier achète l’or. Je le sais. Je t’attends près du four. Vas-y, Pierre.

– Mais... si je ne sais pas m’y prendre ? Moi, l’or... Je n’y connais rien en matière d’or, moi !

– Pense que c’est du pain pour des gens qui ont faim et fais de ton mieux. Adieu. »

Et Pierre s’en va à droite pendant que Jésus, plus lentement, tourne à gauche vers le village qui apparaît assez loin, derrière un bosquet au-delà de la maison du régisseur.

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Humilité de Pierre. Sa partenité spirituelle (cf. 132.8). Pierre désire être père.

EMV 132.7 · Tome 2, p. 391

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Parfois des gens me questionnent, et je ne sais que dire... Les autres savent comment parler. Je veux dire tes frères et Simon, Barthélemy et aussi Judas. Et... oui, Thomas aussi sait parler... on dirait quelqu’un qui fait de la réclame au marché... pour vendre sa marchandise. Mais il arrive à parler... Matthieu... lui aussi se débrouille bien ! Il déploie l’ancien savoir-faire dont il usait pour plumer les gens à son comptoir de gabelle, pour forcer les autres à dire : “ Tu as raison. ” Mais moi !... Pauvre Simon, fils de Jonas ! Qu’est-ce que les poissons ont bien pu t’enseigner ? Et le lac ? Deux choses... mais qui ne servent pas : les poissons à me taire et à être constant : leur constance à échapper au filet et pour moi la constance à les y mettre. Le lac, à être courageux et à avoir l’oeil à tout. Et la barque ? A trimer sans épargner mes muscles, à rester debout même si les eaux sont agitées et si on risque de tomber. L’oeil sur l’étoile polaire, les mains fermes à la barre, force, courage, constance, attention, voilà ce que m’a enseigné ma pauvre vie... »

Jésus lui pose une main sur l’épaule et le secoue en le regardant avec affection et admiration, une véritable admiration pour cette simplicité et il dit :

« Et ça te paraît peu, Simon Pierre ? Tu as tout ce qu’il faut pour être ma “ pierre ”. Il n’y a rien à ajouter, rien à enlever. Tu seras le pilote éternel, Simon. Et à celui qui viendra après toi, tu diras : “ L’oeil sur l’étoile polaire : Jésus. La main ferme à la barre, force, courage, constance, attention, trimer sans relâche, avoir l’oeil à tout, et savoir rester debout même sur les eaux agitées... ” »