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Entourage de Jésus

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EMV 106.7 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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106.7 « Je vais m’absenter quelque temps, pour te faire plaisir. Quand je serai dans le voisinage, je te ferai prévenir.

– Envoie Jean. Il me semble un peu te voir quand je le vois.

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Jésus a été chassé de Nazareth et il dit à Marie :

EMV 106.7 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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106.7 « Je vais m’absenter quelque temps, pour te faire plaisir. Quand je serai dans le voisinage, je te ferai prévenir.

– Envoie Jean. Il me semble un peu te voir quand je le vois. Sa mère aussi est pleine d’égards pour moi et pour toi. Elle espère, il est vrai, une place privilégiée pour ses fils. C’est une femme et une maman, Jésus. Il faut l’excuser. Elle t’en parlera à toi aussi. Mais elle t’est sincèrement dévouée. Quand elle sera libérée de l’humanité qui fermente en elle et chez ses fils, comme chez les autres, comme chez tous, mon Fils, elle deviendra une femme de grande foi. Il est douloureux de constater que tous attendent de toi quelque bienfait humain, un bienfait qui, même s’il n’est pas humain, est égoïste. Mais le péché est en eux, avec sa concupiscence. Elle n’est pas encore venue, l’heure bénie et tellement redoutable où tu effaceras le Péché, bien que l’amour de Dieu et de l’homme me la fasse désirer. Ah, cette heure ! Comme le coeur de ta Maman tremble devant cette heure ! Que vont-ils te faire, mon Fils Rédempteur dont les prophètes prédisent un tel martyre ?

– N’y pense pas, Maman. Cette heure venue, Dieu t’aidera. Dieu nous aidera, toi et moi. Ensuite, ce sera la paix. Je te le dis, encore une fois. Maintenant, va. La nuit va tomber et le chemin est long. Je te bénis. »

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Jésus a été chassé de Nazareth et il dit à Marie :

EMV 106.9 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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106.9 Mon regard avait lu dans le coeur de Judas. Nul ne doit penser que la sagesse de Dieu n’a pas été capable de comprendre ce coeur. Mais, comme je l’ai dit à ma Mère, il était nécessaire. Malheur à lui d’avoir été le traître ! Mais il fallait un traître. Plein de duplicité, rusé, avide, assoiffé de luxure, voleur, mais aussi plus intelligent et plus cultivé que la plupart, il avait su s’imposer à tous. Audacieux, il m’aplanissait les voies les plus difficiles. Plus que tout, il aimait se distinguer et faire ressortir sa place de confiance auprès de moi. S’il était serviable, ce n’était pas par instinct de charité, mais uniquement parce que, selon votre expression, il “ faisait la mouche du coche. ” Cela lui permettait de tenir la bourse et d’approcher les femmes. Deux choses qu’il aimait d’une façon effrénée, sans parler de son goût pour les honneurs.

Ce serpent ne pouvait que faire horreur à la femme pure, humble, détachée des richesses terrestres qu’était ma Mère. Moi-même, j’éprouvais du dégoût. Le Père, l’Esprit et moi sommes seuls à savoir combien il m’a fallu me dépasser pour pouvoir supporter sa présence. Mais je te l’expliquerai une autre fois.

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Jésus dit à Maria :

EMV 106.12 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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106.12 L’humanité des apôtres ! Qu’elle est lourde ! Pour les élever au Ciel, je soulevais des masses que leur poids entraînait vers la terre. Même ceux qui n’imaginaient pas devenir des ministres d’un roi terrestre comme Judas Iscariote, ceux qui ne pensaient pas comme lui à monter sur le trône à ma place si besoin était, avaient néanmoins soif de gloire. Un jour est venu où même mon Jean et son frère désirèrent cette gloire qui, jusque dans le domaine des réalités célestes, vous éblouit comme un mirage. Ce n’est pas seulement le saint désir du paradis que je veux que vous ayez, ni le désir humain que votre sainteté soit reconnue. Pour un peu d’amour donné à Celui auquel je vous ai dit que vous devez vous donner tout entier, c’est aussi une avidité de changeur, d’usurier, qui vous incite à prétendre à une place à ma droite au Ciel.

Non, mes enfants, non. Il faut d’abord savoir boire toute la coupe que j’ai bue. Entièrement : y compris sa charité témoignée en réponse à la haine, sa chasteté en réponse aux voix de la sensualité, son héroïcité dans les épreuves, son sacrifice par amour pour Dieu et pour ses frères. Puis, quand vous aurez rempli intégralement votre devoir, dites encore : “ Nous sommes des serviteurs inutiles ” et attendez que mon Père – qui est aussi le vôtre –, vous accorde, par bonté, une place dans son Royaume. Comme tu m’as vu être dépouillé de mes vêtements au Prétoire, il convient de se dépouiller de tout ce qui est humain et de ne garder que cet indispensable qui est respect envers ce don de Dieu qu’est la vie et envers les frères auxquels nous pouvons être plus utiles du Ciel que sur la terre, puis laisser Dieu vous revêtir de l’étole immortelle purifiée dans le sang de l’Agneau.

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Matthieu 20,17-28 : Montant alors à Jérusalem, Jésus prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera. »

Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. » Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »

Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Marc 10,32-45 :

Les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem ; Jésus marchait devant eux ; ils étaient saisis de frayeur, et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte. Prenant de nouveau les Douze auprès de lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes, qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. »

Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. » Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. » Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. »

Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean. Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

EMV 107 · Tome 2

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Jésus arrive à la maison de Jeanne de Kouza. Elle et son mari viennent l'accueillir, et le Seigneur demande à ce que sa Mère puisse venir ici aussi avec sa belle-soeur, Marie d'Alphée. L'intendant et son épouse accepte.

La vision se dédouble et Maria voit le départ de la Vierge et de Marie de Cléophas. Jonathas est venu leur apporter un char pour faciliter leur voyage. Elles remettent la clé à Alphée, fils de Sarah, qui se benge de l'incrédulité des Nazaréens, en soulignant le respect que lui montre le serviteur du Tétrarque (Kouza est en effet à son service).

Enfin, les deux Marie arrivent et la Mère du Christ échange quelques mots avec Jeanne. Elle souffre de voir que le monde n'aime pas son Fils...

EMV 107.1 · Tome 2

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Kouza est un bel homme, d’environ quarante ans, pas très grand, mais bien bâti, avec une chevelure noire qui commence à avoir aux tempes quelques fils d’argent. Il a les yeux vifs et foncés, un teint pâle et une barbe carrée, noire, bien entretenue.

Jeanne est plus grande que son mari. De sa précédente maladie, elle ne garde qu’une maigreur prononcée, toutefois moins squelettique qu’auparavant. On dirait un palmier élancé et flexible que termine une tête gracieuse aux yeux profonds, noirs et très doux. Sa chevelure touffue, noir jais, est soigneusement peignée. Son front lisse et dégagé paraît encore plus blanc sous cette sombre couleur. La teinte naturellement rouge de sa petite bouche bien dessinée se détache sur des joues d’une pâleur délicate, comme les pétales de certains camélias. C’est une très belle femme... et c’est elle qui, au Calvaire, remet la bourse à Longinus. A ce moment-là, elle sera en larmes, bouleversée et toute voilée. Aujourd’hui, elle sourit et a la tête découverte. Mais c’est bien elle.

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Description physique de Kouza et Jeanne de Kouza.

EMV 107.1-3 · Tome 2

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107.1 Je vois Jésus se diriger vers la maison de Jeanne, femme de Kouza. Quand le portier reconnaît celui qui arrive, il pousse un tel cri de joie que toute la maison est en rumeur. Jésus entre, souriant, bénissant.

Jeanne accourt du jardin tout en fleurs et se précipite pour baiser les pieds du Maître. Kouza arrive aussi. Il commence par s’incliner profondément, puis embrasse le bord du vêtement de Jésus.

Kouza est un bel homme, d’environ quarante ans, pas très grand, mais bien bâti, avec une chevelure noire qui commence à avoir aux tempes quelques fils d’argent. Il a les yeux vifs et foncés, un teint pâle et une barbe carrée, noire, bien entretenue.

Jeanne est plus grande que son mari. De sa précédente maladie, elle ne garde qu’une maigreur prononcée, toutefois moins squelettique qu’auparavant. On dirait un palmier élancé et flexible que termine une tête gracieuse aux yeux profonds, noirs et très doux. Sa chevelure touffue, noir jais, est soigneusement peignée. Son front lisse et dégagé paraît encore plus blanc sous cette sombre couleur. La teinte naturellement rouge de sa petite bouche bien dessinée se détache sur des joues d’une pâleur délicate, comme les pétales de certains camélias. C’est une très belle femme... et c’est elle qui, au Calvaire, remet la bourse à Longinus. A ce moment-là, elle sera en larmes, bouleversée et toute voilée. Aujourd’hui, elle sourit et a la tête découverte. Mais c’est bien elle.

« A quoi dois-je la joie de t’avoir pour hôte ? demande Kouza.

– A mon besoin d’une halte pour attendre ma Mère. Je viens de Nazareth... et je dois faire venir ma Mère avec moi pour quelque temps. J’irai à Capharnaüm avec elle.

– Pourquoi pas chez moi ? Je n’en suis pas digne, mais... dit Jeanne.

– Tu en es bien digne, mais ma Mère est accompagnée de sa belle-soeur, veuve depuis quelques jours.

– La maison est assez grande pour accueillir plus d’une personne. Tu m’as donné tant de joie qu’elle t’est entièrement ouverte. Ordonne, Seigneur, toi qui as éloigné la mort de cette demeure et lui as rendu ma rose fleurie et épanouie » dit Kouza pour appuyer la demande de sa femme.

Il doit beaucoup l’aimer. Je m’en rends compte à son regard.

« Je ne l’ordonne pas, mais j’accepte. Ma Mère est fatiguée et a beaucoup souffert ces derniers temps. Elle craint pour moi, et je veux lui montrer que certains m’aiment.

– Oh ! Alors amène-là ici. Je l’aimerai comme sa fille et sa servante » s’écrie Jeanne.

Jésus accepte.

Kouza sort aussitôt pour donner des ordres en conséquence. La vision se dédouble. Jésus reste dans le splendide jardin de Kouza occupé à parler avec lui et sa femme.

107.2 Pendant ce temps, je suis et vois l’arrivée du char confortable et rapide avec lequel Jonathas est allé chercher Marie à Nazareth.

Naturellement, cet événement met la ville en émoi. Quand Marie et sa belle-soeur, saluées avec le respect dû à deux reines par Jonathas, montent sur le char après avoir confié les clés de la maison à Alphée, fils de Sarah, l’émoi augmente. Le char s’éloigne, pendant qu’Alphée se venge de l’animosité affichée contre Jésus à la synagogue en disant :

« Les Samaritains sont meilleurs que nous ! Vous voyez comment un serviteur d’Hérode respecte la Mère de Jésus ?... Mais nous ! J’ai honte d’être nazaréen. »

Il se produit une véritable rixe entre les deux partis. Il y en a qui abandonnent le parti hostile pour aller vers Alphée et lui poser mille questions.

« Mais certainement ! Répond Alphée. Hôtes de la maison du Procurateur. Vous avez entendu ce qu’a dit son intendant : “ Mon maître te supplie d’honorer sa maison. ” Honorer, vous comprenez ? Or il s’agit du riche et puissant Kouza, et sa femme est une princesse royale. Honorer ! Et nous, ou plutôt vous, vous lui avez lancé des pierres. Quelle honte ! »

Les Nazaréens ne répliquent pas et Alphée parle avec plus de force.

« Bien sûr, quand on l’a, lui, on a tout ! On peut se passer d’appui humain. Mais vous paraît-il inutile d’avoir Kouza pour ami ? Vous paraît-il avantageux qu’il nous méprise ? C’est le Procurateur du Tétrarque, le savez-vous ? Ça vous paraît peu de chose ? Agissez, agissez comme des Samaritains envers le Christ ! Vous vous attirerez la haine des grands. Et alors... ah, alors je veux vous y voir ! Sans aide du Ciel ni de la terre ! Imbéciles ! Méchants ! Incrédules ! »

La grêle des injures et des reproches continue pendant que les Nazaréens s’en vont, tout penauds comme des chiens déçus. Alphée reste seul comme un archange vengeur à l’entrée de la maison de Marie...

107.3 ... La soirée est déjà bien avancée lorsque le char de Jonathas arrive, par la route splendide qui longe le lac, tiré par de robustes chevaux au trot. Les serviteurs de Kouza, qui sont déjà en sentinelle à la porte, avertissent et accourent avec des lampes qui augmentent la lumière du clair de lune.

Jeanne et Kouza accourent. Jésus aussi apparaît en souriant et, derrière eux, le groupe des apôtres. Quand Marie descend, Jeanne se prosterne jusqu’à terre et salue :

« Louange à la Fleur de la souche royale. Louange et bénédiction à la Mère du Verbe Sauveur. »

Kouza fait une inclination plus profonde que celles qu’il a jamais pu faire à la cour devant Hérode et dit :

« Bénie soit cette heure qui te conduit vers moi. Bénie sois-tu, Mère de Jésus. »

Marie répond, d’une voix douce et humble :

« Bénis soient notre Sauveur et les hommes bons qui aiment mon Fils. »

Ils entrent tous dans la maison, accueillis avec les plus grandes marques de respect.

Jeanne tient Marie par la main et lui sourit en disant :

« Tu me permettras de te servir, n’est-ce pas ?

– Pas moi, lui. Sers-le et aime-le toujours. Et tu m’auras déjà tout donné. Le monde ne l’aime pas... C’est ma souffrance.

– Je le sais. Pourquoi cette indifférence d’une partie du monde, pendant que d’autres donneraient leur vie pour lui ?

– Parce qu’il est signe de contradiction pour beaucoup, parce qu’il est le feu qui purifie le métal. L’or se purifie. Les scories tombent au fond et on les jette. Cela me fut dit alors qu’il était encore tout petit... Et, jour après jour, la prophétie se réalise...

– Ne pleure pas, Marie. Nous l’aimerons et le défendrons » dit Jeanne pour la réconforter.

Mais Marie continue à verser des larmes silencieuses que Jeanne est seule à voir dans le coin à demi obscur où elles sont assises.

Tout prend fin.

EMV 107.1-2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« A quoi dois-je la joie de t’avoir pour hôte ? demande Kouza.

– A mon besoin d’une halte pour attendre ma Mère. Je viens de Nazareth… et je dois faire venir ma Mère avec moi pour quelque temps. J’irai à Capharnaüm avec elle.

– Pourquoi pas chez moi ? Je n’en suis pas digne, mais… dit Jeanne.

– Tu en es bien digne, mais ma Mère est accompagnée de sa belle-sœur, veuve depuis quelques jours.

– La maison est assez grande pour accueillir plus d’une personne. Tu m’as donné tant de joie qu’elle t’est entièrement ouverte. Ordonne, Seigneur, toi qui as éloigné la mort de cette demeure et lui as rendu ma rose fleurie et épanouie » dit Kouza pour appuyer la demande de sa femme.

Il doit beaucoup l’aimer. Je m’en rends compte à son regard.

« Je ne l’ordonne pas, mais j’accepte. Ma Mère est fatiguée et a beaucoup souffert ces derniers temps. Elle craint pour moi, et je veux lui montrer que certains m’aiment.

– Oh ! Alors amène-là ici. Je l’aimerai comme sa fille et sa servante » s’écrie Jeanne.

Jésus accepte.

Kouza sort aussitôt pour donner des ordres en conséquence. La vision se dédouble. Jésus reste dans le splendide jardin de Kouza occupé à parler avec lui et sa femme.

107.2 Pendant ce temps, je suis et vois l’arrivée du char confortable et rapide avec lequel Jonathas est allé chercher Marie à Nazareth.

Naturellement, cet événement met la ville en émoi. Quand Marie et sa belle-sœur, saluées avec le respect dû à deux reines par Jonathas, montent sur le char après avoir confié les clés de la maison à Alphée, fils de Sarah, l’émoi augmente. Le char s’éloigne, pendant qu’Alphée se venge de l’animosité affichée contre Jésus à la synagogue en disant :

« Les Samaritains sont meilleurs que nous ! Vous voyez comment un serviteur d’Hérode respecte la Mère de Jésus ?… Mais nous ! J’ai honte d’être nazaréen. »

Détail

Jésus est chez Kouza et celui-ci demande à l'intendant d'accueillir sa Mère et sa tante.

EMV 108 · Tome 2, p. 205-212

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus est dans un petit village. Sa Mère est présente et il parle d'elle. Celle-ci discute avec la maîtresse de maison. Ensuite, Jésus fait un discours aux vendangeurs. Il parle du travail, de l'honnêteté du travail, et de la valeur de nos actions. Il énonce aussi la crainte du Seigneur et l'amour pour Dieu. Enfin, il les bénit et guérit un enfant paralysé, par l'intercession de sa Mère.

EMV 108.1-2 · Tome 2, p. 205-206

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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108.1 Toutes les campagnes de Galilée sont occupées au joyeux travail de la vendange. Les hommes, grimpés sur de hautes échelles, font la cueillette sur les tonnelles et les pieds de vigne. Les femmes, un panier sur la tête, apportent les grappes rouges et dorées aux fouleurs qui les attendent. Chants, rires, plaisanteries circulent de coteau à coteau, de jardin à jardin. En même temps se répand l’odeur du moût, et les abeilles, en grand nombre, bourdonnant dans une espèce d’ivresse, dansent en un vol rapide sur les sarments encore riches de petites grappes jusqu’aux paniers et aux cuves où les grains qu’elles recherchent disparaissent dans la trouble bouillie du moût. Les enfants, barbouillés de jus comme autant de faunes, poussent des cris d’hirondelles en courant sur l’herbe, dans les cours, sur les chemins.

Jésus s’est dirigé vers un village pas très éloigné du lac, un village de plaine ; celle-ci forme une sorte de cuvette entre deux chaînes montagneuses orientées vers le nord. La plaine est bien irriguée, parce qu’un fleuve (je pense que c’est le Jourdain) la traverse. Jésus passe par la route principale et beaucoup le saluent aux cris de : « Rabbi ! Rabbi ! » Jésus passe et bénit.

Avant d’arriver au village, il y a une riche propriété et, à l’entrée, un couple âgé attend le Maître.

« Entre. Quand le travail va finir, tous se presseront pour t’écouter. Quelle joie tu apportes ! Elle émane de toi comme la sève dans les sarments et devient un vin qui réjouit les coeurs. 108.2C’est ta Mère ? demande le maître de maison.

– Oui. Je vous l’ai amenée parce qu’elle fait désormais partie de la troupe de mes disciples. Elle est la dernière à y avoir été accueillie, mais la première dans l’ordre de la fidélité. Elle est l’Apôtre par excellence. Elle m’a prêché dès avant ma naissance... Mère, viens. Un jour, dans les premiers temps où j’évangélisais, cette douce hôtesse m’a permis de ne pas te regretter, tant elle fut une mère avec ton Fils fatigué.

– Que le Seigneur te donne sa grâce, femme compatissante.

– Je possède la grâce parce que je possède le Messie et toi. Viens. La maison est fraîche et la lumière s’est adoucie. Tu pourras te reposer. Tu dois être fatiguée.

– Il n’y a pour moi d’autre lassitude que la haine du monde. Mais le suivre et l’entendre, voilà mon désir depuis ma plus lointaine enfance.

– Tu savais que tu serais la Mère du Messie ?

– Oh non ! Mais j’espérais vivre assez longtemps pour pouvoir l’entendre et le servir, comme la dernière des évangélisés, mais ô combien fidèle !

– Tu l’entends et tu le sers, et pour cette joie tu as été la première. Je suis mère, moi aussi, et j’ai des fils qui sont sages. Quand je les entends parler, mon coeur bondit de fierté. Et toi, qu’éprouves-tu quand tu l’entends ?

– Une douce extase. Je me perds dans mon néant et la Bonté, qui n’est autre que lui-même, m’élève également à lui. Je vois alors, dans un simple regard, la Vérité éternelle et elle se fait chair et sang de mon âme.

– Béni soit ton coeur ! Il est pur, et c’est pourquoi il comprend le Verbe. Nous, nous sommes plus durs, parce que remplis de fautes...

– C’est pour cela que je voudrais donner à tout le monde mon coeur, car l’amour leur serait lumière pour comprendre. Parce que, crois-le, c’est l’amour qui rend toute entreprise aisée – or moi, je suis la Mère et en moi l’amour coule de source –. »

Les deux femmes continuent à échanger, la plus âgée près de la Mère de mon Seigneur, si jeune, toujours si jeune. Pendant ce temps, Jésus discute avec le maître de maison près des cuves où une foule de vendangeurs ne cessent de déverser des grappes. Les apôtres, assis à l’ombre d’une tonnelle de jasmins, mangent de bon appétit des raisins et du pain.

Détail

Anne et Jude sont un couple âgé qui apparaîtra à certaines reprises dans l'Oeuvre.