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Entourage de Jésus

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EMV 57.3-6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Venez, mes amis! »

Ils entrent et saluent. Jude embrasse Marie et court chercher sa mère.

Jésus nomme ses cinq disciples : Pierre, André, Jacques, Nathanaël, Philippe. Pour ce qui est de Jean, Marie le connaît déjà. Il l’a saluée tout de suite après Jude, s’est incliné et a reçu sa bénédiction.

57.4 Marie les salue et les invite à s’asseoir. C’est la maîtresse de maison et, tout en portant sur son Jésus un regard d’adoration – son âme continue un muet entretien avec son Fils par ses yeux –, elle s’occupe de ses hôtes. Elle voudrait leur apporter de l’eau pour qu’ils puissent se rafraîchir, mais Pierre s’écrie :

« Non, Femme, je ne peux pas te le permettre. Reste auprès de ton Fils, Mère sainte. Moi, j’irai, nous irons au jardin pour nous rafraîchir. »

Marie, femme d’Alphée, accourt, toute rouge et pleine de farine. Elle salue Jésus qui la bénit, puis conduit les six hommes au jardin, vers la vasque. Elle revient tout heureuse.

« Oh ! Marie ! Dit-elle à la Vierge, Jude m’a parlé. Comme je suis contente ! Pour Jude comme pour toi, ma belle-soeur. Je sais que les autres me gronderont. Mais peu importe. Je serai heureuse le jour où je saurai que tous appartiennent à Jésus. Nous, les mères, nous savons... nous sentons ce qui est bien pour nos enfants. Et moi, je sens que le bien de mes enfants, c’est toi, Jésus. »

Jésus lui caresse la tête en souriant.

Les disciples reviennent, et Marie, femme d’Alphée, sert le pain tout chaud, les olives, le fromage. Elle apporte une petite amphore de piquette rouge que Jésus verse à ses amis. C’est toujours Jésus qui offre et distribue.

57.5 Un peu gênés au début, les disciples prennent ensuite de l’assurance. Ils parlent de leurs maisons, du voyage à Jérusalem, des miracles que Jésus a faits. Ils sont pleins de zèle et d’affection, et Pierre essaie de se faire une alliée de Marie pour obtenir de pouvoir tout de suite rester auprès de Jésus, sans devoir attendre à Bethsaïde.

« Faites ce qu’il vous dit, lui conseille Marie avec un doux sourire. Cette attente vous sera plus utile qu’une union immédiate. Mon Jésus fait bien tout ce qu’il fait. »

L’espoir de Pierre disparaît, mais il se résigne de bonne grâce. Il demande seulement :

« Est-ce que l’attente sera longue ? »

Jésus le regarde avec un sourire, mais ne dit rien d’autre. Marie interprète ce sourire comme un signe de bienveillance :

« Simon, fils de Jonas, il sourit... aussi, je te dis : le temps de ton attente obéissante sera rapide comme le vol de l’hirondelle sur le lac.

– Merci, Femme.

57.6 – Tu ne dis rien, Jude ?... Et toi, Jean ?

– Je te regarde, Marie.

– Et moi aussi.

– Moi aussi, je vous regarde... et, savez-vous ? Il me revient à l’esprit une époque lointaine. En ce temps-là déjà, j’avais trois paires d’yeux qui s’attachaient à mon visage avec amour. Tu te souviens, Marie, de mes trois écoliers ?

– Oh ! Si je m’en souviens ! C’est vrai ! Maintenant aussi, ils sont trois, d’âge sensiblement égal. Ils te regardent avec tout leur amour. Et celui-ci, Jean, je crois, ressemble au Jésus d’alors, cheveux blonds et joues roses, et le plus jeune de tous. »

Les autres veulent savoir. On raconte des souvenirs et des anecdotes. Le temps passe et le soir arrive.

« Mes amis, je n’ai pas de pièces meublées. Mais là se trouve l’atelier où je travaillais. Si vous voulez y trouver un refuge... mais il n’y a que des bancs.

– C’est un lit confortable pour des pêcheurs habitués à dormir sur des planches étroites. Merci, Maître. Dormir sous ton toit est un honneur et une sanctification. »

Ils se retirent après maintes salutations. Jude lui aussi s’é­loigne avec sa mère ; ils vont chez eux.

Jésus et Marie restent seuls dans la pièce, assis sur le coffre, à la lueur d’une petite lampe, chacun ayant le bras autour des épaules de l’autre. Jésus raconte et Marie écoute, ravie, tremblante, heureuse...

La vision cesse alors.

Détail

Marie a une discussion avec Pierre et donne un conseil semblable à celui de Cana : "Faites ce qu'il vous dira".

EMV 57.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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57.6 – Tu ne dis rien, Jude ?... Et toi, Jean ?

– Je te regarde, Marie.

– Et moi aussi.

– Moi aussi, je vous regarde... et, savez-vous ? Il me revient à l’esprit une époque lointaine. En ce temps-là déjà, j’avais trois paires d’yeux qui s’attachaient à mon visage avec amour. Tu te souviens, Marie, de mes trois écoliers ?

– Oh ! Si je m’en souviens ! C’est vrai ! Maintenant aussi, ils sont trois, d’âge sensiblement égal. Ils te regardent avec tout leur amour. Et celui-ci, Jean, je crois, ressemble au Jésus d’alors, cheveux blonds et joues roses, et le plus jeune de tous. »

Les autres veulent savoir. On raconte des souvenirs et des anecdotes. Le temps passe et le soir arrive. (...)

Détail

Ressemblance de Jean avec Jésus.

EMV 58.3-4 · Tome 1

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58.3 Jésus interpelle son apôtre :

« La pêche sera-t-elle bonne ?

– Le temps est favorable. L’eau est calme et il y aura un clair de lune. Les poissons remonteront du fond et mon filet les entraînera.

– Nous y allons seuls ?

– Oh ! Maître, mais comment veux-tu que nous manipulions seuls tout ce dispositif de filets ?

– Je n’ai encore jamais pêché et j’attends que tu me l’apprennes. »

Jésus descend tout doucement vers le lac et s’arrête sur la rive de gros sable caillouteux, près de la barque.

« Regarde, Maître, comment on fait : je sors à côté de la barque de Jacques, fils de Zébédée, et on va ainsi ensemble vers l’endroit favorable. Puis, on descend le filet. Nous en tenons un bout, nous. Tu m’as dit que tu veux le tenir ?

– Oui, si tu me dis ce que je dois faire.

– Il n’y a qu’à surveiller la descente. Il faut que le filet descende lentement et sans faire de noeuds. Lentement parce que nous serons sur le lieu de pêche et un mouvement trop brusque peut éloigner les poissons, et sans noeuds pour ne pas fermer le filet qui doit s’ouvrir comme une bourse ou, si tu préfères, une voile gonflée par le vent. Puis, une fois la descente terminée, nous ramerons doucement ou bien nous avancerons à la voile selon ce qu’il faudra, en faisant un demi-cercle sur le lac. Quand la vibration de la cheville de sécurité nous indiquera que la pêche est bonne, nous nous dirigerons vers la terre et là, presque à la rive – mais pas trop tôt pour ne pas risquer que la proie nous échappe, pas trop tard pour ne pas abîmer les poissons et le filet sur les cailloux –, nous hisserons le filet. C’est alors qu’il faut avoir l’oeil car les barques doivent se rapprocher au point qu’on puisse prendre l’extrémité du filet que passe l’autre barque sans pourtant nous heurter pour ne pas écraser le filet plein de poissons.

58.4 Fais attention, Maître, c’est notre gagne-pain. Garde toujours un oeil sur le filet pour qu’il ne s’ouvre pas sous les secousses des poissons. Ils défendent leur liberté par de forts coups de queue et s’ils sont nombreux... Tu comprends... Ce sont de petites bêtes, mais à dix, cent, mille, ils deviennent forts comme le Léviathan.

– C’est la même chose avec les fautes, Pierre. Au fond, une seule, ce n’est pas irréparable. Mais si, au lieu de s’arrêter à cette “ première ”, on ne cesse de les accumuler, il arrive un moment où la petite faute – peut-être une simple omission, une simple faiblesse – devient toujours plus forte, se transforme en habitude pour finir en vice capital. Parfois on commence par un regard de concupiscence et on termine avec un adultère consommé. D’autres fois, c’est un manque de charité verbal à l’égard d’un parent qui finit en violence contre le prochain. Soyez vigilants dès le début pour que les fautes n’augmentent pas leur poids sous leur nombre ! Elles deviennent dangereuses et toutes puissantes, comme le Serpent infernal lui-même, et elles vous entraînent à l’abîme de la géhenne.

– Tu parles bien, Maître... Mais nous sommes si faibles !

– Il y faut vigilance et prière pour être fort et avoir du secours, et ferme volonté de ne pas pécher. Et aussi une grande confiance dans la justice pleine d’amour du Père.

EMV 58.3-5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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58.3 Jésus interpelle son apôtre :

« La pêche sera-t-elle bonne ?

– Le temps est favorable. L’eau est calme et il y aura un clair de lune. Les poissons remonteront du fond et mon filet les entraînera.

– Nous y allons seuls ?

– Oh ! Maître, mais comment veux-tu que nous manipulions seuls tout ce dispositif de filets ?

– Je n’ai encore jamais pêché et j’attends que tu me l’apprennes. »

Jésus descend tout doucement vers le lac et s’arrête sur la rive de gros sable caillouteux, près de la barque.

« Regarde, Maître, comment on fait : je sors à côté de la barque de Jacques, fils de Zébédée, et on va ainsi ensemble vers l’endroit favorable. Puis, on descend le filet. Nous en tenons un bout, nous. Tu m’as dit que tu veux le tenir ?

– Oui, si tu me dis ce que je dois faire.

– Il n’y a qu’à surveiller la descente. Il faut que le filet descende lentement et sans faire de noeuds. Lentement parce que nous serons sur le lieu de pêche et un mouvement trop brusque peut éloigner les poissons, et sans noeuds pour ne pas fermer le filet qui doit s’ouvrir comme une bourse ou, si tu préfères, une voile gonflée par le vent. Puis, une fois la descente terminée, nous ramerons doucement ou bien nous avancerons à la voile selon ce qu’il faudra, en faisant un demi-cercle sur le lac. Quand la vibration de la cheville de sécurité nous indiquera que la pêche est bonne, nous nous dirigerons vers la terre et là, presque à la rive – mais pas trop tôt pour ne pas risquer que la proie nous échappe, pas trop tard pour ne pas abîmer les poissons et le filet sur les cailloux –, nous hisserons le filet. C’est alors qu’il faut avoir l’oeil car les barques doivent se rapprocher au point qu’on puisse prendre l’extrémité du filet que passe l’autre barque sans pourtant nous heurter pour ne pas écraser le filet plein de poissons.

58.4 Fais attention, Maître, c’est notre gagne-pain. Garde toujours un oeil sur le filet pour qu’il ne s’ouvre pas sous les secousses des poissons. Ils défendent leur liberté par de forts coups de queue et s’ils sont nombreux... Tu comprends... Ce sont de petites bêtes, mais à dix, cent, mille, ils deviennent forts comme le Léviathan.

– C’est la même chose avec les fautes, Pierre. Au fond, une seule, ce n’est pas irréparable. Mais si, au lieu de s’arrêter à cette “ première ”, on ne cesse de les accumuler, il arrive un moment où la petite faute – peut-être une simple omission, une simple faiblesse – devient toujours plus forte, se transforme en habitude pour finir en vice capital. Parfois on commence par un regard de concupiscence et on termine avec un adultère consommé. D’autres fois, c’est un manque de charité verbal à l’égard d’un parent qui finit en violence contre le prochain. Soyez vigilants dès le début pour que les fautes n’augmentent pas leur poids sous leur nombre ! Elles deviennent dangereuses et toutes puissantes, comme le Serpent infernal lui-même, et elles vous entraînent à l’abîme de la géhenne.

– Tu parles bien, Maître... Mais nous sommes si faibles !

– Il y faut vigilance et prière pour être fort et avoir du secours, et ferme volonté de ne pas pécher. Et aussi une grande confiance dans la justice pleine d’amour du Père.

– Tu dis qu’il ne se montrera pas trop sévère pour le pauvre Simon ?

– Pour le vieux Simon, il pouvait encore se montrer sé­vère. Mais pour mon Pierre, l’homme nouveau, l’homme de son Christ... non, Pierre, il t’aime et continuera à t’aimer.

– Et moi ?

– Toi aussi, André ; et avec toi, Jean et Jacques, Philippe et Nathanaël. Vous êtes mes premiers élus.

58.5 – Il en viendra d’autres ? Il y a ton cousin, et en Judée...

– Ah oui, beaucoup ! Mon Royaume est ouvert à tout le genre humain et, en vérité, je te dis que, au cours de la nuit des siècles, ma pêche sera plus abondante que la plus abondante des tiennes... que chaque siècle est une nuit où le guide et la lumière ne sont pas la pure lumière d’Orion ni celle de la lune qui parcourt le ciel, mais la parole du Christ et la grâce qui viendra de lui. Cette nuit connaîtra l’aurore d’un jour sans crépuscule, d’une lumière dans laquelle tous les fidèles vivront, d’un soleil qui revêtira les élus et les rendra beaux, éternels, heureux comme des dieux. Des dieux inférieurs au Père dont ils sont les fils et semblables à moi... Vous ne pouvez pas encore comprendre, mais en vérité, je vous dis que votre vie chrétienne vous obtiendra de ressembler à votre Maître et ce seront les mêmes signes qui vous feront resplendir dans le Ciel. Eh bien ! J’aurai, malgré la haine de Satan et la faible volonté de l’homme, une pêche plus abondante que la tienne.

– Mais serons-nous tes seuls apôtres ?

– Jaloux, Pierre ? Non, ne le sois pas. D’autres viendront et dans mon coeur, il y aura de l’amour pour tous. Ne sois pas avare, Pierre. Tu ne sais pas encore qui est celui qui t’aime. As-tu jamais compté les étoiles ? Et les pierres qui tapissent le fond du lac ? Non, tu ne le pourrais pas, mais encore moins pourrais-tu compter les battements d’amour dont mon coeur est capable. As-tu jamais pu compter le nombre de fois où la mer dépose sur le rivage le baiser de ses eaux au cours de douze lunes ? Non, tu ne le pourrais pas, mais tu pourrais encore moins compter les vagues d’amour qui se déversent de ce coeur pour donner ses baisers aux hommes. Sois sûr, Pierre, de mon amour. »

Pierre prend la main de Jésus et l’embrasse. Il est fortement ému.

André regarde et n’ose pas, mais Jésus lui pose la main dans les cheveux et dit :

« Toi aussi, je t’aime beaucoup. A l’heure de ton aurore, tu verras se réfléchir sur la voûte du ciel – tu le verras sans devoir lever les yeux – ton Jésus qui te sourira pour te dire : “ Je t’aime, viens ”, et ton entrée dans l’aurore te sera plus douce que l’entrée dans une chambre nuptiale...

Détail

André est mis en avant vers 58.5 mais il est présent tout le long de l'enseignement de Jésus.

EMV 58.4 · Tome 1

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– Pour le vieux Simon, il pouvait encore se montrer sé­vère. Mais pour mon Pierre, l’homme nouveau, l’homme de son Christ... non, Pierre, il t’aime et continuera à t’aimer.

– Et moi ?

– Toi aussi, André ; et avec toi, Jean et Jacques, Philippe et Nathanaël. Vous êtes mes premiers élus.

Détail

Pierre demande si le Père ne se montrera pas trop sévère pour le pauvre Simon. Jésus lui répond :

EMV 58.6 · Tome 1

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58.6 – Simon ! Simon ! André ! J’arrive... »

Jean accourt, tout essoufflé.

« Oh ! Maître, je t’ai fait attendre ? »

Jean porte sur Jésus un regard brûlant d’amour.

Pierre répond :

« Vraiment, je commençais à penser que tu ne viendrais plus... Prépare vite ta barque. Et Jacques ?...

– Voilà : c’est à cause d’un aveugle que nous sommes en retard. Il croyait que Jésus était chez nous, et il est venu. Nous lui avons dit : “ Il est ailleurs. Demain peut-être, il te guérira. Attends. ” Mais il refusait d’attendre. Jacques disait : “ Tu as tellement attendu la lumière, qu’est-ce qu’attendre une nuit ? ” Mais il n’a pas voulu entendre raison...

– Jean, si tu étais aveugle, aurais-tu hâte de revoir ta mère ?

– Oui, bien sûr !

– Alors ? Où est l’aveugle ?

– Il arrive avec Jacques. Il s’est attaché à son manteau et ne le lâche pas, mais il marche lentement, car la rive est couverte de pierres et il trébuche... Maître, me pardonnes-tu d’avoir été dur ?

– Oui, mais, pour réparer, va aider l’aveugle et amène-le moi. »

Jean s’éloigne en courant.

EMV 59.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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59.6 – Ne te trouves-tu pas prétentieux de te poser en représentant de Dieu ? Aucun des prophètes n’a eu cette audace, et toi... qui es-tu, toi qui parles, et sur l’ordre de qui parles-tu ?

– Les prophètes ne pouvaient dire d’eux-mêmes ce que je dis de moi. Qui suis-je ? L’Attendu, le Promis, le Rédempteur. Vous avez déjà entendu celui qui m’a précédé proclamer : “ Préparez les voies du Seigneur... Voici que vient le Seigneur Dieu... Comme un berger il paîtra son troupeau, tout en étant l’Agneau de la vraie Pâque ! ”

Il y a parmi vous des gens qui ont entendu ces paroles de la bouche du Précurseur et qui ont vu le ciel s’éclairer sous l’effet d’une lumière qui descendait en forme de colombe, qui ont entendu une voix qui disait qui j’étais. Sur l’ordre de qui je parle ? Sur l’ordre de Celui qui est et qui m’envoie.

EMV 60 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Pierre demande à Jésus de venir dans sa maison, à Capharnaüm (qui est la maison de sa femme et de sa belle-mère en vérité). Sa belle-mère est malade et Simon demande à son Maître de la guérir. Jésus va donc sur place et on rencontre les belles-soeurs de Pierre. L'une d'elle leur apprend que sa belle-maman a une forte fièvre et qu'elle ne mange plus. Le médecin a même dit qu'elle allait mourir. Jésus entre cependant dans la chambre et fait un miracle. Toute surprise, la belle-mère de Simon ne pense même pas à remercier le Maître, ou alors de manière un peu tard. Pierre en est estomaqué et Jésus lui dit de laisser faire. Il raconte qu'il y en aura d'autres, comme ça, et qu'il y en a m^me eu à Nazareth, alors qu'il a sauvé la maman de l'enfant Sarah. Pierre ne supporte pas qu'on n'aime pas le Christ, mais celui-ci lui affirme qu'il y aura bien d'autres animosités, dont les "saints" qui méprisent les publicains, les prostituées, les païens et les pécheurs, alors que ceux-ci les surpasseront.

La belle-mère de Pierre revient et leur offre un repas. Elle fait alors des reproches à son gendre et Jésus l'encourage à revenir habiter dans la maison de Capharnaüm. Jean, Jacques y viendront aussi, comme ils sont associés.

Enfin surgit l'enfant Jacques qui vient remettre une bourse d'un inconnu. Pierre veut savoir de qui il s'agit mais l'enfant se tait... Et Jésus aussi.

EMV 60.1-6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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60.1 Pierre parle à Jésus. Il dit :

« Maître, je voudrais te prier de venir dans ma maison. Je n’ai pas osé te le dire au dernier sabbat, mais... je voudrais que tu viennes.

– A Bethsaïde ?

– Non, ici... dans la maison de ma femme, sa maison natale, je veux dire.

– Pourquoi ce désir, Pierre ?

– Euh... pour plusieurs raisons... et puis, aujourd’hui, on m’a appris que ma belle-mère est malade. Si tu voulais la guérir, peut-être que...

– Achève, Simon.

– Je voulais dire... Si tu venais auprès d’elle, elle finirait... oui, en somme, tu sais, une chose est d’entendre parler de quelqu’un mais autre chose est de le voir et de l’entendre; et si ce quelqu’un, ensuite, la guérit, alors...

– Alors l’animosité tombe, tu veux dire.

– Non, pas l’animosité. Mais, tu sais... le village est divisé entre plusieurs opinions, et elle... ne sait à qui donner raison. Viens, Jésus.

– Je viens, allons-y. Avertis ceux qui attendent que je parlerai ce soir chez toi. »

60.2 Ils se dirigent vers une maison basse, plus basse encore que celle de Pierre à Bethsaïde, et encore plus proche du lac. Elle en est séparée par une bande de grève, et je crois que pendant les tempêtes les vagues viennent mourir contre le mur de la maison qui, si elle est basse, est en revanche très large comme pour loger beaucoup de monde.

Dans le jardin qui s’étend devant la maison, du côté du lac, il n’y a qu’une vieille vigne noueuse qui couvre une tonnelle rus­tique et un vieux figuier que les vents venant du lac ont complètement incliné vers la maison. Le feuillage ébouriffé de l’arbuste frôle les murs et bat contre le châssis des fenêtres, fermées pour s’abriter du soleil ardent qui frappe la petite maison. Il n’y a que ce figuier, cette vigne et un puits au muret bas et verdâtre.

« Entre, Maître. »

Des femmes sont occupées dans la cuisine, qui à réparer les filets, qui à préparer le repas... Elles saluent Pierre, puis s’inclinent, toutes confuses, devant Jésus. En même temps, elles le dévisagent avec curiosité.

« La paix soit à cette maison. Comment va la malade ?

– Parle, toi qui es sa belle-fille la plus âgée, disent trois femmes à l’une d’elles qui est en train de s’essuyer les mains sur un pan de son vêtement.

– Elle a une forte fièvre, une très forte fièvre. Nous l’avons montrée au médecin, mais il dit qu’elle est trop vieille pour guérir et que quand ce mal passe des os au coeur et donne de la fièvre, surtout à cet âge-là, on meurt. Elle ne mange plus... J’essaie de lui faire des repas appétissants, même maintenant, tu vois, Simon ? Je lui préparais cette soupe qui lui plaisait tant. J’ai choisi les meilleurs poissons parmi ceux de tes beaux-frères, mais je ne crois pas qu’elle pourra la manger. Et puis... elle est tellement agitée. Elle se lamente, elle crie, elle pleure, elle ronchonne...

– Prenez patience, comme si elle était votre mère, et vous en aurez le mérite auprès de Dieu. 60.3 Conduisez-moi auprès d’elle.

– Rabbi... Rabbi... je ne sais si elle voudra te voir. Elle ne veut voir personne. Je n’ose pas lui dire : “ Je vais t’amener le Rabbi. ” »

Jésus sourit sans perdre son calme. Il se tourne vers Pierre : « C’est à toi d’agir, Simon. Tu es un homme et le plus âgé des gendres, m’as-tu dit. Va. »

Pierre fait une grimace significative et obéit. Il traverse la cuisine, entre dans une pièce et, à travers la porte fermée derrière lui, je l’entends parler avec une femme. Il sort la tête et une main et dit :

« Viens, Maître, fais vite » et il ajoute plus bas, à peine intelligiblement : « Avant qu’elle ne change d’idée. »

Jésus traverse rapidement la cuisine et ouvre toute grande la porte. Debout sur le seuil, il dit sa douce et solennelle salutation :

« Que la paix soit avec toi. »

Il entre, bien qu’on n’ait pas répondu, et se dirige vers une couche basse sur laquelle est étendue une petite femme, toute grise, amaigrie, essoufflée par la forte fièvre qui rougit son visage enflammé.

Jésus se penche sur le lit, sourit à la petite vieille :

« Tu as mal ?

– Je meurs !

– Non, tu ne vas pas mourir. Peux-tu croire que je peux te guérir ?

– Et pourquoi le ferais-tu ? Tu ne me connais pas.

– Grâce à Simon, qui m’en a prié... et aussi pour toi, pour donner à ton âme le temps de voir et d’aimer la Lumière.

– Simon ? Il ferait mieux de... Comment donc Simon a-t-il pensé à moi ?

– C’est qu’il est meilleur que tu ne le crois. Je le connais, et je sais. Je le connais et je suis heureux de l’exaucer.

– Tu me guéris, alors ? Je ne mourrai plus ?

– Non, femme, pour l’instant tu ne mourras pas. Peux-tu croire en moi ?

– Je crois, je crois. Il me suffit de ne pas mourir ! »

60.4 Jésus sourit encore. Il la prend par la main. La main ru­gueuse, aux veines gonflées disparaît dans la main juvénile de Jésus, qui se redresse et prend l’attitude qu’il a habituellement pour accomplir un miracle. Il crie :

« Sois guérie ! Je le veux ! Lève-toi ! »

Et il lâche la main de la femme. Elle retombe sans que la petite vieille se plaigne, alors qu’auparavant, quand Jésus la lui avait prise, bien que ce fût avec une grande délicatesse, le mouvement avait arraché une plainte à la malade.

Un bref temps de silence. Puis la femme s’écrie à haute voix :

« Oh ! Dieu de nos pères ! Mais je n’ai plus rien ! Mais je suis guérie ! Venez, venez ! »

Les belles-filles accourent.

« Regardez donc, dit la femme, je bouge et ne sens plus de douleur ! Et je n’ai plus de fièvre ! Regardez comme je suis fraîche ! Mon coeur ne me donne plus l’impression d’être le marteau du forgeron. Ah ! Je ne meurs plus ! »

Pas un seul mot pour le Seigneur.

Mais Jésus ne s'en formalise pas. Il dit à la plus âgée des belles-filles :

« Habillez-la pour qu’elle se lève. Elle le peut. »

Et il s’écarte pour sortir.

Confus, Simon se tourne vers sa belle-mère :

« Le Maître t’a guérie. Tu ne lui dis rien ?

– Bien sûr que si ! Je n’y pensais pas. Merci, que puis-je faire pour te remercier ?

– Etre bonne, très bonne, car l’Eternel a été bon avec toi. Et, si cela ne t’ennuie pas, permets-moi de me reposer aujourd’hui chez toi. J’ai parcouru pendant la semaine tous les environs et je suis arrivé à l’aube, ce matin. Je suis fatigué.

– Certainement, certainement ! Reste donc si cela t’arrange. »

Mais il y a peu d’enthousiasme dans ses mots.

60.5 Jésus va s’asseoir dans le jardin en compagnie de Pierre, André, Jacques et Jean.

« Maître !...

– Mon Pierre ?

– Je suis confus. »

Jésus fait un geste, comme pour dire : « Laisse donc ! » Puis il dit :

« Ce n’est ni la première ni la dernière fois qu’on ne me remercie pas tout de suite. Mais je ne cherche pas la reconnaissance. Il me suffit de donner aux âmes le moyen de se sauver. Je fais mon devoir. A elles de faire le leur.

– Ah ! Y en a-t-il eu d’autres comme celle-là ? Où ?

– Simon, tu es bien curieux ! Mais je veux te contenter, bien que je n’aime pas les curiosités inutiles. C’était à Nazareth. Tu te rappelles la maman de Sarah ? Elle était très malade quand nous sommes arrivés à Nazareth et on nous a dit que la petite fille pleurait. Pour ne pas faire d’elle, qui est bonne et douce, une orpheline et plus tard la fille d’un second mariage, je suis allé trouver la femme... Je voulais la guérir... mais je n’avais pas encore posé le pied sur le seuil que son mari et un frère me chassèrent en disant : “ Va-t’en, va-t’en ! Nous ne voulons pas d’ennuis avec la synagogue. ” Pour eux, pour trop de gens, je suis déjà un rebelle... Je l’ai guérie tout de même... à cause de ses enfants. Et j’ai dit à Sarah, qui était dans le jardin, en la caressant : “ Je guéris ta mère. Rentre à la maison. Ne pleure plus. ” A l’instant même la femme fut guérie et la petite fille lui a tout raconté, ainsi qu’à son père et à son oncle... Mais on l’a punie pour m’avoir parlé. Je le sais, car l’enfant a couru derrière moi pendant que je quittais le village... Mais peu importe.

– Moi, je l’aurais fait redevenir malade !

– Pierre ! » Jésus est sévère. « C’est cela que je vous ai enseigné, à toi et aux autres ? Qu’as-tu entendu sur mes lèvres, la première fois que je t’ai parlé ? Quelle condition première ai-je toujours demandée pour être mes vrais disciples ?

– C’est vrai, Maître. Je suis vraiment bête. Pardonne-moi. Mais... je ne peux supporter qu’on ne t’aime pas !

– Ah ! Pierre, tu verras bien d’autres animosités ! Tu auras tant de surprises, Pierre ! Des personnes que les gens soi-disant “ saints ” méprisent comme des publicains et qui seront au contraire un exemple pour le monde, un exemple que ne suivront pas ceux qui les dédaignent. Des païens qui compteront parmi les plus grands fidèles, des prostituées qui deviendront pures à force de volonté et de pénitence, des pécheurs qui se corrigeront...

– Ecoute : qu’un pécheur se convertisse... passe encore. Mais une prostituée et un publicain !

– Tu ne le crois pas ?

– Moi, non.

– Tu es dans l’erreur, Simon. 60.6 Mais voici ta belle-mère qui vient vers nous.

– Maître... je te prie de t’asseoir à ma table.

– Merci, femme. Que Dieu t’en récompense ! »

Ils entrent dans la cuisine et s’asseyent. La vieille femme sert les hommes en leur distribuant généreusement une soupe de poisson et du poisson grillé.

« Je n’ai rien d’autre » s’excuse-t-elle.

Et, pour ne pas perdre l’habitude, elle dit à Pierre :

« Ils n’en font que trop, tes beaux-frères, car ils sont restés seuls, depuis que tu es allé à Bethsaïde ! Si au moins cela avait servi à enrichir ma fille... Mais je me rends compte que bien souvent tu es absent et que tu ne pêches pas.

– J’ai suivi le Maître. Je suis allé avec lui à Jérusalem et, le sabbat, je reste avec lui. Je ne perds pas mon temps à faire la fête.

– Mais tu ne gagnes rien. Tu ferais mieux, puisque tu veux faire le domestique du prophète, de t’établir ici de nouveau. Au moins, pendant que tu fais le saint, ma pauvre fille aurait des parents pour la nourrir.

– Tu n’as pas honte de parler ainsi devant celui qui t’a guérie ?

– Mais ce n’est pas lui que je critique. Lui, il fait son métier. Je te critique toi, qui fais le fainéant, car tu ne seras jamais prophète ni prêtre. Tu es un ignorant et un pécheur, un bon à rien.

– Heureusement qu’il est là, sinon...

– Simon, ta belle-mère t’a donné un excellent conseil. Tu peux aller à la pêche depuis ici. Tu pêchais même à Capharnaüm auparavant, il me semble. Tu peux y revenir maintenant.

– Et habiter de nouveau ici? Mais, Maître tu ne...

– Sois bon, mon Pierre. Si tu es ici, tu seras sur le lac ou avec moi. Par conséquent, qu’est-ce que cela peut te faire d’habiter dans cette maison ? »

Jésus a posé la main sur l’épaule de Pierre et on dirait que le calme de Jésus passe dans le bouillant apôtre.

« Tu as raison. Tu as toujours raison. Je le ferai. Mais... et eux ? »

Il désigne Jacques et Jean, ses associés.

« Ne peuvent-ils pas venir, eux aussi ?

– Oh ! Notre père et notre mère surtout seront toujours plus heureux de nous savoir avec toi qu’avec eux. Ils ne s’y opposeront pas.

– Peut-être aussi que Zébédée viendra, dit Pierre.

– C’est plus que probable, et d’autres avec lui. Nous viendrons, Maître, nous viendrons sans faute.

Détail

Remarque : Il y a deux miracles dans cet extrait, celui de la belle-mère de Pierre, et celui de la maman de l'enfant Sarah, à Nazareth (cf. 60.5).

Annotation

Matthieu 8, 14-15

Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait.

Marc 1, 29-31

Aussitôt sortis de la synagogue, ils allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.

Luc 4,38-39

Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.

EMV 60.1-2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

60.1 Pierre parle à Jésus. Il dit :

« Maître, je voudrais te prier de venir dans ma maison. Je n’ai pas osé te le dire au dernier sabbat, mais... je voudrais que tu viennes.

– A Bethsaïde ?

– Non, ici... dans la maison de ma femme, sa maison natale, je veux dire.

– Pourquoi ce désir, Pierre ?

– Euh... pour plusieurs raisons... et puis, aujourd’hui, on m’a appris que ma belle-mère est malade. Si tu voulais la guérir, peut-être que...

– Achève, Simon.

– Je voulais dire... Si tu venais auprès d’elle, elle finirait... oui, en somme, tu sais, une chose est d’entendre parler de quelqu’un mais autre chose est de le voir et de l’entendre; et si ce quelqu’un, ensuite, la guérit, alors...

– Alors l’animosité tombe, tu veux dire.

– Non, pas l’animosité. Mais, tu sais... le village est divisé entre plusieurs opinions, et elle... ne sait à qui donner raison. Viens, Jésus.

– Je viens, allons-y. Avertis ceux qui attendent que je parlerai ce soir chez toi. »

60.2 Ils se dirigent vers une maison basse, plus basse encore que celle de Pierre à Bethsaïde, et encore plus proche du lac. Elle en est séparée par une bande de grève, et je crois que pendant les tempêtes les vagues viennent mourir contre le mur de la maison qui, si elle est basse, est en revanche très large comme pour loger beaucoup de monde.

Dans le jardin qui s’étend devant la maison, du côté du lac, il n’y a qu’une vieille vigne noueuse qui couvre une tonnelle rus­tique et un vieux figuier que les vents venant du lac ont complètement incliné vers la maison. Le feuillage ébouriffé de l’arbuste frôle les murs et bat contre le châssis des fenêtres, fermées pour s’abriter du soleil ardent qui frappe la petite maison. Il n’y a que ce figuier, cette vigne et un puits au muret bas et verdâtre.

« Entre, Maître. »

Des femmes sont occupées dans la cuisine, qui à réparer les filets, qui à préparer le repas... Elles saluent Pierre, puis s’inclinent, toutes confuses, devant Jésus. En même temps, elles le dévisagent avec curiosité.

Détail

Pierre a deux maisons : une à Bethsaïde, qui est la sienne, l'autre à Capharnaüm, qui est en fait la maison de sa belle-mère et la maison natale de Porphyrée.