EMV 49.5 · Tome 1
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
Tout homme est pour moi un frère et c'est pour tous que je suis venu.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 49.5 · Tome 1
Tout homme est pour moi un frère et c'est pour tous que je suis venu.
EMV 49.7 · Tome 1
49.7 Jésus sort sur la petite place. Au seuil de la porte se tiennent Jean et Jacques avec Pierre et André.
« La paix soit avec vous » dit Jésus, qui ajoute : « Voici l’homme qui, pour être juste, a besoin de s’abstenir de juger sans s’être d’abord informé, mais qui sait reconnaître honnêtement ses torts. Simon, tu as voulu me voir ? Me voici. Et toi, André, pourquoi n’es-tu pas venu plus tôt ? »
Les deux frères se regardent, bien embarrassés. André murmure :
« Je n’osais pas... »
Pierre, tout rouge, ne dit rien. Mais quand il entend Jésus dire à son frère : « Etait-ce un mal de venir ? Il n’y a que le mal qu’on ne doit pas oser faire », il intervient franchement :
« C’est à cause de moi qu’il est resté. Lui, il voulait me conduire à toi sur-le-champ. Mais moi... J’ai dit... Oui, j’ai dit : “ Je n’y crois pas ”, et je n’ai pas voulu. Ah, maintenant, cela va mieux !... »
Jésus sourit, puis il dit :
« Et je te dis que je t’aime pour ta sincérité.
– Mais moi... moi, je ne suis pas bon. Je ne suis pas capable de faire ce que tu as dit à la synagogue. Je suis irascible et, si quelqu’un m’offense... eh bien... Je suis avide et j’aime avoir de l’argent... et dans ma vente de poissons... eh bien... pas toujours... je ne suis pas toujours sans frauder. Et je suis ignorant. Alors j’ai peu de temps à te suivre pour avoir la lumière. Comment faire ? Je voudrais devenir comme tu dis... mais...
– Ce n’est pas difficile, Simon. Tu connais un peu l’Ecriture ? Oui ? Eh bien ! pense au prophète Michée. Dieu attend de toi ce que dit Michée. Il ne te demande pas de t’arracher le coeur ni de sacrifier tes affections les plus saintes. Non, il ne te le demande pas pour l’instant. Un jour, sans que Dieu te le demande, tu te donneras aussi toi-même à Dieu. Mais il attend qu’un soleil et une ondée aient fait de toi, qui n’es qu’un brin d’herbe, un robuste palmier dans toute sa gloire. Pour le moment, il te demande ceci : pratiquer la justice, aimer la miséricorde, t’appliquer totalement à suivre ton Dieu. Efforce-toi de faire cela et le passé de Simon sera effacé, et tu deviendras l’homme nouveau, l’ami de Dieu et de son Christ. Non plus Simon mais Céphas, la Pierre solide sur laquelle je m’appuie.
– Voilà qui me plaît ! Ça, je le comprends. La Loi, c’est cela... c’est cela... voilà, je n’arrive plus à l’observer telle que les rabbins l’ont fait devenir !... Mais comme tu l’expliques, oui. Il me semble que j’y arriverai. Et tu m’aideras. Tu restes dans cette maison ? J’en connais le propriétaire.
– Je reste ici, mais je vais aller à Jérusalem, après quoi je prêcherai dans toute la Palestine. Je suis venu pour cela. Mais je reviendrai souvent ici.
– Je viendrai encore t’écouter. Je veux être ton disciple. Un peu de lumière m’entrera dans la tête.
– Dans le coeur, Simon, surtout dans le coeur. Et toi, André, tu ne dis rien ?
– J’écoute, Maître.
– Mon frère est timide.
– Il deviendra un lion. La nuit tombe. Que Dieu vous bénisse et vous donne bonne pêche ! Allez.
– Paix à toi. »
Ils s’en vont.
Jean 1, 39-42 :
André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.
EMV 49.7 · Tome 1
49.7 Jésus sort sur la petite place. Au seuil de la porte se tiennent Jean et Jacques avec Pierre et André.
Jacques et Jean sont présents à la première prédication de Jésus à Bethsaïde.
EMV 49.7 · Tome 3, p. 334
« Tu restes dans cette maison ? J’en connais le propriétaire.
– Je reste ici, mais je vais aller à Jérusalem, après quoi je prêcherai dans toute la Palestine. Je suis venu pour cela. Mais je reviendrai souvent ici.
– Je viendrai encore t’écouter. Je veux être ton disciple. Un peu de lumière m’entrera dans la tête.
– Dans le coeur, Simon, surtout dans le coeur. »
EMV 49.8 · Tome 1
49.8 A peine sorti, Pierre s’interroge :
« Mais qu’est-ce qu’il a donc voulu dire au début, quand il a annoncé que je pêcherais avec d’autres filets et que je ferais d’autres pêches ?
– Pourquoi ne le lui as-tu pas posé la question ? Tu voulais dire plein de choses, et puis tu n’as pas parlé !
– Je... j’avais honte. Il est si différent de tous les rabbis !
– Maintenant, il part pour Jérusalem... » Jean dit cela avec un tel désir, une telle nostalgie... « Je voulais lui demander s’il me laissait y aller avec lui... et je n’ai pas osé...
– Va le lui demander, mon garçon, conseille Pierre. Nous l’avons quitté comme ça... sans un mot affectueux... Qu’il sache, au moins, que nous l’admirons. Va, va ! Je vais prévenir ton père.
– J’y vais, Jacques ?
– Vas-y. »
Jean part au pas de course... pour revenir au pas de course, tout heureux :
« Je lui ai demandé : “ Veux-tu de moi, à Jérusalem ? ” Il m’a répondu : “ Viens, mon ami. ” Il m’a appelé ami ! Demain, à cette heure, je viendrai ici. Ah ! A Jérusalem, avec lui... »
... C’est la fin de la vision.
Dans l'EMV 48.6, Jésus dit à Jean et à Jacques : "Il [Pierre] est en train de jeter le filet et s'impatiente de devoir le faire seul car vous n'êtes pas sortis avec la barque jumelle un soir où la pêche est si bonne... Il ne sait pas que d'ici peu il ne pêchera plus qu'avec des filets tout autres pour prendre de tout autres proies."
EMV 49.9-11 · Tome 1
Jean, fils de Zébédée, est grand même dans l’humilité
49.9 A propos de cette vision, Jésus me dit :
« Je veux que toi et que tous vous remarquiez l’attitude de Jean, un de ses côtés qui échappe toujours. Vous l’admirez parce qu’il est pur, aimant, fidèle, mais vous ne remarquez pas qu’il fut grand même en humilité. Lui, à qui l’on doit la venue de Pierre vers moi, il tait modestement ce détail.
L’apôtre de Pierre, et par conséquent le premier de mes apôtres, ce fut Jean : le premier à me reconnaître, le premier à m’adresser la parole, le premier à me suivre, le premier à m’annoncer. Et pourtant, voyez ce qu’il dit : “ André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et suivi Jésus. Il rencontre en premier lieu son frère Simon et lui dit : ‘ Nous avons trouvé le Messie ’ – ce qui veut dire Christ. Il l’amena à Jésus. ”
Comme il n’était pas seulement bon mais aussi juste, il sait qu’André est embarrassé de n’avoir qu’un caractère renfermé et timide, il sait qu’il voudrait bien agir mais sans y parvenir, et il désire que le souvenir de sa bonne volonté passe à la postérité. Il veut qu’André paraisse être le premier apôtre du Christ auprès de Simon bien que sa timidité et son effacement auprès de son frère lui aient valu un échec dans son apostolat.
49.10 Parmi tous ceux qui font quelque chose pour moi, qui sait imiter Jean et ne se proclame pas lui-même apôtre incomparable ? Ils ne réfléchissent pas que leur réussite vient d’un ensemble de choses, qu’il ne s’agit pas seulement de sainteté, mais aussi d’audace humaine, de chance, du hasard qui veut que l’on se trouve auprès d’autres personnes moins hardies ou moins chanceuses, mais peut-être plus saintes qu’eux-mêmes.
Lorsque vous réussissez à agir bien, ne vous en glorifiez pas comme si le mérite n’en revenait qu’à vous. Louez Dieu, patron des ouvriers apostoliques. Ayez le regard limpide et le coeur sincère pour remarquer et rendre à qui de droit la louange qui lui revient. Un regard limpide pour discerner les apôtres qui s’offrent en sacrifice et sont les premiers vrais leviers dans le travail des autres. Dieu seul les voit, ces timides qui semblent ne rien faire et sont au contraire ceux qui dérobent au Ciel le feu qui anime les audacieux. Un coeur sincère doit dire : “ Moi, je travaille, mais celui-ci a plus d’amour que moi, prie mieux que moi, s’immole comme je ne sais le faire et comme Jésus a dit :
‘ ... retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte et prie ton Père qui est là, dans le secret. ’ Moi qui vois son humble et sainte vertu, je veux la faire connaître et dire : “ Moi, je suis l’instrument actif ; lui, la force qui me permet d’agir parce que, greffé comme il l’est sur Dieu, c’est par son canal que je reçois la force d’en Haut. ”
Et la bénédiction du Père qui descend pour récompenser la personne humble qui s’immole en silence pour procurer la force aux apôtres, descendra aussi sur l’apôtre qui reconnaît sincèrement l’aide surnaturelle et silencieuse qui lui vient de cette personne, et le mérite de cet humble que les hommes superficiels ne remarquent pas.
Apprenez-le tous.
49.11 Jean est mon préféré ? Oui, mais justement, ne me ressemble-t-il pas en cela aussi ? Il est pur, aimant, obéissant, mais humble aussi. Je me mirais en lui et en lui je voyais mes vertus. C’est pourquoi je l’aimais comme un second moi-même. Je voyais sur lui le regard du Père qui le reconnaissait pour un petit Christ. Et ma Mère me disait : “ En lui, j’ai le sentiment d’avoir un second fils. Il me semble te voir, toi, reproduit en lui qui n’est qu’un homme. ”
Ah ! Comme la Pleine de Sagesse t’a bien connu, mon bien-aimé ! Les deux azurs de vos coeurs d’une pureté parfaite se sont unis en un voile unique pour me faire une protection d’amour et sont devenus un seul amour, avant même que je donne ma Mère à Jean et Jean à ma Mère. Ils s’étaient aimés parce qu’ils s’étaient reconnus semblables : Enfants et frères du Père et du Fils. »
Jean 1, 39-42 :
André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.
EMV 50 · Tome 1
Jésus part de Capharnaüm et va à Bethsaïde. Pierre l'accueille et lui propose de résider dans sa maison. Le Christ accepte, et Simon de Jonas en est bien heureux. Jésus se retire pour prier, et plus tard, il va dehors. Il y rencontre quelques enfants, dont un qui ne veut pas jouer à la guerre. Jésus appuie son point de vue, en expliquant que la guerre est un châtiment de Dieu. Quand les gamins lui font remarquer que le môme refuse parce qu'il perd toujours, Jésus sourit et déclare qu'il ne faut pas refuser quelque chose quand elle nous fait du tort : c'est de l'égoïsme. Il faut refuser quelque chose quand elle fait du tort à tous, et cela même si on est sûr d'en ressortir vainqueur. La conversation continue et Jésus leur parle un instant du Jugement Dernier et de l'approche de la Rédemption, en s'appuyant sur le livre de Néhémie. Les enfants reconnaissent que c'est le Messie, et il leur promet de les prendre avec lui s'ils sont bons et obéissants envers leurs parents.
Philippe vient à lui et Jésus l'invite à le suivre. L'apôtre accepte, et Jésus lui parle de Nathanaël. Le vieil homme va chercher Barthélémy et tout se passe comme le raconte l'Evangile.
Jésus va ensuite prêcher à Bethsaïde. Le Sauveur vient rapeler la loi du Décalogue, qui était simple au commencement. Il ne faut pas autre chose et le Messie enjoint avant tout à aimer. Il encourage même à aimer ses ennemis.
La prédication finie, Jésus dit qu'il va aller à Jérusalem. Pierre est tiraillé mais se décide à suivre le Maître. Jacques de Zébédée, André, Philippe et Nathanaël embraient. Jésus les accepte, et le groupe prie ensemble. Après quoi le Christ les renvoie et leur explique que pendant ce temps, il continuera à prier. Le Fils de l'Homme a en effet besoin de la prière pour continuer à être le Rédempteur.
EMV 50 · Tome 1
Commandement reçu avec insistance à l'aube et répété plusieurs et plusieurs fois pour que je ne l'oublie pas en attendant de pouvoir l'écrire ; chose que je fais dès que j'y vois clair.
Jésus dit :
"Écris et tout ce qui t'est dit sera mis en tête de tout travail à communiquer aux gens honnêtes, qu'il soit imprimé ou dactylographié selon ce que j'en ai déjà dit : ... ‘’C'est la voix du Maître. Rugissement et caresse. Rugissement quand elle s'adresse à ceux qui ne veulent pas se convertir. Caresse quand elle parle à ceux qui, bien qu'imparfaits ont la bonne volonté, de trouver Dieu et sa Parole et les ayant trouvés de se sanctifier. Pour ceux-là la Parole devient caresse d'Ami et bénédiction de Jésus’’. Ces paroles en tête de tout travail. Puis pour les oeuvres plus complètes et approuvées, toujours approuvées pour qu'elles ne soient pas rendues inopérantes par le mauvais vouloir des pharisiens, sadducéens, scribes et docteurs, il serait bien de mettre la prière à la Parole que je t'ai donnée le 7 décembre 1943 [3]. Pour l'heure, cela suffit. Et puis je reviendrai encore."
23 octobre 1944.
EMV 50.1-2 · Tome 1
50.1 Plus tard (à 9 h 30), je dois décrire ceci.
Jean frappe à la porte de la maison où Jésus est accueilli. Une femme s’avance et, voyant de qui il s’agit, elle appelle Jésus.
Ils échangent le salut de paix. Puis :
« Tu es venu de bonne heure, Jean, dit Jésus.
– Je suis venu te dire que Simon-Pierre te prie de passer par Bethsaïde. Il a parlé de toi à beaucoup de gens... Nous n’avons pas pêché cette nuit. Nous avons prié comme nous savons le faire et avons renoncé au gain parce que... le sabbat n’était pas encore terminé. Et ce matin nous sommes allés parler de toi dans les rues. Il y a des gens qui voudraient t’entendre... Tu viens, Maître ?
– Je viens, bien que je doive aller à Nazareth avant de me rendre à Jérusalem.
– Pierre t’emmènera de Bethsaïde à Tibériade en barque. Tu feras plus vite.
– Eh bien ! Allons-y. »
Jésus prend son manteau et sa besace, mais Jean la lui saisit. Ils s’en vont après avoir salué la propriétaire de la maison.
50.2 La vision me présente la sortie du village et le début du voyage vers Bethsaïde. Je n’entends pas la conversation et même la vision s’interrompt. Elle reprend à l’entrée de Bethsaïde. Je comprends qu’il s’agit de cette ville, car je vois Pierre, André et Jacques, accompagnés de femmes, attendre Jésus à l’entrée de l’agglomération.
« La paix soit avec vous. Me voici.
– Merci, Maître, pour nous et pour ceux qui attendent. Ce n’est pas le sabbat, mais n’adresseras-tu pas la parole à ceux qui veulent t’entendre ?
– Oui, Pierre, je parlerai dans ta maison. »
Pierre jubile :
« Alors, viens. Voici mon épouse, celle-ci est la mère de Jean et celles-là leurs amies. Mais il y en a encore d’autres qui t’attendent : des parents et des amis à nous.
– Avertis-les que je partirai ce soir et qu’auparavant je leur parlerai. »
(J’ai omis de dire qu’ils étaient partis de Capharnaüm au coucher du soleil et que je les ai vus arriver à Bethsaïde au matin).
EMV 50.1 · Tome 1
Jean frappe à la porte de la maison où Jésus a été reçu. Une femme s'avance et voyant qui c'est, appelle Jésus. (...) Jésus prend son manteau et sa besace, mais Jean la lui prend. Ils s’en vont, après avoir salué la propriétaire de la maison.
Il s'agit de l'épouse de Thomas de Capharnaüm.