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Notes du thème

L'Eglise et les autres croyances ou religions

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EMV 180.6 · Tome 3, p. 178-179

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Maintenant, écoutez l’esprit de la parabole.

Nous avons quatre sortes de champs : ceux qui sont fertiles, ceux qui sont infestés d’épines, ceux où abondent les pierres, ceux qui sont traversés de sentiers. Nous avons aussi quatre sortes d’âmes.

Nous avons les âmes honnêtes, les âmes de bonne volonté, préparées par leur travail personnel et par celui d’un apôtre, d’un “ véritable ” apôtre – car certains en portent le nom sans en avoir l’esprit. Ceux-là sont plus meurtriers pour les volontés en formation que les oiseaux, les épines et les pierres. Par leurs intransigeances, leurs hâtes, leurs reproches, leurs menaces, ils déroutent de telle façon qu’ils éloignent pour toujours de Dieu. Il y en a d’autres, à l’opposé, qui, par un arrosage continuel de bienveillance déplacée, font pourrir la semence dans une terre trop molle. Par leur manque de virilité, ils dévirilisent les âmes dont ils s’oc­cupent –.

Mais n’envisageons que les vrais apôtres, ceux qui sont de purs miroirs de Dieu. Ils sont paternels, miséricordieux, patients et en même temps forts comme l’est leur Seigneur. Les âmes préparées par eux et par leur propre volonté peuvent être comparés aux champs fertiles, sans pierres ni ronces, sans ivraie ni chiendent. En eux prospère la parole de Dieu, et toute parole – une semence – produit un germe, une herbe et des épis, en donnant ici cent pour cent, plus loin soixante, ailleurs encore trente pour cent. Y en a-t-il parmi ceux qui me suivent ? Certainement, et ils seront saints. Parmi eux, il y en a de toutes les castes, de tous les pays. Il y a même parmi eux des païens, qui donneront pourtant cent pour cent, grâce à leur bonne volonté, uniquement grâce à elle, ou bien accompagnée de celle d’un apôtre ou d’un disciple qui me les prépare.

Détail

Jésus explique la parabole du semeur.

EMV 186.3 · Tome 3, p. 217

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« N’est-ce pas Gamla ? demande Simon le Zélote.

– Si, c’est Gamla. Tu connais ? dit Jésus.

– J’y suis passé comme fugitif, une nuit, il y a bien longtemps. Plus tard, la lèpre est venue et je ne suis plus sorti des tombeaux.

– On t’a poursuivi jusqu’ici ? demande Pierre.

– Je venais de Syrie où j’étais allé chercher refuge, mais ils m’ont découvert et seule la fuite en ces terres a empêché ma capture. Après, je suis descendu lentement – et toujours menacé – jusqu’au désert de Teqoa et de là, désormais lépreux, à la Vallée des Morts. La lèpre me sauvait de mes ennemis…

– Ces gens-là sont païens, n’est-ce pas ? demande Judas Iscariote.

– Presque tous. Quelques juifs pour le commerce et un mélange de croyants et de gens tout à fait incroyants. Ils ne se sont pourtant pas montrés mauvais envers moi, qui étais un fugitif.

– Un pays de bandits ! Quelles gorges ! S’exclament plusieurs.

– Oui. Mais, vous pouvez en être sûrs, il y a bien plus de bandits de l’autre côté, dit Jean encore sous le coup de la capture de Jean-Baptiste.

– De l’autre côté, il y a des bandits même parmi ceux qu’on qualifie de justes » ajoute son frère.

Annotation

Concernant Jean-Baptiste, voir l'EMV 180.

EMV 186.4 · Tome 3, p. 217-218

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

(...) « Vous avez fait des grimaces pour passer près des animaux.

– Ils sont impurs…

– Le pécheur l’est beaucoup plus. Ces bêtes sont faites ainsi et ce n’est pas leur faute. L’homme, au contraire, est responsable d’être impur par suite du péché.

– Alors pourquoi ont-ils été classés comme impurs pour nous ? demande Philippe.

– J’y ai déjà fait allusion. A cette classification, il y a une raison surnaturelle et une raison naturelle. La première, c’est d’enseigner au peuple élu la manière de vivre en ayant présent à l’esprit son élection et la dignité de l’homme, même dans une action banale comme celle de manger. Le sauvage se nourrit de tout. Il lui suffit de s’emplir le ventre. Le païen, même s’il n’est pas sauvage, mange également de tout, sans penser que la suralimentation fomente les vices et les tendances qui avilissent l’homme. Les païens cherchent même à arriver à cette frénésie du plaisir qui pour eux est presque une religion. Les plus cultivés parmi vous sont au courant des fêtes obscènes en l’honneur de leurs dieux, qui dégénèrent en une orgie de luxure. Le fils du peuple de Dieu doit savoir se maîtriser et, par l’obéissance et la prudence, se perfectionner lui-même en pensant à son origine et à sa fin : Dieu et le Ciel. La raison naturelle, d’autre part, enjoint de ne pas exciter le sang par des nourritures qui amènent à des élans passionnels indignes de l’homme. L’amour, même charnel, ne lui est pas interdit, mais il doit toujours le tempérer par la fraîcheur de l’âme qui tend au Ciel. Ce doit donc être l’amour et non la sensualité qui unit l’homme à sa compagne en qui il voit sa semblable et non une femelle. Mais les pauvres bêtes ne sont coupables ni d’être des porcs, ni des effets que la chair de porc peut à la longue produire dans le sang. Moins encore les hommes qui sont préposés à leur garde. S’ils sont honnêtes, quelle différence y aura-t-il dans l’autre vie entre eux et le scribe penché sur ses livres mais qui, malheureusement, n’y apprend pas la bonté ? En vérité je vous dis que nous verrons des gardiens de porcs parmi les justes et des scribes parmi les injustes.

Détail

Pourquoi les porcs ont-ils été déclarés comme impurs ? Jésus répond à cette question, après que les apôtres aient montré leur dégoût face à ces animaux.

Annotation

Les porcs sont qualifiés d’impurs en Lévitique 11, 7 et Deutéronome 14, 8. Pus généralement la classification des animaux purs et impurs, ainsi que les prescriptions afférentes, se trouvent en Genèse 7, 2-3 ; Lévitique 11 et Deutéronome 14, 3-21. Voir l’altercation entre Pierre et un hôtelier en EMV 292.1.

Livre du Lévitique 11, 7

Lv 11, 7 : Tel le porc, qui a la corne divisée et le pied fourchu, mais qui ne rumine pas : il sera impur pour vous.

Livre du Deutéronome 14, 8

Dt 14, 8 : Tel est encore le porc, qui a la corne divisée, mais qui ne rumine pas : il sera impur pour vous. Vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas leurs corps morts.

Livre de la Genèse 7, 2-3

Gn 7, 2-3 : De tous les animaux purs, tu en prendras avec toi sept paires, des mâles et leurs femelles, et de tous les animaux qui ne sont pas purs, tu en prendras deux, un mâle et sa femelle ; sept paires aussi des oiseaux du ciel, des mâles et leurs femelles, pour conserver en vie leur race sur la face de toute la terre.

Livre du Lévitique 11

Lv 11 : Yahweh parla à Moïse et à Aaron, en leur disant : " Parlez aux enfants d'Israël, et dites :

Voici les animaux que vous mangerez parmi toutes les bêtes qui sont sur la terre : Tout animal qui a la corne divisée et le pied fourchu, et qui rumine, vous le mangerez. Mais vous ne mangerez pas de ceux qui ruminent seulement, ou qui ont seulement la corne divisée. Tel est le chameau, qui rumine, mais dont la corne n'est pas divisée : il sera impur pour vous. Telle la gerboise, qui rumine, mais qui n'a pas la corné divisée : elle sera impure pour vous. Tel le lièvre, qui rumine, mais qui n'a pas la corne divisée : il sera impur pour vous. Tel le porc, qui a la corne divisée et le pied fourchu, mais qui ne rumine pas : il sera impur pour vous. 8Vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas à leurs corps morts : ils seront impurs pour vous.

Voici les animaux que vous mangerez parmi tous ceux qui sont dans les eaux : Tout ce qui a nageoires et écailles, dans les eaux, soit dans la mer, soit dans les rivières, vous le mangerez. Mais vous aurez en abomination tout ce qui n'a pas nageoires et écailles, dans les mers et dans les rivières, parmi tous les animaux qui se meuvent dans les eaux et parmi tous les êtres vivants qui s'y trouvent. Ils seront pour vous une abomination ; vous ne mangerez pas de leur chair, et vous tiendrez pour abominables leurs cadavres. Tout ce qui, dans les eaux, n'a pas de nageoires et d'écailles, vous l'aurez en abomination.

Voici, parmi les oiseaux, ceux que vous aurez en abomination ; on ne les mangera pas, c'est chose abominable : l'aigle, l'orfraie et le vautour : le milan et toute espèce de faucons ; toute espèce de corbeaux ; l'autruche, le chat-huant, la mouette et toute espèce d'éperviers ; le hibou, le cormoran et la chouette ; le cygne, le pélican et le gypaète ; la cigogne, toute espèce de hérons ; la huppe et la chauve-souris.

Tout insecte ailé qui marche sur quatre pattes, vous l'aurez en abomination. Mais, parmi tous les insectes ailés qui marchent sur quatre pattes, vous mangerez ceux qui ont des jambes au-dessus de leurs pattes, pour sauter sur la terre. Voici ceux d'entre eux que vous mangerez : toute espèce de sauterelles, toute espèce de solam, toute espèce de hargol, toute espèce de hagab. Toute autre bête ailée ayant quatre pattes, vous l'aurez en abomination.

Ceux-ci aussi vous rendront impurs : quiconque touchera leur corps mort sera impur jusqu'au soir, et quiconque emportera quelque partie de leur corps mort lavera ses vêtements et sera impur jusqu'au soir.

Tout animal qui a la corne divisée, mais qui n'a pas le pied fourchu et qui ne rumine pas, sera impur pour vous ; quiconque le touchera se rendra impur. Et parmi les animaux à quatre pieds, tout ce qui marche sur la plante des pieds vous sera impur : quiconque touchera leur corps mort sera impur jusqu'au soir ; et quiconque portera leur corps mort lavera ses vêtements et sera impur jusqu'au soir. Ces animaux seront impurs pour vous.

Voici, parmi les petites bêtes qui rampent sur la terre, celles qui seront impures pour vous : la belette, la souris et toute espèce de lézards ; la musaraigne, le caméléon, la salamandre, le lézard vert et la taupe. Tels sont ceux qui seront impurs pour vous parmi les reptiles : quiconque les touchera morts sera impur jusqu'au soir. Tout objet sur lequel il en tombera de morts sera souillé : ustensile de bois, vêtement, peau, sac, tout objet dont on fait usage ; on le mettra dans l'eau, et il restera souillé jusqu'au soir ; après quoi, il sera pur. S'il en tombe quelque chose dans le milieu de tout vase de terre, tout ce qui sera dans le milieu du vase sera souillé, et vous briserez le vase. Tout aliment servant à la nourriture et préparé avec de l'eau, sera souillé ; toute boisson dont on fait usage, quel que soit le vase qui la contienne, sera souillée. Tout objet sur lequel tombera quelque chose de leur corps mort sera souillé ; le four et le vase avec son couvercle seront détruits ; ils seront souillés et vous les tiendrez pour souillés. Mais les sources et les citernes, où se forment les amas d'eau, resteront pures ; toutefois celui qui touchera le corps mort sera impur. S'il tombe quelque chose de leur corps mort sur une semence qui doit être semée, la semence restera pure ; mais si l'on a mis de l'eau sur la semence, et qu'il y tombe quelque chose de leur corps mort, vous la tiendrez pour souillée.

S'il meurt un des animaux qui vous servent de nourriture, celui qui touchera son cadavre sera impur jusqu'au soir. Celui qui mangera de son corps mort lavera ses vêtements et sera impur jusqu'au soir ; celui qui portera son corps mort, lavera ses vêtements et sera impur jusqu'au soir.

Vous aurez en abomination tout reptile qui rampe sur la terre : on n'en mangera point. Vous ne mangerez d'aucun animal qui rampe sur la terre, soit de ceux qui se traînent sur le ventre, soit de ceux qui marchent sur quatre pieds ou sur un grand nombre de pieds ; car vous les aurez en abomination.

Ne vous rendez point abominables par tous ces reptiles qui rampent ; ne vous rendez point impurs par eux ; vous seriez souillés par eux. Car je suis Yahweh, votre Dieu ; vous vous sanctifierez et vous serez saints, car je suis saint ; et vous ne vous souillerez point par tous ces reptiles, qui rampent sur la terre. Car je suis Yahweh, qui vous ai fait monter du pays d'Egypte, pour être votre Dieu. Vous serez saints, car je suis saint. " Telle est la loi touchant les quadrupèdes, les oiseaux, tous les êtres vivants qui se meuvent dans les eaux, et tous les êtres qui rampent sur la terre, afin que vous distinguiez entre ce qui est impur et ce qui est pur, entre l'animal qui se mange et celui qui ne se mange pas.

Deutéronome 14, 3-21

Tu ne mangeras aucune chose abominable. Voici les animaux dont vous mangerez : le bœuf, la brebis et la chèvre ; le cerf, la gazelle et le daim ; le bouquetin, l'antilope, le bœuf sauvage et la chèvre sauvage. Vous mangerez de tout animal qui a la corne divisée et le pied fourchu, et qui rumine. Mais vous ne mangerez pas de ceux qui ruminent seulement, ou qui ont seulement la corne divisée et le pied fourchu ; tels sont le chameau, le lièvre et le lapin, qui ruminent, mais qui n'ont pas la corne divisée : ils seront impurs pour vous ; tel est encore le porc, qui a la corne divisée, mais qui ne rumine pas : il sera impur pour vous. Vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas leurs corps morts.

Voici les animaux que vous mangerez parmi tous ceux qui sont dans les eaux : vous mangerez de tout ce qui a nageoires et écailles ; mais tout ce qui n'a pas nageoires et écailles, vous ne le mangerez pas : ce sera impur pour vous. Vous mangerez tout oiseau pur. Voici ceux dont vous ne mangerez pas : l'aigle, l'orfraie et le vautour ; le faucon, le milan et toute espèce d'autours ; toute espèce de corbeaux ; l'autruche, le hibou, la mouette et toute espèce d'éperviers ; le chat-huant, l'ibis et la chouette ; le pélican, le cormoran et le plongeon ; 18la cigogne et toute espèce de hérons ; la huppe et la chauve-souris. 19Vous regarderez comme impur tout insecte ailé : on n'en mangera pas. Vous mangerez tout oiseau pur. Vous ne mangerez d'aucune bête morte. Tu la donneras à l'étranger qui est dans tes portes, pour qu'il la mange, ou tu la vendras à un étranger ; car tu es un peuple saint à Yahweh, ton Dieu. Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère.

EMV 199.4 · Tome 3, p. 309

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Et vous, vous ne voulez pas encore croire ? Mais quels malheureux êtes-vous ? »

[Jésus répond :]

– Soyez bons ! Vos pauvres frères ont besoin de réfléchir. Ne leur dites rien. La foi ne s’impose pas. On la prêche par la paix, la douceur, la patience, la constance.

Détail

Jésus vient de guérir des lépreux. Il y en a encore d'autres, qui n'ont pas demandé le miracle, mais ont vu la guérison de leurs confrères. On leur demande alors pourquoi ils n'ont pas encore la foi au Messie.

EMV 203.5 · Tome 3, p. 337-338

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

C’est une prière si parfaite que les vagues des hérésies et le cours des siècles ne l’entameront pas. Le christianisme sera désuni sous la morsure de Satan et beaucoup de parties de ma chair mystique seront détachées, morcelées, formant des cellules particulières dans le vain désir de se créer un corps parfait comme le sera le Corps mystique du Christ, c’est-à-dire formé de tous les fidèles unis dans l’Eglise apostolique qui sera, tant que la terre existera, l’unique véritable Eglise. Mais ces petits groupes séparés, privés par conséquent des dons que je laisserai à l’Eglise Mère pour nourrir mes enfants, garderont toujours le titre d’églises chrétiennes en raison de leur culte pour le Christ et, au sein de leur erreur, elles se souviendront toujours qu’elles sont venues du Christ. Eh bien, elles aussi prieront avec cette prière universelle. Souvenez-vous-en. Méditez-la continuellement. Appliquez-la à votre action. Il ne faut pas autre chose pour se sanctifier. Si quelqu’un était seul, dans un milieu païen, sans église, sans livre, il aurait déjà tout ce que l’on peut savoir en méditant cette prière ainsi qu’une église ouverte dans son cœur pour la réciter. Il aurait une règle de vie et une sanctification assurée.

Détail

Jésus parle du Notre Père.

EMV 204.1-2 · Tome 3, p. 343-344

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Que veux-tu, Mère ? »

– Mon Fils, il est arrivé des païens avec des femmes. Ils disent avoir appris par Jeanne que tu es ici. Ils disent aussi qu’ils t’ont attendu tous ces derniers jours près de l’Antonia…

– Ah ! J’ai compris ! J’arrive tout de suite. Où sont-ils ?

– Dans la maison de Lazare, dans son jardin. Les romains l’aiment bien et lui, il n’éprouve pas pour eux la répulsion que nous avons, nous. Il les a fait entrer, avec leurs chars, dans le grand jardin pour ne scandaliser personne.

– C’est bien, Mère.

204.2

Ce sont des soldats et des dames romaines. Je le sais.

– Et que veulent-ils de toi ?

– Ce que beaucoup de gens en Israël ne veulent pas : la lumière.

– Mais comment, et qui croient-ils que tu es ? Dieu, peut-être ?

– A leur façon, oui. Il leur est facile, plus facile à eux qu’à nous, d’accueillir l’idée de l’incarnation d’un dieu dans une chair mortelle.

– Dans ce cas, ils en sont arrivés à la foi en toi…

– Pas encore, Maman. Je dois d’abord détruire la leur. Pour le moment, je suis à leurs yeux un sage, un philosophe, comme ils disent. Mais, soit par ce désir de connaître les doctrines philosophiques, soit par leur tendance à croire possible l’incarnation d’un dieu, ils m’aident grandement à les amener à la vraie foi. Tu peux en être sûre, ils ont plus de simplicité dans leur pensée que beaucoup en Israël.

– Mais seront-ils sincères ? On dit que Jean-Baptiste…

– Non. Si la chose avait dépendu d’eux, Jean serait libre et en sécurité. Celui qui n’est pas rebelle, ils le laissent tranquille. En outre, je te l’assure, pour eux le fait d’être prophète – ils emploient le mot de philosophe, parce que l’élévation de la sagesse surnaturelle, pour eux, c’est toujours de la philosophie – est une garantie pour qu’ils le respectent. N’en sois pas préoccupée, Maman. Ce n’est pas de là que me viendra le mal…

– Mais les pharisiens… s’ils l’apprennent, que vont-ils dire de Lazare également ? Toi… tu es toi, et tu dois apporter la Parole au monde. Mais Lazare !… Ils l’ont déjà tant offensé…

– Mais il est intouchable. Ils savent qu’il est protégé par Rome.

– Je te quitte, mon Fils. Voici Maximin qui va te conduire aux païens. »

Et Marie qui, pendant tout ce temps, avait marché auprès de Jésus, se retire rapidement et se dirige vers la maison de Simon le Zélote ; de son côté, Jésus entre par un portillon en fer ouvert dans l’enceinte du jardin, dans une partie qui en est éloignée, là où le jardin se change en verger, près du lieu où se trouvera, plus tard, la sépulture de Lazare.

EMV 204.6 · Tome 3, p. 347

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

[L'homme] a besoin de croire, car ce besoin est plus impérieux que celui de respirer. Même celui qui affirme qu’il ne croit pas, a une croyance. Il croit en quelque chose. Le seul fait de dire : “ Je ne crois pas en Dieu ” présuppose une autre foi. En soi-même, peut-être, en son propre esprit orgueilleux. Mais, pour ce qui est de croire, on croit toujours. C’est comme la pensée. Si vous dites : “ Je ne veux pas penser ” ou bien : “ Je ne crois pas en Dieu ”, rien que par ces deux phrases vous montrez que vous pensez, que vous ne voulez pas croire en Celui dont vous savez qu’il existe, et auquel vous ne voulez pas penser.

EMV 204.6 · Tome 3, p. 348

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

– Tout être né de la femme en possède une.

– Tu as dit pourtant que le péché la tue. Comment donc est-elle vivante en nous, qui sommes pécheurs ? demande Plautina.

– Vous ne péchez pas en matière de foi, puisque vous croyez être dans la vérité. Quand vous connaîtrez la Vérité et que vous persisterez dans l’erreur, alors vous pécherez. De même, beaucoup de choses qui sont péché pour les juifs ne le sont pas pour vous, parce qu’aucune loi divine ne vous les interdit. Le péché, c’est quand quelqu’un se révolte sciemment contre l’ordre donné par Dieu et dit : “ Je sais que ce que je fais est mal, mais je veux le faire quand même. ” Dieu est juste. Il ne peut punir quelqu’un qui fait le mal en croyant faire le bien. Il punit celui qui, ayant eu la possibilité de connaître le bien et le mal, choisit ce dernier et y persiste.

– Dans ce cas, l’âme existe en nous, vivante et présente ?

– Oui.

Détail

Jésus discute de l'âme avec des dames romaines qui sont païennes et croient en l'Olympe.

EMV 204.8 · Tome 3, p. 349

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

– Nous avons donc une âme comme ceux de votre peuple que vous appelez “ justes ” ? Vraiment la même ?

– Non, Plautina. Cela dépend de ce que tu veux dire. Si tu veux parler de l’origine et de la nature, votre âme est en tout point égale à celle de nos saints. Si tu parles de la formation, alors je te dis qu’elle est déjà différente. Si tu veux parler de la perfection atteinte avant la mort, alors la différence peut être absolue. Mais cela ne vaut pas seulement pour vous, les païens. Même un fils de ce peuple peut être absolument différent d’un saint dans la vie future. L’âme passe par trois phases : la première est la création. La deuxième est une nouvelle création. La troisième est la perfection. La première phase est commune à tous les hommes. La deuxième est propre aux justes qui, par leur volonté, amènent l’âme à une création encore plus complète, en unissant leurs bonnes actions à la bonté de l’œuvre de Dieu et rendent leur âme déjà plus parfaite spirituellement que la première. C’est un trait d’union entre la première phase et la troisième. La troisième est propre aux bienheureux, aux saints, s’il vous plaît de les appeler ainsi, qui ont fait grandir de mille degrés l’âme qu’ils avaient au point de départ, une âme simplement humaine et en ont fait une âme capable de reposer en Dieu.