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L'Eglise catholique

Page 29 sur 274

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EMV 30.6-7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Le berger [Elie] ouvre la bouche, mais se borne à bredouiller.

30.7 Joseph se retourne et vient à la porte :

« Qui êtes-vous ?

– Des bergers. Nous vous apportons de la nourriture et de la laine. Nous venons adorer le Sauveur.

– Entrez. »

Ils entrent, et l’étable s’éclaire à la lueur de leurs torches. Les plus âgés poussent les enfants devant eux.

Marie se retourne et sourit :

« Venez », dit-elle. « Venez ! »

Elle les y invite de la main et par son sourire, prend celui qui a vu l’ange et l’attire à elle, tout contre la crèche. L’enfant regarde, tout heureux.

Les autres, invités eux aussi par Joseph, s’avancent avec leurs cadeaux et les déposent tous aux pieds de Marie en disant quelques mots émus. Ils regardent ensuite le petit Enfant, qui pleure doucement, et sourient d’émotion et de bonheur.

Détail

Les bergers ont rejoint la crèche. Lévi veut que ce soit Elie qui dise quelque chose, car il a déjà rencontré Joseph et Marie.

EMV 30.8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Oh, nous ne voulons rien ! Même si vous le pouviez, nous n’accepterions pas ! Le Seigneur nous en a déjà récompensés. Il a promis la paix à tout le monde. Les anges disaient : “ Paix aux hommes de bonne volonté. ” Mais à nous, il nous l’a déjà donnée, parce que l’ange a annoncé que cet enfant est le Sauveur, que c’est le Christ, le Seigneur. Nous avons beau être pauvres et ignorants, nous savons que les prophètes annoncent que le Sauveur sera le Prince de la Paix. Il nous a dit aussi d’aller l’adorer : donc il nous a donné sa paix. Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et gloire à son Christ que voici ! Et bénie sois-tu, femme, de l’avoir engendré ! Tu es sainte, car tu as mérité de le porter ! Com­mande-nous comme une reine, nous serons heureux de te servir. Que pouvons-nous faire pour toi ?

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Les bergers de la Nativité disent :

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EMV 30.8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Tu ne désires rien ? Tu n’as pas de parents à qui faire savoir que ton Fils est né ?

– ­ Si, j’en aurais. Mais ils sont loin d’ici. Ils habitent Hébron.

– J’y vais, moi » dit Elie. « De qui s’agit-il ?

– Zacharie le prêtre et Elisabeth ma cousine.

– Zacharie ? Ah, je le connais bien ! En été, je vais dans ces montagnes, car les pâturages y sont riches et beaux, et je suis l’ami de son berger. Dès que je te saurai bien installée, je partirai chez Zacharie.

– ­ Merci, Elie.

– De rien. C’est un grand honneur pour moi, qui suis un pauvre berger, d’aller parler au prêtre et de lui annoncer : “ Le Sauveur est né. ”

– Non, tu lui diras : “ Marie de Nazareth, ta cousine, a dit que Jésus est né et te demande de venir à Bethléem. ”

– Je le ferai.

– Que Dieu t’en récompense.

EMV 30.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Je me souviendrai de toi, de vous tous...

– Tu parleras de nous à ton Enfant ?

– Oui.

– Je m’appelle Elie.

– Moi Lévi.

– Et moi Samuel.

– Et moi Jonas.

– Moi, Isaac.

– Moi Tobie.

– Et moi Jonathas.

– Et moi, Daniel.

– Moi, c’est Siméon.

– Moi, je m’appelle Jean.

– Moi, Joseph, et mon frère Benjamin, nous sommes jumeaux.

– Je me rappellerai vos noms.

– Il nous faut partir... Mais nous reviendrons... Et nous t’en amènerons d’autres pour adorer !

– Comment revenir à la bergerie en laissant cet Enfant !

– Gloire à Dieu qui nous l’a montré !

– Laisse-nous embrasser son vêtement », dit Lévi avec un sourire d’ange.

Marie soulève Jésus tout doucement et, assise sur la paille, elle présente au baiser les petits pieds, enveloppés dans des langes. Les bergers s’inclinent jusqu’à terre. Ceux qui ont de la barbe se l’essuient d’abord et presque tous pleurent ; quand ils doivent partir, ils sortent à reculons, laissant leur coeur derrière eux...

La vision se termine ainsi : Marie assise sur la paille et tenant l’Enfant sur son sein, et Joseph, accoudé au bord de la crèche, qui regarde et adore.

EMV 30.10 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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30.10 Jésus dit :

« Aujourd’hui, c’est moi qui parle. Tu es très fatiguée, mais fais preuve d’encore un peu de patience. C’est la vigile de la fête du Très-Saint-Sacrement. Je pourrais te parler de l’Eucharistie et des saints qui se sont faits les apôtres de son culte, tout comme je t’ai parlé de ceux qui furent les apôtres du Sacré Coeur. Mais je veux t’entretenir d’autre chose et d’une catégorie d’adorateurs de mon corps qui furent les précurseurs de son culte. Il s’agit des bergers. Ce sont eux les premiers adorateurs de mon corps de Verbe fait homme.

Je t’ai dit un jour, et l’Eglise le dit elle aussi, que les saints Innocents furent les premiers martyrs du Christ. Je te déclare aujourd’hui que les bergers sont les premiers adorateurs du corps de Dieu. Ils possèdent toutes les qualités requises pour être des adorateurs de mon corps, des âmes eucharistiques.

Une foi certaine : ils croient promptement et aveuglément à l’ange.

La générosité : ils offrent toutes leurs richesses à leur Seigneur.

L’humilité : ils s’approchent des personnes humainement plus pauvres qu’eux, modestement, avec des gestes qui n’humilient pas, et disent être leurs serviteurs.

Le désir : ce qu’ils ne peuvent donner d’eux-mêmes, ils s’ingénient à le procurer avec un zèle courageux.

Une obéissance prompte : Marie souhaite que Zacharie soit avertie, et Elie y part sur-le-champ. Il ne remet pas à plus tard.

Enfin, l’amour : ils ne peuvent s’arracher de la crèche, et toi tu précises avec raison : “ Ils y laissent leur coeur. ”

Mais ne faudrait-il pas se comporter de la même manière envers mon Saint Sacrement ?

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Maria vient de voir l'adoration des Bergers, dans la crèche de Bethléem.

EMV 30.11 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Marie est toujours celle qui vous donne Jésus. C’est elle qui porte l’Eucharistie. Elle est le Ciboire vivant.

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EMV 31 · Tome 1, p. 202-208

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Visite de Zacharie. La sainteté de Joseph et l’obéissance aux prêtres.

Date de la vision et de la dictée : Jeudi 8 juin 1944 (Fête-Dieu)

Calendrier : Lundi 30 décembre de l'an -5

Lieux (carte) : Bethléem

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Zacharie arrive à Bethléem. C'est Joseph qui vient l'accueillir, car Marie donne du lait à Jésus. Le charpentier prend des nouvelles de Jean, qui grandit très bien, mais qui souffre des dents : il ne l'a donc pas emmené avec lui. Elisabeth non plus n'est pas venue, non seulement pour veiller sur son fils, mais aussi parce qu'il fait très froid. Joseph comprend et il décrit au prêtre les conditions difficiles qu'ils ont vécues après la naissance de Jésus. Comme le dit l'époux de Marie, tout était prêt à Nazareth, mais ils n'avaient rien ici.

La Vierge arrive sur ces entrefaites et elle présente l'Enfant, après avoir salué le prêtre. Zacharie vénère Jésus avec le plus grand des respects. Le vieillard donne alors des cadeaux de sa part et d'Elisabeth. L'Immaculée regrette qu'elle n'ait pas su venir avec Jean et Zacharie assure qu'elle les verra bientôt. En effet, le vieil homme pense qu'ils doivent habiter à Bethléem, pour que, le temps venu, il soit mieux accepté par le Sanhédrin, et pour que Zacharie puisse lui servir de maître.

Joseph et Marie se regardent, ne sont pas spécialement d'accord avec la vision de Zacharie. L'un pense à son travail, l'autre à sa maison et à tout ce qu'ils ont laissé sur place. C'est ce qu'affirme Marie, d'autant qu'aller chercher leurs affaires est difficile, comme ils n'ont aucune maison pour tout entreposer à Bethléem. Puis, surtout, Marie pense à Joseph et Joseph pense à Marie. Son chaste époux est cependant prêt à travailler le double si c'est pour Jésus.

Marie tente enfin d'objecter une dernière fois, en soulignant que le Messie sera appelé Nazaréen, mais Zacharie n'entend pas raison, et les saints parents obtempèrent à son désir...

Marie donne alors une dictée sur la sainteté de Joseph, qui ne se préoccupe pas de travailler plus, de tout abandonner si c'est pour ses deux trésors : Marie et Joseph. Elle parle ensuite de Zacharie, qui est prêtre, mais qui a moins le coeur tourné vers le Ciel que Joseph. Zacharie pense humainement et se pensait plus savant que Marie, au point même de pouvoir servir de maître au Maître. Bien sûr, Marie objecte face à ses propos et celle-ci aurait pu triompher dans leur conversation, mais elle se retire à cause de la dignité du prêtre.

Après avoir souligné qu'un prêtre est généralement éclairé par Dieu, Marie souligne enfin qu'obéir sauve toujours, même si le conseil qu'on reçoit n'est pas absolument parfait. Rester à Bethléem et en Judée fut une bonne chose lorsque survint la fuite en Égypte : de Nazareth, cela aurait été bien plus difficile.

Pour terminer, Marie nous apprend que le respect du prêtre est toujours le signe d'une bonne formation chrétienne. Même s'ils perdent leur flamme apostolique, c'est toujours eux qui font descendre du Paradis le Pain du Ciel, et ce contact les rend "aussi saints qu'un calice sacré". Nous devons donc les considérer comme tels et prier pour eux si leur âme est paralysée et malade. Nous devons prier le Christ pour leur sanctification, car sauver une âme sacerdotale, "c'est sauver un grand nombre d'âmes".

Contenu du chapitre : 31.1 : Arrivée de Zacharie seul à qui Joseph raconte les péripéties de la Nativité. 31.2 : "L'Hostie" dans les bras de Zacharie. 31.3 : Des cadeaux d'Élisabeth pour l'enfant. 31.4 : Le Messie doit grandir à Bethléem. 31.5 : Zacharie convainc le couple de s'établir à Bethléem. 31.6 : La sainteté de Joseph. 31.7 : Zacharie versus Joseph. 31.8 : Les vrais prêtres et les autres. 31.9 : L'obéissance sauve toujours. 31.10 : Le respect à l'égard du prêtre est toujours une marque d'intégrité chrétienne.

EMV 31.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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31.1 Je revois la longue pièce où j’avais vu la rencontre des Mages avec Jésus et leur adoration. Je comprends que je me trouve dans la maison hospitalière où la sainte Famille a été accueillie. J’assiste à l’arrivée de Zacharie, mais Elisabeth n’est pas avec lui.

La maîtresse de maison sort en courant à la rencontre de l’hôte qui arrive, elle le conduit près d’une porte et frappe. Puis, discrètement, elle se retire.

Joseph ouvre et pousse un cri de joie à la vue de Zacharie. Il le fait entrer dans une chambre aussi étroite qu’un couloir.

« Marie donne le sein à l’Enfant. Attends un peu. Assieds-toi, tu dois être fatigué. »

Il fait place à son hôte sur son lit et s’assied à côté de lui.

J’entends Joseph lui demander des nouvelles de son petit Jean, et Zacharie répond :

« Il grandit avec la vigueur d’un poulain. Mais en ce moment, il souffre un peu des dents, c’est la raison pour laquelle nous avons préféré ne pas l’amener. Il fait très froid, aussi Elisabeth n’est-elle pas venue elle non plus. Elle ne pouvait le laisser sans lait. Elle en est désolée, mais cette saison est tellement rigoureuse !

– Le temps est en effet très sévère, répond Joseph.

– L’homme que vous m’avez envoyé m’a appris que vous n’aviez pas de toit au moment de la naissance. Qui sait ce que vous avez dû souffrir...

– Beaucoup, en effet. Mais notre peur était plus grande que notre inconfort. Nous redoutions que cela ne nuise à l’Enfant. Les premiers jours, nous avons dû rester sur place. Nous, nous n’avons manqué de rien, car les bergers ont annoncé cette bonne nouvelle aux habitants de Bethléem et beaucoup nous ont apporté des cadeaux. Mais il manquait une maison, il manquait une chambre bien abritée, et Jésus pleurait beaucoup, surtout la nuit, à cause du vent qui entrait de tous côtés... Je faisais bien du feu, mais peu, parce que la fumée faisait tousser le Bébé... et le froid demeurait. Deux animaux n’apportent que peu de chaleur, surtout là où l’air entre de partout ! Nous manquions d’eau chaude pour le laver, de linge propre pour le changer. Ah, il a beaucoup souffert ! Et Marie souffrait de le voir souffrir. Je souffrais moi aussi... Alors tu peux imaginer, elle qui est sa Mère ! Elle lui donnait son lait et ses larmes, son lait et son amour... Maintenant, ici, ça va mieux. J’avais préparé un berceau bien confortable et Marie l’avait garni d’un petit matelas douillet. Mais il est à Nazareth ! Ah, s’il avait été là, tout aurait été bien différent !

– Mais le Christ devait naître à Bethléem. Les prophètes l’avaient annoncé. »

EMV 31.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

J’entends Joseph lui demander des nouvelles de son petit Jean, et Zacharie répond :

« Il grandit avec la vigueur d’un poulain. Mais en ce moment, il souffre un peu des dents, c’est la raison pour laquelle nous avons préféré ne pas l’amener. Il fait très froid, aussi Elisabeth n’est-elle pas venue elle non plus. Elle ne pouvait le laisser sans lait. Elle en est désolée, mais cette saison est tellement rigoureuse !

– Le temps est en effet très sévère, répond Joseph.