EMV 160.3 · Tome 3, p. 13
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
Ceux qui veulent me voir, parce qu’ils aiment la Parole de Dieu, me trouvent.
Détail
Jésus dit :
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 160.3 · Tome 3, p. 13
Ceux qui veulent me voir, parce qu’ils aiment la Parole de Dieu, me trouvent.
Jésus dit :
EMV 160.3 · Tome 3, p. 13
Beaucoup appliquent leur volonté à comprendre de travers ma parole et à la déformer pour nuire à Dieu.
Jésus dit :
EMV 160.3 · Tome 3, p. 13
« Beaucoup appliquent leur volonté à comprendre de travers ma parole et à la déformer pour nuire à Dieu.
– A Dieu ? Il est bien au-dessus de toutes les machinations des hommes.
– Oui, mais toute âme qui s’égare ou qu’on égare – et c’est s’égarer que déformer ma parole et mes œuvres pour soi-même ou pour les autres – nuit à Dieu dans l’âme qui se perd. Or chaque âme qui se perd est une atteinte à Dieu.
EMV 160.3 · Tome 3, p. 13
C’est s’égarer que déformer ma parole et mes œuvres pour soi-même ou pour les autres.
Jésus parle de la Parole de Dieu.
EMV 160.6 · Tome 3, p. 16-17
« Gamaliel, Hillel ne doit pas seulement t’enseigner à mourir : il doit t’enseigner à vivre.
– Comment, Maître ?
– “ L’homme est grand quand il s’humilie ” était sa devise préférée…
– Comment le sais-tu si tu ne l’as pas connu ?
– Je l’ai connu… du reste, même si je n’avais pas connu le rabbin Hillel personnellement, j’aurais connu sa pensée, car je n’ignore rien de la pensée des hommes. »
Gamaliel baisse la tête et murmure :
« Dieu seul peut dire cela.
– Dieu et son verbe. Car le Verbe connaît la Pensée, et la Pensée connaît le Verbe et l’aime, et elle lui communique ses trésors pour le faire participer à elle-même. L’Amour resserre les liens et en fait une seule Perfection. C’est la Trinité qui s’aime et divinement se forme, s’engendre, procède et se complète. Toute sainte pensée est née dans l’Esprit parfait et en est un reflet dans l’âme du juste. Alors le Verbe peut-il ignorer les pensées des justes, qui sont celles de la Pensée ? »
Jésus discute avec Gamaliel, près du tombeau d'Hillel.
EMV 161 · Tome 3, p. 17-21
Jésus arrive à Capharnaüm avec les disciples. Ils vont à une fontaine, et Jean donne à boire au Maître. Simon-Pierre, qui est allé porter des poissons chez lui, arrive alors en courant et avertit que le petit-fils d'Elie le pharisien a été mordu par un serpent : le petit est désormais mourant. Le grand-père est comme fou et supplie le Maître de venir le guérir. D'ailleurs, après avoir demandé à Pierre de l'amener chez lui, c'est lui-même qui arrive implorer la bonté de Jésus. Celui-ci le réconforte et va sauver l'enfant, en suçant l'endroit de la morsure, comme pour aspirer le poison. L'enfant est sauvé, mais en se réveillant, il se souvient du seprent et est effrayé. Le Christ le rassure et Elisée déclare alors qu'il l'aime bien, même si son grand-père lui a dit de le traiter de "maudit". Elie réagit alors au quart de tour et prétend naturellement ne jamais avoir dit cela.
Jésus s'en va en faisant ses adieux à la famille éprouvée, puis Judas lui reproche de ne pas avoir fait un miracle éclatant. Le Seigneur répond alors que, s'il avait agi ainsi, Elie l'aurait accusé d'avoir été aidé par Belzébuth et il affirme par ailleurs que le miracle "amène à la fois ceux qui sont déjà sur cette route". Quand on n'a pas l'humilité, le miracle pousse les gens au blasphème et il valait donc mieux agir de manière simple. Quant au fait d'avoir aidé son ennemi, Jésus répond qu'il est la Bonté même et aucun de ses adversaires ne pourra dire qu'il a été vindicatif et provocateur à leur égard.
EMV 161.1 · Tome 3, p. 17-18
161.1 Jésus est sur le point d’arriver en barque à Capharnaüm. Le soleil va se coucher et le lac n’est qu’un scintillement jaune-rouge.
Tandis que les deux barques manœuvrent pour accoster, Jean dit :
« Je me dépêche d’aller chercher de l’eau à la fontaine pour que tu puisses te désaltérer.
– L’eau est bonne, ici, s’exclame André.
– Oui, elle est bonne. Et votre amour me la fait paraître encore meilleure.
– Moi, je vais porter le poisson à la maison. Les femmes les prépareront pour le repas. Tu nous parleras ensuite, à elles et à nous ?
– Oui, Pierre.
– C’est le plus beau, maintenant, de revenir chez soi. Auparavant, nous avions l’air de nomades. Mais maintenant, avec les femmes, il y a plus d’ordre, plus d’amour. Et puis, voir ta Mère me fait oublier toute fatigue. Je ne sais… »
Jésus sourit et se tait.
La barque s’échoue sur la grève. Jean et André, en sous-vêtements courts, sautent dans l’eau et tirent la barque sur la rive avec l’aide des garçons puis disposent la planche qui sert de pont. Jésus est le premier à descendre ; il attend que la seconde barque soit amarrée pour s’unir à tous ses disciples. Puis, à pas lents, ils s’avancent vers la fontaine. C’est une fontaine naturelle, une source qui jaillit un peu en dehors du village et dont l’eau retombe dans un bassin en pierre, fraîche, abondante, argentée. Cette eau vous invite à la boire tant elle est limpide. Jean, qui a couru en avant avec l’amphore, est déjà de retour et tend le broc ruisselant à Jésus, qui boit à longues gorgées.
« Comme tu avais soif, mon Maître ! Et moi, comme un sot, je ne m’étais pas procuré de l’eau !
– Cela ne fait rien, Jean. Maintenant tout est passé », répond Jésus avec une caresse.
On apprend qu'à Capharnaüm, il y a une fontaine avec une eau très pure. Pierre énonce également les femmes-disciples. Dans l'EMV 162, on apprendra que Marie Salomé, Marie d'Alphée, la Vierge et Suzanne sont présentes à Capharnaüm.
EMV 161.2-3 · Tome 3, p. 18-19
161.2 Ils sont sur le point de revenir quand ils voient Simon-Pierre, qui était allé porter ses poissons chez lui, arriver aussi vite qu’il le peut.
« Maître, Maître ! Crie-t-il, à bout de souffle. » Tout le village est en émoi, car l’unique petit-fils d’Eli le pharisien est en train de mourir à la suite d’une morsure de serpent. Contre la volonté de sa mère, il était parti avec le vieil homme dans leur oliveraie. Eli surveillait des travaux, et l’enfant jouait près des racines d’un vieil olivier. Il a mis la main dans un trou dans l’espoir d’y trouver quelque lézard, mais c’est un serpent qu’il a trouvé. Le vieillard a l’air d’un fou. La mère de l’enfant – qui, entre parenthèses, déteste son beau-père, et à juste titre – l’accuse d’assassinat. L’enfant se refroidit rapidement. Entre parents, ils ne se sont jamais aimés ! Or, on ne peut être plus de la même famille que cela !
– Les querelles de familles sont une bien triste chose !
– Mais, Maître, je dis que les serpents n’ont pas aimé le serpent : Eli. Et ils ont tué le petit serpent. Je regrette qu’il m’ait vu et qu’il m’ait crié : “ Le Maître est là ? ” Et je regrette pour le petit. C’était un bel enfant, et ce n’est pas sa faute s’il est le petit-fils d’un pharisien.
– Effectivement, ce n’est pas sa faute. »
161.3 Ils se dirigent vers le village et voient venir à leur rencontre une foule de personnes qui crient et pleurent, le vieil Eli en tête.
« Il nous a trouvés ! Retournons sur nos pas !
– Mais pourquoi ? Ce vieil homme souffre.
– Ce vieil homme te déteste, souviens-t’en : c’est l’un de tes accusateurs les plus acharnés auprès du Temple.
– Je me souviens que je suis la Miséricorde. »
Le vieil Eli, échevelé, bouleversé, les vêtements en désordre, court vers Jésus bras tendus et s’écroule à ses pieds en criant :
« Pitié ! Pitié ! Pardon ! Ne te venge pas de ma dureté de cœur sur un innocent. Toi seul peux le sauver ! Dieu, ton Père, t’a conduit ici. Je crois en toi ! Je te vénère ! Je t’aime ! Pardon ! Je me suis montré injuste et menteur ! Mais me voilà puni. Ces heures sont à elles seules une punition. A l’aide ! C’est le seul fils de mon garçon qui est mort. Et elle m’accuse de l’avoir tué. »
Il pleure en se frappant la tête contre terre en cadence.
« Allons, ne pleure pas comme ça. Veux-tu mourir sans plus te soucier de voir grandir cet enfant ?
– Il meurt ! Il meurt ! Il est peut-être déjà mort. Fais-moi mourir, moi aussi. Que je n’aie pas à vivre dans cette maison vide ! Oh, mes tristes derniers jours !
– Eli, relève-toi et allons-y…
– Tu… tu viens vraiment ? Mais sais-tu qui je suis ?
– Un malheureux. Allons. »
Le vieil homme se lève et dit :
« Je pars en avant, mais toi, cours, cours, dépêche-toi ! »
Et il s’en va d’autant plus rapidement que le désespoir lui aiguillonne le cœur.
« Seigneur, crois-tu que cela puisse le faire changer ? Ah ! Quel miracle inutile ! Laisse donc mourir ce petit serpent ! Le vieux mourra aussi de chagrin et… ça en fera un de moins sur ta route. C’est Dieu qui a pensé à…
– Simon ! En vérité, en ce moment c’est toi le serpent. »
Repoussant sévèrement Pierre, qui reste tête basse, Jésus va de l’avant.
Le petit-fils d'Elie le pharisien est mourant et Pierre vient avertir Jésus. Il fait cependant preuve d'une grande dureté de coeur envers l'enfant et sa famille et Jésus lui fait des reproches.
EMV 161.3 · Tome 3, p. 18-19
161.3 Ils se dirigent vers le village et voient venir à leur rencontre une foule de personnes qui crient et pleurent, le vieil Eli en tête.
« Il nous a trouvés ! Retournons sur nos pas !
– Mais pourquoi ? Ce vieil homme souffre.
– Ce vieil homme te déteste, souviens-t’en : c’est l’un de tes accusateurs les plus acharnés auprès du Temple.
– Je me souviens que je suis la Miséricorde. »
Elie de Capharnaüm, un ennemi du Christ, est désespéré parce que son petit-fils est mourant. Pierre lui a raconté toute l'histoire et il voit le vieillard venir vers eux.
EMV 161.5 · Tome 3, p. 20-21
161.5 « Pourquoi, Maître, ne pas avoir accompli un miracle éclatant ? Tu aurais dû ordonner au venin de quitter l’enfant, tu aurais dû te montrer Dieu. Au lieu de cela tu as sucé le venin comme l’aurait fait le premier venu. »
Judas n’est pas très content. Il aurait voulu quelque chose de sensationnel.
Mais d’autres sont du même avis :
« Tu devais écraser cet ennemi de toute ta puissance. Tu as entendu, hein ? Son venin est aussitôt réapparu…
– Peu importe le venin. Observez plutôt que, si j’avais agi comme vous l’auriez souhaité, il aurait dit que Béelzéboul m’aidait. Dans son âme en ruines, il peut encore admettre mon pouvoir de médecin. Pas davantage. Le miracle amène à la foi ceux qui sont déjà sur cette route. Mais chez ceux qui n’ont pas d’humilité – la foi prouve toujours l’existence de l’humilité dans une âme –, le miracle les pousse au blasphème. Par conséquent, mieux vaut éviter ce risque en recourant à des procédés apparemment humains. C’est la misère des incrédules, leur misère inguérissable. Il n’y a pas d’argent qui la fasse disparaître, car aucun miracle ne porte à croire ni à être bons. Peu importe. Je fais mon devoir, eux suivent leurs tendances mauvaises.
– Mais alors, pourquoi l’avoir fait ?
– Parce que je suis la Bonté et afin que l’on ne puisse dire que j’ai été vindicatif à l’égard de mes ennemis et provocateur vis-à-vis de ceux qui le sont. J’accumule sur leur tête des charbons ardents. Et ce sont eux qui me la présentent pour que je les accumule. Judas, fils de Simon, sois bon, ne cherche pas à agir comme eux. Mais cela suffit. Allons chez ma Mère. Elle sera heureuse de savoir que j’ai guéri un enfant. »
Le petit-fils d'Elie le pharisien a été mordu par un serpent et Jésus le guérit très simplement, en suçant la blessure et en soufflant sur son visage. Judas lui en fait le reproche.