EMV 200.3 · Tome 3, p. 318
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
Le désir de Dieu précède toujours le désir de la créature, car il est le Très-Parfait et son amour est bien plus actif et brûlant que l’amour de la créature.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 200.3 · Tome 3, p. 318
Le désir de Dieu précède toujours le désir de la créature, car il est le Très-Parfait et son amour est bien plus actif et brûlant que l’amour de la créature.
EMV 203.6 · Tome 3, p. 338
“ Notre Père ”.
Je l’appelle “ Père ”. C’est le Père du Verbe, c’est le Père de Celui qui s’est incarné. C’est ainsi que je veux que vous l’appeliez vous aussi, car vous faites un avec moi, si vous demeurez en moi. Il fut un temps où l’homme devait se jeter face à terre pour soupirer, en tremblant d’épouvante : “ Dieu ! ” Celui qui ne croit pas en moi ni en ma parole est encore pris par cette crainte paralysante… Observez l’intérieur du Temple. Non seulement Dieu, mais aussi le souvenir de Dieu, est caché aux yeux des fidèles par un triple voile. Séparation par la distance, séparation par les voiles, tout a été pris et appliqué pour signifier à celui qui prie : “ Tu es fange. Lui, il est Lumière. Tu es abject. Lui, il est Saint. Tu es esclave. Lui, il est Roi. ”
Mais maintenant !… Relevez-vous ! Approchez-vous ! Je suis le Prêtre éternel. Je peux vous prendre par la main et vous dire : “ Venez. ” Je peux saisir les rideaux du vélarium et les écarter, ouvrant tout grand l’inaccessible lieu, fermé jusqu’à aujourd’hui. Fermé ? Pourquoi ? Fermé à cause de la faute originelle, oui, mais encore plus étroitement fermé par la conscience corrompue des hommes. Pourquoi est-il fermé si Dieu est amour, si Dieu est Père ? Je peux, je dois, je veux vous conduire, non pas dans la poussière, mais dans l’azur ; non pas au loin, mais tout près ; non pas comme des esclaves, mais comme des fils sur le cœur de Dieu.
Dites “ Père ! Père ! ”, et ne vous lassez pas de le répéter. Ne savez-vous pas que, chaque fois que vous le dites, le Ciel rayonne de la joie de Dieu ? Ne diriez-vous que ce mot, avec un amour véritable, vous feriez déjà une prière agréable au Seigneur. “ Père ! Mon père ! ” disent les enfants à leur géniteur. C’est le premier mot qu’ils disent : “ Mère, père. ” Vous êtes les petits enfants de Dieu. Je vous ai engendrés à partir du vieil homme que vous étiez. Ce vieil homme, je l’ai détruit par mon amour, pour faire naître l’homme nouveau, le chrétien. Appelez donc, du premier nom que les enfants connaissent, le Père très saint qui est aux Cieux.
EMV 204.5 · Tome 3, p. 346-347
« (...) Il existe un Dieu unique et vrai.
– Alors… il est là-haut, tout seul, dans son Olympe ? Et que fait-il s’il est seul ?
– Il se suffit à lui-même et s’occupe de la création et de tout ce qui s’y trouve. Je viens de te le dire : Dieu est présent même au bruit du moustique. Il ne s’ennuie pas, n’en doute pas. Ce n’est pas un pauvre homme, maître d’un immense empire où il se sent haï et où il vit dans la crainte. Il est l’Amour, et il vit en aimant. Sa vie est un amour continu. Il se suffit à lui-même parce qu’il est infini et très puissant. Il est la Perfection même. Mais si nombreuses sont les choses créées qui vivent de sa volonté continuelle qu’il n’a guère le temps de s’ennuyer. L’ennui est le fruit de l’oisiveté et du vice. Au Ciel du vrai Dieu, il n’y a ni oisiveté ni vice. Mais bientôt il aura — en plus des anges qui le servent actuellement —, un peuple de justes qui jubileront en lui. Et ce peuple s’accroîtra sans cesse de ceux qui à l’avenir croiront au vrai Dieu.
– Les anges, ce sont les génies ? demande Lydia.
– Non, ce sont des êtres spirituels comme l’est Dieu qui les a créés.
– Et les génies, alors, que sont-ils ?
– Tels que vous les imaginez, ils ne sont que mensonge. Tels que vous les imaginez, ils n’existent pas. Mais ils correspondent à un besoin instinctif de l’homme de rechercher la vérité. Cela vient d’une incitation de l’âme, qui est vivante et présente chez les païens eux-mêmes. Elle souffre aussi en eux, car elle voit son désir déçu : elle reste en effet sur sa faim, dans sa nostalgie du vrai Dieu dont elle garde le souvenir, dans ce corps où elle habite et qui est régi par un esprit païen. Même vous, vous avez eu conscience que l’homme n’est pas seulement de la chair et qu’à son corps périssable est uni quelque chose d’immortel. C’est en ce sens que les villes et les nations possèdent un génie. Voilà donc pourquoi vous croyez, vous éprouvez le besoin de croire aux “ génies ”. Et vous vous donnez les génies de l’individu, de la famille, de la ville, des nations… Vous avez le “ génie de Rome ”, “ le génie de l’empereur ”, et vous les adorez comme des divinités mineures. Entrez dans la vraie foi. Vous aurez la connaissance et l’amitié de votre ange gardien auquel vous devrez vénération, mais pas adoration. Dieu seul doit être adoré. »
EMV 206.10 · Tome 3, p. 367
En vérité, je vous dis que les pauvres sont en Dieu, comme moi je suis dans le Père. C’est pour cela que moi, le Verbe du Père, j’ai voulu naître pauvre et demeurer pauvre. Car, parmi les pauvres, je me sens plus proche du Père qui aime les petits et que les petits aiment de toutes leurs forces. Les riches possèdent beaucoup. Les pauvres n’ont que Dieu. Les riches ont des amis. Les pauvres sont seuls. Les riches ont beaucoup de consolations. Les pauvres n’en ont guère. Les riches ont des distractions. Les pauvres n’ont que leur travail. L’argent facilite tout pour les riches. Les pauvres ont encore la croix de devoir craindre les maladies et les disettes, car cela signifierait pour eux la faim et la mort. Mais les pauvres ont Dieu. C’est leur Ami. C’est leur Consolateur, celui qui les distrait de leur pénible présent par les espérances célestes, celui à qui l’on peut dire — et eux savent le dire, précisément parce qu’ils sont pauvres, humbles et seuls — : “ Père, accorde-nous ta miséricorde. ”
EMV 207.9 · Tome 3, p. 271-384
Es-tu content, Simon-Pierre ? Tu ne dis rien et c’est à peine si tu respires…
– Tellement content… à tel point qu’il me semble être hors du monde, dans un lieu encore plus saint que si j’étais au-delà du velarium du Temple… Tellement content que… que, maintenant que je t’ai vue à cet endroit, et avec la lumière d’alors, je crains de t’avoir traitée, avec respect, certes, comme une grande femme, mais toujours comme une femme. Désormais… désormais je n’oserai plus te dire comme avant : “ Marie. ” Tu étais auparavant pour moi la Mère de mon Maître. Maintenant, maintenant je t’ai vue au sommet de ces flots célestes, je t’ai vue comme une Reine et moi, misérable, voici ce que je fais de cet esclave que je suis. »
Et il se jette à terre, en baisant les pieds de Marie.
C’est maintenant Jésus qui parle :
« Simon, relève-toi, et viens ici, tout près de moi. »
Pierre va à gauche de Jésus car Marie est à sa droite.
« Que sommes-nous, maintenant ? demande Jésus.
– Nous ? Mais nous sommes Jésus, Marie et Simon.
– C’est bien, mais combien sommes-nous ?
– Trois, Maître.
– Une trinité, donc. Un jour, au Ciel, il vint une pensée à la divine Trinité : “ Il est temps que le Verbe aille sur la terre ”, et, dans un frémissement d’amour, le Verbe vint sur la terre. Il se sépara donc du Père et de l’Esprit Saint. Il vint œuvrer sur la terre. Au Ciel, les deux Personnes divines qui étaient restées contemplèrent les œuvres du Verbe et restaient plus unies que jamais pour répandre la Pensée et l’Amour afin d’aider la Parole qui œuvrait sur la terre. Un jour viendra où cet ordre arrivera du Ciel : “ C’est le moment de revenir, car tout est accompli ” ; alors le Verbe retournera au Ciel, ainsi… (Jésus fait un pas en arrière en laissant Marie et Pierre à leur place) et, du haut des Cieux, il contemplera les œuvres des deux restés sur la terre. Ceux-ci, en un mouvement saint, s’uniront plus que jamais pour associer le pouvoir à l’amour et en faire le moyen d’accomplir le désir du Verbe : la rédemption du monde par l’enseignement continu de son Eglise. Et le Père, le Fils et l’Esprit Saint feront de leur rayonnement une chaîne pour resserrer toujours plus les deux qui seront restés sur terre : ma Mère, l’amour ; toi, le pouvoir. Tu devras donc bien traiter Marie en reine, oui, mais sans être un esclave. Es-tu d’accord ?
– Je suis d’accord avec tout ce que tu veux. Je suis anéanti ! Moi, le pouvoir ? Ah, si je dois être le pouvoir, alors oui, je dois m’appuyer sur elle ! Oh, Mère de mon Seigneur ! Ne m’abandonne jamais, jamais, jamais…
– N’aie pas peur. Je te tiendrai toujours par la main, comme cela, comme je le faisais avec mon Bébé jusqu’à ce qu’il soit capable de marcher tout seul.
– Et après ?
– Après, je te soutiendrai par la prière. Allons, Simon, ne doute jamais de la puissance de Dieu. Je n’en ai pas douté, moi, ni Joseph. Toi non plus, tu ne dois pas douter. Dieu nous donne son secours, heure après heure, si nous restons humbles et fidèles…
La Vierge vient de raconter la Nativité avec ses propres mots.
Trinité céleste - Trinité terrestre : Afin d’établir un parallèle entre Trinité céleste (Père, Fils et Esprit-Saint) et trinité terrestre (Jésus, Marie et Pierre), l’explication doit recourir à l’expédient d’attribuer à Dieu des pensées et des comportements humains, en établissant des séparations et des réunions entre Personnes divines.
Il n’est pas question pour autant, note Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, de nier l’union hypostatique (= union des deux natures, divine et humaine) par laquelle le Verbe, étant réellement dans la chair du Fils de Dieu et de Marie, n’a pas cessé de faire un avec le Père et donc avec l’Amour ; il n’a pas cessé d’être le Saint des saints, car il l’était par sa nature divine et il l’était dans sa nature humaine, par grâce et par volonté très parfaites.
La présente note, accompagnée des textes d’EMV 207.11 |EMV 324.3 | EMV 567.17 | EMV 630.21 et EMV 634.11 ainsi que des notes d’EMV 54.5 | EMV 68.1 | EMV 342.5 et EMV 346.5 peuvent aussi servir à interpréter correctement les expressions que l’on trouve en EMV 62.2 (pour m’unir au Père) | EMV 62.4 (j’étais dans le Père) | EMV 123.5 (j’ai quitté le Ciel) | EMV 126.1 (non pas à moi, mais à Celui qui m’a envoyé) | EMV 126.10 | EMV 128.2 (pas moi. Dieu) | EMV 129.3 (Dieu est au Ciel. Lui, il adore et va vers Lui) | EMV 249.4 | EMV 254.3 (Il faudrait le demander à celui qui les a faits) | EMV 272.2 | EMV 287.6 (À Dieu, pas à son Serviteur) | EMV 298.6 (Non pas de moi, mais du Père) | EMV 317.5 | EMV 371.6 | EMV 399.4 (Il a quitté le Père) | EMV 452.11 | EMV 479.2 (Il retourne vers le Père) | EMV 487.9 | EMV 517.2 (Une part de l’union que j’ai laissée) | EMV 534.8 (La Sagesse a quitté les Cieux) |EMV 600.21 (J’ai quitté le Père) | EMV 618.5 (je ne suis plus séparé du Père) | EMV 632.34 (Il a quitté le Ciel) | EMV 637.6 (J’ai quitté le Ciel) | EMV 642.9, etc.
Il faut enfin relever le concept exprimé par Maria Valtorta dans le texte de EMV 474.2/3 : la divinité, toujours unie hypostatiquement à Jésus Homme, n’était pas à tout instant sensible à l’Homme Rédempteur, qui devait aller jusqu’à faire l’expérience de cette douleur.
EMV 207.11 · Tome 3, p. 385-387
Judas qui, encore sous l’impression de la veille, parle peu tout en cherchant à retrouver la liberté qu’il avait auparavant, l’interrompt :
« Voilà : je voudrais comprendre pourquoi l’Incarnation devait absolument avoir lieu. Dieu seul peut parler de façon à vaincre Satan. Dieu seul peut avoir le pouvoir de racheter et je n’en doute pas. Cependant, voilà, il me semble que le Verbe pouvait s’humilier moins qu’il ne l’a fait en naissant comme tous les hommes, en s’assujettissant aux misères de l’enfance et au reste. N’aurait-il pas pu apparaître sous une forme humaine, déjà adulte, sous les apparences d’un adulte ? Ou, s’il voulait vraiment avoir une mère, en choisir une, mais adoptive comme il l’a fait pour son père ? Il me semble qu’une fois, je le lui ai demandé, mais il ne m’a pas répondu longuement, ou bien je ne m’en souviens pas.
– Demande-le-lui ! Puisque nous sommes dans le sujet…, dit Thomas.
– Pas moi. Je l’ai fâché et je ne me sens pas encore pardonné. Demandez-le-lui pour moi.
– Pardon ! Nous acceptons tout sans tant d’explications, et ce serait à nous de poser des questions ? Ce n’est pas pensable ! Riposte Jacques, fils de Zébédée.
– Qu’est-ce qui n’est pas pensable ? » demande Jésus.
Après un moment de silence, Simon le Zélote se fait l’interprète de tous et répète les questions de Judas et les réponses des autres.
« Moi, je ne garde pas rancune. C’est la première chose que je dois dire. Je fais les observations que je dois faire, je souffre et je pardonne. Ceci dit pour celui qui a peur ; d’ailleurs, cette peur est encore le fruit de son trouble. En ce qui concerne mon Incarnation réelle, je réponds : il est juste qu’il en ait été ainsi. A l’avenir, beaucoup tomberont dans toutes sortes d’erreurs au sujet de mon Incarnation. Ils me prêteront précisément les formes que Judas aurait voulu que je prenne : un homme dont le corps est en apparence formé de matière, mais en réalité fluide, comme un jeu de lumière, grâce auquel je serais et ne serais pas une chair. Et la maternité de Marie existerait sans vraiment exister. En vérité, je suis une chair, et Marie est la Mère du Verbe fait chair. Si l’heure de ma naissance ne fut qu’extase, c’est parce qu’elle est la nouvelle Eve qui ne porte pas le poids de la faute ni l’héritage du châtiment. Mais cela n’a pas été pour moi une dégradation de reposer en elle. Est-ce que par hasard la manne était avilie du fait qu’elle était dans le Tabernacle ? Non, elle était au contraire honorée de se trouver en ce lieu.
D’autres affirmeront que, n’étant pas une chair réelle, je n’ai pas enduré la souffrance ni la mort durant mon séjour sur la terre. Oui, comme on ne pourra nier mon existence, on niera la réalité de mon Incarnation ou la vérité de ma divinité. Non, en vérité, je suis éternellement Un avec le Père et je suis uni à Dieu en tant que Chair car l’Amour peut avoir rejoint ce qui ne peut être rejoint dans sa Perfection en se revêtant de chair pour sauver la chair. C’est ma vie entière qui répond à toutes ces erreurs, elle qui donne son sang depuis ma naissance jusqu’à ma mort et qui s’est assujettie à tout ce qu’elle partage avec l’homme, à l’exception du péché. Oui, je suis né de Marie, et cela pour votre bien. Vous ne savez pas à quel point la Justice s’adoucit à partir du moment où elle a la Femme comme collaboratrice. Es-tu satisfait, Judas ?
– Oui, Maître.
– Fais-en sorte que, toi aussi, tu me satisfasses. »
Judas baisse la tête de confusion ; peut-être est-il réellement touché par tant de bonté.
La halte se prolonge sous l’ombre fraîche du pommier. Certains dorment, d’autres somnolent. Mais Marie se lève et retourne dans la grotte, et Jésus la suit…
EMV 207.11 · Tome 3, p. 386
En vérité, je suis éternellement Un avec le Père et je suis uni à Dieu en tant que Chair car l’Amour peut avoir rejoint ce qui ne peut être rejoint dans sa Perfection en se revêtant de chair pour sauver la chair. C’est ma vie entière qui répond à toutes ces erreurs, elle qui donne son sang depuis ma naissance jusqu’à ma mort et qui s’est assujettie à tout ce qu’elle partage avec l’homme, à l’exception du péché. Oui, je suis né de Marie, et cela pour votre bien. Vous ne savez pas à quel point la Justice s’adoucit à partir du moment où elle a la Femme comme collaboratrice.
Certains affirmeront que Jésus n'a pas eu une chair réelle et n'a pas connu ni la souffrance ni la mort. Ils nieront son Incarnation et sa divinité. Jésus dit alors :
EMV 208.2 · Tome 3, p. 389
« Au Ciel, il n’y a pas d’orphelins. Nous avons Dieu, et Dieu est tout. Nous ne le sommes même pas ici-bas, car le Père est toujours avec nous.
– Mais, dans cette belle prière que ma mère et toi m’avez enseignée, elle, la nuit et toi, pendant la journée, Jésus dit : “ Notre Père qui es aux Cieux. ” Nous ne sommes pas encore au Ciel, comment donc sommes-nous avec lui ?
– Parce que Dieu est partout, mon enfant. Il veille sur le bébé qui naît comme sur le vieillard qui meurt. L’enfant qui naît en ce moment, à l’endroit le plus reculé de la terre, a sur lui le regard et l’amour de Dieu, et ce jusqu’à sa mort.
Dans cette belle prière que ma mère et toi m’avez enseignée, elle, la nuit et toi, pendant la journée : cf. l'EMV 206.
EMV 208.2 · Tome 3, p. 389
Dieu est partout, mon enfant. Il veille sur le bébé qui naît comme sur le vieillard qui meurt. L’enfant qui naît en ce moment, à l’endroit le plus reculé de la terre, a sur lui le regard et l’amour de Dieu, et ce jusqu’à sa mort.
EMV 208.4 · Tome 3, p. 390-391
« Ecoute, Marziam : veux-tu rejoindre un jour ta maman, ton père, tes frères, ton vieux père ?
– Oui…
– Dans ce cas, tu ne dois haïr personne. Celui qui hait n’entre pas au Ciel. Tu ne peux pas, maintenant, prier pour Doras ? Eh bien, ne prie pas, mais ne hais pas. Sais-tu ce que tu dois faire ? Tu ne dois jamais te retourner en arrière pour penser au passé…
– Mais mon père qui souffre, ce n’est pas du passé…
– C’est vrai, Marziam, mais essaie de faire cette simple prière : “ Notre Père, qui es aux Cieux, pense toi-même à ce que je désire… ” Tu verras que le Père t’écoute de la meilleure des manières. Même si tu tuais Doras, qu’obtiendrais-tu ? Tu perdrais l’amour de Dieu, le Ciel, l’union avec tes parents, et tu ne ferais pas disparaître les souffrances du vieillard que tu aimes. Tu es trop petit pour pouvoir le faire. Mais Dieu, lui, le peut. Parles-en à lui. Dis-lui : “ Tu sais à quel point j’aime mon vieux père et tous les malheureux. Occupe-toi d’eux, toi qui peux tout. ” Comment ? Ne veux-tu pas annoncer la Bonne Nouvelle ? Mais elle parle d’amour et de pardon ! Comment peux-tu dire à un autre : “ Ne hais pas. Pardonne ” si, toi-même, tu ne sais pas aimer et pardonner ? Laisse faire le bon Dieu, laisse-le faire et tu verras comment il règle bien toutes choses. Le feras-tu ?
– Oui, parce que je t’aime. »
Jésus console un enfant, Marziam, qui a énormément souffert aux mains du pharisien Doras. Il le hait et veut sa mort...