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Jérusalem

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EMV 68 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus va au Temple. Il demande à Judas de lui amener le magistrat, pour lui demander l'autorisation de parler. Judas lui fait remarquer qu'il n'en a pas besoin, puisqu'il est le Fils de Dieu, mais Jésus veut respecter les moeurs et les coutumes, sans créer de scandales. Lors de la purification, il ne l'a pas fait, car il était le Fils du Père : maintenant, il est le Maître, et il ne souhaite pas créer de scandales. Du reste, il enjoint son apôtre à l'obéissance et il l'encourage à toujours se souvenir qu'il a respecté les castes dominantes.

Le Christ se présente au magistrat et il décline son identité, son lieu de naissance, sa parenté. Après avoir un peu échangé avec Judas, il donne un discours, en évoquant son intervention dans l'EMV 67. Il scande la miséricorde et le pardon, ainsi que le fait d'aimer ses ennemis. Puis il parle du Baptiste, à qui il unit sa voix, et il invite les âmes à venir à la Lumière. On l'interroge sur le Précurseur, et Jésus reconnaît sa sainteté. Mais Judas veut faire savoir que le Seigneur est le Messie... Si bien que finalement, il faut un miracle auprès de quelqu'un sur le point de devenir aveugle. On lui demande alors de quelle autorité Jésus fait cela et le Christ répond.

EMV 68.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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68.1 Je vois Jésus, accompagné de Judas, pénétrer dans l’enceinte du Temple et, après avoir franchi la première terrasse – ou, si l’on préfère, la première plate-forme –, s’arrêter dans un endroit entouré de portiques qui borde une grande cour pavée de marbres de couleurs variées. L’endroit est fort beau et très fréquenté.

EMV 68.1-3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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68.1 Je vois Jésus, accompagné de Judas, pénétrer dans l’enceinte du Temple et, après avoir franchi la première terrasse – ou, si l’on préfère, la première plate-forme –, s’arrêter dans un endroit entouré de portiques qui borde une grande cour pavée de marbres de couleurs variées. L’endroit est fort beau et très fréquenté.

Jésus regarde autour de lui et voit une place qui lui plaît. Mais avant de s’y rendre, il dit à Judas :

« Appelle-moi le magistrat responsable. Je dois me faire reconnaître pour qu’on ne dise pas que je manque aux coutumes et au respect.

– Maître, tu es au-dessus des coutumes, et personne plus que toi n’a le droit de parler dans la Maison de Dieu, toi, son Messie.

– Nous le savons toi et moi, mais pas eux. Je ne suis pas venu pour scandaliser ni pour enseigner à violer non seulement la Loi, mais aussi les coutumes. Au contraire : je suis venu justement pour enseigner le respect, l’humilité et l’obéissance et pour supprimer les scandales. C’est pourquoi je veux demander à pouvoir parler au nom de Dieu, en faisant reconnaître par le magistrat responsable que je suis digne de le faire.

– La dernière fois, tu ne l’as pas fait.

– La dernière fois, j’étais brûlé par le zèle de la Maison de Dieu profanée par trop de choses. La dernière fois, j’étais le Fils du Père, l’Héritier qui, au nom du Père et par amour de ma Maison, agissait avec majesté, majesté à laquelle magistrats et prêtres sont inférieurs. Maintenant, je suis le Maître d’Israël et j’en­seigne aussi cela à Israël. Et puis, Judas, crois-tu que le disciple soit au-dessus du Maître ?

– Non, Jésus.

– Et toi, qui es-tu ? Et qui suis-je ?

– Tu es le Maître, moi le disciple.

– Alors, si tu reconnais qu’il en est ainsi, pourquoi veux-tu faire la leçon au Maître ? Va et obéis. Moi, j’obéis à mon Père. Toi, obéis à ton Maître. La première condition pour être fils de Dieu, c’est d’obéir sans discuter, en pensant que le Père ne peut que donner des ordres saints. Et la première condition du disciple est d’obéir à son Maître en pensant que le Maître sait et ne peut donner que des ordres justes.

– C’est vrai. Pardon. J’obéis.

– Je te pardonne. Va. Et, Judas, prends bien conscience encore d’une chose, rappelle-toi ceci. Rappelle-le-toi toujours à l’avenir...

– D’obéir ? Oui.

– Non, rappelle-toi que, moi, je me suis toujours montré respectueux et humble envers le Temple. Envers le Temple, c’est-à-dire envers les classes dominantes. Va. »

Judas le regarde d’un air pensif, interrogateur... mais il n’ose pas l’interroger davantage, et il s’en va, méditatif.

68.2 ... Il revient avec un personnage richement vêtu.

« Voici, Maître, le magistrat.

– Que la paix soit avec toi. Je te demande la permission d’enseigner à Israël parmi les rabbins d’Israël.

– Tu es rabbin ?

– Je le suis.

– Quel a été ton maître ?

– L’Esprit de Dieu, qui me parle avec sagesse et m’éclaire toute parole des textes sacrés.

– Serais-tu plus grand qu’Hillel, toi qui prétends con­naître toute doctrine sans avoir eu de maître? Comment quelqu’un peut-il se former s’il n’y a personne pour s’en charger ?

– De la même manière que s’est formé David, ce berger inconnu devenu roi puissant et sage par la volonté du Seigneur.

– Ton nom ?

– Jésus, fils de Joseph de Nazareth, fils de Jacob, de la race de David, et de Marie, fille de Joachim, de la race de David, et d’Anne, fille d’Aaron ; Marie est la vierge dont le mariage a été célébré au Temple, parce qu’elle était orpheline, par le grand prêtre, selon la Loi d’Israël.

– Qui peut en apporter la preuve ?

– Il doit y avoir encore des lévites qui se souviennent de cet événement et qui étaient contemporains de Zacharie, de la classe d’Abias, mon parent. Interroge-les, si tu doutes de ma sincérité.

– Je te fais confiance. Mais qu’est-ce qui me prouve que tu es capable d’enseigner ?

– Ecoute-moi, et tu jugeras par toi-même.

– Tu es libre de le faire, mais... n’es-tu pas nazaréen ?

– Je suis né à Bethléem de Juda, à l’époque du recensement ordonné par César. Proscrits par des ordres injustes, les descendants de David se trouvent partout. Mais la race est celle de Juda.

– Tu sais... les pharisiens... toute la Judée... à l’égard de la Galilée...

– Je le sais, mais rassure-toi. C’est à Bethléem que j’ai vu le jour, à Bethléem Ephrata d’où vient ma race. Si je vis aujourd’hui en Galilée, c’est pour que s’accomplisse ce qui a été annoncé. »

Le magistrat s’éloigne de quelques mètres, et court là où on l’appelle.

68.3 Judas demande :

« Pourquoi ne lui as-tu pas dit que tu étais le Messie ?

– Mes paroles le diront.

– Qu'est-ce qui est annoncé et doit s’accomplir ?

– La réunion de tout Israël sous l’enseignement de la parole du Christ. Je suis le Pasteur dont ont parlé les prophètes et je viens rassembler les brebis de tout le pays. Je viens guérir les malades et ramener les égarés au bon pâturage. Pour moi, il n’y a ni Judée ni Galilée, ni Décapole ou Idumée. Il n’y a qu’une seule chose : l’Amour qui embrasse d’un seul regard et unit dans une étreinte unique pour sauver... »

Jésus est inspiré. Il semble émettre des rayons tant il sourit à son rêve. Judas le regarde avec admiration.

EMV 69 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus sort du Temple avec Judas. Celui-ci veut l'accompagner, mais Jésus lui dit qu'il a besoin de prier avec le Père. Il affirme ainsi que l'esprit doit toujours primer avant la chair et qu'on doit presque tuer celle-ci au profit de la vie surnaturelle. Judas demande alors comment on ne peut pas se préoccuper de la chair et évoque le commandement "Tu ne tueras point". Jésus lui répond alors qu'on doit prendre de la nourriture avec continence, sans s'empoisonner ou trop se nourrir car celle-ci flatte le goût. Puis, il revient sur le suicide et en parle longuement. Le Christ déclare ainsi que celui qui se suicide pèche par orgueil. Judas signale qu'on se suicide par désespoir, mais Jésus dit que le désespoir n'est rien d'autres que de l'orgueil : car on croit qu'on n'a plus de secours nulle part, pas même de Dieu qui est un Père et qui peut nous tendre la main. Judas fait remarquer que tous ceux qui se sont suicidés dans l'Ecriture avant sa venue ont péché, mais le Maître déclare qu'ils auront pu recevoir la Miséricorde de Dieu, même s'il n'est jamais permis de faire violence, à soi ou à autrui. Après la venue du Verbe, par contre, le péché du suicide sera toujours sévèrement condamné par Justice de Dieu si le pécheur se suicide en déclarant qu'il est pour toujours séparé de Dieu et qu'il ne peut recevoir son pardon. La vie étant un don de Dieu, il faut l'aimer, et l'utiliser pour gagner l'éternité.

Judas comprend la pensée du Christ, mais a du mal à l'appliquer. Ils parlent alors de la tentation du Christ, puis Jésus parle des anges (des purs esprits) et de l'homme, roi de la création, que Jésus vient réhabiliter.

Sur le point de quitter Jésus, Judas lui demande quand même s'il ne peut pas l'amener ailleurs que dans l'oliveraie, pour le faire "mieux considéré". Mais si Jésus le remercie pour sa considération, il aime rester dans ce milieu humble. Il viendra pour tous, pour les petits comme pour les grands, mais restera surtout là où se trouve l'humilité. Enfin, les deux hommes se quittent ensuite peu après.

EMV 70 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus arrive à la maison de Jonas, dans l'oliveraie de Gethsémani. Celui-ci lui apprend alors que Jean est venu et Jésus va aussitôt à sa rencontre. Ils se retrouvent et le jeune disciple est heureux. Il l'informe qu'il est parti de Docco avec Simon et que ce dernier est parti trouver Lazare, à Béthanie. Jean estime que Simon est très compétent, mais le Maître lui dit que lui aussi agit très bien.

Ils arrivent à la maisonnée et prennent le repas avec leur hôte. Puis, ils sortent dans l'oliveraie d'où ils voient Jérusalem et Jésus fait un commentaire sur le Temple, qui n'est plus le Lieu Saint qu'il devrait être. Jean propose alors d'aller voir Hanne et Caïphe ainsi qu'un riche marchand de poisson pour parler de Jésus et pour que ce dernier se fatigue moins, mais le Seigneur décline l'invitation et parle de celle de Judas, qui lui avait fait une proposition semblable pour "être mieux considéré". Jean croit que Judas sera meilleur qu'eux car plus instruit, mais Jésus lui apprend que ce n'est pas le cas, que souvent ce sont les coeurs vierges de toute connaissance qui savent le plus aimer. Cela dit, il lui demande d'être un ami de Judas, pour l'aider à devenir meilleur.

Sur ces entrefaites, Jean parle de Simon-Pierre et de la bourse qu'il reçoit par un inconnu (Matthieu). Il lui donne l'argent et Jésus dit qu'il la distribuera aux pauvres, et que Judas découvrira ainsi leurs habitudes. Jean comprend alors qui c'est et en est surpris, mais il donne des nouvelles de Thomas, qui est allé à la rencontre de Philippe et Barthélémy. Jésus lui dit alors qu'ils veut que les Douze s'aiment sans préférence, comme une sainte famille.

Il déclare enfin qu'il va prier et Jean veut rester avec lui, mais il s'endort bientôt, et Jésus continue la prière en silence, pendant que son apôtre repose sur son coeur.

Pour terminer, Jésus donne une dictée en comparant Judas et Jean. Le premier garde sa façon de pensée et de voir, le second se dépouille totalement de lui-même pour être "le disciple". C'est le modèle pour tous les apôtres, alors que Judas est le type même de tous les apôtres ratés.

EMV 70.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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70.1 Je vois Jésus se diriger vers une petite maison basse et blanche au milieu de l’oliveraie. Un tout jeune garçon le salue. Il semble être d’ici car il tient des outils pour arroser et sarcler.

« Que Dieu soit avec toi, Rabbi. Ton disciple Jean est venu et il est reparti maintenant pour aller à ta rencontre.

– Il y a longtemps ?

– Non, il vient de prendre ce sentier. Nous pensions que tu arriverais de Béthanie... »

Jésus part en hâte, bondit dans l’autre sens.

EMV 70.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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70.2 Arrivés à la maisonnette, ils entrent dans la cuisine basse et enfumée. Le maître de maison les salue :

« Que la paix soit avec toi ! »

Jésus répond :

« Paix à cette maison, à toi et à ceux qui vivent avec toi. Un disciple m’accompagne.

– Pour lui aussi, il y aura du pain et de l’huile.

– J’ai apporté du poisson séché que m’ont donné Jacques et Pierre. Et en passant à Nazareth, ta Mère m’a donné du pain et du miel pour toi. J’ai marché sans arrêt, mais maintenant il doit être dur.

– Peu importe, Jean, il aura toujours la saveur des mains de ma Mère. »

Jean tire ses trésors de la besace qu’il avait posée dans un coin. Je vois préparer le poisson sec d’une manière insolite. On le plonge quelques instants dans l’eau chaude, puis on le badigeonne d’huile et on le fait griller sur la flamme.

Jésus bénit la nourriture et s’assied à table avec son disciple. Le maître de maison – que j’entends appeler Jonas – et son fils s’y asseyent eux aussi. La mère va et vient, apportant le poisson, les olives noires, des légumes cuits à l’eau et assaisonnés à l’huile. Jésus offre aussi du miel. Il l’offre à la mère en l’étendant sur le pain.

« Il vient de mes ruches, dit-il. Ma Mère prend soin des abeilles. Mange-le, il est bon. Tu es tellement bonne avec moi, Marie, que tu mérites bien ça, et plus encore », ajoute-t-il parce que la femme ne voudrait pas le priver de ce doux miel.

Le repas se termine rapidement au milieu de brèves conversations. A peine ont-il fini et rendu grâces pour la nourriture prise que Jésus propose à Jean :

« Viens, sortons un peu dans l’oliveraie. La nuit est tiède et claire. Il fera bon rester un peu dehors. »

Le maître de maison dit :

« Maître, je te salue. Je suis fatigué et mon fils aussi. Nous allons nous reposer. Je laisse la porte poussée et la lumière sur la table. Tu sais comment faire.

– Oui, vas-y, Jonas, et éteins aussi la lampe. Il fait un si beau clair de lune que nous y verrons sans lumière.

– Mais ton disciple, où dormira-t-il ?

– Avec moi. Sur ma natte, il y a encore de la place pour lui ; n’est-ce pas, Jean ? »

Jean est ravi à l’idée de dormir à côté de Jésus.

Détail

Jésus est avec Jean et ils vont dans une maison amie, celle de l'oliveraie de Gethsémani, possédée par Jonas et Marc, son fils.

EMV 70.3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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70.3 Ils sortent dans l’oliveraie, mais auparavant Jean a pris quelque chose dans le sac posé dans le coin. Ils font quelques pas et arrivent sur un talus d’où l’on voit toute la ville de Jérusalem.

« Asseyons-nous ici et discutons » dit Jésus.

Mais Jean préfère s’asseoir à ses pieds sur l’herbe courte et il reste, le bras appuyé sur les genoux de Jésus, la tête posée sur son bras, jetant de temps à autre un regard sur son Jésus. On dirait un enfant auprès de la personne qui lui est la plus chère.

« C’est beau, ici aussi, Maître. Regarde comme la ville semble grande, la nuit. Plus que de jour.

– C’est parce que la lumière de la lune en estompe les contours. Vois, on dirait qu’une lumière argentée en repousse les limites. Regarde le sommet du Temple, là-haut. Ne semble-t-il pas suspendu dans le vide ?

– On dirait que les anges le portent sur leurs ailes d’argent. »

Jésus soupire.

« Pourquoi soupires-tu, Maître ?

– Parce que les anges ont abandonné le Temple. Son aspect de pureté et de sainteté se limite à ses murs. Chaque lieu a son âme, c’est-à-dire l’esprit pour lequel il fut édifié, et le Temple devrait avoir une âme de prière, de sainteté. Or ceux qui devraient donner cette âme au Temple sont les premiers à la lui enlever. On ne peut donner ce qu’on ne possède plus, Jean. Et s’il y a beaucoup de prêtres et de lévites qui vivent là, il n’y en a pas même un sur dix qui soit en état de donner la vie au Lieu saint. C’est la mort qu’ils donnent. Ils lui communiquent la mort qui est dans leur âme, la mort à ce qui est saint. Ils ont beau connaître les formules, ils n’ont pas la vie qui devrait les animer. Ce sont des cadavres qui n’ont d’autre chaleur que celle qui leur vient de la putréfaction qui les gonfle.

– Est-ce qu’ils t’ont fait du mal, Maître ? »

Jean est tout désolé.

« Non, ils m’ont même laissé parler quand je leur ai demandé de le faire.

– Tu l’as demandé ? Pourquoi ?

– Parce que je ne veux pas être celui qui déclare la guerre. La guerre viendra quand même, car certains auront de moi une sotte peur humaine, et je serai un reproche pour d’autres. Mais cela doit être porté sur leur livre, pas sur le mien. »

Détail

Jésus est avec Jean, dans l'oliveraie de Gethsémani. Ils voient toute la cité de Jérusalem.

EMV 71 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus parle à Judas. Ils attendent Simon le Zélote et Jean de Zébédée, qui doivent le rejoindre. Jésus lui révèle d'ailleurs que Jean est son premier disciple et Judas en est blessé, mais il ne dit rien au Maître. Celui-ci, qui connaît les coeurs, demande alors à l'Iscariothe pourquoi il ne lui dit pas ce qu'il pense. Puis, il lui demande si son père l'aimait, et Judas parle de son géniteur avec émotion. Le Seigneur lui assure alors que, si son père l'a élevé comme Judas le lui dit, c'était assurément un juste et qu'il exultera de le savoir disciple du Messie. Mais Judas doit voir en Jésus le père qu'il avait perdu et ne rien lui cacher. Judas lui déclare alors qu'il saura devenir bon si le Christ l'aime à ce point. Il lui avoue d'ailleurs qu'il a été blessé de ne pas avoir été le premier disciple, mais Jésus lui assure qu'il ne fait pas de différences en son coeur entre les premiers et les derniers.

Simon et Jean arrivent sur ces entrefaites. L'ancien lépreux salue son Sauveur avec un cri de joie, et Jésus le bénit pour son travail d'évangélisation qu'il a déjà accompli. Simon en profite pour évoquer Lazare et Jésus promet qu'il ira le voir. Puis les présentations entre les disciples ont lieu. Jésus envoie Jean avec Judas et il demande à Simon d'être toute indulgence pour cet homme que Simon-Pierre, et d'autres, n'apprécieront pas. Simon acquiesce et ils vont sur ces paroles évangéliser le peuple au Temple.

EMV 72 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus, Jean, Simon le Zélote, Judas sont ensemble. Le Maître leur demande de l'accompagner en Judée, sauf si cela leur est très pénible, en particulier à Simon. Mais ce dernier affirme qu'il a une vigueur nouvelle depuis le miracle du Seigneur et que les écailles de la Haine sont tombées de son coeur. Il affirme même que ce miracle du coeur est plus grand que le miracle physique et grognon, Judas demande pourquoi Jésus n'agit pas ainsi avec tout le monde. Jean intervient alors et dit que le Maître les change déjà : c'est tout du moins son cas depuis que le Messie l'a appelé à le suivre. Le Bien-Aimé est ensuite gêné d'avoir parlé devant le Maître, mais le frère de Jacques ne voulait pas que Judas attriste le Maître. Alors Jésus prend la parole et dit que viendra un temps où ils recevront la force, la grâce, la sagesse du Seigneur et qu'ils jugeront avec justice. Il dit même qu'il les enverra et qu'ils sauront accomplir des miracles... Judas jubile à cette pensée, Jean moins car ils ne seront plus avec Jésus. Simon le Zélote leur fait néanmoins remarquer que si le Christ agit ainsi, c'est qu'il saura ce qu'il fait et qu'il faut lui faire confiance, en restant humble même quand ils font des miracles. Judas déclare que s'il veut faire des miracles, c'est pour voir le Maître triompher... Et Simon lui parle habilement des pensées humaines qui corrompent l'image du Christ annoncé dans les Ecritures : il prend ainsi l'exemple des Zélotes, qui voulaient un Royaume humain et qui ont été punis par Dieu et par Rome. Dans son châtiment, toutefois, Simon a su connaître le Fils de Dieu et le reconnaître au moment propice.

La conversation se tarit et Jésus leur révèle qu'ils vont à Bethléem.