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Région de Galilée

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EMV 188.9 · Tome 3, p. 239-240

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Tiens, c’est la clé de ma maison. Je pars, pour toujours. Je te suis reconnaissant car tu es mon bienfaiteur. Tu m’as rendu une famille. Fais de mes biens tout ce que tu veux… et soigne mes poulets. Ne les maltraite pas. A chaque sabbat un romain vient acheter les œufs… Cela te fera un revenu… Traite-les bien, mes poules… et que Dieu t’en récompense. »

Le vieillard est stupéfait… Il prend la clé et reste bouche bée.

Jésus dit :

« Oui, fais comme il te le dit, et moi aussi je t’en serai reconnaissant. Au nom de Jésus, je te bénis.

– Le Nazaréen ! C’est toi ! Miséricorde ! J’ai parlé avec le Seigneur ! Femmes ! Femmes ! Hommes ! Le Messie est parmi nous ! »

Il crie comme un putois, et les gens arrivent de tous côtés.

« Bénis-nous ! Bénis-nous ! » crient-ils.

Certains disent : « Reste ! », d’autres : « Où vas-tu ? Dis-nous au moins où tu vas.

– A Naïm. Je ne puis rester.

– Nous te suivons ! Tu veux bien ?

– Venez. Et à ceux qui restent, paix et bénédiction. »

Ils se dirigent vers la grand-route et s’y engagent.

Détail

Jean d'En-Dor quitte tout et va donner la clé de sa maison à un vieillard. Celui-ci va comprendre que Jésus est le Messie.

EMV 189 · Tome 3, p. 241-245

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : À Naïm. Résurrection du fils d’une veuve.

Date de la vision : Jeudi 14 juin 1945.

Calendrier : Vendredi 17 mars 28 (4 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Naïm

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Jésus arrive à Naïm. Les habitants d'En-Dor le suivent toujours. Ils rencontrent alors un cortège funéraire. Les apôtres tentent de deviner qui est décédé, et présument que c'est un enfant ou une vierge, mais ils finissent par comprendre que c'est un jeune adulte. Les disciples sont émus par la douleur de la pauvre veuve qui a perdu son fils. Jésus est lui d'une profonde douceur et s'approche du cortège, ce qui provoque une réaction virulente de la maman en deuil. Le Maître la calme et demande de poser la litière au sol. On s'exécute et il réalise alors le miracle : le défunt ressuscite. Cela provoque un vif émoi dans la foule, qui l'empêche de partir. En voyant désormais cet heureux cortège, Jésus pleure en pensant à la désolation future de sa Mère.

La mère bénit finalement le Seigneur avec son fils, et le Maître peut enfin partir. Le chef de la synagogue cherche à le retenir, mais le Christ dit qu'il doit continuer sa route. Il lui promet finalement de revenir.

Contenu du chapitre : 189.1 : À l’approche de Naïm, un cortège funèbre sort des murs de la ville. 189.2 : Jésus saisi de compassion par la douleur de la mère, ressuscite le jeune homme. 189.3 : Le jeune homme, encore prisonnier de ses bandelettes, appelle sa mère. 189.4 : Jésus a les larmes aux yeux en pensant à sa propre Mère. 189.5 : Jésus promet au chef de synagogue de revenir.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 50.

EMV 189.1 · Tome 3, p. 241-242

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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189.1 Naïm devait avoir une certaine importance au temps de Jésus. Sans être très grande, la ville est bien construite. Enfermée dans l’enceinte de ses murs, elle s’étend sur une colline basse et riante, un contrefort du petit mont Hermon, et elle domine une plaine très fertile qui oblique vers le nord-ouest.

On y arrive, en venant d’En-Dor, après avoir franchi un cours d’eau qui est certainement un affluent du Jourdain. Pourtant, de cet endroit, on ne voit plus le Jourdain, et pas davantage sa vallée, parce que des collines le cachent en formant vers l’est un arc en forme de point d’interrogation.

Jésus s’y rend par une grand-route qui unit la région du lac à l’Hermon et à ses villages. Derrière lui marchent de nombreux habitants d’En-Dor qui n’arrêtent pas de bavarder.

La distance qui sépare le groupe des apôtres des murs est maintenant très courte : deux cents mètres, tout au plus. La grand-route entre directement dans la ville par une porte qui est grande ouverte, car il fait plein jour. On peut donc apercevoir ce qui se trouve immédiatement au-delà des murs. C’est ainsi que Jésus, qui conversait avec ses apôtres et le nouveau converti, voit venir, dans un grand bruit de pleureuses et un semblable apparat oriental, un cortège funèbre.

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Maria Valtorta a fait un croquis des lieux : cliquez ici pour le voir.

EMV 189.5 · Tome 3, p. 244-245

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Finalement, Jésus peut se dégager de leur étreinte et entrer en ville. La foule le suit et le poursuit, avec toute l’exigence de son amour. Un homme accourt et le salue profondément.

« Je te prie de demeurer sous mon toit.

– Je ne le peux pas. La Pâque m’interdit toute halte sauf celles qui sont fixées d’avance.

– Dans quelques heures, ce sera le crépuscule et on est ven­dredi…

– Justement, je dois avoir achevé mon étape avant le crépuscule. Je te remercie tout de même, mais ne me retiens pas.

– Mais je suis le chef de la synagogue.

– Tu veux dire par là que tu en as le droit. Homme, il suffisait que je m’attarde une heure et cette mère n’aurait pas recouvré son fils. Je vais là où d’autres malheureux m’attendent. Ne retarde pas leur joie par égoïsme. Je viendrai certainement une autre fois et je resterai avec toi à Naïm plusieurs jours. Pour l’instant, laisse-moi partir. »

L’homme n’insiste plus. Il dit seulement :

« C’est dit. Je t’attends.

– Oui. Que la paix soit avec toi et avec les habitants de Naïm. A vous aussi, habitants d’En-Dor, paix et bénédiction. Rentrez chez vous. Dieu vous a parlé par le miracle. Faites qu’il arrive en vous, à force d’amour, autant de résurrections au bien qu’il y a de cœurs. »

Un dernier concert d’hosannas, puis la foule laisse partir Jésus qui traverse en diagonale la ville et sort dans la campagne, vers Esdrelon.

Détail

Jésus vient de ressusciter Daniel, de Naïm. La foule est en liesse.

Annotation

Je vais là où d’autres malheureux m’attendent. Ne retarde pas leur joie par égoïsme. Jésus parle là des paysans de Yokhanan, qui l'attendent dans la plaine d'Esdrelon.

EMV 190 · Tome 3, p. 245-248

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : L’arrivée dans la plaine d’Esdrelon, vendredi, au crépuscule.

Date de la vision : Vendredi 15 juin 1945.

Calendrier : Vendredi 17 mars 28 (4 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Esdrelon

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Jésus arrive dans la plaine d'Esdrelon. Pierre part en avant pour voir si Doras, le fils de Doras, est bien parti à Jérusalem. En chemin, le Seigneur rencontre Isaïe, un paysan de Yokhanan, et l'homme révèle que les champs de Doras sont un véritable désastre. Yokhanan, de son côté, a des terres fertiles, ce qui crée un contraste plus grand entre les terres ravagées et les terres qui portent du fruit et qui sont saines. Suite au malheur de son voisin, Yokhanan craint le Seigneur, et a décidé de ne pas maltraiter ses serviteurs. Jésus demande l'hospitalité auprès des domestiques du pharisien, et il est convenu qu'on rassemblera comme on peut les anciens serviteurs de Doras, qui ont été éparpillés suite à la mort de leur ancien maître.

Contenu du chapitre : 190.1 : Les nouvelles dispositions de Yokhanan envers Jésus qu’il craint. 190.2 : Les champs de Doras, maudits, sont complètement ravagés. 190.3 : Jésus séjourne chez les paysans de Yokhanan.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 51.

EMV 190.1-3 · Tome 3, p. 245-248

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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190.1 C’est le début du crépuscule et le ciel rougit lorsque Jésus arrive en vue des champs de Yokhanan.

« Hâtons le pas, mes amis, avant que le soleil ne se couche. Toi, Pierre, va avec ton frère prévenir nos amis, ceux de Doras.

– J’y vais, oui, et aussi pour vérifier que le fils est bien parti. »

Pierre prononce ce mot “ fils ” sur un ton qui vaut un long discours. Et il s’en va…

Entre-temps, Jésus avance plus lentement, et il regarde autour de lui pour voir s’il découvre quelque paysan de Yokhanan. Mais il n’y a que les champs fertiles, avec des épis déjà bien formés.

Finalement, un visage en sueur apparaît au milieu des plants de vigne, suivi d’un cri :

« O Seigneur béni ! », et le paysan sort de la vigne en courant pour venir se prosterner devant Jésus.

« Que la paix soit avec toi, Isaïe !

– Oh ! Tu te rappelles même mon nom ?

– Je l’ai inscrit dans mon cœur. Lève-toi. Où se trouvent tes compagnons ?

– Là, dans la pommeraie, mais je vais les avertir. Tu es notre hôte, n’est-ce pas ? Le maître n’est pas là, nous pouvons te faire fête. Et puis… un peu par peur, un peu sous l’effet de la joie, il est meilleur. Pense donc : il nous a donné l’agneau, cette année, et il nous a permis d’aller au Temple ! Il ne nous a donné que six jours… mais nous courrons pour faire la route… Nous aussi à Jérusalem… Pense donc ! Et tout cela grâce à toi ! »

L’homme est au septième ciel, tout à la joie d’avoir été traité en homme et en juif.

« Moi, je n’ai rien fait, que je sache, dit Jésus en souriant.

– Oh, si ! Tu as agi. Doras, et puis les champs de Doras et ceux-ci, au contraire, tellement beaux cette année… Yokhanan a appris ta venue et ce n’est pas un sot. Il a peur et… et il a peur.

– De quoi ?

– Peur qu’il lui arrive la même chose qu’à Doras, à sa vie et à ses biens. Tu as vu les champs de Doras ?

– Je viens de Naïm…

– Alors, tu ne les as pas vus. C’est une ruine complète. (L’homme dit cela à voix basse, mais en articulant bien, comme on confie en secret, une chose redoutable.) Une ruine complète ! Pas de foin, pas de blé, pas de fruits. Les vignes desséchées, les pommiers desséchés… Mort… tout est mort… comme à Sodome et Gomorrhe… Viens, viens que je te les montre.

– C’est inutile. Je vais chez ces paysans…

– Mais ils n’y sont plus ! Tu l’ignores ? Doras, fils de Doras, les a tous dispersés ou renvoyés. Et ceux qu’il a dispersés dans d’autres propriétés sont obligés de ne pas parler de toi sous peine d’être fustigés… Ne pas parler de toi ! Ce sera difficile ! Yokhanan lui aussi nous l’a dit.

– Qu’est-ce qu’il a dit ?

– Il a dit : “ Moi, je ne suis pas aussi bête que Doras, et je ne vous dis pas : ‘Je ne veux pas que vous parliez du Nazaréen.’ Ce serait inutile parce que vous le feriez tout de même et je ne veux pas vous perdre en vous faisant périr sous le fouet comme des bêtes récalcitrantes. Je vous recommande au contraire : ‘ Soyez bons comme certainement le Nazaréen vous l’enseigne et dites-lui que je vous traite bien. ’ Je ne veux pas qu’il me maudisse, moi aussi. ” Il voit bien l’état de ces champs-ci depuis que tu les as bénis et de ceux-là depuis que tu les as maudits.

190.2 Oh ! Voilà ceux qui m’ont labouré le champ… » et l’homme court à la rencontre de Pierre et d’André.

Mais Pierre le salue rapidement, passe son chemin, et se met à crier :

« Maître ! Il n’y a plus personne ! Il n’y a que des visages nouveaux. Et tout est dévasté ! En vérité, il pourrait se dispenser de garder ici des paysans. C’est pire que sur la mer Salée !…

– Je le sais. Isaïe me l’a dit.

– Mais viens voir ! Quel spectacle !… »

Jésus le satisfait et dit d’abord à Isaïe :

« Alors je serai avec vous. Avertis tes compagnons et ne vous dérangez pas. Pour ce qui est de la nourriture, j’en ai. Il nous suffit d’avoir une grange à foin pour dormir, et votre amour. Je viendrai sans tarder. »

La vue des champs de Doras est réellement désolante : champs et prés arides et nus, vignobles desséchés, feuillage et fruits détruits sur les arbres par des millions d’insectes de toute espèce. Même près de la maison, le jardin fruitier présente l’aspect désolant d’un bosquet qui meurt.

Les paysans errent çà et là, arrachant des mauvaises herbes, chassant les chenilles, les limaces, les lombrics et prédateurs du même genre, ils secouent les branches en tenant dessous des chaudrons pleins d’eau pour y noyer les petits papillons, les pucerons et autres parasites qui couvrent ce qui reste de feuilles et épuisent l’arbre au point de le faire mourir. Ils cherchent un signe de vie dans les sarments des vignes mais, comme ils sont desséchés, ils se brisent dès qu’on les touche et parfois se cassent au pied comme si on avait scié les racines.

Le contraste avec les champs de Yokhanan, avec ses vignes, avec ses vergers est très vif, et la désolation des champs maudits semble encore plus violente si on la compare à la fertilité des autres.

« Il a la main lourde, le Dieu du Sinaï » murmure Simon le Zélote.

Jésus fait un geste comme pour dire : « Et comment ! » mais garde le silence. Il demande seulement :

« Comment est-ce arrivé ? »

Un paysan murmure entre ses dents :

« Taupes, sauterelles, vers… mais va-t’en ! Le surveillant est tout dévoué à Doras… Ne nous fais pas du mal… »

Jésus pousse un soupir et s’en va.

Un autre paysan, tout en restant courbé pour butter un pommier dans l’espoir de le sauver, dit :

« Nous te rejoindrons demain… quand le surveillant sera à Jezraël pour la prière… nous viendrons chez Michée. »

Jésus esquisse un geste de bénédiction et s’en va.

190.3 Quand il revient au carrefour, il y trouve tous les paysans de Yokhanan, tout en fête, heureux ; ils entourent leur Messie et l’emmènent dans leurs pauvres maisons.

« Tu as vu là-bas ?

– J’ai vu. Demain les paysans de Doras viendront.

– Oui, pendant que les hyènes sont à la prière… C’est ce que nous faisons chaque sabbat… et nous parlons de toi, avec ce que nous avons appris par Jonas, par Isaac qui vient souvent nous trouver, et par ton discours de Tisri. Nous parlons comme nous savons. Car nous ne pouvons nous passer de parler de toi. Et nous en parlons d’autant plus que nous souffrons davantage et qu’on nous interdit de le faire. Ces pauvres gens… boivent la vie à chaque sabbat… Mais, dans cette plaine, combien sont-ils à avoir besoin de savoir, besoin d’être au moins informés sur ton compte, sans pouvoir venir jusqu’ici…

– Je penserai à eux aussi. Vous, soyez bénis pour ce que vous faites. »

Le soleil se couche au moment où Jésus entre dans une cuisine enfumée. Le repos du sabbat commence.

Détail

Dans l'EMV 109, Jésus avait jeté l'anathème sur les terres de Doras. On voit ici le résultat de cette malédiction.

Annotation

« Oh ! Voilà ceux qui m’ont labouré le champ… » et l’homme court à la rencontre de Pierre et d’André. Cf. EMV 109.4. Il s’agit de Pierre André, Jacques et Jean qui se sont substitués aux laboureurs pour leur permettre d’écouter la parole de Jésus.

Il a la main lourde, le Dieu du Sinaï. Référence directe aux propos de Jésus, dans l'EMV 109.12.

Nous parlons de Toi, avec ce que nous avons appris par Jonas, par Isaac qui vient souvent nous trouver, et par ton discours de Tisri. Cf. EMV 109.5.

EMV 190.1-2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Citation

– (...) Tu as vu les champs de Doras ?

– Je viens de Naïm…

– Alors, tu ne les as pas vus. C’est une ruine complète. (L’homme dit cela à voix basse, mais en articulant bien, comme on confie en secret, une chose redoutable.) Une ruine complète ! Pas de foin, pas de blé, pas de fruits. Les vignes desséchées, les pommiers desséchés… Mort… tout est mort… comme à Sodome et Gomorrhe… Viens, viens que je te les montre. (...) Oh ! Voilà ceux qui m’ont labouré le champ… » et l’homme court à la rencontre de Pierre et d’André.

Mais Pierre le salue rapidement, passe son chemin, et se met à crier :

« Maître ! Il n’y a plus personne ! Il n’y a que des visages nouveaux. Et tout est dévasté ! En vérité, il pourrait se dispenser de garder ici des paysans. C’est pire que sur la mer Salée !…

– Je le sais. Isaïe me l’a dit.

– Mais viens voir ! Quel spectacle !… » (...)

La vue des champs de Doras est réellement désolante : champs et prés arides et nus, vignobles desséchés, feuillage et fruits détruits sur les arbres par des millions d’insectes de toute espèce. Même près de la maison, le jardin fruitier présente l’aspect désolant d’un bosquet qui meurt.

Les paysans errent ça et là, arrachant des mauvaises herbes, chassant les chenilles, les limaces, les lombrics et prédateurs du même genre, ils secouent les branches en tenant dessous des chaudrons pleins d’eau pour y noyer les petits papillons, les pucerons et autres parasites qui couvrent ce qui reste de feuilles et épuisent l’arbre au point de le faire mourir. Ils cherchent un signe de vie dans les sarments des vignes mais, comme ils sont desséchés, ils se brisent dès qu’on les touche et parfois se cassent au pied comme si on avait scié les racines.

Le contraste avec les champs de Yokhanan, avec ses vignes, avec ses vergers est très vif, et la désolation des champs maudits semble encore plus violente si on la compare à la fertilité des autres.

« Il a la main lourde, le Dieu du Sinaï » murmure Simon le Zélote.

Jésus fait un geste comme pour dire : « Et comment ! » mais garde le silence. Il demande seulement :

« Comment est-ce arrivé ? »

Un paysan murmure entre ses dents :

« Taupes, sauterelles, vers… mais va-t’en ! Le surveillant est tout dévoué à Doras… Ne nous fais pas du mal… »

Jésus pousse un soupir et s’en va.

Détail

Jésus parle avec Isaïe, un paysan de Yokhanan.

Annotation

« Oh ! Voilà ceux qui m’ont labouré le champ… » et l’homme court à la rencontre de Pierre et d’André. Cf. EMV 109.4. Il s’agit de Pierre André, Jacques et Jean qui se sont substitués aux laboureurs pour leur permettre d’écouter la parole de Jésus.

Nous parlons de Toi, avec ce que nous avons appris par Jonas, par Isaac qui vient souvent nous trouver, et par ton discours de Tisri. Cf. EMV 109.5.

Il a la main lourde, le Dieu du Sinaï. Référence directe aux propos de Jésus, dans l'EMV 109.12.

EMV 191 · Tome 3, p. 248-256

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Le sabbat à Esdrelon. Le petit Yabeç (Jabé) et la parabole du riche Epulon (parabole de Lazare et du mauvais riche).

Date de la vision : Samedi 16 juin 1945.

Calendrier : Samedi 18 mars 28 (5 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Esdrelon

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Jésus envoie André et Jean en deux points où on peut voir les routes de Jézraël, pour guetter le retour de l'intendant dévoué au fils de Doras. Puis il envoie Pierre et Simon chercher les paysans du pharisien. En attendant, les paysans de Yokhanan lui parlent d'une querelle entre leur maître et l'ancien tyran de Jonas, puis le Seigneur retrouve l'ensemble des paysans et leur donne un agneau apporté par Jean d'En-Dor. Il agit comme un père de famille, et les pauvres serviteurs avalent leur repas. L'un d'eux a un enfant qu'il serre dans ses bras, et il pleure. Jésus demande pourquoi il agit ainsi et ils en viennent à parler du garçon, un orphelin qui n'a plus ses frères ni ses parents : ils sont morts dans un éboulement. Le Christ propose alors au vieillard de lui confier cet innocent, et le grand-père accepte avec joie. L'enfant n'y met pas d'objection et donne son nom : Yabeç.

Cette chose étant entendue, le Maître donne la parabole de Lazare et du mauvais riche. Jonas est semblable à Lazare comme Doras est semblable au mauvais riche, et Jésus voudrait revenir en aide matériellement à ses serviteurs, mais il ne le peux pas et il en souffre. Alors il leur enseigne plutôt à n'avoir jamais de Haine, mais à toujours avoir l'amour. Quant au châtiment des champs de Doras, Jésus dit qu'il est l'Amour et qu'il aurait pas frappé, mais puisque l'Amour ne pouvait faire plier le riche cruel, il l'a abandonné à la Justice. Que cela leur rappelle que la Justice est toujours en éveil, même si elle peut sembler absente. Jésus prend ensuite congé des paysans et les malheureux partent à regret...

Contenu du chapitre : 191.1 : En attendant les paysans de Doras. 191.2 : Jésus leur sert un repas. 191.3 : Comment son grand-père a protégé son petit-fils Yabeç (Jabé). 191.4 : Pierre aimerait adopter ce dernier. 191.5 : La parabole de Lazare et du mauvais riche. 191.6 : Le mauvais riche supplie Abraham de le délivrer. 191.7 : Abraham ne peut aider le mauvais riche. 191.8 : Jonas était le nouveau Lazare. 191.9 : Adieu aux paysans de Doras.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 52.

EMV 191.1 · Tome 3, p. 249

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Les paysans de Yokhanan, hommes, femmes et enfants les suivent ; les hommes portent deux petites amphores – petites, c’est une façon de parler – qui doivent être pleines de vin. Plutôt que des amphores, ce sont des jarres qui contiennent environ dix litres chacune. (Je vous prie toujours de ne pas prendre mes mesures pour des articles de foi). Ils vont là où un vignoble aux ceps serrés, déjà tout couvert de feuilles nouvelles, marque la fin des possessions de Yokhanan. Au-delà, il y a un large fossé gardé en eau, qui sait au prix de quelles fatigues !

« Tu vois ? Yokhanan s’est querellé avec Doras pour ce fossé. Yokhanan prétendait : “ C’est la faute de ton père si tout est en ruines. S’il ne voulait pas l’adorer, il devait au moins le craindre et ne pas le provoquer. ” Et Doras, tel un démon, criait : “ Tu as sauvé tes terres grâce à ce fossé. Les bêtes ne l’ont pas franchi…. Yokhanan rétorquait : “ Dans ce cas, pourquoi une telle ruine, alors qu’auparavant tes champs étaient les plus beaux d’Esdrelon ? C’est le châtiment de Dieu, tu peux me croire. Vous avez dépassé la mesure. Cette eau ? Il y en a toujours eu là, et ce n’est pas elle qui m’a sauvé. ” Doras répliquait : “ Cela prouve bien que Jésus est un démon. ” “ C’est un juste ”, criait Yokhanan. Et ils se sont disputés tant qu’ils ont eu du souffle. Depuis, à grands frais, Yokhanan a fait dériver dans le fossé les eaux d’un torrent et creuser pour trouver des sources. Il a disposé tout un ensemble de fossés entre lui et son parent, les a creusés, et il nous a dit ce que nous t’avons raconté hier… Au fond, lui, il est heureux de ce qui est arrivé : il jalousait tellement Doras… Maintenant, il espère pouvoir acheter le tout, car Doras finira par tout vendre à un prix dérisoire. »

Détail

Les paysans de Yokhanan ont retrouvé Jésus et l'accompagnent, lui et quelques apôtres.

EMV 192 · Tome 3, p. 256-263

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Une prédiction à Jacques d’Alphée. L’arrivée à En-Gannim après une pause à Mageddo.

Date de la vision : Vendredi 15 juin 1945

Calendrier : Lundi 20 mars 28 (7 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Engannim et Mageddo

Cycle : Le second voyage pascal

Résumé : Jacques d'Alphée et Jésus discutent ensemble. Le cousin du Seigneur parle du Mont Carmel et le Christ lui promet qu'ils iront un jour là-bas. Ils prennent ensuite un chemin vers Mageddo, et Pierre prend Yabeç sur ses épaules, puisque le petit est affaibli. Ils vont près d'une fontaine, et là, l'enfant rencontre deux autres gamins de son âge, qui se vantent de leurs beaux vêtements en vue de l'examen de leur majorité. Ils sont méprisants envers l'orphelin et Pierre les remet à leur place. Puis il s'occupe de Yabeç et celui-ci est touché par sa tendresse et son affection. Jésus arrive sur ces entrefaites, et Simon de Jonas demande alors au Maître de s'occuper de l'enfant jusqu'à sa majorité. Le Christ le lui accorde sans problème, et il continue sa route avec les apôtres.

Ils doivent s'arrêter pour laisser passer des Romains, et c'est à ce moment que le groupe apostolique tombe sur Quintilianus, qui amène Claudia à Jérusalem. Le soldat est heureux de retrouver le Seigneur, et après avoir parlé de l'épouse de Ponce Pilate, il propose de prendre l'enfant à cheval jusqu'au prochain village. Il salue également Jean d'Endor, qu'il connaît et Félix explique comment ils se sont rencontrés. Enfin, Pierre achète de nouvelles sandales à Yabeç et Simon le Zélote fait remarquer à Jésus que son prochain Vicaire brûle du désir d'être père.

Contenu du chapitre : 192.1 : Jacques sera comme Élie au Carmel. 192.2 : Pierre prend Yabeç harassé sur ses épaules. 192.3 : Il le défend contre deux garçonnets méprisants. 192.4 : Il s’occupe de Yabeç comme un père. 192.5 : Rencontre avec Publius Quintilianus qui escorte Claudia à Jérusalem. 192.6 : Le soldat prend Yabeç en selle. Jean d'Endor connaît le romain. 192.7 : Pierre achète des sandales à Yabeç.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 53